| Naissance |
Bordeaux, |
|---|---|
| Décès |
(à 64 ans) Paris, |
| Activité principale | flûtiste, compositeur, pédagogue |
| Formation | Conservatoire de Paris |
| Maîtres | Louis Dorus |
| Enseignement | Conservatoire de Paris |
| Élèves | Louis Fleury, Philippe Gaubert, Georges Laurent |
| Conjoint | Geneviève Deslignières |
Œuvres principales
17 Grands Exercices journaliers de mécanisme
Claude Paul Taffanel, né à Bordeaux le et mort à Paris le , est considéré comme le fondateur de l'école française de flûte traversière[1], qui domina la discipline de cet instrument tant au plan de la composition que de l'interprétation pendant la majeure partie du XXe siècle. Il était également chef d'orchestre.
Claude Paul Taffanel est le fils de Simon Jules Taffanel et d'Anne Bessière.
Il reçut ses premières leçons de flûte de son père à l'âge de 9 ans et donna son premier concert dès l'année suivante. Il étudia au Conservatoire de Paris sous la direction de Louis Dorus, et en sortit diplômé en 1860. À 16 ans, il remporta son premier prix de concours d'interprétation, et de là mena 30 ans durant une carrière de soliste. Il appartenait à une génération de musiciens (celle de Dvorák, Bartók, Sibelius) qui cherchait à promouvoir un style national en musique : Taffanel était un activiste du style musical français.
En 1879, il créa la Société de musique de chambre pour instruments à vent, et remit ainsi à la mode les compositions pour instruments à vent de musiciens de la fin du XVIIIe siècle, tels que Mozart. La position jusque-là dominante du piano et des cordes dans la musique de chambre commença de ce moment à régresser.
En 1890, il dirigeait l'orchestre du Conservatoire, et en 1893, il y devint professeur de flûte, modernisant le répertoire (pour y réintroduire les compositeurs étrangers, tels que Bach) et les méthodes pédagogiques. Il enseignait à ses étudiants à jouer doucement et d'un jeu régulier, avec un bon contrôle des vibratos. En 1897, il avait obtenu la direction des orchestres, tout en continuant à enseigner la flûte.
Il laissa inachevée une grande méthode de flûte, 17 Grands Exercices journaliers de mécanisme, complétée après sa mort par deux de ses élèves, Louis Fleury et Philippe Gaubert[1] (il dédia d'ailleurs son œuvre Andante pastoral et Scherzettino à son élève Philippe Gaubert). Cette méthode reste de nos jours une des plus connues de par le monde pour la découverte de l'instrument.
Taffanel fut victime d'une attaque en 1901, et mourut à Paris[3] quelques années plus tard, écrasé par le surmenage. Ayant abandonné la plupart de ses fonctions officielles, il tint cependant à conserver sa classe de flûte au Conservatoire jusqu'à sa mort. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (44e division)[4].
Il fut marié avec Geneviève Deslignières (1852-1940), sœur de l'architecte Marcel Deslignières (1847-1914), qui conçut deux maisons du couple Taffanel. La première se situait au 8 de l'avenue Gourgaud dans le 17e arrondissement de Paris et la seconde était la villa Espérance à Hyères. Paul et Geneviève sont les parents de Jacques Taffanel.
| Fichier audio | |
| Andante Pastoral et Scherzettino | |
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Taffanel composa plusieurs classiques du répertoire de la flûte traversière, dont :
Taffanel est le dédicataire de nombreuses œuvres, notamment[5] :