La marque australienneFairlight(en) est à l'origine des premiers échantillonneurs musicaux. La société est créée vers 1976 par Peter Vogel, Kim Ryrie et avec l'aide technique de Tony Furse.
Le nom Fairlight vient de la localité des parents de Peter Vogel, lieu où a été développé le prototype avant la création réelle de la société. C'est en fait le nom d'une des baies qui entourent la ville de Sydney.
Au milieu des années 1980, l'omniprésence du Fairlight CMI dans la pop et la synthpop anglo-saxonnes est telle que les crédits de l'album No jacket required de Phil Collins (1985) mentionnent : « There is no Fairlight on this record » (« Il n'y a pas de Fairlight sur ce disque »).
Le clavier commémoratif des 25 ans de Fairlight : il a une plaque explicative et les touches sont signées.
À l'origine du Fairlight CMI, on trouve les travaux de Tony Furse sur plusieurs synthétiseurs analogiques et numériques (principalement les Qasar I et II). Ce dernier a déjà créé sa propre société, Creative Strategies, à Sydney en 1975. Consultant auprès de Motorola, il met au point une machine biprocesseur (basée sur deux Motorola 6800 et sur l'architecture EXORciser de Motorola) appelé QASAR. Cet ordinateur constitue l'architecture fondamentale des CMI, les échantillonneurs de Fairlight.
Le prototype du Fairlight est le QASAR M8[5], qui est en fait un QASAR équipé d'une carte audio, de la gestion d'un clavier musical et d'un stylo optique. L'électronique de cette machine est très proche des EXORciser de Motorola. Bien que cette machine n'échantillonne pas encore, elle reste révolutionnaire à l'époque car elle permet de manipuler graphiquement les paramètres d'un son. Cependant, les 4 ko attribués à chaque son la font juger limitée en potentiel et la machine reste un prototype.
Lorsque le CMI est lancé, c'est le premier échantillonneur 8 bits en 16 kHz. La mémoire attribuée à chaque son est de 4 ko. Le système d'exploitation est une adaptation relativement légère du MDOS de Motorola, renommé pour l'occasion en QDOS par Fairlight en changeant le M en Q pour QASAR. Les commandes sont exactement les mêmes que sur le MDOS (système employé sur les machines de développement EXORciser). Il dispose de lecteurs de disquettes 8 pouces, d'une capacité d'environ 256 ko et ensuite d'environ 512 ko.
La gamme s'étend par la suite aux appareils suivants (entre parenthèses figure le nom du processeur utilisé) :
Caractéristiques d'échantillonnage : 16 bits à 100 kHz (mono) ou 50 kHz (stéréo)
Mémoire : 14 Mo extensibles à 32 Mo puis 64 Mo sur la dernière version, 356 ko pour le système
Biprocesseur Motorola 6809, un 6809 par carte de deux voix, un 68000 remplaçable par un 68020 pour la carte de traitement des tables d'ondes, un 68000 pour la carte MIDI / SMPTE.
Synthèse : tables d'ondes libre par tablette graphique, FFT, édition de tables d'ondes
Clavier : 73 touches non lestées, sensibles à la vélocité (compatible MIDI)
Contrôle : par MIDI et SMPTE time code
Séquenceur : CAPS (séquenceur de composition, arrangement et lecture), 80 voix de polyphonie, support du Music Composition Language (MCL)
Disque dur et lecteur de bande magnétique DC600 (ESDI, SCSI), un lecteur de disquettes de 8 pouces (~512 ko maximum par disquette)