La commune du Syndicat est le résultat d'une juxtaposition de sept hameaux en une bande étroite enserrée entre Saint-Amé et Vagney.
On trouve, du sud vers le nord, Nol, le Chanois, Peccavillers, Champé, Bréhavillers, Bémont et Julienrupt.
Le site du Massif vosgien, inscrit au titre de la loi du 2 mai 1930, regroupe 14 Schémas de cohérence territoriale (SCOT) qui ont tout ou partie de leur territoire sur le périmètre du massif des Vosges[2].
Après le TGV qui desservait la gare de Remiremont, la LGV Est européenne, (Ligne à Grande Vitesse), est devenue une réalité. Ce qui réduit les durées de trajets à 2 h 45 Remiremont / Paris, en assurant ainsi un réel désenclavement des vallées ;
Le Syndicat est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[20],[21],[22].
Elle appartient à l'unité urbaine de Vagney, une agglomération intra-départementale regroupant 10 communes[23] et 13 190 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[24],[25].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Remiremont dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[26],[27].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
forêts (65,9 %), prairies (19,4 %), zones urbanisées (10,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %)[29].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[30].
À la Révolution, en 1793, le village fut nommée le Syndicat Saint Amé[31] (puisque l'on s'y réunissait, et que l'un des sens du mot « syndicat » signifie « rassemblement »[32]), puis Syndicat-de-Saint-Amé en 1801 avant d'être finalement renommé en Le Syndicat en 1868[31]. Le gentilé des habitants de la commune a été voté à la suite d'un référendum en 1989, au bicentenaire de la Révolution[32].
La plupart des hameaux formant la commune actuelle du Syndicat faisaient partie du ban de Vagney, dépendant du chapitre de Remiremont. L’histoire de cette commune se confond avec celle du ban.
La commune a été créée à la Révolution, s'appuyant sur trois paroisses : celle de Julienrupt, dont relève également une partie des communes voisines de Cleurie et La Forge, celle de Vagney pour Nol, celle de Saint-Amé pour les autres.
De 1790 à l’an IX, la commune a fait partie du canton de Vagney, puis de celui de Remiremont, prenant provisoirement le nom de commune des Sables de Cleurie au plus fort de la Terreur (1794).
Un décret du l’a autorisée à prendre le nom du Syndicat au lieu de celui du Syndicat-de-Saint-Amé.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].
En 2018, la commune comptait 1 885 habitants[Note 3], en diminution de 2,28 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
L'église Sainte-Claire à Julienrupt construite en 1864, incendiée en 1944 et reconstruite en 1950,
et son orgue neuf "Unit Major", l'opus 870 de Charmes, transféré de Charmes à Julienrupt en 1957 par Jacquot-Lavergne[48],[49].
Le rond-point des Granitiers[50], situé à l'intersection des routes départementales 417 (reliant Remiremont à Gérardmer et remontant la vallée de la Cleurie), 43 (remontant vers la Bresse par la vallée de la Moselotte) et 417A (assurant la desserte de Saint-Amé),
l'aménagement présente treize paires de profils taillés dans des dalles de granite. La rumeur locale prétend qu'il s'agit du profil des granitiers locaux.
L'association a débuté par des actions de préservation et mise en valeur du patrimoine de l'industrie du granit, puis elle a élargi ses actions dans des domaines de plus en plus vastes grâce à ses collections : toutes les roches du massif vosgien ; fossiles et bois ; traces de végétaux et de dinosaures... témoins d'une grande partie de l'histoire de notre globe terrestre et qui nous renseignent sur ce qu'était le massif vosgien[52].
La scierie hydraulique à cadre vertical (détruite)[53],[54],[55].
Coupé d'azur, à un aqueduc à huit arches d'or maçonné de sable, et de gueules, à une massette de carrier d'or emmanchée d'argent, mise en pal la tête en bas, adextrée d'un fer de moulin d'or et sénestrée d'une tête en rencontre de bélier d'argent accornée d'or.
Commentaires : L'aqueduc a neuf piles comme les neuf sections de la commune qui étaient réunies sous la juridiction d'un syndic. La massette évoque le travail du granit, le fer de moulin symbolise l'énergie hydraulique des rivières et le bélier représente la vaste forêt du massif éponyme.
Paul Chevreux, Léon Louis, « Le Syndicat », dans Le Département des Vosges, description, histoire, statistique, Tome VII, Dictionnaire historique et statistique des communes, hameaux, écarts, fermes... Epinal, 1889.
Pierre Lucas, Vieux papiers de la vieille paroisse de Celles. Saint-Amé, Le Syndicat, Cleurie. Remiremont, 3 vol.
Pierre-Henri Mathieu, La Seconde Guerre mondiale dans la région d'Éloyes, Epinal, Association de recherches archéologiques et d'histoire d'Éloyes et dans ses environs, , 513 p. (ISBN2-9513453-1-3)
Chapitre XIV-Saint-Amé-Le Syndicat-Julienrupt, pp. 323 à 331
Pierre-Henri Mathieu, La vie rurale et son patrimoine, l’eau, la forêt et l’agriculture de montagne dans la région d’Éloyes, Épinal, Association de recherches archéologiques, histoire et patrimoine d'Éloyes et de ses environs, , 654 p. (ISBN2-9513453-2-1)
↑Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
↑Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
↑Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN2-87692-093-X), p. 583 à 584
Présentation des orgues de l’église Sainte-Claire de Julienrupt