| Nom de naissance | Claire Connolly |
|---|---|
| Naissance |
Paris, |
| Décès |
Paris, |
| Activité principale |
Artiste lyrique Mezzo-soprano |
| Style | |
| Maîtres | Jean de Reszke |
| Enseignement |
École normale de musique de Paris (1922) Conservatoire de Paris (1934) |
| Élèves |
Camille Maurane Jacques Jansen Gérard Souzay Janine Micheau |
Claire Croiza, née le à Paris où elle est morte le , est une cantatrice mezzo-soprano française. Elle fut également un professeur de chant influent.
Née Claire Connolly, elle est la fille d'un colonel américain, John Townsend Connolly (fils de Richard B. Connolly), expatrié d'origine irlandaise, et d'Annette Cornaglia. Enfant, elle excelle au piano et au chant. Elle reçoit d'abord un enseignement privé, puis suit des cours plus approfondis auprès du ténor polonais Jean de Reszke.
Elle tient son premier rôle à Nancy, en 1905, dans Messaline d'Isidore de Lara. En 1906, elle fait sa première apparition au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, le , comme Dalila dans Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns. Commence une longue association avec l'opéra dans les rôles de Dido (Les Troyens de Berlioz), Clytemnestre (Elektra de Strauss), Erda (Erda de Wagner), Carmen (Carmen de Bizet), Léonor (La Favorite de Donizetti), Charlotte (Werther de Massenet) et Pénélope (Pénélope de Fauré). C'est encore comme Dalila qu'elle fait ses débuts en 1908 à l'Opéra de Paris.
Quoique bien établie professionnellement comme chanteuse d'opéra, elle poursuit sa carrière comme chanteuse de récitals et tout particulièrement de mélodies françaises, dont elle devient l'une des grandes interprètes. Elle possède une très grande maîtrise de la langue française ; sa prononciation, claire et naturelle, ne sacrifie en rien la beauté et le flux de ses prestations. Aussi plusieurs de ses contemporains la choisissent pour l'interprétation de leur œuvres vocales, par exemple :
À partir de 1922, elle est professeur d'interprétation à l'École normale de musique de Paris. Elle fait aussi de nombreuses tournées à l'étranger, avec de fréquents passages à Londres où elle est très bien reçue. Elle crée en 1915 Le Jardin clos de Gabriel Fauré, puis en 1924 Le Miroir de Jésus d'André Caplet. À New York, interprète de Pâques de Honegger et de La Chanson de Ronsard en 1924, elle tisse des relations privilégiées avec Honegger, qui lui dédie Judith. Le , elle donne naissance à un fils, Jean-Claude, fruit de sa liaison avec Honegger. Le compositeur et la cantatrice ne se marient cependant pas.
Après 1934, elle enseigne au Conservatoire de Paris. Excellente pédagogue, elle a notamment comme élèves Janine Micheau, Suzanne Juyol, Yoshiko Furusawa, Betty Bannerman et les barytons Camille Maurane, Jacques Jansen et Gérard Souzay.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est membre du comité d'honneur du Groupe Collaboration, organisation favorable à la collaboration avec l'occupant nazi[1].
Avec Élisabeth en Bavière et Eugène Ysaÿe en 1916
Avec Arthur Honegger en 1925
Dans Messaline d'Isidore de Lara en 1905
Dans Werther de Jules Massenet en 1907
Dans Katharina d'Edgar Tinel en 1921
Dans Pénélope de Gabriel Fauré en 1926