Henri Duparc
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Maire de Marnes-la-Coquette (d)
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Biographie
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Eugène-Marie-Henri Fouques-Duparc
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Ellie Mac Swiney (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Maître
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Genre artistique
Distinction

Marie Eugène Henri Fouques-Duparc, dit Henri Duparc est un compositeur français né le à Paris et mort le à Mont-de-Marsan (Landes).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Charles Fouques-Duparc (1807-1879), ingénieur puis inspecteur divisionnaire des ponts et chaussées, et d'Amélie de Guaita (1822-1895).

Son grand père, Louis Benoît Fouques-Duparc, fut filleul de Louis XV.

Duparc, 1858, 10 ans.

Duparc fait ses études secondaires au collège jésuite de Vaugirard. Son professeur de piano est César Franck, qui lui fait comprendre qu'il ne sera jamais un pianiste virtuose, mais qu'il y a en lui l'étoffe d'un compositeur.

Carrière[modifier | modifier le code]

Portrait d'Henri Duparc.

À l'image des musiciens qui lui sont contemporains, Henri Duparc répond à l'appel du temps : réconcilier mélodie et parole afin que cesse le différend entre le discours libre de la musique et celui, syntaxique et sensé, du langage verbal[1].

La guerre de 1870 met à mal les relations entre Français et Allemands, y compris sur le plan musical. Les artistes se divisent, les sensibilités s'opposent entre partisans de Wagner et partisans de Berlioz. Duparc ressent physiquement l'abîme qui s'ouvre au cœur même de sa génération. Après avoir entendu L'or du Rhin et Tristan et Isolde au cours d'une visite effectuée à Munich avec Vincent d'Indy en 1869, il est fortement influencé par Wagner. Il fait par la suite de nouveaux séjours en Allemagne, notamment en 1879, année où il se rend à Bayreuth avec Emmanuel Chabrier[2].

Portrait de Mme Henri Duparc.

En 1871, il épouse la pianiste et cantatrice Ellie Mac Swiney, fille du major Valentine Mac Swiney et d'Isabelle Mac Leod.

À Paris, il participe à la fondation de la Société nationale de musique, qui donna son premier concert en 1871. En tant que secrétaire de l'organisation, Duparc, qui avait étudié le droit, passait pour un administrateur efficace. Sa vie est alors contrariée par l'hyperesthésie qui met fin à sa carrière de compositeur[3].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Composées au prix d'un effort considérable, les dix-sept mélodies d'Henri Duparc, sont décrites par Lucien Rebatet comme l'« union parfaite de la mélodie et des paroles ». Le cycle de ses compositions s'achève en 1885 quand la maladie neurologique dont il est atteint depuis de nombreuses années l'empêche définitivement de composer.

Au cours des années qui suivirent, Duparc continua de s'intéresser à tous les arts, peignant et dessinant tant qu'il put encore voir. Devenu entièrement aveugle et paralytique, il mourut le à l'âge de 85 ans [4].

Duparc est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Son dernier opus, La Vie antérieure, aura occupé l'esprit du compositeur pendant dix ans (1874-1884).

Héritage[modifier | modifier le code]

Bien qu'il ait détruit un grand nombre de ses compositions, ses dix-sept mélodies, d'une grande facture, sensibles et expressives, ont fait de lui un compositeur majeur de la fin du XIXe siècle.

Henri Duparc n'eut qu'un seul élève, Jean Cras (1879-1932) qu'il appelait affectueusement « le fils de mon âme ».

Œuvre[modifier | modifier le code]

Henri Duparc ne laisse que 28 œuvres.

Musique pour piano[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

Mélodies[modifier | modifier le code]

Duparc est l'auteur de 17 mélodies pour voix et piano ; 8 ont été ensuite orchestrées par ses soins.

Ordre chronologique de composition :

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Le seul enregistrement intégral des huit mélodies avec orchestre est dû à Françoise Pollet, accompagnée par l'Orchestre symphonique et lyrique de Nancy sous la direction de Jérôme Kaltenbach. Réalisé en juin-, le CD (réf. Accord 202832) a été récompensé par un Diapason d'or et a valu à la cantatrice en le titre d'artiste lyrique de l'année 1993[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Évelyne Andréani, « Les rapports texte-musique ou les Aventures du sens », Analyse musicale no 9, Paris, octobre 1987.
  2. Keith Anderson, Notice introductive, CD Henri Duparc : Chansons, Paul Groves, ténor, Roger Vignoles, piano (Naxos 2004)
  3. Keith Anderson, Notice introductive du CD précité (Naxos 2004)
  4. Keith Anderson, Notice introductive du CD précité (Naxos 2004)
  5. Et non pas Léonore, comme on lit parfois.
  6. « Fouques Duparc, Marie Eugène Henri », base Léonore, ministère français de la Culture
  7. Notice bibliographique du CD sur data.bnf.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]