Joaquín Rodrigo
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Buste à Rosario (Argentine)

Naissance
Sagonte, Drapeau de l'Espagne Espagne
Décès (à 97 ans)
Madrid, Drapeau de l'Espagne Espagne
Activité principale compositeur
Activités annexes Directeur du département musical de Radio Nacional de España
Formation École normale de musique de Paris
Maîtres Francisco Antich, Enrique Goma, Eduardo Lopez Chavarri, Paul Dukas
Récompenses Prix Prince des Asturies
Distinctions honorifiques Marquis de los Jardines de Aranjuez

Œuvres principales

Joaquín Rodrigo, 1er marquis de los Jardines de Aranjuez, né le à Sagonte (province de Valence) et mort le à Madrid, est un compositeur espagnol aveugle. Il est l'auteur de plusieurs concertos pour guitare, dont le célèbre Concerto d'Aranjuez (1939)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 22 novembre 1901, jour de la sainte Cécile, à Sagonte, sur la côté méditerranéenne de l'Espagne, Rodrigo est le benjamin des dix enfants de Vicente Rodrigo Peirats, propriétaire terrien d'Almenara, et de la seconde épouse de ce-dernier, Juana Vidre Ribelles[2]. Une épidémie de diphtérie éclate à Sagonte en 1905, faisant de nombreuses victimes parmi les enfants et rendant Joaquín Rodrigo quasi aveugle à l'âge de trois ans. L'année suivante, sa famille s'installe à Valence pour lui permettre de fréquenter une école pour enfants aveugles. Son premier attrait pour la musique remonte aux représentations lyriques du théâtre Apollo où sa famille se rend régulièrement. Il poursuit des études musicales au conservatoire de Valence de 1917 à 1922 auprès de Francisco Antich (harmonie), Enrique Goma et Eduardo López-Chávarri (es). Rafael Ibáñez, employé par sa famille pour l'assister et qui deviendra son secrétaire, son copiste et son ami, lui donne accès par la lecture à la littérature espagnole, à la philosophie et aux ouvrages les plus variés[2]. Une de ses premières œuvres importantes est une page pour orchestre, Juglares (1923). En 1925, Rodrigo remporte le deuxième prix au Concours national de composition avec ses Cinco Piezas infantiles pour piano.

Rodrigo se rend ensuite à Paris où il suit les cours de Paul Dukas à l'École normale de musique de 1927 à 1932. Il fréquente le milieu musical parisien, rencontre Maurice Ravel et Manuel de Falla. Il réside en France, en Allemagne, en Suisse et en Autriche pendant la guerre civile espagnole, période durant laquelle il écrit plusieurs œuvres vocales d'une rare profondeur (dont Cántico de la esposa, d'après saint Jean de la Croix, 1934) et le poème symphonique Per la flor del lliri blau (1934). Le , il épouse la pianiste Victoria Kamhi à Valence. Ils auront une fille, Cecilia, qui naîtra en 1941.

Rodrigo revient définitivement en Espagne en 1939 après la guerre civile, l'année où il compose le Concierto de Aranjuez pour guitare et orchestre, créé à Barcelone le et qui assure aussitôt sa notoriété internationale. Cette œuvre tire son nom des jardins du palais royal d'Aranjuez, l'une des résidences des Bourbons d'Espagne. Elle survient à point nommé, au moment où la guitare, qui manque alors de répertoire concertant, connaît un regain d'intérêt autour de la personnalité d'Andrés Segovia.

Désormais célèbre, Rodrigo ne cessera de composer pour livrer une œuvre variée qui couvre aussi bien la musique de scène, la musique concertante (concertos pour guitare, piano, violon, violoncelle, harpe, etc.), que la musique vocale ou la musique de chambre et le flamenco.

Atteint de cécité, Joaquín Rodrigo composait en braille. Puis il dictait chaque partie séparée de ses partitions, note par note, à un copiste, ce qui est un travail très laborieux, qui lui prenait beaucoup plus de temps que d'écrire l'œuvre en elle-même. Puis, le travail du copiste effectué, il devait vérifier chaque partie avec sa femme au piano, avant de pouvoir envoyer la partition à un éditeur.

Fréquemment dans ses œuvres, Joaquín Rodrigo fait apparaître le chant du coucou, qui est comme un signe distinctif de son œuvre.

Rodrigo est enfin directeur du département musical de Radio Nacional de España et occupe dès 1939 la chaire de musique Manuel de Falla créée pour lui à l'Université de Madrid. En 1980, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports[3]. En 1991, il est anobli par le Roi Juan Carlos I avec le titre de marquis de los Jardines de Aranjuez. Il reçoit en 1996 le Prix Prince des Asturies à sa création.

Il meurt le , à Madrid, deux ans après son épouse Victoria[4], décédée le .

Œuvres les plus connues[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Musique instrumentale[modifier | modifier le code]

Orchestre de chambre[modifier | modifier le code]

Orchestre à cordes[modifier | modifier le code]

Orchestre à vent[modifier | modifier le code]

Orchestre à cordes pincées[modifier | modifier le code]

Instrument soliste avec orchestre[modifier | modifier le code]

Instruments à clavier[modifier | modifier le code]

Œuvres pour un instrument[modifier | modifier le code]

Œuvres pour deux instruments[modifier | modifier le code]

Œuvres pour quatre instruments[modifier | modifier le code]

Musique vocale[modifier | modifier le code]

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Musique de film[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Plaque au n°159 rue Saint-Jacques (Paris).
Monument en l'honneur de Joaquín Rodrigo à Aranjuez.

Une plaque commémorative a été posée mardi sur la façade de l'immeuble au 159 rue Saint-Jacques (Paris), dans le 5e arrondissement, en présence de sa fille et de l'ambassadeur d'Espagne, lieu où il habita et composa le célèbre Concierto de Aranjuez en 1939.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Rodrigo Joaquin 1901-1999 sur www.musicologie.org.
  2. a et b « Joaquín Rodrigo - Complete biography », sur www.joaquin-rodrigo.com (consulté le 21 novembre 2020)
  3. (es) « Real Decreto 513/1980, de 7 de marzo, por el que se concede la Medalla al Mérito en las Bellas Artes, en su categoría de Oro, a don César Manrique Cabrera », Boletin Oficial del Estado, Madrid, no 69,‎ , p. 6253 (lire en ligne).
  4. (es) Biographie sur le site de la Fundación Victoria y Joaquín Rodrigo.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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