Peter Banks
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Peter William Brockbanks (né le à Barnet, au nord de Londres et mort d'une insuffisance cardiaque à Londres le (à 65 ans)[1], mieux connu sous le nom de Peter Banks, est un guitariste britannique, ancien membre fondateur des groupes The Syn, Yes, Flash (en) et Empire (en).

Biographie[modifier | modifier le code]

Seul enfant de William et Ellen Brockbanks, son père est un mécanicien optique et sa mère travaille chez un nettoyeur. Tout jeune, sa passion pour la musique s'éveille avec les chansons de Lonnie Donegan qu'il écoute en 78 tours.

The Syn, Mabel Greer's Toyshop et Yes[modifier | modifier le code]

Peter Banks commence sa carrière avec The Nighthawks comme guitariste rythmique dès 1963, au sein desquels il joue pendant un an. Selon le livre Close to the edge - The story of Yes de Chris Welch, c'est avec cette formation qu'il donne son premier concert en carrière au New Barnett Pop Festival en 1963, avant de les quitter pour un autre groupe britannique, les Devil's Disciples en 1964. Ce groupe est formé de Banks à la guitare, John Tite au chant, Ray Alford à la basse et Malcolm "Pinnie" Raye à la batterie. Avec eux, Peter grave deux chansons sur acétate, You better move on d'Arthur Alexander et For your love de Graham Gouldman, qui sera reprise et popularisée par les Yardbirds en 1965. On peut retrouver ces deux raretés sur l'album compilation de Peter Banks, Can I Play You Something ?. Toujours selon le livre de Chris Welch, Peter se souvient que : « ...les Devil's Disciples jouaient le premier album des Rolling Stones en entier, comme ça, juste pour le plaisir de la chose... »

Puis il rejoint The Syndicats en remplacement de Ray Fenwick qui lui-même avait pris le poste vacant à la suite du départ de Steve Howe, parti jouer avec The In Crowd. The Syndicats est formé de Thomas Ladd au chant, Peter Banks à la guitare, Kevin Driscoll à la basse et aux chœurs, Jeff Williams au piano et à l'orgue et John "Truelove" Melton à la batterie. Encore une autre année s'écoule puis Peter se joint au groupe qui le mènera à une certaine renommée, The Syn, dans lequel officient Chris Squire à la basse, Peter Banks à la guitare, Andrew Pryce Jackman au piano et à l'orgue, Steve Nardelli au chant et Gunnar Jökull Hákonarson à la batterie. Cette formation publie quelques singles psychédéliques, dont Created by Clive/Grounded en 1967 et Flowerman/The 14 Hour Technicolour dream la même année, qui ont un certain succès en Angleterre. Ils font même la première partie de Jimi Hendrix au Marquee de Londres, le .

Après avoir dissous The Syn, Chris Squire forme la base de ce qui allait devenir Yes, soit Mabel Greer's Toyshop avec Peter Banks à la guitare solo, Clive Bailey à la guitare rythmique et au chant et Bob Hagger à la batterie. Puis, à la suite d'une rencontre entre Chris et l'ex-chanteur des Warriors, Jon Anderson au Club La Chasse sur Wardour Street, le Toyshop grave quelques démos pour l'émission de John Peel de la BBC,- qui sont aussi disponibles sur l'album Can I play you something ? de Peter Banks -, Janetta, Electric Funeral - qui n'a rien à voir avec la chanson de Black Sabbath -, Images of you and me, Get yourself together, ainsi qu'une première version de Beyond and before qui sera reprise par Yes sur leur premier album.

Après avoir, pour un temps, quitté cette formation pour rejoindre un autre groupe, Neat Change avec Jimmy Edwards au chant et à la guitare, Peter Banks à la guitare solo, John Lumley-Saville au piano et à l'orgue, Steve Smith à la basse et Ian McLean à la batterie, Peter enregistre un single avec ce groupe en 1968, I lied to Auntie May/Sandman : Peter Frampton y joue de la guitare sur la face A alors que Banks est sur la face B avec Chris Squire au tambourin. Puis il retourne avec Mabel Greer's Toyshop.

Pendant ce laps de temps, Anderson s'est joint au groupe, Bailey et Hagger le quittent et c'est l'arrivée de l'ex-pianiste/organiste de Winston's Fumbs, Tony Kaye ainsi que l'ex batteur du groupe The Breed, Bill Bruford. Cherchant un nom pour le groupe, Squire propose World, Anderson préfère Life mais c'est finalement Peter Banks qui suggère Yes : le nom est adopté à l'unanimité. Puis ils commencent à composer du matériel en vue d'un premier album : Yes qui sort en 1969 et s'ouvre sur une composition de Squire/Bailey Beyond and before du temps du Mabel Greer's Toyshop. Outre les pièces originales on y retrouve aussi une reprise des Byrds, I see you et une des Beatles, Every Little Thing pratiquement méconnaissable. Un deuxième album suit en 1970, A time and a word, qui contient lui aussi deux reprises, une de Richie Havens No Opportunity Necessary No Experience Needed qui inclut un extrait du thème du film The Big Country de 1958. L'autre reprise en est une du Buffalo Springfield, Everydays.

Après ces deux premiers albums qui, malgré un certain succès, n'ont pas l'ampleur souhaitée par ses membres, le guitariste quitte Yes. La raison majeure qui l'amène à prendre cette décision, est l'ajout d'un orchestre de cordes - violons et violoncelles - pour l'enregistrement de certaines chansons du deuxième album, Time and a word, laissant peu de place au guitariste et incidemment à Tony Kaye à l'orgue : l'orchestre jouant leur partie presque note pour note, les deux musiciens devenant presque accessoires. Comme il n'est visiblement pas à l'aise avec cette nouvelle direction prise par le groupe, Peter décide donc de quitter pour aller vers d'autres horizons. Il joue ainsi son dernier concert avec Yes au Luton College of Technology le , avant de le quitter, cédant sa place à Steve Howe.

Chris Harwood[modifier | modifier le code]

En 1970, Peter est invité à jouer sur l'album de Chris Harwood, chanteuse folk-rock avec une liste d'autres musiciens invités de renom, dont David Lambert des Strawbs à la guitare, Tommy Eyre au piano qui plus tard joindrait Rainbow, Ian McDonald ex-King Crimson au sax et à la flûte et Peter York ex-Spencer Davis Group aux percussions. Sur cet album, en plus de ses propres compositions, la chanteuse reprend une chanson de Crosby, Stills, Nash and Young "Wooden Ships" et une de Traffic "Crying to be heard".

Flash et Two Sides of Peter Banks[modifier | modifier le code]

Il remplace pendant deux mois, de Septembre à , le guitariste Mick Abrahams au sein du groupe Blodwyn Pig. Après quelques concerts au sein de cette formation, Peter monte son propre groupe, Flash (en) avec Colin Carter au chant, Ray Bennett à la basse ex-The Breed (le groupe de Bill Bruford avant Yes) et Mike Hough à la batterie, il invite même Tony Kaye aux claviers pour le premier album éponyme du groupe qui sort le . Puis il enregistre aussi un premier album solo, The Two Sides of Peter Banks, avec deux membres de Flash Ray Bennett et Mike Hough ainsi que Phil Collins à la batterie, Steve Hackett de Genesis et Jan Akkerman du groupe Focus à la guitare ainsi que John Wetton à la basse. Puis, à la suite de démêlés avec ses musiciens, Flash avorte après trois albums.

En 1973 il fonde un groupe jazz-rock au nom incertain de Zox & the Radar Boys, avec Mike Piggott au violon, Ronnie Caryl à la guitare, John Howitt à la basse et Phil Collins à la batterie, plus un flûtiste et un percussionniste non identifiés. Ils donnent quelques concerts dont un au Friars d'Aylesbury avec Jack The Lad un ex-Lindisfarne ainsi que Peter Hammill le et un autre au High Wycombe Technical College. Ils auraient aussi selon Phil Collins, joués pour la BBC Radio One en 1974.

Finalement après quelques mois, il met sur pied le groupe Empire, avec son épouse de l'époque Sydney Foxx et aussi Ian Wallace, ex-batteur des Warriors et de King Crimson, ainsi que Phil Collins qui participera aussi au premier album de cette formation.

En 1979, il poursuit son travail avec Ian Wallace dans un groupe nommé "The Tea Bags", qui incluait aussi Jackie Lomax et Graham Bell au chant, Mel Collins au saxophone et claviers, David Mansfield à la guitare et Kim Gardner à la basse. Aucun album n'est ressorti de cette formation qui ne dure qu'une courte période.

En 1983, il joue le solo de guitare sur la chanson fétiche de Lionel Ritchie, Hello tirée de l'album Can't Slow Down, mais son nom n'est pas crédité.

Harmony in diversity[modifier | modifier le code]

Peter travaille aussi avec Gerard Johnson et Mark Brown pour leur projet Funky Monkey : ainsi il apparaît sur 2 de leurs albums, Come Together People of Funk en 1997 et Join Us in Tomorrow en 2002.

Durant les années 90, Peter Banks reprend une carrière solo et sort d'autres albums, "Instinct" sur lequel il joue de tous les instruments puis le très bon " Self Contained " avec des pièces aux teintes atmosphériques comme "Tell me when ", le seul autre musicien sur ce disque est le claviériste Gerard Goff.

En 2004, il forme le trio Harmony in diversity avec Nick Cottam à la basse et Andrew Booker à la batterie. Lors de concerts au Klinker Club dans le nord de Londres en , une pièce est enregistrée et le reste de l'album provient de sessions qui s'échelonnent de septembre à  : l'album sort deux ans plus tard en 2006.

En 2011, on lui diagnostique un cancer, alors qu'il souffre déjà de la légionellose. Durant sa dernière année active en musique, il continue de jouer et de tenter différentes expériences de groupes, incluant dB-Infusion avec le claviériste Gonzalo Carrera. Il participe d'ailleurs à l'album Muso & Proud de dB-Infusion, avec John Helliwell de Supertramp au saxophone, John Etheridge de Soft Machine à la guitare, Hugh McDowell au violoncelle et John Hackett à la flûte.

Des suites d'insuffisance cardiaque, Peter meurt dans sa maison à Barnett, le , à l'âge de 65 ans. Parce qu'il ne s'était pas présenté à une session d'enregistrement, on envoie quelqu'un le chercher et il est donc trouvé mort chez lui.

Instruments[modifier | modifier le code]

Ses parents lui offrent une guitare acoustique ayant coûté £5 mais qui est pratiquement impossible à jouer : c'est celle que l'on voit sur la pochette de son album compilation Can I play you something? publié en 1999. Sa première "vraie" guitare est une Gretsch avec laquelle il commence à imiter son idole, George Harrison. Plus tard, il acquiert une Rickenbacker Rose Morris 1997 (modèle équivalent à la Rickenbacker 335) qu'il conservera toute sa vie : il en jouera avec The Syn ainsi qu'avec Yes.

Il joue aussi du banjo, ainsi que du synthétiseur ARP 2600, du Moog et du piano électrique Fender Rhodes à l'occasion, comme sur son album Two Sides of Peter Banks ainsi qu'avec son groupe Flash. .

Discographie[modifier | modifier le code]

Compilée d'après le site officiel de Peter Banks, dans la section "Discographie", ainsi que sur le site "Discogs" consacré à la discographie du guitariste.

Devil's Disciples[modifier | modifier le code]

Acétate[modifier | modifier le code]

The Syn[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Mabel Greer's Toyshop[modifier | modifier le code]

(Demos pour John Peel)

Neat Change[modifier | modifier le code]

Yes[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Flash[modifier | modifier le code]

Singles

Albums studio

Live

Empire[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Solo[modifier | modifier le code]

Harmony in diversity[modifier | modifier le code]

David Cross Peter Banks[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. (en-US) « David Cross & Peter Banks: Crossover, CD », sur Cherry Red Records (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel : http://www.peterbanks.net/