William Byrd
Description de cette image, également commentée ci-après
William Byrd
(Gravure de Gerard van der Guch, d'après une peinture de Nicola Francesco Haym, c. 1729, du British Museum[1]).
Signature-William Byrd.jpg
Signature de William Byrd

Naissance 1539/40
Londres ? Lincolnshire
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Décès
Stondon Massey, Essex
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité principale Compositeur, organiste
Lieux d'activité Lincoln (15631570)
Londres (1570–1593)
Stondon Massey (1563–1570)
Maîtres Thomas Tallis
Élèves Bull, Morley, Philips, Tomkins, Weelkes

Répertoire

Musique vocale, virginal, orgue, Consort

William Byrd (1539/40[2] - ) est un compositeur et organiste anglais de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il existe peu de sources concernant la jeunesse de Byrd et les premières années de sa carrière. Des documents juridiques découverts récemment situent l'année de sa naissance en 1540, ou à la fin de 1539, probablement à Londres, mais la tradition musicologique continue de retenir l'année 1543. Byrd a peut-être été un élève du compositeur Thomas Tallis. Son premier poste identifié avec certitude a été celui d'organiste de la cathédrale de Lincoln, le . En 1572, il est à Londres pour remplir l'office de gentilhomme de la Chapelle Royale auquel il vient d'être nommé. Il tient l'orgue avec Tallis, chante et compose : Byrd conservera ce poste pendant deux décennies.

L'importance de ses relations personnelles et professionnelles avec Tallis se manifeste à nouveau en 1575, lorsque la reine Élisabeth Ire confère conjointement aux deux hommes le privilège exclusif pendant vingt-et-un ans d'importer, imprimer, publier, vendre de la musique et d'imprimer du papier musique. Byrd publie trois recueils de motets en latin, les Cantiones Sacrae, le premier en 1575 avec Tallis, qui écrit 16 des 36 pièces, et les deux autres en 1589 et 1591. Byrd publie parallèlement deux anthologies musicales en anglais, Psalmes, Sonets and Songs en 1588 et Songs of Sundrie Natures en 1589.

En 1593, Byrd et sa famille s'installent dans un petit village de l'Essex, Stondon Massey, et ne le quittent plus. Byrd se consacre de plus en plus à la musique liturgique du rite catholique. Il publie ses trois Messes Ordinaires entre 1592 et 1595. Elles sont suivies d'un recueil de motets en deux volumes Gradualia, un cycle annuel qui met en musique le propre de la messe, en 1605 et 1607[3]. Il meurt le et est enterré dans une tombe anonyme du cimetière de Stondon.

Le compositeur est aussi professeur et il forme la génération suivante des musiciens qui auront les postes les plus importants : John Bull, Thomas Morley, Peter Philips, Thomas Tomkins et Thomas Weelkes.

L'existence de Byrd est marquée par une série de contradictions, très caractéristiques des hommes de la Renaissance. Ainsi vécut-il au XVIIe siècle sans que sa musique vocale, notamment ses madrigaux, se rapproche pourtant du nouveau style baroque ; cependant, son œuvre pour clavier, remarquablement construite, marque le début du style baroque pour l'orgue et le virginal. Leur importance pour la musique anglaise est aussi grande que la musique d'orgue de Frescobaldi pour la musique italienne[3].

De la même manière, Byrd peut être considéré comme un musicien de cour anglican, quoiqu'il se soit converti et ait consacré ses dernières années à la liturgie catholique et qu'il soit mort dans une relative obscurité. Lors du déchaînement anti-catholique qui suivit l'attentat catholique contre Jacques Ier, en 1605, certaines de ses œuvres ont été interdites en Angleterre sous peine d'emprisonnement ; pourtant certaines autres, comme le Short Service, ont été chantées sans interruption dans les cathédrales anglaises au cours des quatre derniers siècles.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sont attribuées à William Byrd plus de 500 œuvres.

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

Messes (c.1592-5)[modifier | modifier le code]

The Great Service[modifier | modifier le code]

Motets, psaumes, hymnes, offertoires sur un texte en Latin[modifier | modifier le code]

Pièces sacrées sur un texte anglais[modifier | modifier le code]

Musique vocale profane[modifier | modifier le code]

Consorts Songs[modifier | modifier le code]

Madrigaux[modifier | modifier le code]

Autres pièces vocales profanes[modifier | modifier le code]

Musique pour le clavier[modifier | modifier le code]

Ce sont avant tout ses plus de 140 œuvres pour le clavecin ou le virginal qui en font un compositeur de premier plan pour la musique anglaise[3]. Le recueil My Ladye Nevells Booke (1591) contient 42 pièces, d'autres sont connues par le Fitzwilliam Virginal Book. Voici quelques titres :

Musique instrumentale[modifier | modifier le code]

Consorts de violes[modifier | modifier le code]

Pavan and Galliard à 6 Pavan in A

Ensemble instrumentale[modifier | modifier le code]

Pièces lacunaires ou disparues[modifier | modifier le code]

Fragments[modifier | modifier le code]

Attribuées à Byrd[modifier | modifier le code]

Commandes jointes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Kerry McCarthy, professeur de musicologie à Duke et auteur d'un livre sur Byrd aux éditions Oxford University, il n’y aucune preuve que cette gravure bien connue comme portrait de Byrd soit authentique ou juste l’interprétation fantaisiste un gentleman élisabéthain par un artiste du dix-huitième siècle. (« There is no evidence that the well-known engraved portrait of Byrd is anything but a fanciful eighteenth-century artist’s rendition of an Elizabethan gentleman »). Un article sur le sujet (en) http://dappledthings.org/3226/sleuthing-the-surprising-books-in-william-byrds-library/.
  2. Un document nouvellement retrouvé écrit de sa propre main, daté du 2 octobre 1598, déclare clairement qu'il est âgé de 58 ans. Alors que dans le testament, traditionnellement retenu en date du 15 novembre 1622, il se disait « dans la 80e année de mon âge ». cf. John Harley, William Byrd : Gentleman of the Chapel Royal, Aldershot, Scolar Press, 1997.
  3. a b et c Dr. Christian Zentner, Claudia Richter : "Musik", Ottus Verlag, Saint-Gall 2005, page 26

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]