| Pays d'origine |
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| Genre musical | Folk, folk rock, Rock progressif |
| Années actives | 05/09/1973–22/07/1989 15/07/2010 (concert unique) 27/11/2011–12/08/2017 |
| Labels | Hexagone Ballon noir Le Roseau |
| Anciens membres |
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Malicorne est un groupe français de musique folk (puis de folk rock et de rock progressif) formé à la fin de l'été 1973 par le couple Gabriel Yacoub (guitare acoustique et électrique, épinette des Vosges, chant) et Marie Yacoub (dulcimer, bouzouki, vielle à roue, chant), Laurent Vercambre (violon, alto, bouzouki, psaltérion à archet, harmonium, mandoline, chant) et Hughes de Courson (guitare électrique, basse, cromorne, percussions, chant). Ils seront rejoints en septembre 1976 par Olivier Zdrzalik-Kowalski (basse, claviers, chant).
Après une première séparation fin 1981, le groupe se reforme à l'été 1984 pour une tournée principalement nord-américaine avec de nouveaux musiciens accompagnant le couple fondateur, puis en 1986 avec d'autres musiciens accompagnateurs pour l'enregistrement d'un ultime album studio et pour une ultime tournée en 1987–1989.
Malicorne se reforme dans sa configuration originelle (dite "formation classique") à l'occasion d'un concert unique donné le dans le cadre du festival des Francofolies de La Rochelle.
Avec de nouveaux musiciens accompagnateurs, le couple fondateur Gabriel Yacoub et Marie Sauvet forme fin un nouveau groupe sous le nom de « Gabriel et Marie de Malicorne » (renommé simplement « Malicorne » dès ) qui se lance dans deux projets : la mise en place dès l'été 2012 d'une importante tournée de concerts en France (et à l'étranger – en Belgique en 2013, aux Pays-Bas en 2014 et en Suisse en 2015) intitulée "Almanach Tour"[n 1] et l'enregistrement dès le printemps 2013 d'un nouvel album studio « qui sera constitué uniquement de titres inédits »[1],[2],[3] à la publication initialement prévue pour 2013 mais sans cesse repoussée.
Seulement une semaine avant l'événement, le groupe annonce que le concert qu'il doit donner le à Paimpol en Bretagne sera son ultime concert[4],[n 2].
Le projet de nouvel album est définitivement abandonné concomitamment au dernier concert donné à Paimpol[n 3].
Au total, le groupe a vendu plus de 2 000 000 d'albums dans le monde[5].
Futur membre fondateur de Malicorne et véritable pilier du groupe, le chanteur et guitariste Gabriel Yacoub fait ses débuts sur scène en 1969 au sein du trio New Ragged Company[6] aux côtés de Youra Marcus et Phil Fromont[7][source insuffisante].
Fin 1971, à 20 ans à peine, Gabriel rejoint le groupe d'Alan Stivell à la guitare, au banjo, au dulcimer et au chant. Il participera à l'enregistrement de deux albums déterminants du harpiste breton À l'Olympia (1972) et Chemins de terre (1973) à l'origine du renouveau de la musique celtique en France. N'étant pas lui-même de culture bretonne, il décide à la fin de l'été 1973 de quitter la formation de Stivell afin d'interpréter des chansons issues du patrimoine francophone plutôt que de chanter d'une manière artificielle, voire factice, en breton ou en langues gaéliques.
Au printemps 1973[8], Gabriel et Marie Yacoub enregistrent (avec notamment Dan Ar Braz) l'album expérimental Pierre de Grenoble par lequel le couple revisite le répertoire traditionnel. Sorti en [9], le succès immédiat et inattendu de ce coup d'essai sera à l'origine du renouveau des musiques traditionnelles en France[10],[11].
Interprétant d'une manière originale, personnelle et actuelle des airs et chansons empruntés au répertoire traditionnel[réf. nécessaire], le groupe connait le succès tout au long des années 1970 avec la publication d'une dizaine d'albums[réf. nécessaire].
À la fin de l'été 1973, Gabriel Yacoub quitte définitivement la formation d'Alan Stivell pour voler de ses propres ailes.
Avant même la sortie de leur premier album Pierre de Grenoble, Gabriel et Marie Yacoub fondent Malicorne le [12],[13][source insuffisante] en compagnie de deux autres musiciens Laurent Vercambre et Hugues de Courson.
Le nom du groupe provient du pur hasard : c'est en se rendant en Bretagne pour donner un concert fin à Moëlan-sur-Mer à l'occasion du 2e festival de Kertalg que le couple fondateur Gabriel et Marie Yacoub est amené à l'approche du Mans à passer par hasard à Malicorne-sur-Sarthe à la suite d'une déviation. Hughes qui accompagne alors le couple a l'idée de retenir ce nom pour le groupe, alors encore en gestation. Gabriel Yacoub raconte : « Une déviation nous a fait passer à Malicorne-sur-Sarthe. C'est dur de trouver un nom pour un groupe, et celui-là nous a paru très poétique, très évocateur »[2],[14].
À peine formé, le groupe est rejoint en renfort par le bassiste Max Picout[réf. nécessaire] et se lance à l'automne 1973 dans une première tournée de quelques dates en Bretagne avec un tout premier concert à Quimper le puis trois autres concerts début novembre à Concarneau, Morlaix et Rennes.
Alors vendeur de disques, Daniel Bornet découvre l'album Pierre de Grenoble à sa sortie en . Un ami lui permet de rencontrer Gabriel Yacoub. Le groupe est alors en agence chez Michel Salou. De cette rencontre naîtra une véritable amitié et Daniel Bornet deviendra très rapidement l'agent historique et le manager du groupe jusqu'à sa dernière tournée à l'été 1989.
Au printemps 1974, la formation (réduite à nouveau à un quartet après le départ définitif du bassiste Max Picout) enregistre déjà aux studios Acousti son premier album Malicorne qui sera bien accueilli par le public à sa sortie en octobre. Fin 1974, le public fera également un accueil très chaleureux à la tournée française de promotion de l'album[15].
Au printemps 1975, le groupe enregistre déjà son second album Malicorne 2 qui sort en novembre et connaît un succès plus grand encore, devenant disque d'or (100 000 exemplaires vendus)[réf. nécessaire]. Malicorne commence à se produire à l'étranger. Les Anglais découvrent ainsi ce groupe de folk music en à l'occasion du Cambridge Folk Festival[16]. À travers ses chansons soucieuses de l'écologie, Malicorne s'oppose « à la guerre, à l'impérialisme américain »[17].
Pierre Kerhervé remplace Hughes de Courson sur scène (à la basse, aux instruments à vent et au chant) de à .
Au printemps 1976, Malicorne est à nouveau aux studios Acousti pour enregistrer son troisième album, l'emblématique Almanach. Publié en , l'album se présente comme un album-concept déclinant en douze titres traditionnels les « pratiques magiques qui sont en rapport direct avec les douze mois de l'année », comme l'explique Gabriel Yacoub sur la pochette de l'album. Almanach décroche son premier Disque d'or en pour 100 000 exemplaires vendus[18].À ce jour, Almanach s'est vendu à plus de 500 000 exemplaires dans le monde.[réf. nécessaire]
Déjà, Laurent Vercambre et Hughes de Courson ne veulent plus participer au groupe. Ils quittent Malicorne en septembre 1976 mais reviendront à l'été 1977, riches d'expériences acquises hors du groupe qu'ils mettront à profit pour l'enregistrement de l'album suivant.
René Werneer remplace Laurent Vercambre sur scène au violon[19] de au printemps 1977 tandis qu'Olivier Zdrzalik-Kowalski remplace Hughes de Courson sur scène à partir de .
Le quatuor originel aura donc réalisé seul les trois premiers albums studio du groupe avant d'être rejoint durablement en (principalement à la guitare basse et au chant) par Olivier Zdrzalik-Kowalski (présenté à Gabriel par Daniel Bornet qui le connaissait en tant que bassiste du groupe Komintern). Olivier participe à l'été 1977 au studio Normandie à l'enregistrement de Malicorne 4, le quatrième album du groupe qui sort en . Il participera à l'enregistrement de tous les albums suivants et deviendra ainsi membre à part entière de Malicorne.
Claude Alvarez-Pereyre est, à son tour, amené à remplacer Laurent Vercambre sur scène au violon dans le courant de l'année 1977.
Fin 1977, Malicorne publie sa première compilation intitulée Quintessence comprenant "Martin", un titre jusque là inédit en album car auparavant disponible uniquement en single (sorti début 1975)[20], qui deviendra l'un des titres les plus emblématiques du style et du son Malicorne.
À nouveau, Laurent Vercambre et Hugues de Courson ne veulent plus participer au groupe. Cette formation dite "classique" enregistre pourtant en 1978 son cinquième et dernier album studio, L'Extraordinaire Tour de France d'Adélard Rousseau, dit Nivernais la clef des cœurs, Compagnon charpentier du devoir, second album-concept du groupe (après Almanach).
En 1979, Malicorne publie En public, son premier album live, enregistrement (partiel) de deux concerts donnés à Montréal au El Casino les 2 & . Outre quelques-uns de leurs classiques issus des premiers albums et de Pierre de Grenoble, ce live comporte quelques titres inédits en studio : un medley de reels, une suite de branles et « C'est le mai », une chanson en partie écrite par Gabriel.
Cette formation classique (avec ou sans Olivier Zdrzalik-Kowalski) aura publié au total 7 albums (parmi les plus marquants du groupe) dont la première compilation et le premier album live du groupe.
La publication en 1979 de l'album live En public coïncide avec le départ définitif de deux de ses membres originaux, Laurent Vercambre et Hughes de Courson, qui sont tous deux remplacés par Patrick Le Mercier au violon et à la guitare et par Jean-Pierre Arnoux à la batterie et aux percussions.
L'anglais Brian Gulland aux vents et Dominique Regef à la vielle à roue et au violoncelle complètent la formation pour l'enregistrement de l'album Le Bestiaire (1979), troisième album-concept du groupe. Cette nouvelle formation (réduite à nouveau à un quintet avec le départ de Brian Gulland et Dominique Regef) s'éloignera du répertoire traditionnel en 1981 avec la publication de son second album Balançoire en feu, fruit d'une collaboration inédite avec un membre extérieur au groupe, le parolier Étienne Roda-Gil, qui rencontrera un succès mitigé[réf. nécessaire].
« [Sans] lassitude aucune mais plutôt l'impression d'avoir fait le tour du sujet », ayant « peur d'être moins créatifs » et conscients que leur « dernier album a dérouté [leurs] fans »[réf. nécessaire], les membres de Malicorne « d'un commun accord » décident d'arrêter : le groupe se sépare début 1982 à l'issue d'une dernière tournée de concerts achevée fin 1981. Comme l'explique Gabriel Yacoub, « on a choisi de tirer notre révérence et puis chacun avait d'autres projets artistiques ou projets de vie. Marie voulait privilégier sa vie de famille et moi j'ai continué une carrière en solo qui m'a mené d'Europe aux USA en passant par le Canada en écrivant mes propres chansons mais sans renier la musique traditionnelle. »[21]
Le groupe se reforme à l'été 1984 le temps d'une tournée de concerts nord-américaine en juillet–août et de quelques dates en France en octobre puis à nouveau en 1986 autour de l'album Les Cathédrales de l'industrie et enfin en 1987–1989 pour une tournée d'adieu passant notamment en Belgique, en Angleterre et aux États-Unis[22] (à laquelle Marie participera sur une partie seulement, limitée aux premiers concerts donnés fin 1987) et s'achevant par un concert donné le 22 juillet 1989 au festival des Tertres à Saint-Gouéno dans les Côtes-d'Armor[23].
Le , près de 29 ans après la première séparation du groupe et près de 22 ans après sa séparation définitive, sur l'insistance de Gérard Pont[24], le directeur des Francofolies de La Rochelle (« qui faisait le forcing depuis une quinzaine d’années pour programmer [le groupe] dans son festival »[21]), Gabriel accepte de reformer Malicorne le temps d'un concert exceptionnel donné dans le cadre du festival réunissant sur scène pour la première fois en 31 ans les cinq membres de la formation classique soit les quatre membres fondateurs Gabriel Yacoub, Marie Sauvet, Laurent Vercambre et Hughes de Courson augmentés d'Olivier Zdrzalik-Kowalski (qui avait rejoint le groupe seulement en 1976). Cette formation classique est complétée par Yannick Hardouin (basse) et David Pouradier Duteil (batterie et percussions) et rejointe sur scène par de nombreux artistes invités à interpréter à leur façon les classiques du répertoire de Malicorne : Gilles Chabenat, J. P. Nataf, Le Quatuor, Michel Rivard, Karl Zéro, Tété, Claire Diterzi, Bensé et Jil Is Lucky en duo[25].
La publication en d'un album et d'un DVD tous deux intitulés Concert exceptionnel aux Francofolies de la Rochelle rend compte de cet évènement.
Le concert exceptionnel aux Francofolies révèle au couple fondateur Gabriel Yacoub et Marie de Malicorne l'engouement intact du public et même l'intérêt des jeunes générations pour la musique de Malicorne. Gabriel et Marie mûrissent alors lentement le projet d'un nouveau groupe appelé d'abord « Gabriel et Marie de Malicorne » puis simplement Malicorne[non neutre]. Gabriel explique : « finalement, ce sera toujours Malicorne mais avec quatre nouveaux musiciens parmi lesquels de vieux complices comme Gilles Chabenat [à] la vielle » [ou Yannick Hardouin à la guitare basse] mais aussi l'arrivée dans le groupe d'un petit nouveau : l'accordéon diatonique « malicornisé » sous les doigts de Romain Personnat. »[21]
Sur scène, Malicorne reprendra « quelques "standards", histoire de ne pas décevoir ». Mais pas question pour le groupe « de se laisser enfermer dans le passé ou de s'imposer des limites. »[réf. nécessaire] Outre du « traditionnel [qu'il adapte] sans vergogne », le groupe « proposera d'autres textes plus oniriques que [Gabriel écrit lui-même] en gardant « l'esprit Malicorne» ». À côté des airs du Berry où [Gabriel s'est] installé depuis longtemps, on retrouvera « aussi diverses influences musicales allant de la Louisiane au Haut Moyen Âge en passant par Ravel, Debussy ou Fauré… »[21]
En , 38 ans après que Gabriel et Marie Yacoub ont publié l'album Pierre de Grenoble, le site web de Kerne Production (agence dirigée par Jean-Philippe Mauras jusqu'en 2013) annonce la formation d'un nouveau groupe sous le nom de « Gabriel et Marie de Malicorne » : outre le couple éponyme Gabriel Yacoub (chant, guitare, mandoloncelle) et Marie Sauvet (Marie de Malicorne sur scène) (chant, dulcimer, psaltérion), le groupe comptera Yannick Hardouin (claviers, basse acoustique, chant), Gilles Chabenat (vielle à roue électro-acoustique), tous deux collaborateurs de longue date de Gabriel (avec lequel ils jouent habituellement en trio), David Pouradier Duteil (percussions, chant) (déjà présent sur scène aux côtés de Malicorne lors du concert de La Rochelle) et un nouveau venu, Romain Personnat (accordéon diatonique, harmonium, chant).
Prenant modèle sur Almanach, album publié en 1976, Kerne Production annonce deux projets :
En , Daniel Bornet reprend le management du groupe. Le booking, jusque-là assuré par Kerne Production, est alors confié à Pyrprod[27][source insuffisante].
Au cours de l'« Almanach Tour », le groupe se produit dans des salles plus ou moins grandes mais aussi en plein air lors de festivals d'été. Pendant les six premiers mois, sur huit dates, l'« Almanach Tour » passe pas moins de cinq fois par la Bretagne[28][source insuffisante]. Par la suite, la tournée se poursuit dans toute la France mais passe aussi dans trois pays limitrophes ou proches : en Belgique en 2013, aux Pays-Bas en 2014 et en Suisse en 2015[réf. nécessaire].
Le 27 juillet 2015, Malicorne annonce sur sa page Facebook la continuation de la tournée jusqu'en 2016 en confirmant de nouvelles dates de concerts en France pour fin 2015 (une date en banlieue parisienne) et début 2016 (une date dans le centre et deux dates dans le sud-ouest où Malicorne tourne rarement)[réf. nécessaire].
Le , la page Facebook de Malicorne[source insuffisante] annonce que le groupe de 6 musiciens Gabriel et Marie de Malicorne devient simplement « Malicorne », à la suite du fait que le couple éponyme s'est aperçu que le nouveau nom « ne marchait pas du tout », que « dans l'esprit des gens ça restait Malicorne »[réf. nécessaire].
En , Malicorne rentre en studio à Greneville-en-Beauce pour commencer l'enregistrement du nouvel album. Le groupe travaille cinq titres : "Soleillet de l'air en l'air", "Géant" (deux titres que le groupe s'était déjà essayé à interpréter sur scène à l'été 1984 lors de sa tournée américaine), le tout nouveau titre "Au bout du bois", une nouvelle version du classique "Pierre de Grenoble" et un cinquième titre (non dévoilé) laissé seulement à l'état de maquette.
Un 7e musicien est présent sur scène lors du concert de Malicorne le à Aubervilliers : collaborateur de longue date de Gabriel Yacoub, le guitariste Nicolaïvan Mingot avait déjà participé à l'enregistrement en des cinq premiers titres prévus pour le nouvel album. Malicorne joue à nouveau à seulement 6 musiciens au concert suivant le à l'occasion du Gooikoorts Festival qui a lieu en Belgique, mais au concert d'après, le au Château d'Ars, Nicolaïvan Mingot est de retour sur scène avec le groupe et, depuis lors, a intégré la formation[réf. nécessaire].
Ancien membre fondateur du groupe, Laurent Vercambre, d'abord seul au violon et au nyckelharpa puis en fin de concert au sein du duo de nyckelharpas qu'il forme avec Eléonore Billy, rejoint Malicorne sur scène sur plusieurs titres le lors du festival du Château d'Ars[29]. C'est alors la première fois que Laurent rejoue avec Malicorne depuis le concert du groupe (dans sa configuration classique) aux Francofolies de La Rochelle 3 ans plus tôt le . Par la suite, Laurent Vercambre assure la première partie du concert parisien que Malicorne donne le au Trianon[30],[31].
Le , Malicorne annonce sur sa page Facebook[source insuffisante] le retour permanent au sein du groupe en de Laurent Vercambre au violon et au nyckel-harpa, en remplacement de Romain Personnat, avec un premier concert donné par la nouvelle formation le samedi à Dijon (Théâtre des Feuillants)[31]. Romain Personnat aura donc définitivement quitté le groupe après un dernier concert de l'année 2014 donné le à Coutances.
Le , Malicorne confirme que son nouvel album studio est toujours en préparation, confiant « prendre [son] temps pour qu'il soit de qualité » et annonce « souhaiter tout de même sortir [...] pour le mois d' » deux disques : un EP de 4 titres « pour donner le ton de l'album » et un vinyle (en deux versions) d'un nouveau titre, "Les Cendres de Jeanne"[32], une chanson écrite par Gabriel Yacoub sur le personnage de Jeanne d'Arc[33]. Finalement, seul le vinyle sera publié le sous le titre Jehanne, proposant deux versions différentes, l'une en face A intitulée "Les Cendres de Jeanne" (signée Gabriel Yacoub / Nicolaïvan Mingot) interprétée par Malicorne, l'autre en face B intitulée "Ghjuvanna" (signée Gabriel Yacoub / Nicolaïvan Mingot / Laurent Vercambre) curieusement interprétée par A Filetta, groupe corse ami de Malicorne[34].
Mi-, Malicorne annonce sur sa page Facebook le départ définitif de Laurent Vercambre après seulement neuf mois passé au sein du groupe[31]. Ce départ a été décidé de façon concertée avec le groupe, Laurent Vercambre souhaitant se lancer dans d'autres projets musicaux. À l'origine, Laurent Vercambre devait annoncer son départ sur scène à l'occasion d'un dernier concert donné au sein de Malicorne le à Coucy-le-Château dans le cadre du « Historica - Pagan Festival » mais le concert avait été annulé à la suite de l'annulation de l'intégralité du festival par ses organisateurs. Malicorne redevient donc une formation à 6 musiciens, comme c'était le cas depuis le début de la tournée jusqu'à l'arrivée de Nicolaïvan Mingot au sein du groupe au printemps 2013.
Le groupe donne un ultime concert le [4] lors du festival du chant de marin de Paimpol.
Le projet de nouvel album est définitivement abandonné concomitamment au dernier concert donné à Paimpol.
Les singles que Malicorne a publiés sont, pour la plupart, des singles promotionnels donc non destinés à la vente (sauf trois d'entre eux publiés en 1986, 1996 et 2015)[réf. souhaitée]:
L'influence de Malicorne, dans la vague folk des années 1970 en France, fut importante, au côté de groupes et d'artistes plus traditionnels comme La Bamboche ou La Chifonnie. Pour L'encyclopédie de la chanson française, le groupe est « le plus beau fleuron du folk français »[44]. Le groupe se caractérise par l'innovation constante, avec un important travail sur le son et le mariage réussi des instruments traditionnels (acoustiques) et modernes (électroacoustiques et électriques)[17].
De source traditionnelle, la plupart des chansons de Malicorne traitent de sujets sombres tels que les amours déçues (Le Deuil d'amour, Le Mariage anglais, Le Galant indiscret), la guerre (Pierre de Grenoble, Le Prince d'Orange), la cruauté (L'Écolier assassin), la pauvreté (Alexandre / Danse bulgare) ou de tristes histoires d'épouvante (L'Auberge sanglante). La magie et les malédictions en tout genre tiennent également une place importante dans les albums, à l'image du Bestiaire (1979)[réf. souhaitée].
À côté des titres sérieux, on[style à revoir] trouve également des textes ou des mélodies plus légères voire comiques (La Fille au cresson, Couché tard, levé matin, Ma chanson est dite, Le Branle des chevaux ou Le Ballet des coqs).
Le travail des voix est l'un des piliers de ce groupe novateur[réf. nécessaire], qui a fait des chants et complaintes a cappella une de ses spécialités, notamment avec des titres comme Le Prince d'Orange, Marions les roses ou La Blanche Biche. Quasiment toutes leurs chansons a cappella peuvent être retrouvées sur la compilation Vox (1996).
De la guitare électrique au mandoloncelle en passant par le cromorne ou le violon, le groupe a marié les instruments traditionnels et électriques. Les mélodies sont généralement issues du répertoire traditionnel, mais souvent des compositions originales introduisent ou finissent des thèmes traditionnels.
Le groupe travaille également sur des sons novateurs et des bruitages qui créent une ambiance particulière et va jusqu’à créer des instruments nouveaux tels que l'orgue à voix qu'on peut entendre notamment sur le titre La Blanche Biche (1977). Sont utilisés également des instruments moins connus tels que le dulcimer, l'épinette, la vielle à roue, le nyckelharpa, la viole d'amour, l'orgue Elka, etc.
Les influences musicales du groupe sont principalement les musiques traditionnelles française et québécoise, la musique du Moyen Âge, la musique celtique mais aussi le rock et le jazz[45].
Certains disques ont un thème général ou un fil conducteur, faisant d'eux des albums-concept[réf. souhaitée] :
Le disque Almanach (1976) reste à ce jour encore l'album le plus vendu par le groupe (500 000 exemplaires)[réf. souhaitée].
Sur leur première compilation Quintessence (1977) figure un titre, "Martin" (paru originellement en single) uniquement disponible (en LP) sur ce disque.
« Dans le sillage de l’album A l’Olympia de Stivell, véritable best-seller, Malicorne connaît à partir de 1973 un succès assez inattendu. [...] Le mouvement prend alors de l'ampleur. »