Pablo de Sarasate
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Pablo de Sarasate
Nom de naissance Martín Melitón Pablo de Sarasate y Navascués
Naissance
Pampelune, Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Décès (à 64 ans)
Biarritz, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, Violoniste
Lieux d'activité Europe, Amérique
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Joseph Massart

Œuvres principales

Répertoire

Pablo de Sarasate, de son nom complet Martín Melitón Pablo de Sarasate y Navascués est un violoniste et compositeur espagnol, né le à Pampelune, mort le à Biarritz. Il était l’un des violonistes virtuoses les plus célèbres de son époque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pablo Sarasate était fils d’un chef de fanfare militaire. Il se produisit pour la première fois en public à l’âge de huit ans, puis étudia tout d’abord à Madrid puis au Conservatoire de Paris (dans la classe de Joseph Massart) où il remporte des premiers prix de violon et de solfège en 1857 et d'harmonie en 1859. Dès 1859, il se produisit en tournée dans toute l’Europe aussi bien que dans les deux Amériques, du Nord et du Sud. Il acquiert un stradivarius en 1866 avec lequel il parfait sa technique sans faille ainsi que sa grâce. Sarasate a fait don à sa ville natale des multiples présents qu'il a reçus de ses nombreux admirateurs.

Les propres compositions de Sarasate sont principalement des morceaux brillants destinés à mettre en valeur sa virtuosité. La plus connue de ses œuvres est probablement Zigeunerweisen (1878), morceau pour violon et orchestre. Cinq ans plus tard, en 1883, il composa un autre morceau pour violon et orchestre, Carmen-Fantaisie, qui reprenait des thèmes utilisés dans l'opéra Carmen de Georges Bizet. Il réalisa également des arrangements pour violon de diverses œuvres d’autres compositeurs.

Postérité et hommages[modifier | modifier le code]

Sarasate est le dédicataire d'un certain nombre d'œuvres, dont la Symphonie espagnole d’Édouard Lalo, le Concerto pour violon no 3 op. 61 et l’Introduction et Rondo capriccioso op. 28 de Camille Saint-Saëns ou la Fantaisie écossaise (Scottish Fantasy) de Max Bruch et du second concerto op.22 de Henryk Wieniawski.

Le peintre américain James McNeill Whistler a réalisé, en 1884, un portrait de Sarasate intitulé Arrangement in Black: Pablo de Sarasate.

Dans la nouvelle La Ligue des rouquins (1891) de Conan Doyle, Sherlock Holmes et le Dr. John H. Watson assistent à un concert de Sarasate. Il apparaît également comme personnage clé dans un pastiche holmésien signé Anthony Burgess : Meurtre en musique.

Dans le roman policier d'Andrea Camilleri La Voix du violon, une vieille dame, amie du commissaire, écoute le violoniste du dessus jouer pour elle la Danse espagnole de Sarasate et le Scherzo-Tarentelle de Wieniawski.

Une rue du 15e arrondissement de Paris porte son nom, la rue Sarasate, qui est citée dans la chanson Comme ils disent de Charles Aznavour.

Enregistrements par le compositeur[modifier | modifier le code]

Dans les premières années du XXe siècle, il a participé à dix enregistrements à la fin de 1904 (novembre?) à Paris. Un disque de 25 cm « Gramophone » avec l'ange graveur (marque de fabrique de Berliner, inventeur du disque phonographique) contient deux enregistrements de Sarasate, l'un, « Miramar-Zortzico », op. 42, sur une face, l'autre « Tarentelle » (de « Introduction et Tarentelle », op. 43), sur l'autre face. Ce sont deux solos de violon, exécuté par l'auteur, cela est précisé sur l'étiquette du disque. La référence du disque sur l'étiquette est G.C.-37933. Les références gravées au centre du disque sont pour une face « 4260o » et 37933 et sur la seconde « 4261o » et 37934. Il a également enregistré « Zigeunerweisen » op. 20 no 1, « Caprice Basque » op. 24, « Capriccio Jota » (de « Introduction et caprice-jota » op. 41), « Habanera » op. 26 no 2, « Zapateado » op. 23 no 2, « Nocturne » op. 9 no 2 et le « Prélude » de la Partita no 3 en mi maj. de Jean-Sébastien Bach.

Num. catalogue Matrice Titre Compositeur
37929 4262o Caprice basque Op 24 Pablo de Sarasate
37930 4263o Zigeunerweisen Op 20, pt 1 Pablo de Sarasate
37931 4258o Partita No 3: Prélude BWV 1006 J. S. Bach
37932 4259o Caprice jota Op 41 Pablo de Sarasate
37933 4260o Tarentelle Op 43 Pablo de Sarasate
37934 4261o Miramar "Zortzico" Op 42 Pablo de Sarasate
37935 4264o Zigeunerweisen Op 20, pt 2 Pablo de Sarasate
37936 4265o Habanera, Danse des souliers Op 23 No 2 Pablo de Sarasate
37937 4266o Zapateado, Danse des souliers Op 23 No 2 Pablo de Sarasate
37938 4267o Nocturne Op 9 No 2 Frédéric Chopin

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Caricature de Sarasate, "L'homme du jour", Vanity Fair, 1889
Arrangement in Black: Pablo de Sarasate, par Whistler, 1884.
Lithographie de Pablo de Sarasate.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Gold J, notice de l'enregistrement de l'œuvre par Tianwa Yang et Markus Hadulla, éditions Naxos
  2. a b et c Gold J, notice de l'enregistrement de l'œuvre par Tianwa Yang, éditions Naxos

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]