Le terme montuno a plusieurs sens, tous relatifs à la musique cubaine.
L'origine du mot est littéralement « de la montagne »[1]. Les musiciens qui parlent de son montuno font allusion aux anciens styles de musiques rurales venant des montagnes du centre de Cuba[1].
Le Son Montuno, plus rarement appelé Son Manigüero, désigne essentiellement le son cubain, mais peut aussi désigner la séquence rythmique répétitive jouée au piano[2], appelée aussi « tumbao »[3]. Son importance est cruciale pour la solidité de la section rythmique[4],[5].
Il constitue un mélange de son cubain et du guaguanco. Arsenio Rodríguez, un compositeur prolifique qui a écrit presque deux cents chansons a révolutionné le sous-genre musical en introduisant l’idée de superposer les guajeos (ostinato mélodique typiquement cubain) – une imbrication de plusieurs parties contrapuntiques. Cet aspect de la modernisation du son peut être considéré comme une «ré-africanisation» musicale, une pratique courante pour les treseros de jouer une série de variations de guajeos pendant leurs solos[6]. Arsenio Rodríguez a accompli l’étape cruciale du remplacement de la guitare par le piano, qui a considérablement élargi les possibilités contrapuntiques et harmoniques de la musique populaire cubaine[7].
Montuno peut aussi désigner une séquence de question/réponses musicales dans la salsa[8],[4].
