La Berceuse (œuvre de William Bouguereau - XIXe siècle)

La berceuse est un genre musical. Il peut être instrumental ou vocal et est généralement destiné à l'endormissement des enfants. De la simple chanson enfantine au morceau de musique classique (Brahms) en passant par la musique populaire (Une chanson douce d'Henri Salvador) ; la berceuse se retrouve dans toutes les sociétés du monde aussi bien dans le répertoire classique que populaire. Elle est le plus souvent chantée, voire parfois murmurée ou en bouche fermée. Le terme de berceuse en anglais fait référence à Lullaby ou cradle song.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La berceuse est un genre musical faisant généralement partie de la tradition orale. Elle est le plus souvent comprise dans une interaction composée d'au moins deux personnes. L'une des interactions la plus courante fait référence à la dyade mère/enfant (même s'il en existe davantage), les hommes participant rarement au bercement de l'enfant. Ce genre musical permet d'instaurer une réelle relation intime entre la mère et l'enfant, transmettant ainsi des émotions (l'amour -maternel le plus souvent- tristesse, colère) des sons, intonations, etc. favorisant l'apprentissage de la langue et dans des cas moins fréquents; des souvenirs, recommandations, histoire propre à la culture locale.

Musicalement la berceuse est interprétée a cappella (lorsqu'elle est chantée) ou peut être instrumentale. Les caractéristiques rythmiques et mélodiques varient d'une berceuse à une autre; toutefois il existe certains éléments musicaux pouvant être communs à la majorité des berceuses. La berceuse peut se définir comme étant une "chanson ou rythme cadencé que l'on chante pour endormir les enfants"[1].

Berceuses françaises[modifier | modifier le code]

Les berceuses françaises traditionnelles les plus connues sont « Dodo, l'enfant do / l'enfant dormira peut-être » et « Fais dodo, Colas mon p'tit frère ». Une berceuse du Nord, « P'tit Quinquin » est également devenue célèbre.

Berceuses bretonnes[modifier | modifier le code]

La berceuse bretonne la plus connue (à voix mixtes et guitare) est « Toutouig la... la... ». Il y a une version en espagnol de Blas Sanchez.

Berceuses étrangères[modifier | modifier le code]

Berceuses espagnoles[modifier | modifier le code]

La berceuse espagnole est appelée cancion de cuna (chanson de berceau), ou nana comme dans la poésie de Lorca[2], qui pressentait qu'elle avait un effet thérapeutique à la fois sur le petit enfant comme sur la mère[3], ce qui fut confirmé plus tard [4].

Elle est déclinée en Espagne[5],[6] comme dans les pays hispanophones d'Amérique latine[7].

Dans la musique savante[modifier | modifier le code]

La berceuse est un genre musical également très présent dans la musique savante ou dite classique. De nombreux compositeurs de musique classique ont écrit des berceuses comme Guten Abend, gute Nacht, Wiegenlied op. 49/4 (Bonsoir et bonne nuit) de Johannes Brahms, Berceuse en ré bémol majeur op.57 de Frédéric Chopin, la Berceuse S.174 de Franz Liszt, la Berceuse op.38 pour violon et piano et la Berceuse pour piano à 4 mains op.108 de Camille Saint-Saëns, la Berceuse de Dolly de Gabriel Fauré, la Berceuse sur le nom de Gabriel Fauré de Maurice Ravel, Mili Balakirev, les Berceuses du chat d'Igor Stravinsky. La berceuse Oh ! ne t'éveille pas encore de l'opéra Jocelyn de Benjamin Godard d'après un poème de Lamartine, est souvent reprise en concert dans de nombreux arrangements sous le titre Berceuse à Jocelyn. L'opéra Porgy and Bess de George Gershwin débute par l'une des berceuses les plus célèbres, reprise en jazz vocal et instrumental : Summertime.

La berceuse longtemps attribuée à Wolfgang Amadeus Mozart sous le numéro de catalogue KV 350, a en fait été composée par Bernhard Flies.

Dans la musique populaire[modifier | modifier le code]

Dans la chanson française[modifier | modifier le code]

Dans la musique pop[modifier | modifier le code]

Dans le jazz[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bonin-Lechevrel, L'émotion dans les berceuses: un exemple tamoul, Université Paris Ouest Nanterre la Défense, , p. 19
  2. (es) « Federico García Lorca: Nana del caballo grande - Trianarts », Trianarts,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « Federico Garcí Lorca: Conferencias. Las nanas infantiles », sur usuaris.tinet.cat (consulté le )
  4. (en-GB) Nina Perry, « The universal language of lullabies », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Carus-Verlag GmbH & Co KG, www.carus-verlag.com, Liederprojekt Projektbüro, « Arrorro », sur www.lullabiesoftheworld.org (consulté le )
  6. Carus-Verlag GmbH & Co KG, www.carus-verlag.com, Liederprojekt Projektbüro, « Vou veri rou », sur www.lullabiesoftheworld.org (consulté le )
  7. Carus-Verlag GmbH & Co KG, www.carus-verlag.com, Liederprojekt Projektbüro, « Dormite, mi nino », sur www.lullabiesoftheworld.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]