Saxhorn basse.

Les saxhorns constituent une sous-famille d'instruments de musique, de la famille des cuivres à perce conique. C'est, en quelque sorte, la déclinaison des tubas réalisée par Adolphe Sax.

L'instrumentiste jouant du saxhorn est appelé saxhorniste.

Les membres de la famille[modifier | modifier le code]

Bugle.
Saxhorn baryton.
Tenorhorn

Les saxhorns forment une famille de sept instruments, dont les deux plus aigus sont appelés bugles, et les cinq autres saxhorns. Ils sont accordés en descendant, par quartes et quintes dans l'ordre suivant.

Des saxhorns contrebasses « de défilé », conçus pour être portés à l'épaule.

Les saxhorns contrebasses ne se rencontrent plus guère aujourd'hui, remplacés par les tubas en mi et en si.

Un saxhorn basse en ut à six pistons, aussi appelé tuba français a été très répandu dans les orchestres symphoniques et lyriques français pendant la première moitié du XXe siècle. Il est tombé en désuétude, progressivement remplacé par les tubas basse et contrebasses de facture allemande. Un important répertoire a été constitué pour cet instrument, dont de nombreuses pièces éditées en deux versions pour tuba en ut ou saxhorn basse en si et piano, commandées par le conservatoire de Paris pour ses concours de sortie.

Technique[modifier | modifier le code]

Comme pour tous les cuivres, le son est produit par la vibration des lèvres au niveau de l'embouchure, produisant diverses harmoniques d'une fondamentale, qui peut être abaissée par l'activation des pistons.

Les doigtés de base sont identiques à ceux de la trompette ou du cornet. Le quatrième piston correspond à la combinaison du premier et du troisième, et abaisse la fondamentale de 2 tons et demi. Certains saxhorns basses ont un cinquième piston qui abaisse la fondamentale de 3 tons et demi, soit un ton de plus que pour la plupart des instruments à pistons.

Origines[modifier | modifier le code]

Adolphe Sax part de ces deux ancêtres pour créer la famille des saxhorns. Il conduit ses recherches au niveau acoustique et démontre que le timbre est déterminé, non pas par la nature du matériau, mais par les proportions données à la « colonne d'air ». En 1843, il présente un brevet pour son « nouveau système chromatique ».

Le mot « saxhorn » apparaît pour la première fois en 1844 dans la bouche d'artistes musiciens qui venaient de découvrir un bugle, auquel Sax avait apporté une modification — une coulisse mobile à ressort permettant d'exécuter des sons glissés, et supprimant les courbes et angles trop heurtés dans les tons de rechange (c'est l'un des premiers système dit de compensation manuelle). Toujours en 1844, pendant l'exposition des produits de l'industrie française à Paris, Sax présente pour la première fois des saxhorns, qu'il appelle toujours « bugles ». Ce n'est qu'en 1845 qu'Adolphe Sax utilise le nom de « saxhorn », dans le but de regrouper ces instruments en une famille homogène. Chaque instrument utilise les mêmes doigtés pour toute l'étendue de la famille.

Les saxhorns adoptent une forme verticale, plus pratique pour les musiciens de la cavalerie qui maintiennent leur instrument avec le bras gauche contre le corps. Dès lors, Sax ne cesse de les perfectionner. En 1851, à l'Exposition Universelle de Londres, au Crystal Palace — du 1er mai au —, Sax présente onze saxhorns. Certains ont trois pistons, d'autres quatre ou encore cinq. Il y présente également un « saxhorn à quatre cylindres et compensateur », mais aussi trois saxhorns (soprano, alto et contralto) à quatre cylindres.

Répertoire[modifier | modifier le code]

Le répertoire est connexe de celui du tuba français d'orchestre. Il comporte de nombreuses pièces de concours commandées par le Conservatoire de musique de Paris. Notons que de nombreuses pièces sont éditées conjointement pour le « tuba français » et le saxhorn basse.

Elsa BarraineAndante & Allegro pour saxhorn en si et piano (Morceau de Concours du C.N.S.M. de Paris 1958) – Éditions Salabert EAS 16141
Eugène BozzaConcertino pour tuba ut ou saxhorn basse si - Editions Leduc AL 23643 - 1967.
Jacques CastérèdeSonatine pour tuba ut ou saxhorn basse si et piano op.47 (Morceau de Concours du C.N.S.M. de Paris) - Editions Leduc AL 23337 - 1963[1].
Claude PascalSonate en six minutes trente pour tuba ou saxhorn en si (ou trombone basse) & piano Éditions Durand DF 13865 – 1958[1].

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b pièce éditée en deux versions, pour tuba ou saxhorn basse

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]