Phil Collins
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Phil Collins en 2007.
Informations générales
Surnom Phil Collins
Nom de naissance Philip David Charles Collins
Naissance (70 ans)
Drapeau du Royaume-Uni Chiswick (Londres, Royaume-Uni)
Activité principale auteur-compositeur-interprète, acteur, producteur musical,
Genre musical Pop, rock progressif, jazz fusion, soul
Instruments batterie, percussions, chant, piano, synthétiseur, guitare rythmique, basse
Membre de Genesis, Real Thing, Charge, Freehold, Hickory, Flaming Youth, Brand X
Années actives 1968-2011
depuis 2015
Labels Virgin Records
Atlantic Records
Influences The Beatles, The Four Tops, Aretha Franklin, Buddy Rich, Bruce Hornsby, Steve Winwood, Led Zeppelin, The Temptations
Site officiel https://philcollins.de/

Philip David Charles Collins, dit Phil Collins, né le à Chiswick dans le borough londonien de Hounslow (Angleterre), est un auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur musical britannique. Connu en tant que batteur et chanteur du groupe Genesis, il a également une prolifique carrière solo ; il mène ces deux carrières en parallèle de 1981 à 1996.

Bercé par les rythmes soul et pop des années Motown et par les Beatles, Phil Collins commence très jeune une carrière professionnelle de batteur dans la musique. Il commence sa carrière en 1969 en tant que batteur du groupe Flaming Youth qu'il forme avec son ami Ronnie Caryl, Brian Chatton et Gordon Smith. Malgré quelques apparitions télé et des critiques favorables, le groupe se sépare en 1970. Peu de temps après, Phil devient membre de Genesis à partir de 1970, groupe de rock progressif qui a été fondé en 1967. À l'origine uniquement batteur et choriste du groupe, c'est à la suite du départ du chanteur Peter Gabriel en 1975 que Phil Collins devient un peu par défaut, en 1976, la voix de Genesis. Le groupe s'adjoint alors un deuxième batteur pour les tournées (Bill Bruford en 1976, Chester Thompson par la suite), et les duos de batterie avec Collins deviennent des temps forts de leurs concerts : Phil étant gaucher et son compère droitier, les deux batteurs semblent jouer en miroir. À partir de succès tels que Follow You Follow Me en 1978, Genesis connaît sa plus grande période de réussite commerciale, qui dure jusqu'au début des années 1990. Encensé par le triomphe de sa carrière solo, il se détache de son poste au sein du groupe en 1996. Genesis se reforme en 2007 pour une grande tournée mondiale couronnée de succès.

Dans les années 2010, Phil Collins connaît des problèmes de santé liés à ses vertèbres qui font qu'il ne peut plus jouer de batterie, il annonce ainsi qu'il prend sa retraite. En 2016, il annonce qu'il sort de sa retraite et de 2017 à 2019 repart en tournée avec son fils Nicholas à la batterie. En 2021, Genesis prévoit son retour avec une nouvelle tournée The Last Domino[1].

Certaines de ses chansons rencontrent un très grand succès, telles que Against All Odds, Another Day in Paradise, Easy Lover, Something Happened on the Way to Heaven, Do You Remember?, Two Hearts, Take Me Home, In the Air Tonight, Sussudio.

Phil est l'un des meilleurs batteurs de rock progressif de sa génération : il s'est d'ailleurs toujours considéré comme un batteur avant d'être un chanteur. Et il est aussi un multi-instrumentiste, jouant toutes sortes de percussions, du piano et autres claviers, de la guitare et de la basse, comme sur son album Both Sides sorti en 1993 qu'il a écrit entièrement et enregistré seul sans aucun autre musicien. Il reçoit sept Grammy Awards, un Oscar et deux Golden Globes. Il a son étoile sur le Hollywood Hall of Fame. Il devient ainsi l'un des batteurs les plus prolifiques de sa génération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Phil Collins à Pérouse en 1996.

Phil Collins commence à jouer de la batterie dès l'âge de 5 ans et de là débute une passion inconditionnelle pour tout ce qui est rythmique. Sa mère travaille dans une agence de théâtre, l'école Barbara Speake Stage School, ce qui lui permettra de décrocher de petits rôles dans des pièces de théâtre, des feuilletons ou des publicités[2]. Il a un frère, Clive, qui est illustrateur et une sœur, Carol, qui est patineuse professionnelle.

Phil Collins commence sa carrière très jeune en tant qu'enfant acteur et modèle. À 12 ans, il joue Artful Dodger dans la production Oliver sur scène à Londres. Ensuite, il fait une rapide apparition dans le film de Richard Lester A Hard Day's Night sous les traits d'un jeune fan dans la foule pendant une performance des Beatles, mais la scène n'a pas été retenue dans le montage. Cette expérience sur grand écran sera suivie par une autre tout aussi intéressante à la télévision alors qu'il joue dans la série Calamity the Cow, produite par la Children's Film Foundation. Puis il fait partie des seconds rôles pour le film Chitty Chitty Bang Bang, la scène finale où des enfants courent vers le château, mais sera coupée au montage.

Malgré ces rôles, Phil ne s'épanouit pas en tant qu'acteur ; sa passion c'est la musique et ce qu'il veut, c'est être batteur et d'en faire son métier. Plus tard, il se joint à un groupe nommé The Real Thing, avec Philip Gadd à la guitare, son frère Martin Gadd à la basse et Peter Newton au chant, tous des copains de l'école Barbara Speake Stage School. Plus tard, il obtient des engagements avec le groupe Charge avant de former Freehold, formé de John « Fluff » Hunt à la guitare et au chant, Les Mannering à la basse et au chant, Jeff Slater au chant et au tambourin et bien sûr Phil Collins à la batterie et au chant, avec lesquels il écrira sa première chanson Lying, Crying, Dying en 1968.

Il a 18 ans quand, avec son ami et complice le guitariste Ronnie Caryl, il accompagne le chanteur américain John Walker des Walker Brothers en tournée en Grande-Bretagne. Les deux autres musiciens sont Gordon « Flash » Smith à la basse et l'ex-organiste des Warriors — ancien groupe de Jon Anderson —, Brian Chatton. Lorsque la tournée prend fin, les quatre jeunes musiciens décident de rester ensemble et de tenter leur chance en tant que groupe, ils forment donc Hickory et enregistrent un single Green Light/The Key sorti chez CBS Records le . Cette formation deviendra par la suite Flaming Youth, lorsqu'ils rencontrent les auteurs Ken Howard et Alan Blaikley qui leur proposent d'enregistrer un album. Le groupe signe chez Fontana Records et enregistre l'album Ark II en 1969, qui sera classé « Album du mois » par le magazine musical britannique Melody Maker. Il joue au London Planetarium pour le lancement de l'album en 1969. Après avoir donné quelques concerts, le groupe n'arrive plus à susciter d'intérêt tant de la part du public que des médias, et malgré l'ajout d'un nouveau musicien, l'organiste Rod Mayall le frère de John Mayall, Flaming Youth finit par se séparer.

Toujours en 1969, Phil a un petit rôle de vendeur de crème glacée dans le film I Start Counting de David Greene sur un scénario de Richard Harris, toutefois il n'est pas crédité dans le générique.

Phil est invité, en 1970, en tant que musicien de session sur l'album de George Harrison, All Things Must Pass sur lequel il joue des congas sur la chanson Art Of Dying. Mais selon l'autobiographie de Phil Collins, Not dead yet, sa performance a finalement été rejetée.

Carrière au sein de Genesis (années 1970)[modifier | modifier le code]

Au milieu de l'année 1970, le groupe rock progressif Genesis poste une annonce dans le magazine Melody Maker à la suite du départ de son batteur John Mayhew et de son guitariste Anthony Phillips : « Groupe cherche batteur sensible à la musique acoustique et un guitariste acoustique 12 cordes ».[3],[4] A la suite de la lecture de l'annonce, Phil Collins et Ronnie Carryl se rendent à l'audition qui se déroule chez les parents du chanteur de Genesis Peter Gabriel dans le Surrey. Ils arrivent tôt; Collins va nager dans la piscine tout en mémorisant les pièces musicales avant son audition[5]. Il se souvient : « Ils ont mis Trespass, et mon impression initiale était d'une musique très douce et ronde, pas énervée, avec des harmonies vocales, et ça me faisait penser à Crosby, Stills et Nash. »[6] Collins réussit son audition et est choisi pour rejoindre le groupe en août 1970. Genesis prend ensuite deux semaines de vacances, durant lesquels Collins gagne de l'argent en tant que décorateur extérieur[7]. Ronnie Caryl, quant à lui, est recalé lors des auditions pour la guitare. Il n'était pas un bon choix selon le bassiste Mike Rutherford (trouvant son approche trop blues pour le son du groupe), bien qu'il ait participé à un concert avec Genesis à la Grammar School de Aylesbury, le en remplacement de leur guitariste de soutien Mick Barnard. Le groupe engage finalement Steve Hackett en 1971[6].

Dans cette nouvelle formation de Genesis, Phil Collins enregistre quatre albums (Nursery Cryme, Foxtrot, Selling England by the Pound et The Lamb Lies Down on Broadway) en tant que batteur et seconde voix derrière Peter Gabriel sur de nombreux titres, et s'essaye même au chant sur For Absent Friends (sur Nursery Cryme)[8] et More Fool Me (sur Selling England by the Pound)[9].

En 1973, Collins et Hackett jouent sur le premier album solo, Two Sides of Peter Banks, du premier guitariste de Yes Peter Banks. En 1974, durant les sessions d'enregistrement de l'album The Lamb Lies Down on Broadway, Collins joue de la batterie sur le second album solo de Brian Eno Taking Tiger Mountain (By Strategy) alors que ce dernier avait précédemment contribué aux effets électroniques sur les chansons In the Cage et Grand Parade of Lifeless Packaging[10].

En 1975, Peter Gabriel quitte le groupe à l'issue de la tournée The Lamb Lies Down on Broadway. Dans un premier temps, Genesis porte une annonce dans Melody Makers pour trouver un remplaçant au chant, laquelle aura plus de 400 réponses. Après avoir auditionné sans satisfaction les candidats pour le remplacer, les membres du groupe demandent à Phil Collins de passer au chant tout en restant le batteur du groupe comme avant en studio[11]. Phil avait déjà chanté auparavant avec les groupes Freehold et Flaming Youth ainsi qu'avec Genesis : il avait donc une bonne expérience pour ce poste. Par contre, en concert, ils auront besoin d'un deuxième batteur lorsque Collins chante, ce dernier ne regagnant sa batterie que dans les passages ou titres instrumentaux. Ainsi, le groupe est désormais un quatuor pour l'enregistrement de l'album A Trick of the Tail avec Phil au chant et à la batterie[11].

L'album est une réussite critique et commerciale, se classant en troisième position au Royaume-Uni et en trente et unième place aux États-Unis;[12] Rolling Stone écrit alors que Genesis a réussi à transformer la catastrophe possible du départ de Gabriel en leur premier succès américain à grande échelle.[13] En 1976, pour la tournée qui suit, Collins accepte une offre de l'ancien batteur de Yes et King Crimson Bill Bruford pour jouer de la batterie avec Genesis pendant que le premier est au chant. L'année suivante, Chester Thompson remplace Bruford à la batterie lors des tournées du groupe et devient un des piliers du groupe en tournée ainsi qu'un des principaux musiciens d'accompagnement dans la future carrière solo de Phil Collins.

Mike Rutherford avec sa guitare deux manches Shergold avec Phil Collins à la batterie lors du concert à Toronto le 3 juin 1977

Wind & Wuthering est le dernier album de Genesis avant le départ de Hackett en 1977. Comme pour le départ de Peter Gabriel, le musicien partant n'est pas remplacé, et c'est le bassiste et guitariste Mike Rutherford qui reprend la guitare pour une formation de Genesis en trio, avec Phil Collins et le claviériste Tony Banks. Le guitariste Daryl Stuermer est engagé pour seconder Rutherford à la guitare et à la basse lors de tournées et sera par la suite, lui aussi, l'un des principaux musiciens accompagnant Phil Collins dans sa carrière solo.

À la fin de la décennie, Genesis décide de rendre le rock progressif plus accessible et plus pop. Ainsi, l'album And Then There Were Three... en 1978 contient leur premier tube classé dans le top 10 britannique Follow You Follow Me[14],[15].

En dehors de Genesis, Phil Collins chante et joue de la batterie et du vibraphone sur le premier album solo Voyage of the acolyte de Steve Hackett, l'ex-guitariste de Genesis, en 1975 (sur lequel le bassiste de Genesis Mike Rutherford figure également).[16] Puis il se joint à une liste de musiciens chevronnés pour l'album Peter & The Wolf, d'après l'œuvre de Prokofiev, il est entouré, entre autres, de Jack Lancaster, Robin Lumley, Bill Bruford, Stéphane Grappelli, Cozy Powell, Gary Moore, Manfred Mann, Gary Brooker, Alvin Lee, Brian Eno, [17]. Collins joue aussi des percussions sur l'album Johnny the Fox du groupe Thin Lizzy.[18] Le 14 septembre 1976, Phil devient papa, car Simon, son premier enfant, naît.

Le batteur participe également aux albums Another Green World, Before and After Science et Music for Films de Brian Eno;[19] et remplace le batteur Phil Spinelli dans le groupe de Jazz fusion Brand X avant l'enregistrement de leur premier album Unorthodox Behaviour en 1976. Il avait déjà participé avec ses nouveaux comparses à l'enregistrement de l'album Marscape de Jack Lancaster quelques mois plus tôt. Le temps qu'il passe avec Brand X donne à Collins sa première occasion d'utiliser une boîte à rythmes et un magnétophone à 8 pistes.[20] Il chante également sur un album solo d'Anthony Phillips (qui était guitariste de Genesis jusqu'en 1970) et le second album de Brand X, Moroccan Roll.[21] Phil indique avoir proposé ses services auprès de Pete Townshend pour remplacer Keith Moon au sein des Who après son décès, mais Townshend lui aurait répondu avoir déjà sollicité Kenney Jones[22].

Premiers albums en solo et consécration mondiale avec Genesis (1978-1984)[modifier | modifier le code]

En décembre 1978, Genesis se met en pause, le temps que Phil se rende à Vancouver au Canada pour se concentrer sur sa famille, son mariage étant devenu tendu après ses longues tournées.[23] N'ayant pas réussi à sauver la relation, Collins retourne au Royaume-Uni en avril 1979, date à laquelle Banks et Rutherford enregistraient leurs albums solo. Ayant du temps libre avant d'enregistrer un nouvel album pour Genesis, Collins joue sur l'album Product de Brand X avec qui il part en tournée et joue de la batterie sur l'album Grace and Danger de John Martyn. Durant cette période, il commence également à écrire son premier album solo, Face Value, chez lui dans le Surrey.[23] Après cela, le groupe Genesis se retrouve pour l'enregistrement de l'album Duke qui sort en 1980[24].

Face Value sort en février 1981. Il comporte une nouvelle version de Behind the Lines, première chanson de l'album Duke, dans une version plus orientée funk avec les cuivres de Earth, Wind & Fire. Collins y chante et joue des claviers et de la batterie.[25] Il cite son divorce comme la principale influence sur les textes et les thèmes de l'album[26] et déclare : « J'avais une femme, deux enfants, deux chiens et le lendemain je n'avais plus rien. Donc, beaucoup de ces chansons ont été écrites parce que je traversais ces changements émotionnels. »[27] Collins produit l'album en collaboration avec Hugh Padgham, avec lequel il avait également travaillé sur le troisième album de Peter Gabriel en 1980[28].

Face Value est un succès international, atteignant le numéro un dans sept pays dans le monde et le numéro sept aux États-Unis, où il se vend à 5 millions d'exemplaires.[12],[29] In the Air Tonight, le premier single de l'album, devient un hit et atteint le numéro deux des charts britanniques.[28] Durant l'enregistrement de la chanson, Phil invente un nouveau son en incorporant à de la batterie traditionnelle des percussions pré-enregistrées (« Drum Machine »). Cette technique sera maintes fois reprise depuis par d’autres musiciens. Puis, il reprend le fameux son gated reverb créé avec Hugh Pagdam : en effet, l'effet de réverbération fermée utilisé sur la batterie de Collins est une technique développée par Padgham alors qu'il travaillait comme ingénieur sur la chanson de Peter Gabriel Intruder sur laquelle Collins jouait de la batterie. Le « son Collins » est né et va être une référence mondiale par la suite dans d'innombrables albums studio et sur scène avec des artistes comme Duran Duran, Tears for fears, Daniel Balavoine, Johnny Hallyday, Michel Berger et Renaud Hantson.

À la suite de l'invitation du producteur de disques Martin Lewis, Collins se produit en concert en tant qu'artiste solo lors d'une émission-bénéfice d'Amnesty International The Secret Policeman's Other Ball au Theatre de Drury Lane à Londres en septembre 1981, interprétant In the Air Tonight et The Roof Is Leaking.[30] Collins travaille également à nouveau avec John Martyn cette année, produisant son album Glorious Fool.[31]

Phil Collins en concert en 1981.

En septembre 1981, Genesis publie l'album Abacab, avant de partir en tournée jusqu'en 1982. Cette tournée est résumée dans l'album live de Genesis Three Sides Live en 1982.

Au début de 1982, Collins produit et joue sur Something's Going On, le troisième album solo d'Anni-Frid Lyngstad du groupe ABBA,[32] et interprète la plupart des parties de batterie sur Pictures at Eleven, le premier album solo de Robert Plant (ex-Led Zeppelin).[33] La même année, le batteur Gerry Conway quitte Jethro Tull ; le groupe étant invité à jouer au Prince's Trust Concert le , c'est Phil Collins qui le remplace lors de cet événement. En octobre 1982, Collins participe au concert de retrouvailles unique de Genesis Six of the Best au Milton Keynes Bowl dans le Buckinghamshire, qui marque le retour de Gabriel au chant et Hackett à la guitare[34].

Le deuxième album solo, Hello, I Must Be Going, sort en novembre 1982. Ses problèmes conjugaux continuent à inspirer ses chansons, notamment I Don't Care Anymore et Do You Know, Do You Care. L'album est n°2 au Royaume-Uni et n°8 aux États-Unis, où il se vend à 3 millions d'exemplaires.[14],[29] Le second single, la reprise You Can't Hurry Love des Supremes, devient le premier single numéro un britannique de Collins et est n°10 aux États-Unis.[12] Collins soutient l'album avec la tournée Hello, I Must Be Going! en Europe et en Amérique du Nord de novembre 1982 à février 1983. Après la tournée, Collins joue de la batterie sur le deuxième album solo de Robert Plant, The Principle of Moments,[33] et produit et joue sur deux titres de l'album d'Adam Ant Strip (Puss 'n Boots et Strip)[35].

En mai 1983, Collins, Banks et Rutherford enregistrent l'album Genesis. L'album rencontre le succès à sa sortie, porté par les chansons Mama et That's All. La tournée de promotion de l'album se termine par cinq spectacles à Birmingham, en Angleterre, en février 1984. Ces derniers sont filmés et diffusés sous le nom de Genesis Live - The Mama Tour[36].

Apogée commercial en solo et au sein de Genesis (1984-1991)[modifier | modifier le code]

En février 1984, Collins sort en single Against All Odds, le thème principal du film du même titre. La chanson est produite par Arif Mardin,[37] et est l'une des rares chansons publiées par Collins qu'il n'a pas coproduit lui-même. Le single, plus pop et accessible commercialement que les précédents albums solo de l'artiste, devient son premier single solo en tête du Billboard Hot 100 aux États-Unis, et est n°2 au Royaume-Uni. Le titre est récompensé au Grammy Award[15].

En 1984, Collins contribue à la production sur le troisième album solo du chanteur de Earth, Wind & Fire, Philip Bailey intitulé Chinese Wall, qui comprend un duo des deux musiciens, Easy Lover. La chanson arrive en tête des classements au Royaume-Uni l'année suivante.[12],[38] Il produit et joue également de la batterie sur l'album Behind the Sun d'Eric Clapton, paru en mars 1985. En novembre, Collins fait partie du supergroupe caritatif Band Aid pour aider à soulager la famine éthiopienne et joue de la batterie sur son single Do They Know It's Christmas?, qui est enregistré aux Sarm West Studios à Notting Hill, Londres.[39],[40]

Collins adapte son programme de tournée au début de 1985 pour rendre possible son apparition aux Oscars au cas où Against All Odds serait nominé pour la meilleure chanson originale. Ne connaissant pas son importance en tant qu'interprète musical, une note destinée au label de Collins en provenance du coproducteur de la télédiffusion Larry Gelbart explique le manque d'invitations : « Merci pour votre note concernant Phil Cooper [sic]. J'ai peur que les places soient déjà remplies. » Collins regarde plutôt l'actrice et danseuse Ann Reinking interpréter sa chanson.[41] La performance de Reinking est décrite par un critique comme une «  interprétation absurdement inappropriée  » de la chanson.[42] Le Los Angeles Times déclare: « Reinking a fait un travail incroyable en détruisant totalement une belle chanson. Le mieux que l'on puisse dire de sa performance est que le décor était beau. »[43] Collins l'introduira lors des concerts suivants en disant : « Je suis désolé que Miss Ann Reinking ne puisse pas être ici ce soir ; je suppose que je dois juste chanter ma propre chanson. »[42]

Collins publie l'album No Jacket Required, en février 1985. Il est en tête des classements à la fois au Royaume-Uni et aux États-Unis.[12] Ce sera l'album le plus vendu de sa carrière. Il contient les tubes One More Night et Sussudio (tous deux n°1) ainsi que Don't Lose My Number et Take Me Home. Lalbum comporte également les contributions de Sting et de Peter Gabriel aux chœurs. Il enregistre également la chanson Separate Lives en duo avec Marilyn Martin pour le film Soleil de nuit.[15] Collins est l'artiste le plus prolifique de l'année en classant trois de ses chansons en tête de classment aux États-Unis durant l'année 1985 (Sussudio, One More Night et Separate Lives)[15],[44].

No Jacket Required est critiqué pour être « trop commercial », en dépit d'un accueil critique positif. Sussudio est critiquée car trop similaire à 1999 de Prince, que Collins ne nie pas,[45] et sa composition a été désignée comme la plus détestée de sa carrière.[46] No Jacket Required gagne trois récompenses aux Grammy Award dont l'album de l'année et a valu à Collins les deux premiers de ses six Brit Awards, le prix du meilleur interprète masculin britannique et de l'album britannique.[47]

Le 13 juillet 1985, Phil Collins joue au Live Aid au stade Wembley Stadium (vue d’extérieur) à Londres avant de prendre l’avion pour rejoindre le concert de Philadelphie.

En juillet 1985, Collins participe aux concerts caritatifs du Live Aid, dans la continuité de l'effort de collecte de fonds lancé par Band Aid. Collins est le seul artiste à jouer aux deux concerts au Wembley Stadium à Londres et au concert américain au JFK Stadium de Philadelphie le même jour.[48] Après son interprétation réussie à Londres avec Against All Odds, In the Air Tonight et avoir joué aux côtés de Sting, Collins part à Philadelphia en Concorde à ses frais pour rejoindre sa batterie d'abord pour Eric Clapton, puis pour Robert Plant et Jimmy Page qui reforment le groupe Led Zeppelin le temps du concert. Cette dernière performance est mal accueillie et plus tard désavouée par le groupe.[49] Page déclarera que Collins n'avait pas appris ses parties de batterie pour le concert.[50] Collins répondra que le groupe « n'était pas très bon », déstabilisé par le jeu de Jimmy Page, et qu'il a seulement continué de participer au concert plutôt que de quitter la scène afin d'éviter une mauvaise publicité[51].

La presse musicale remarque que le succès astronomique de Collins en solo l'avait rendu plus populaire que Genesis.[52] Avant la sortie de No Jacket Required, Collins insiste sur le fait qu'il ne quittera pas le groupe. « Le prochain à partir mettra fin au groupe » déclare Collins au magazine Rolling Stone en mai 1985. « Je me sens plus heureux de ce que nous faisons maintenant, car je sens que c'est plus proche de moi. Je ne serai pas celui qui y mettra fin au groupe. » Collins ajoute, « Le pauvre vieux Genesis me gêne parfois. Je ne quitterai toujours pas le groupe, mais j'imagine que cela se terminera par consentement mutuel. »[52]

En octobre 1985, Collins retrouve Banks et Rutherford pour enregistrer le prochain album de Genesis, Invisible Touch. Le , on le retrouve à jouer le rôle de Phil Mayhew, un truand dans la série Miami Vice aux côtés de Don Johnson et Philip Michael Thomas, dans l'épisode Phil The Shill.

En mars 1986 a vu la sortie du tube No One Is to Blame de Howard Jones avec Phil Collins à la batterie, aux chœurs et à la coproduction (avec Hugh Padgham). Collins apparaît également en tant que producteur, batteur et choriste dans l'album August de son ami Eric Clapton.

Lors de la sortie de l'album en juin 1986, la chanson éponyme parue en single est la première chanson du groupe à arriver en tête de classement aux États-Unis. Le groupe reçoit son unique Grammy Award de sa carrière et une nomination pour le MTV Video Music Award for Video of the Year en 1987 pour le single Land of Confusion qui présente des caricatures de marionnettes créées par l'équipe satirique britannique Spitting Image.[53] Le clip est réalisé par Jim Yukich et John Lloyd. Les critiques d'Invisible Touch sont mitigées et de nombreuses comparaisons ont été faites avec le travail solo de Collins, mais J. D. Considine du Rolling Stone salue l'attrait commercial de l'album, déclarant que « chaque morceau est soigneusement taillé afin que chaque fioriture ne livre pas une épiphanie instrumentale mais qu'il soit accrocheur ».[54] C'est le plus gros succès commercial du groupe à ce moment-là avec plus de 10 millions de ventes. Il donne lieu à une grande tournée qui se poursuit jusqu'en  : le plus grand concert se déroule au stade de Wembley le 3 et le .

En 1988, Collins obtient son premier grand rôle dans la comédie romantique policière britannique Buster. Il y joue le rôle de Buster Edwards, un criminel condamné pour son rôle dans l'attaque du train postal Glasgow-Londres en 1963. Sa sœur Carole Collins tient d'ailleurs un petit rôle dans le film, son personnage prénommé Linda étant, selon l'autobiographie Not Dead Yet de Phil Collins, « une voisine bruyante ». Les critiques du film sont mitigées et la controverse s'ensuivit sur son sujet ; le prince Charles et la princesse Diana déclinent une invitation à la première du film après qu'il soit accusé de glorifier le crime.[55] Cependant, la performance de Collins face à Julie Walters reçoit de bonnes critiques et il contribue à quatre chansons de la bande originale du film. La reprise en mode ballade de A Groovy Kind of Love est son nouveau n°1. Le film contient également le tube Two Hearts (coécrit avec Lamont Dozier) récompensé au Golden Globe de la meilleure chanson originale et nominé à l'Oscar. Le critique de cinéma Roger Ebert déclare que le rôle de Buster est « joué avec une efficacité surprenante » par Collins, bien que la bande originale du film se soit avérée plus réussie que le film.[56]

Étoile sur le trottoir du Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.

En 1989, il est un des artistes invités pour la tournée des Who, pour jouer le rôle du vicieux Oncle Ernie durant une production de l'opéra rock Tommy.[57] Cette même année vient au monde son deuxième enfant et unique fille Lily. De plus, il apparaît en duo de batterie avec Manu Katché sur la chanson Woman In Chain de Tears For Fears dans l'album The Seeds of Love.

D'avril à octobre 1989, Collins enregistre son quatrième album...But Seriously en Angleterre et à Los Angeles, dans lequel il aborde des thèmes sociaux et politiques dans ses paroles. L'album paraît en novembre 1989 avec un nouveau succès commercial important dans le monde entier, classé n°1 dans plusieurs pays pendant plusieurs semaines.[14] Il est l'un des albums les plus vendus de l'histoire sur le territoire britannique[58] et le second le plus vendu sur le territoire allemand.[59] La chanson Another Day in Paradise est une chanson évoquant la condition des sans domicile fixe et comporte David Crosby aux choeurs. À sa sortie en octobre 1989, la chanson devient le dernier n°1 des années 1980 aux États-Unis. Malgré son succès, la chanson est également fortement critiquée et devient liée à des allégations d'hypocrisie faites contre Collins.[60],[61] Répondant aux critiques de la chanson, Collins déclare : « Quand je conduis dans la rue, je vois les mêmes choses que tout le monde voit. C'est une idée fausse que si vous avez beaucoup d'argent, vous êtes en quelque sorte déconnecté de la réalité. »[62] En 1991, Another Day in Paradise gagne le Grammy Award de l'enregistrement de l'année.[63],[64] D'autres chansons de ...But Seriously sont classées dans le top 5 aux États-Unis: Something Happened on the Way to Heaven, Do You Remember? et I Wish It Would Rain Down (avec Eric Clapton à la guitare)[14],[15].

Le 30 juin 1990, Phil Collins se produit à Knebworth dans le cadre d'un concert organisé pour le Nordoff-Robbins Music Therapy Center (musicothérapie au profit des enfants handicapés) et de la BRIT School For Performing Arts and Technology. Il y donne une double prestation : d'abord en solo accompagné par ses musiciens habituels, il interprète 5 titres (In The Air Tonight, Colours, Drum Duet, Another Day In Paradise et Sussudio) ; puis au sein de Genesis, il chante sur 4 titres (Mama, That's All, Throwing It All Away, et le medley Turn It On Again sur lequel apparaissent également ses musiciens). Ses prestations (et celles d'autres artistes comme Dire Straits, Eric Clapon, Tear for Fears, Status Quo, Elton John, Robert Plant, Pink Floyd Paul McCartney, The Shadows) font l'objet d'éditions en CD, K7, VHS et DVD sous le titre Live at Knebworth 1990.

En 1991, il a un petit rôle dans le film Hook ou la Revanche du capitaine Crochet de Steven Spielberg.

Phil Collins quitte ses deux acolytes de Genesis (Tony Banks et Mike Rutherford) en 1996. Il ne reviendra que pour la tournée de 2007.

En 1991, Collins rejoint à nouveau Banks et Rutherford pour écrire et enregistrer un nouvel album de Genesis, We Can't Dance. Ce dernier devient le cinquième album consécutif n°1 du groupe au Royaume-Uni et atteint le n°4 aux États-Unis. L'album se vend à plus de 10 millions d'exemplaires, dont 4 aux États-Unis. Il contient les chansons Jesus He Knows Me, I Can't Dance, No Son of Mine, et Hold on My Heart. Collins participe à la tournée mondiale du groupe en 1992 dont sera tiré l'album The Way We Walk en deux parties. Genesis est récompensé groupe de l'année aux American Music Awards en 1993.[65] Collins coécrit, chante et joue la chanson Hero de David Crosby[66].

We Can't Dance est le dernier album studio du groupe avec Phil Collins, qui le quittera officiellement en 1996 pour se consacrer pleinement à sa carrière solo. Il expliquera au moment de son départ qu'après avoir été membre du groupe pendant 25 ans, il veut passer à autre chose. Cela devient également trop difficile de concilier ses deux carrières ; en étant en même temps le batteur-chanteur de Genesis et un artiste solo, il a peu de temps à consacrer à sa famille et il a besoin de souffler un peu. Il sera éphémèrement remplacé par Ray Wilson au chant le temps d'un unique album en 1997, avec Nir Zidkyahu et Nick D'Virgilio à la batterie. En plus de Zidkyathu, ce nouveau Genesis recrutera pour la scène un nouveau guitariste-bassiste Anthony Drennan, en remplacement de Daryl Stuermer, retenu par Phil Collins pour ses tournées de 1997 et 1998.

Nouveaux projets en solo (1993-2007)[modifier | modifier le code]

Ses ventes records diminuent cependant considérablement à partir de la sortie du disque Both Sides en 1993, à cause de plusieurs chansons durant de six à sept minutes, difficilement adaptées pour passer en radio. Pour cet album, il écrit et compose entièrement toutes les chansons sur lesquelles il est également le seul musicien : l'album est le plus dépouillé et le plus personnel de tous ses disques. Les sorties suivantes n'atteindront jamais plus les niveaux de vente de ses disques des années 1980. Les ventes totales mondiales des albums de Phil Collins, y compris ceux publiés par Genesis, atteignent approximativement les deux cents millions.

Fin 1993, Phil a un rôle dans le film Les Soldats de l'espérance de Roger Spottiswoode qui traite du sida.

En 1994, Phil Collins est nommé Lieutenant de l'Ordre royal de Victoria (LVO), en reconnaissance pour son travail au nom du Prince's Trust. Et deux ans plus tard, on le retrouve en concert à Montreux avec le big band, dirigé par Quincy Jones avec une apparition de Tony Bennett et Oleta Adams. Ils reprennent des succès solo de Phil ainsi que de Genesis, plus des standards de jazz évidemment, tels que Milestones de Miles Davis et Pick up the pieces du Average White Band. Ce concert est filmé et on peut le revoir sur le DVD Live at Montreux sur le DVD bonus.

En octobre 1996, Collins sort son sixième album solo, Dance into the Light. Il est n°4 au Royaume-Uni et N° 23 aux États-Unis. L'album est reçu négativement par la presse musicale et se vend moins que ses albums précédents. Entertainment Weekly expliqué que «  même Phil Collins doit savoir que nous nous sommes tous fatigués de Phil Collins ».[67] L'album contient les chansons Dance into the Light, qui est n°9 au Royaume-Uni, et le beatlesque It's in Your Eyes.[68] L'album est disque d'or aux États-Unis. Collins part en tournée de promotion de l'album en 1997, couvrant 82 dates. Il joue Take Me Home au concert de Music for Montserrat à Londres pendant cette période, aux côtés de Paul McCartney, Elton John, Eric Clapton, Mark Knopfler et Sting[69].

En 1998, Phil Collins est contacté par Disney pour composer la bande originale de Tarzan, il accepte. Après avoir écrit et composé toutes les chansons de Tarzan, avec la collaboration de Mark Mancina, les producteurs de Disney demandent à Phil d'interpréter lui-même ses chansons et Phil relève le défi. Il y chante en cinq langues (anglais, français, espagnol, italien, allemand) et reçoit un Oscar pour la chanson You'll Be in My Heart. La même année, étant un fan inconditionnel des standards de jazz et des big bands, il sort l'album A Hot Night in Paris avec son propre Big Band et ses musiciens habituels (Daryl Stuermer, Brad Cole), sur lequel on retrouve des titres de son répertoire solo ainsi que de Genesis, en plus d'un titre du saxophoniste Gerald Albright, Chips & Salsa.

En , Phil et son épouse Orianne fondent l'organisme The Little Dreams Foundation (littéralement la fondation des petits rêves), organisme à but non lucratif qui aide les enfants de 4 à 16 ans à réaliser leurs rêves et leurs aspirations tant artistiques que sportives, en fournissant à ces futurs prodiges l'aide matérielle et les conseils d'experts nécessaires à leur ascension. L'idée de fonder cette association lui est venue à la suite de la réception de nombreuses lettres d'enfants et de jeunes ados lui demandant comment réussir à percer dans l'industrie de la musique. Certains mentors disponibles pour cet organisme incluent Tina Turner et Natalie Cole. En 2013, Collins visite Miami en Floride afin de promouvoir l'expansion de l'organisme.

En 2001, un album hommage à Phil Collins est produit. C'est un album de reprises faites par des artistes R'n'B et hip-hop. L'album s'intitule Urban Renewal et est élu par le magazine Q le troisième des « 50 pires albums de tous les temps ».

En 2002, lors du Jubilé d'or de la reine Élisabeth II, une performance de Black Sabbath réunissant le guitariste Tony Iommi et le chanteur Ozzy Osbourne, aidés par le bassiste Pino Palladino et Phil à la batterie, a lieu au fameux Buckingham Palace. Ils jouent la chanson fétiche de Sabbath, Paranoid. Phil accompagne aussi le groupe Queen pour les chansons Radio GaGa, We Will Rock You et We Are The Champions en plus de la finale réunissant Paul McCartney, Rod Stewart, Joe Cocker, Steve Winwood & Brian May, etc. Ce concert est disponible sur l'album Party At The Palace - The Queen's Concerts, Buckingham Palace en 2002. La même année, il sort son dernier album de chansons originales Testify, qui comporte plusieurs chansons dédiées à Orianne, sa nouvelle femme, et à Nicolas, son fils d'un an.

En 2003, Disney de nouveau engage Phil pour composer la bande originale d'un autre film d'animation, Frère des ours (Brother Bear). Phil ne lit ni n'écrit la musique de façon conventionnelle, mais utilise son propre système de notation. Il reconnaît ces dernières années perdre partiellement l'ouïe d'une oreille. Il annonce en 2003 qu'il va donner une tournée d'adieu. Cette même année, il double le personnage de Lucky dans le dessin animé de Disney Le Livre de la jungle 2. En 2004, Orianne met au monde leur deuxième fils Matthew, quatrième enfant de Phil. En 2006, il double la voix de son propre personnage dans le jeu vidéo Grand Theft Auto: Vice City Stories.

Phil n'a pas sorti de nouvel album original depuis Testify en 2002, qu'il avait accompagné d'une tournée intitulée The First Final Farewell Tour, avant de revenir avec la réunion de Genesis, elle aussi suivie d'une tournée en 2007.Pendant cette dernière, le fait de s’asseoir pour jouer de la batterie causera une dislocation d'une vertèbre cervicale, ainsi que des dégâts neurologiques dans ses mains, le laissant incapable de tenir ses baguettes. Il tentera de continuer en collant les baguettes dans ses mains avec du gaffer (ruban adhésif) mais peine perdue[70]. « Après cette chirurgie cependant, le docteur m'a dit que tous les signes vitaux essentiels étaient là et que si je veux jouer de la batterie à nouveau, tout ce que j'ai à faire c'est de pratiquer. »[71].

Retraite[modifier | modifier le code]

Le , il annonce dans un quotidien allemand avoir perdu toute sensibilité au niveau des doigts à la suite d'une opération de luxation des vertèbres. Cependant, il annonce la sortie de son dernier album studio, un album de reprises intitulé Going Back, prévu pour le , mais arrête sa carrière sur scène[72]. Mais cet album ne contenant aucune nouvelle composition personnelle, Phil prévoit donc un nouvel album ainsi qu'une tournée. Il dit vouloir que ses fils Matthew et Nicholas puissent voir ce que faisait leur père avant que ses problèmes de santé ne viennent le miner. Ces problèmes de santé remontent à l'an 2000 quand il a perdu presque toute l'ouïe à son oreille gauche.

Il vit alors à Féchy, dans le canton de Vaud, en Suisse.

En , il annonce qu'il arrête la batterie, car il a de plus en plus de problèmes de dos, dus selon lui à sa façon de s'asseoir et de se placer lorsqu'il jouait depuis l'âge de 9 ans[73]. Le , il annonce qu'il met un terme définitif à sa carrière. Ses problèmes de santé seraient en cause, ainsi qu'une lassitude de l'industrie du disque. Par la suite, Phil publie un démenti officiel sur son site concernant les raisons invoquées dans l'arrêt de sa carrière, et déclare vouloir s'arrêter pour se consacrer à plein temps à ses enfants[74].

Toutefois en novembre 2013, lors d'une interview, il annonce qu'il aimerait revenir sur scène avec Genesis dans lequel il était batteur puis chanteur pendant des décennies pour éventuellement « tourner en Amérique du Sud ou en Australie où nous ne sommes jamais allés »[75].

Retour, tournée mondiale Not Dead Yet[modifier | modifier le code]

Phil Collins en 2017.

Selon un article sur le site internet du magazine Rolling Stone daté du [71], après avoir subi une opération majeure au dos, Phil Collins prévoyait un retour à la musique[71]. Pas avant quelques mois toutefois, puisqu'il devait prendre le temps pour sa convalescence : après l'opération, il ressentait encore de la douleur mais devait aller mieux en suivant les directives des médecins[71].

En , Phil Collins signe avec Warner Music Group la remastérisation de ses 8 albums solo et la sortie de musiques inédites déjà enregistrées. Deux de ses albums solos sont ainsi réédités en  : Face Value en version double, avec 12 chansons inédites, puis l'album Both Sides aussi en version double avec 10 chansons inédites. Les titres de chaque album sont remastérisés et des photos récentes sont utilisées pour les pochettes, dans le but de montrer le temps qui passe. Suivent ensuite graduellement, la réédition de tous ses autres disques : chacun d'entre eux contient aussi des chansons et musiques inédites. En , c'est le tour des albums Hello I must be going et Dance into the light d'être réédité en double CD chacun. Phil mentionne vouloir attendre de voir la réception des fans et amateurs de sa musique, et décider de la suite des choses par après. « Je me suis beaucoup impliqué dans ces rééditions, on a même refait les photos des pochettes de chacun des disques, ça c'était mon idée. Si les gens redécouvrent ma musique et démontrent un intérêt, ce serait idiot de ne pas en profiter pour leur offrir de nouvelles musiques. » Toujours selon Rolling Stone[71], la nouvelle d'un retour de Phil Collins à la musique éveille les fans de Genesis qui rêvent encore d'un retour possible du groupe. Mais selon lui, il attend de voir comment iront les choses avec une tournée solo, et ajoute qu'il aime bien les gars de Genesis, mais qu'il préfère faire les choses étape après étape et attendre de voir comment tout cela évoluera[71].

Il se remet encore de son opération et réfléchit au style de musique qui l'inspirera, il dit qu'il pourra toujours jouer du piano et chanter et se sent heureux de la tournure des choses[71].

Phil Collins en 2017.

Phil Collins est finalement remonté sur scène après six ans d'absence, pour un concert de charité organisé par son ex-épouse Orianne Cevey, le à Miami. Il a chanté sept titres : Another Day In Paradise, Against All Odds (Take a Look at Me Now), In the Air Tonight, Easy Lover ainsi que Take Me Home. Il a aussi repris My Girl des Temptations et Knockin' on Heaven's Door de Bob Dylan.

Il serait également en train de travailler à son prochain album, le premier depuis Going back en 2010[76].

Le , Phil Collins remonte à nouveau sur scène pour un concert de charité pour sa fondation, Little Dream Foundation[77], à la salle Métropole[78] à Lausanne (Suisse). Durant ce concert plusieurs artistes, soutenus par la fondation, se produisent sur scène. Phil Collins chante 6 titres : Another Day In Paradise, Against All Odds (Take a Look at Me Now), In the Air Tonight, Easy Lover ainsi que Take Me Home. Il reprend aussi Knockin' on Heaven's Door de Bob Dylan. À noter que son fils, Nicolas, l'y accompagne à la batterie[79].

Le , à l'occasion de la soirée d'ouverture de l'Open de tennis 2016, à New York, Phil Collins remonte encore une fois sur scène. Il reprend deux de ses plus grands succès, In the Air Tonight (son premier single solo sorti en 1981) puis Easy Lover (en duo avec Leslie Odom Jr.).

Le , Phil Collins annonce une série de concerts pour 2017 à Liverpool (), Londres (4, 5, 7, 8 et au Royal Albert Hall et à Hyde Park), à Cologne (11, 12, 14, 15 et ), Paris (18, 19, 20, 22 et ) et Dublin (). Il ne joue pas de batterie pendant la tournée, mais a engagé son fils Nicholas Collins pour l'accompagner, « un batteur formidable » selon Phil Collins. Le , il annonce qu'il doit annuler plusieurs concerts à la suite d'une chute dans sa chambre d'hôtel où il se blesse à la tête, ses concerts seront reportés pour .

Le , Phil Collins sort son autobiographie intitulée Not Dead Yet, dans laquelle il raconte les grands moments de sa vie, sa carrière avec Genesis ainsi qu'en tant qu'artiste solo.

En 2017, Phil Collins est de retour pour une nouvelle tournée, 12 ans après sa dernière tournée solo, elle débute en juin et s'étend jusqu'en octobre 2019. Elle porte le nom de son livre, Not Dead Yet Tour.

En , il annonce une nouvelle tournée de Genesis en Angleterre et en Irlande à l'automne. Cependant, en raison de la pandémie de covid-19, elle est reportée, une première fois en avril 2021, puis finalement en septembre de la même année. Une tournée de quatorze concerts est également prévue à partir de novembre en Amérique du Nord (États-Unis et Canada)[80]. La tournée s'appelle The Last Domino?.

Vie privée[modifier | modifier le code]

De ses trois mariages, Phil a eu quatre enfants biologiques et une fille adoptive : Joely Collins, née en 1972, qui est la fille de sa première femme Andrea Bertorelli. Joely est actrice, elle a joué dans onze films pour le cinéma ainsi que dans un court métrage, en plus de séries télévisées et de téléfilms.

Son fils aîné, Simon Collins, qu'il a eu avec sa première femme Andrea, est né en 1976 et est également musicien et chanteur comme son père : il a publié trois albums et également repris une chanson de Genesis (Keep It Dark). Sur son album U-Catastrophy, Simon joue avec son père un duo de batterie sous le titre Big Bang, tandis que Steve Hackett joue de la guitare sur un autre titre, Fast Forward The Future.

Lily Collins, son unique fille biologique, qu'il eut avec sa deuxième femme Jill Tavelman, est née en 1989 et est également actrice.

Phil a aussi deux autres garçons de son union avec sa troisième femme Orianne Cevey : Nicholas, né en 2001, qui est aussi batteur et qui l'a accompagné durant sa tournée Not Dead Yet, et Matthew, né en 2004.

Après ses divorces, Phil Collins a été en couple avec la journaliste Dana Tyler (en) pendant près de dix ans.

Phil et George Martin[modifier | modifier le code]

Phil est gaucher et joue sur une batterie pour gaucher, alors que Ringo Starr joue sur une batterie pour droitier alors qu'il est naturellement gaucher. Ringo est par ailleurs l'un des batteurs qui a le plus influencé Phil, spécialement son jeu sur l'album Abbey Road des Beatles. En 1998, Collins reprendra d'ailleurs la dernière partie du Medley de cet album, Golden Slumbers/Carry That Weight/The End sur l'album hommage In My Life de George Martin célébrant son groupe fétiche (album avec plusieurs artistes différents (Robin Williams et Bobby McFerrin, Jeff Beck, Jim Carrey, etc) que George Martin a sélectionné pour reprendre des chansons des Beatles). Collins a été choisi par Martin pour reprendre ce Medley en trois parties où il doublera même en longueur le solo de batterie que Ringo faisait sur la chanson The End de l'album Abbey Road.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Phil Collins.

Cette discographie est compilée et inscrite ici en ordre chronologique, en commençant par les tout premiers enregistrements avec les premières formations avec lesquelles il a joué, en incluant Flaming Youth, Genesis puis Brand X, puis sa carrière solo, les musiques de film et les nombreux enregistrements d'autres artistes et groupes auxquels il a participé.

Freehold[modifier | modifier le code]

Avec John « Fluff » Hunt (guitare, chant), Les Mannering (basse, chant), Jeff Slater (chant, tambourin), Phil Collins (batterie, chant)

Hickory[modifier | modifier le code]

La formation est la même que pour Flaming Youth puisque le groupe s'appelait ainsi avant de changer de nom.

Flaming Youth[modifier | modifier le code]

Avec Brian Chatton (claviers, chant), Ronnie Caryl (guitare, chant), « Flash » Gordon Smith (basse, chant), Phil Collins (batterie, chant)

Singles[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Album[modifier | modifier le code]

Genesis[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

En tant que batteur et choriste[modifier | modifier le code]
En tant que chanteur et batteur[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Turn It on Again - Best of '81-'83
  • 1998 : Genesis Archive 1967-75 - Boîtier de 4 CD couvrant l'époque Peter Gabriel, contient l'entièreté de Lamb lies down on Broadway enregistré en concert, ainsi que des versions aussi enregistrées en concert, des faces B de singles et des pièces démos du premier album From Genesis to Revelation.
  • 1999 : Turn It On Again: The Hits
  • 1999 : Turn It On Again : The Tour Edition - 2 CD
  • 2000 : Genesis Archive 2: 1976–1992 - Boîtier de 3 CD couvrant la période Phil Collins allant de l'album A trick of the tail jusqu'à We can't dance avec des inédits, des faces B de singles et des versions 12" remix de certains de leurs succès.
  • 2004 : Platinum Collection - 3 CD
  • 2007 : Genesis 1976–1982 - Boîtier de 6 CD + 6 DVD publié le 6 avril 2007 en Europe et le 15 mai 2007 en Amérique. Il contient les albums de la première période Phil Collins allant de A trick of the tail à Abacab + des pièces tirées de singles.
  • 2007 : Genesis 1983–1998 - Boîtier de 5 CD + 6 DVD publié le 1er octobre 2007 en Europe et le 20 novembre 2007 en Amérique. Contient les albums de la deuxième partie de la période Phil Collins + Ray Wilson, de Genesis à Calling all stations + des faces B de singles.
  • 2008 : Genesis 1970–1975 - Boîtier de 7 CD + 6 DVD publié le 10 novembre 2008 en Europe et le 11 novembre 2008 en Amérique et contient les albums de la période Peter Gabriel de Trespass (avec John Mayhew à la batterie) à The Lamb lies down on Broadway avec Phil Collins en tant que batteur + des inédits.
  • 2009 : Genesis Live 1973–2007 - Boîtier 8 CD + 3 DVD. Contient les albums Genesis Live, Seconds Out, Three sides Live, The Way We Walk et Live at The Rainbow.
  • 2014 : R-Kive : 3 CD - Compilation de titres de Genesis (8 avec Gabriel chanteur, 14 avec Collins chanteur), et de ses membres en solos (3 titres de Gabriel, 3 de Hackett, 3 de Banks, 3 de Collins et 3 de Mike & The Mechanics).

Vidéos[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Genesis (groupe)#Vidéographie.

EPs[modifier | modifier le code]

Brand X[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Musique de films et séries télévisées[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Au cours de sa longue carrière comme batteur et percussionniste, Phil Collins a été très demandé. Il a eu alors l'occasion de jouer avec d'innombrables artistes et groupes différents, en voici la liste.

1970-1980[modifier | modifier le code]

1981-1990[modifier | modifier le code]

1991-2000[modifier | modifier le code]

Années 2001-2020[modifier | modifier le code]

Album hommage[modifier | modifier le code]

Instruments et musiciens[modifier | modifier le code]

Sur ses albums, Phil Collins en plus de chanter joue des instruments suivants : batterie, percussions, piano, synthétiseurs, boîte à rythmes (1981, 1984, 1993), batterie électronique (1984), vocodeur (1981, 1985), pédale basse (1982), guitare (1993, 1996, 2010), basse (1985, 1993, 2010), kalimba (1985, 1996), cornemuse (1996), glockenspiel (2010), harpe (2010).

Phil Collins a employé ou invité de nombreux musiciens sur ses albums, dont les plus réguliers ou les plus célèbres sont : Daryl Stuermer (guitariste et bassiste de Genesis en concert), Leland Sklar (basse), Brad Cole (claviers), The Phenix Horns et The Vine Street Horns (cuivres), Arnold McCuller et Ami Keys (chœurs), Eric Clapton (guitare), Sting (chant), Peter Gabriel (1er chanteur de Genesis), David Crosby (chant) et Steve Winwood (claviers).

Concerts[modifier | modifier le code]

En dehors de Genesis, Phil Collins se produit en concert au cours de différentes tournées qui font essentiellement suite à la sortie d'un album, excepté après la sortie de Face Value qui ne donne lieu qu'à une demi-douzaine de mini-concerts où Phil interprète In The Air Tonight, parfois complété par The Roof is Leaking[81]. Entre 2017 et 2019, Phil Collins part également en tournée sans qu'aucun nouvel album ne soit enregistré.

En dehors de ces tournées, Phil Collins donne également quelques concerts ou mini-concerts (1 à 10 titres interprétés) dans le cadre d'événements ou d'émissions de télévision : en 1986, 1987, 1988, 1991, 1996, 1998, 1999, 2000, 2006, 2008, 2014 et 2016[82].

En particulier, le 1er décembre 1998 à l'Arena de Genève, Phil participe à un concert de charité dans un groupe formé, entre autres, des anciens tennismen Yannick Noah au chant et John McEnroe à la guitare et au chant. Uniquement à la batterie avec son fils Simon, Phil y interprète des standards du rock : Saga Africa, Hey Joe, Purple Haze, Bad Case of Loving You (Doctor, Doctor) (en), Johnny B. Goode, Are You Gonna Go My Way, Give It to Me?, et In the Air Tonight en version reggae chantée par Yannick Noah[83],[84].

Titres et dates des tournées[modifier | modifier le code]

Instruments et musiciens[modifier | modifier le code]

En concert, Phil chante parfois en s'accompagnant d'un piano ou d'un tambourin, et joue de la batterie, seul ou accompagné d'un autre batteur. Cependant Phil chante et ne joue de la batterie que quelquefois simultanément, comme dans le final de In The Air Tonight, car selon ses déclarations : «  c'est plutôt ennuyeux pour le public de voir un chanteur à la batterie pendant plus de deux heures. C'est aussi difficile de réellement interpréter une chanson avec conviction quand on joue de la batterie en même temps  ». Alors, la plupart du temps c'est pendant de longs passages instrumentaux que Phil retrouve sa batterie. Ces derniers étant plus rares en solo que dans Genesis, Phil joue plus de batterie avec le groupe qu'en solo.

Les concerts de Phil Collins incorporent un duo de batterie (sans les autres musiciens) qu'il réalisait déjà dans Genesis, avec Bill Bruford, puis Chester Thompson, lequel participe également à plusieurs tournées de Phil Collins. Le duo se transforme parfois en trio, lorsque le percussionniste Luis Conte fait partie des musiciens.

Sur scène, Phil Collins est accompagné d'un guitariste (dans toutes les tournées Daryl Stuermer, qui accompagne aussi Genesis à la guitare et à la basse), d'un bassiste (Mo Foster, puis Leland Sklar ou Nathan East), d'un batteur (Chester Thompson ou Ricky Lawson, puis son fils Nic Collins), d'un claviériste (Peter Robinson, puis Brad Cole), d'une section de cuivres (The Phenix Horns, puis the Vine Street Horns), puis à partir de 1990 de trois ou quatre choristes (les plus réguliers étant Arnold McCuller et Ami Keys) , et à partir de 1997 du percussionniste Louis Conte et d'un guitariste rythmique, Ronnie Caryl, son ancien compère dans Flaming Youth. On retrouve pratiquement tous ces musiciens sur les albums studio de Phil sauf exception telle que Both sides sur lequel Phil est l'unique musicien.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie de Phil Collins.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Court métrage[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Téléfilm[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

En 2007, une autobiographie de Genesis est publiée : Genesis : Toute L'Aventure[85]. Phil Collins y mêle ses souvenirs de la vie du groupe à ceux des autres membres : Peter Gabriel, Steve Hackett, Michael Rutherford et Anthony Banks. Le document est illustré de plusieurs centaines de photos et retrace les trente années de carrière du groupe ponctuées de la sortie des trente albums et de nombreuses tournées mondiales[86].

En 2012, l'ancien chanteur de Genesis fait éditer The Alamo and Beyond: A Collector's Journey[87], un livre agrémenté de photos de Ben Powell, un photographe texan. Cet ouvrage contient aussi des dessins de l'artiste Gary Zaboly, ainsi qu'un essai d'historiens texans, Bruce Winders, Don Frazier, et Stephen Hardin. Collins a toujours été passionné par tout ce qui touche cette portion de l'histoire américaine, fort Alamo en particulier. Les émissions de télévision comme Davy Crockett et King of the Wild Frontier l'attiraient lorsqu'il était jeune. Plus tard, il a reçu en cadeau une selle qui a appartenu à un des défenseurs du fort Alamo. À partir de ce moment, il s'est mis à collectionner tout ce qui touchait de près ou de loin à cette partie de l'histoire américaine.

En 2016, Phil Collins sort de sa retraite et publie son autobiographie intitulée Not dead yet[88]. Il y raconte ses succès, avec Genesis et en solo, et décrit les moments difficiles auxquels il a fait face tout au long de sa vie passée : échecs professionnels, alcoolisme, maladie, divorces, etc. Il se livre en révélant certaines conséquences de sa célébrité sur sa vie privée[89],[90].

Groupes hommage[modifier | modifier le code]

Plusieurs groupes hommages se produisent en concert en reprenant le répertoire de Phil Collins, dont :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. Christophe Pirenne, Le rock progressif anglais (1967-1977), Paris, Librairie Honoré Champion, coll. « Musique - Musicologie », , 354 p. (ISBN 978-2-7453-1200-6), p. 246
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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