Trance
Origines stylistiques House[1], acid house et new beat [2], techno[3], techno hardcore[2], chill-out[3], pop[3], classique[3],[4], musique de film[4], hi-NRG[5],
Origines culturelles Début des années 1990, Allemagne[3],[6], Belgique, Royaume-Uni, Pays-Bas, Inde, Israël.
Instruments typiques Synthétiseur, clavier, boîte à rythmes, séquenceur, échantillonneur, station audionumérique
Popularité Depuis la première moitié des années 1990

Sous-genres

Handsup, acid[7], balearic, euro[7], goa[8], hard trance[7], trance progressive[7], trance psychédélique, tech[7], uplifting[7], vocale[7]

Genres dérivés

Trance Goa, trance progressive, big room house,Futurepop

Genres associés

Trance Goa, trance psychédélique, trance progressive, psytrance progressive

La trance (prononcé en français : [tʁɑ̃s], en anglais : [tɹæns]) est un genre de musique électronique ayant émergé en Allemagne au début des années 1990[6]. Il se caractérise par un tempo oscillant entre 125 et 160 battements par minute (BPM)[6], des phrases mélodiques répétitives[6], et une forme musicale montante et descendante[6]. La trance est un genre en elle-même, mais peut également inclure des éléments d'autres styles de musique électronique, comme la techno[3], l'acid house et la new beat[1], l'électro-pop dite musique new wave [3], ou encore la musique ambient de chill-out[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Sven Väth, DJ allemand originaire de Francfort et patron des labels indépendants Eye Q Records et Harthouse à Munich en 2006.

En 1988, au Royaume-Uni, un nouveau courant de musique électronique émerge de la scène dance, l'acid house. Initialement apparu à Chicago (États-Unis) au début des années 1980, l'acid house se propage rapidement dans le monde de la nuit britannique et provoque l'explosion des rave parties dans le pays. Au cours des étés 1988 et 1989, l'acid house déclenche le Second Summer of Love, un véritable phénomène culturel en Grande-Bretagne d'une ampleur qui n'avait pas été vue depuis la vague punk[9]. Certains morceaux issus de ce mouvement sont rétrospectivement rapprochés de la trance, notamment certains titres composés par le groupe anglais KLF et que le groupe labellisa justement « Pure Trance ». Ainsi que les bien-nommés Kylie Said Trance (1989) et Last Train to Trancentral (1990) où encore les titres des artistes allemands Frank de Wulf aka Modular Expansion, Time Modem et Metropolis avec respectivement Cubes (1990), Welcome to the 90's (1990) et Time Of War (1991) sont encore considérés comme des morceaux pionniers de cette trance naissante.

Deux titres sortis en 1990 sont considérés comme les premiers véritables morceaux de trance et se disputent donc la paternité du genre : Age of Love du groupe éponyme italo-belge, qui a servi de base pour la scène trance allemande des années 1990, et We Came In Peace de Dance 2 Trance[10],[6]. Parmi les autres morceaux ayant influencé le genre sont cités également Yaaah/Techno Trance de D-Shake (1990), Papua New Guinea de Future Sound Of London (1991), Stella de Jam & Spoon (1992), Café Del Mar d'Energy 52 et Dreams de Quench (1993)[11].

Une musique trance (ici, Lost In Space de Infyuthsion).

L'Allemagne est une place clé dans le développement de la culture trance. Francfort-sur-le-Main est souvent cité comme le lieu de naissance de la trance, notamment par l'intermédiaire du club le Dorian Gray. Comme témoins du Frankfurter Trance Sound, on trouve notamment Sven Väth ou encore DJ Dag qui collabore avec Jam El Mar sur Dance 2 Trance. À la même époque, une mouvance trance naît à Berlin autour d'artistes tels que Paul van Dyk. À partir de 1994, la trance commence à connaître une véritable popularité en tant qu'alternative à la house et à la techno[10].

Goa et trance psychédélique[modifier | modifier le code]

Soirée trance, ou rave party, au Tscharni, Goa, en 2005 en Inde.

Parallèlement à l'émergence de la trance en Europe, un mouvement underground autour des musiques acid house et new beat se développe à la fin des années 80 à Goa en Inde pour donner naissance à ce qui deviendra ensuite la trance psychédélique au début des années 90. À l'origine une ancienne colonie portugaise, la région de Goa, et notamment le village d'Anjuna, devient le centre d'affluence des hippies du monde entier vers la fin des années 1960[12]. Parmi les acteurs de la scène Trance Goa produite à l'origine en Grande-Bretagne et dans une moindre mesure en Israël, on peut citer Goa Gil, Juno Reactor, Man With No Name, Raja Ram & The Infinity Project, Astral Projection, Total Eclipse, Hallucinogen[13].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La trance est un courant de musique électronique qui regroupe une grande variétés de styles, ce qui en fait un genre ambigu pour lequel il est difficile de s'accorder sur une définition[14]. La musique trance dérive directement de la techno, de l'ambient, du breakbeat (jungle et drum and bass incluses), des musiques new age et new wave liées au synthétiseur et tire initialement ses racines de l'acid house et de la new beat[10]. Le tempo de la trance en général se situe entre 125 et 150 bpm[15].

Au début des années 1980, Klaus Schulze compose plusieurs albums expérimentaux de musique planante et progressive. Plusieurs morceaux se rapprochent des débuts de la trance ; le mot trance se retrouve d'ailleurs dans deux de ses albums, Trancefer (1981) et En=Trance (1987). Le terme peut également dériver du projet Dance 2 Trance qui fut un des pionniers du mouvement. Le terme « trance » peut également se référer à « transcendance », rappelant l'aspect spirituel de ce genre musical.

Sous-genres et tendances[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bom, Coen (2009). Armin Only: A Year in the Life of the World's No. 1 DJ. Oxford, UK: Dutch Media Uitgevers BV. (ISBN 978-90-488-0323-1) : page 15.
  2. a et b (en) « Trance », sur AllMusic (consulté le 19 juillet 2012).
  3. a b c d e f g et h (en) Fassbender, Torsten (2008). The Trance Experience. Knoxville, Tennessee: Sound Org Inc. (ISBN 978-0-2405-2107-7), pages 15, 16, 17, 19.
  4. a et b (en) Webber, Stephen (2008). DJ Skills: The Essential Guide to Mixing and Scratching. Oxford, UK: Elsevier Press. (ISBN 978-0-240-52069-8) : page 35.
  5. (en) « Ishkur's Guide to Electronic Music », sur Techno.org (consulté le 1er avril 2016).
  6. a b c d e et f (en) Snoman, Rick, The Dance Music Manual: Tools, Toys, and Techniques – Second Edition, Oxford, UK, Elsevier Press, (ISBN 0-9748438-4-9), p. 251, 252, 253, 266.
  7. a b c d e f et g (en) Hewitt, Michael (2009). Composition for Computer Musicians. Knoxville, Tennessee: Cengage Learning. (ISBN 978-1-59863-861-5) : p. 9.
  8. (en) « Goa Trance », sur AllMusic (consulté le 9 juillet 2012).
  9. (fr) BR, Kobalt, « Backstage - Acid House », (consulté le 14 octobre 2009).
  10. a b et c (en) Peter Childs et Mike Storry, Encyclopedia of contemporary British culture, Taylor & Francis, (ISBN 0415147263), p. 628.
  11. (en) John Dalling, « History of Trance Music », sur Toucan Music, (consulté le 15 octobre 2009).
  12. (en) Arun Saldanha, Psychedelic white: Goa trance and the viscosity of race, U of Minnesota Press, (ISBN 0816649944), p. 34.
  13. (en) Paul Harding, Goa, Lonely Planet, (ISBN 1740591399), p. 224.
  14. (en) Rick Snoman, Dance Music Manual: Tools. Toys and Techniques, Focal Press, (ISBN 0240521072), p. 522.
  15. (en) Tony Verderosa, The techno primer: the essential reference for loop-based music styles, Hal Leonard Corporation, (ISBN 0634017888), p. 96.
  16. a b c d et e (en) Guide to Trance sub-genres, Eurotrance, 2012.
  17. (en) Trance. In: Frank W. Hoffmann: Rhythm and blues, rap, and hip-hop. Infobase Publishing, 2006. (ISBN 0816053154). S. 260.
  18. (en) « Freeform hardcore », sur Ishkur's electronic music guide (consulté le 6 septembre 2014).
  19. (en) Martin Meissonier et Jean Jacques Flori, « Music Is My Drug : Psychedelic Trance », documentaire, sur YouTube, (consulté le 2 janvier 2021).
  20. (en) « Goa Trance », sur AllMusic (consulté le 5 janvier 2015).
  21. (en) « Genre Guide: Trance » (version du 9 juillet 2000 sur l'Internet Archive), sur About.com.
  22. (en) « Blue Planet Corporation », sur AllMusic (consulté le 5 janvier 2015).
  23. (en) « Koxbox », sur AllMusic (consulté le 5 janvier 2015).
  24. (en) « Kiko – Slave of My Mind », sur residentadvisor.net (consulté le 27 février 2018), But mostly, it is following the trend of emulating Stephan Bodzin’s take on neo-trance (itself a continental update of the pastoral progressive sound designed in the UK by James Holden and the Border Community posse).

Liens externes[modifier | modifier le code]