Juan Crisóstomo de Arriaga
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Juan Crisóstomo de Arriaga
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 19 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Juan Crisóstomo Jacobo Antonio de Arriaga y BalzolaVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Mozart españolVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Instrument
Genre artistique

Juan Crisóstomo Jacobo Antonio de Arriaga y Balzola, né le au 51 (actuellement 14) calle Somera à Bilbao et mort de la tuberculose le à Paris (10 jours avant son vingtième anniversaire), est un violoniste et compositeur espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cinquante ans jour pour jour après la naissance de Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart — aussi appelé Wolfgang Amadeus Mozart — ( à 20 heures à Salzbourg), Juan Simón de Arriaga, organiste de renom, souhaite donner à son fils l'équivalent espagnol des deux premiers prénoms de Mozart, ce qui le fera appeler le Mozart espagnol. Jeune garçon, Juan Crisóstomo participe aux activités de l'Académia Filarmónica de Bilbao. À neuf ans, il compose un quatuor à cordes dont il tient le second violon.

À 11 ans, il écrit une partition et un mouvement – Ensayo de Octet – essai d'octuor sous-titre Nada y mucho pour l'effectif extraordinaire et probablement unique de quatuors à cordes, contrebasse, guitare, trompette et piano. Il dédie cette œuvre à son conseiller, José Luis de Torres et à sa fille Luisa.

En 1818, il écrit une ouverture pour deux violons, alto, contrebasse, flûte, deux clarinettes et deux trompettes et dédie son premier numéro d'opus à l'Académia. Les trois années suivantes, il compose un opéra Los esclavos felices (Les esclaves heureux) et deux recueils de variations pour quatuors à cordes, le second (opus 22) sur un thème tzigane hongrois.

Son père décide d'envoyer son fils au Conservatoire de Paris. Il y reçoit l'enseignement de Pierre Baillot pour le violon et de François-Joseph Fétis pour l'harmonie et le contrepoint. En 1823, il est nommé assistant de Fétis dans les classes d'harmonie et de composition. C'est ce même Fétis, célèbre académicien et compositeur belge qui nota le peu que l'on sait du séjour du jeune compositeur à Paris sinon qu'il est brillant dans toutes ses études et activités musicales et qu'il est possédé par un désir effréné de composer. Durant son séjour à Paris, il compose des œuvres dramatiques, quelques pièces liturgiques dont une fugue à huit voix sur Et vitam venturi dont la partition est perdue et que Luigi Cherubini, directeur du Conservatoire, considère en 1822 comme un chef-d'œuvre. Il écrit également une étonnante symphonie en ré mineur dont l'argument principal est la tonique mineure et trois quatuors à cordes qui font preuve d'une influence schubertienne ( mineur – la majeur – mi bémol majeur) et publiés à Paris en 1824 et porteurs d'une dédicace au père du compositeur ainsi qu'une scène biblique, Agar.

Monument de Francisco Durrio à Bilbao.

Le un monument commémoratif par Francisco Durrio est inauguré à Bilbao et une Commission permanente est constituée pour la publication de ses œuvres (partition piano-chant de son opéra et grandes partitions de sa symphonie).

Hommage[modifier | modifier le code]

Plaque 314 rue Saint-Honoré (Paris), où il est mort.

Le Quatuor à cordes Arriaga est composé de Michaël Guttman et Ivo Lintermans, violons, Marc Tooten, alto et Luc Tooten, violoncelle[1]. Les musiciens proviennent des Conservatoires royaux de Belgique et de la Juilliard School. Ils enregistrent pour ASV, Pavane et Eufoda et ont enregistré les quatuors à cordes de Arriaga.

Catalogue[modifier | modifier le code]

Musique pour piano
Musique de chambre

Trois quatuors à cordes (1823 - éd. Paris, chez Ph. Petit 1824)

Musique pour orchestre
Musique vocale
Opéra

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://users.telenet.be/arriaga/fr/frindex.htm
  2. Généralement joué en italien dans la traduction de Giovanni Gandolfi. texte français
  3. Lors de sa sortie ce disque a été distingué par Sophie Roughol, d'un « 8 » dans le magazine Répertoire no 82, p. 21 et d'un Diapason d'or no 418.
  4. Lors de sa sortie ce disque a été distingué d'un « 10 » dans le magazine Classica-Répertoire, d'un « Choc » dans Le Monde de la musique, ainsi que de nombreuses distinctions à l'étranger.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]