Benjamin Godard
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Benjamin Godard.
Nom de naissance Benjamin Louis Paul Godard
Naissance
Paris, Drapeau de la France République française
Décès (à 45 ans)
Cannes, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur, professeur au Conservatoire de Paris
Style Romantique
Activités annexes Violoniste
Lieux d'activité Paris
Formation Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
Maîtres Richard Hammer, Henri Vieuxtemps, Henri Reber
Élèves Helena Munktell, Eleanor Everest Freer
Récompenses Prix Chartier
Distinctions honorifiques Chevalier de la Légion d'honneur

Œuvres principales

  • Jocelyn (1888)

Benjamin Louis Paul Godard est un compositeur français, né le à Paris[1] et mort le à Cannes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille mélomane de commerçants[2], Benjamin Godard étudie le violon dès ses plus jeunes années auprès de Richard Hammer et Henri Vieuxtemps[3] , comme sa sœur Magdeleine, qui sera violoniste, puis il entre au Conservatoire de Paris en 1863[2], où il travaille la composition avec Henri Reber.

À l'âge de dix-sept ans, il compose sa première sonate pour violon et piano[4]. Il obtient le prix de la ville de Paris en 1878[5] pour sa symphonie dramatique Le Tasse pour solistes, chœur et orchestre, et l'année suivante le prix Chartier[6] pour ses œuvres de musique de chambre.

En 1887, il devient professeur de la classe d'ensemble instrumental du Conservatoire de Paris[7], succédant à René Baillot[8]. Son chef-d'œuvre Jocelyn[9] (créé à Bruxelles le [10]), d'après un poème de Lamartine, dont on retient la célèbre Berceuse, révèle le meilleur du talent lyrique du compositeur. Un autre opéra, Dante, est représenté à l'Opéra-Comique le [11].

Godard écrit encore deux opéras, édités par Julien Hamelle[12] : La Vivandière[13], dont l'orchestration fut terminée par Paul Vidal (création à titre posthume à Paris le ), et Les Guelfes, représenté (également à titre posthume) à Rouen le [14].

Il compose aussi plusieurs symphonies dont trois à programme — la Symphonie gothique op. 23 (1874), la Symphonie orientale op. 84 (1884) et la Symphonie légendaire op. 99 (1886) — deux concertos pour violon (op. 35 et 131), deux concertos pour piano (op. 31 et 148), trois quatuors à cordes (op. 33, 37 et 136), quatre sonates pour violon et piano (op. 1, 2, 9 et 12), une sonate pour violoncelle et piano (op. 104) et deux trios avec piano (op. 32 et 72), une centaine de mélodies[15]. Deux de ses œuvres les plus réussies sont le Concerto romantique pour violon et orchestre op. 35 (1876) et le Concerto pour violon no 2 en sol mineur op. 131 (1891), qui sont à la fois d'une écriture habilement virtuose pour le violon et d'une sensibilité romantique qui se rattache à celle du milieu du XIXe siècle[16].

Atteint de tuberculose, il se retire sur la Côte d'Azur en 1892, où il meurt au début de l'année 1895, âgé de quarante-cinq ans[17].

Décoration[modifier | modifier le code]

Il avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1889[18].

Œuvres publiées[modifier | modifier le code]

En 1895, l'éditeur new-yorkais G. Schirmer publia un recueil en deux volumes des œuvres pour piano.

Paolo Gallico en publia un autre à New York en 1909.

6 Fables de Jean de La Fontaine, La Laitière et le Pot au Lait, La Cigale et la Fourmi, Le Renard et le Corbeau, Le Coche et la Mouche, Le Renard et les Raisins, Le Rat des Villes et le Rat des Champs. (1872)

Hommages[modifier | modifier le code]

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Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Benjamin Godard au piano.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Archives numérisées d'état civil reconstitué de Paris, acte de naissance, vue 11/36 » (consulté le ).
  2. a et b « Benjamin Godard (1849-1895) », sur musicologie.org (consulté le ).
  3. Marcel Clavié, Benjamin Godard : étude biographique... suivie d'un catalogue complet de ses oeuvres, Ed. de "L'Oeuvre internationale", (lire en ligne).
  4. « Sonate pour piano et violon n° 1 (Benjamin Godard) », sur Bru Zane Media Base (consulté le ).
  5. « Rapport... / Conseil municipal de Paris », sur Gallica, (consulté le ).
  6. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le ).
  7. Constant Pierre, Le Conservatoire national de musique et de déclamation, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 445.
  8. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  9. « Jocelyn : opéra en 4 actes : op. 100 : tiré du poème de Lamartine : [Partition chant et piano] », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le ).
  10. « Jocelyn (Capoul & Silvestre / Godard) », sur Bru Zane Media Base (consulté le ).
  11. « Dante (Blau / Godard) », sur Bru Zane Media Base (consulté le ).
  12. Voir sur catalogue.bnf.fr.
  13. « La Vivandière : opéra-comique en 3 actes : partition chant et piano », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le ).
  14. « Guelfes, Les (Gallet / Godard) », sur Bru Zane Media Base (consulté le ).
  15. Pour le catalogue complet de ses œuvres, voir son manuscrit Catalogue de mes oeuvres, Benjamin Godard
  16. « GODARD: Violin Concerto No. 2 / Concerto romantique / Scenes poetiques », sur naxos.com (consulté le ).
  17. « Benjamin Godard », sur musimem.com (consulté le ).
  18. « Cote LH/1158/15 », base Léonore, ministère français de la Culture (consulté le 27 mars 2020).
  19. Carte postale ancienne du monument sur le site Gallica.
  20. « Benjamin Godard, le compositeur surdoué, aimait beaucoup Taverny et la forêt de Montmorency ! », sur journaldefrancois.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]