Didier Lockwood lors d'une réunion publique du 3 mars 2008 à la Mutualité de Paris, dans le cadre de la campagne de Lyne Cohen-Solal pour les élections municipales parisiennes de 2008.
Didier André Paul Lockwood naît dans une famille musicienne ; son père instituteur est aussi professeur de violon, sa mère est peintre amateur, tandis que son frère aîné Francis deviendra pianiste de jazz[2]. Sa famille paternelle, originaire de Birmingham au Royaume-Uni, a immigré à Calais à la fin du XIXe siècle[3].
Son frère, Francis Lockwood (né en 1952) est pianiste de jazz avec lequel il a enregistré l'album Didier & Francis LOCKWOOD - Brothers (chez Frémeaux & Associés)
À 13 ans, il intègre l'orchestre lyrique du théâtre municipal de Calais[2]. En 1972, il obtient les premiers prix du conservatoire de Calais et de musique contemporaine de la Sacem pour sa composition pour violon préparé[2].
Il explore en permanence de nouveaux horizons, comme en témoigne son spectacle Omkara réalisé avec le chorégraphe indienRaghunath Manet, danseur de Bharata Natyam, compositeur et joueur de vinâ. Il est également célèbre pour ses solos des « mouettes », démonstrations d'effets électroniques pour violon solo.
Il est chargé de la vice-présidence du Haut conseil de l'éducation artistique et culturelle qui lui a été confiée conjointement, le , par les deux ministres français de la Culture et de la Communication, et de l'Éducation nationale[4].
À partir de 2011, Didier Lockwood anime le festival « Violons croisés » à Dammarie-les-Lys[9],[10],[11]. Il est aussi, depuis la même année, le parrain du festival « Violons et chants du monde » à Calais. Initié par son ami d'enfance, Jean-Robert Lay, directeur du conservatoire à rayonnement départemental du Calaisis, ce festival qui a lieu tous les deux ans, permet aux spectateurs de voyager au travers des différents univers musicaux, avec comme fil rouge principal, le violon. Grâce à ce festival, ce sont des artistes comme le Syrien Fawaz Baker, la Française Natacha Atlas, le Malien N'Dialé, l'Américain Casey Driessen, ou encore le Colombien Yuri Buenaventura, qui se sont produits à Calais.[réf. nécessaire]
Le 16 janvier 2012, il remet au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand un rapport[12] relatif à une mission de réflexion dont la conduite lui a été confiée. Les conservatoires de France et l'Union nationale des directeurs de conservatoire (UNDC) se positionnent fermement contre ce rapport en en pointant ce qu'ils appellent « les contradictions et les erreurs », de même que des « vœux pieux »[13],[14].
Le , à 62 ans, Didier Lockwood meurt brutalement d'une crise cardiaque à Paris[17],[18],[19]. En juin de la même année, il devait être le parrain du FIMU de Belfort, le violon étant l'instrument invité de l'année. Il était également le co-fondateur du Festival des Puces, un festival de jazz manouche qui se tient chaque année aux Puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis, France), rebaptisé Festival Didier Lockwood depuis sa mort. [20].
Le , la grande salle de spectacle du Pôle Ev@sion (principalement dédiée à la création numérique) d'Ambarès-et-Lagrave est inaugurée et baptisée « Salle Didier Lockwood » en sa présence.
1982 : Fasten Seat Belts, premier Didier Lockwood Group « Jazz Rock » (D. Lockwood, Jean-Michel Kajdan, F. Lockwood, K. Rust, B. Malach), coréalisé par Jean-Michel Kajdan
1983 : The Kid, de retour du Brésil (D. Lockwood, B. Finnerty, D. Sancious, A. Johnson, R. Morales, S. Thiam), coréalisé par Jean-Michel Kajdan
1983 : Trio (P. Catherine, C. Escoudé, D. Lockwood), JMS, réalisé par Jean-Michel Kajdan
1984 : Didier Lockwood Group, album anniversaire du groupe (D. Lockwood, Jean-Michel Kajdan, F. Lockwood, S. Marc, K. Rust), réalisé par Jean-Michel Kajdan
1985 : Out Of The Blue, retour au jazz, premier album en numérique (D. Lockwood, G. Beck, C. Mc Bee, B. Hart)
1985 : Rhythm & BLU (D. Lockwood, M. Miller, L. White, M. Urbaniak, R. Blake)
1986 : Uzeb-Lockwood Absolutely Live + Quartet, deux disques enregistrés à l'Olympia (D. Lockwood et UZEB : A. Caron, M. Cussion, J. St Jacques, P. Brochu)
1987 : 1.2.3.4, double album (D. lockwood, T. Eliez, T. Kennedy, A. Ceccarelli)
1990 : Phoenix 90, le nouveau DLG, Jazz Fusion (D. Lockwood, J-M. Ecay, L. Vernerey, L. Pontieux)
1991 : BO du film Lune froide, blues (D. Lockwood, JM. Ecay, H. Ripoll)
1999 : Best of Didier Lockwood, une rétrospective des meilleurs titres (D. Lockwood, D. Holland, J-M. Ecay, A. Ceccarelli, C. Mc Bee, T. Kenedy, M. Stern, P. Erskine, D. Liebman, Uzeb)
2000 : Tribute to Stéphane Grappelli, son album le plus vendu[réf. nécessaire] (D. Lockwood, B. Lagrene, O. Pedersen)
2001 : Omkara, Didier Lockwood croise son violon à la musique indienne avec Ragunath Manet
2003 : BO du film Les Enfants de la pluie, première musique symphonique enregistrée (D. Lockwood, C. Casadesus, Orchestre symphonique bulgare)
2003 : Globe-Trotter (double-album), les trente ans de carrière. Comprend le fameux solo Les Mouettes (D. Lockwood, B. Sourisse, A. Charlier, S. Guillaume)
2004 : Hypnoses, Didier Lockwood écrit pour sa femme, Caroline Casadesus, 13 compositions et mélodies symphoniques (enregistré avec l'orchestre symphonique d'Omsk)
2005 : Concerto pour violon et piano
2005 : Concerto pour violon, Les Mouettes
2005 : Concerto pour piano, interprété par Daniel Kramer (enregistré avec l'orchestre symphonique d'Omsk), Universal Classique
2008 : For Stéphane, avec Dee Dee Bridgewater, Toots Thielemans, Martial Solal, Marcel Azzola, Daniel Humair, René Urtreger, Biréli Lagrène, André Ceccarelli, Martin Taylor, Marc Fosset, Patrice Caratini, Jean-Philippe Viret, Sylvain Luc, Romane, Pierre Blanchard...
2009 : À la récré, Didier Lockwood apparaît sur un titre de ce livre-disque de chansons pour enfants du groupe strasbourgeois Weepers Circus
2009 : Lockwood Brothers, duo entre les deux frères Didier et Francis Lockwood