| Conflit | Lieutenant |
|---|
| Titulature | Duc d'Orléans |
|---|---|
| Dynastie | Maison d’Orléans |
| Nom de naissance | Jacques Jean Yaroslaw Marie d'Orléans |
| Naissance |
Rabat (Maroc) |
| Père | Henri d'Orléans, comte de Paris |
| Mère | Isabelle d'Orléans-Bragance |
| Conjoint | Gersende de Sabran-Pontevès |
| Enfants |
Diane d'Orléans Charles-Louis d'Orléans, duc de Chartres Foulques d'Orléans, comte d'Eu, duc d'Aumale |
Jacques d'Orléans — de son nom complet Jacques Jean Yaroslaw Marie d’Orléans[1]— né le à Rabat, au Maroc, est un photographe et journaliste français, membre de la maison d’Orléans et qui porte le titre de courtoisie de duc d'Orléans.
Jacques d'Orléans est le quatrième fils et le huitième enfant d’Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France, et de son épouse Isabelle d'Orléans et Bragance (1911-2003), princesse du Brésil .
Outre ses neuf autres frères et sœurs, Jacques a un frère jumeau Michel d’Orléans (1941), comte d’Évreux qui est son aîné mais qui, à la suite de son mariage, a été placé après lui dans l'ordre de succession par son père feu le comte de Paris [2], ordre confirmé par son frère Henri comte de Paris[2],[3].
Le , Jacques d'Orléans épouse, à Ansouis, dans le Vaucluse, Gersende de Sabran-Pontevès (1942), fille de Foulques[4] de Sabran-Pontevès (1908-1973), duc de Sabran, et de Roselyne Manca-Amat de Vallombrosa (1910-1988)[5]. Pianiste, Gersende est, par sa mère, la petite-fille d'un musicien célèbre, le comte Amédée de Vallombrosa (1880-1968)[6]. Elle descend également du maréchal Lannes par son quatrième fils, le général Gustave Olivier Lannes de Montebello.
De cette union naissent trois enfants :
Jacques et Michel d’Orléans voient le jour à Rabat, au Maroc français, alors que leur père est encore interdit de séjour en métropole par la Loi d'exil de 1886. Après cinq années dans le protectorat, ils partent, en juillet 1946, au Portugal, où ils s’installent, avec le reste de leur famille, à la Quinta do Anjinho, à Sintra[8]. Terrorisés par leur père, ceux que leurs partisans appellent les « Enfants de France » n’en sont pas moins turbulents et, parfois même, violents. Un jour, Jacques casse ainsi accidentellement le bras de sa sœur Diane en se jetant volontairement d'une échelle[9].
Consterné et dépassé par l’attitude de sa progéniture, le « comte de Paris » finit par éloigner plusieurs de ses enfants du foyer familial. De septembre 1952 à juillet 1956, Michel et Jacques sont ainsi envoyés dans des pensionnats français, d’où ils finissent toujours par être renvoyés, avant d’être séparés à la rentrée scolaire 1954 puis confiés ensemble à un précepteur particulier en 1956[10]. Cependant, les enfants finissent par revenir au Portugal lorsqu’est ouvert le lycée français Charles-Lepierre de Lisbonne, à la rentrée 1956[11]. C’est donc dans ce pays que les jumeaux d’Orléans passent leur baccalauréat, en 1960. Mais alors que Michel obtient son diplôme du premier coup, son frère Jacques est recalé, ce qui ne manque pas de lui valoir les foudres du « comte de Paris ». En représailles, le jeune homme se voit alors interdire de continuer de pratiquer l'équitation, sa passion, et de se diriger vers une carrière de cavalier[12].
De ces années, Jacques d’Orléans conçoit une haine farouche de son père, qui se traduit par un violent désir de vengeance et une nécessité impérieuse de s'éloigner du prétendant orléaniste[13].
Après avoir repassé son baccalauréat à l'École Alsacienne de Paris[14], Jacques d'Orléans s’engage dans l’Armée française en 1961. Il fait ses classes à Fort-de-l’Eau (aujourd'hui Bordj el Kiffan), en Algérie, puis entre à l’École d’officiers de cavalerie de Saumur[15]. En , il obtient ses galons de sous-lieutenant et reçoit sa première affectation : il rejoint le 1er régiment de spahis et prend le commandement d’une unité de reconnaissance en autochenille, sur la frontière tunisienne[16].
En Algérie, il renaît[17]. Responsable d'une quarantaine d'hommes, pour la plupart âgés de dix-neuf à vingt ans, il prend conscience de la futilité de son besoin de vengeance, né de sa relation douloureuse avec son père. Mais il n'en perd pas pour autant son désir de reconnaissance et c'est avec fierté qu'il se place dans la continuité de son frère François, mort au champ d'honneur dans la colonie nord-africaine en 1960[18].
À l'époque, Jacques d'Orléans est un fervent partisan de l'Algérie française. Il l'est d'ailleurs tellement que son père le soupçonne, un temps, d'être l'auteur de l'attentat de l'OAS qui touche la résidence du « comte de Paris » et de sa famille, à Louveciennes, le . Il faut dire que l'événement se produit lors d'une permission chez ses parents et que celui-ci n'a pas manqué de montrer son refus de l'indépendance algérienne dès son retour en métropole[19].
Jacques d'Orléans rentre finalement en Europe en 1962, après que l’Algérie a obtenu son indépendance. Il est alors envoyé en garnison en Allemagne, à Friedrichshafen, et y reste jusqu'en 1965, année où il est Lieutenant au 7e Chasseur d'Afrique jusqu'en 1968. Il retrouve ensuite la vie civile[14].
En août 1968, Jacques d'Orléans fait la connaissance de sa future épouse, Gersende de Sabran-Pontevès. Rapidement, les deux jeunes gens se fiancent et leur mariage se déroule dès l'année suivante[20]. Pour une fois, le « comte de Paris » est ravi. Rendu furieux par l'union de Michel avec une jeune fille au passé familial sombre, il est en revanche très satisfait de l'alliance du frère jumeau de celui-ci. Après avoir uni plusieurs de ses aînés à des membres du gotha européen, le prétendant orléaniste juge en effet très opportun de marier ses cadets à des représentants de la haute noblesse française[21]. Le « comte de Paris » profite donc des épousailles de Jacques pour lui conférer le titre de courtoisie de duc d'Orléans, qui aurait dû passer à Michel, qui est son frère aîné[22].
Pendant près de cinq ans, il vit à Sintra, au Portugal, où il s'occupe des terres que possède sa famille. Marchant toujours sur les traces de son frère, François, il suit en parallèle des cours d'agronomie en Suisse et obtient un diplôme d'ingénieur agronome à l'école de Grange-Vernay[23]. Jacques d'Orléans se lance ensuite dans une carrière bien éloignée de l'agriculture. Pendant six ans, il s'occupe des relations publiques de la société financière Mage et Pujos. Puis, il quitte, en 1976, son emploi pour entrer à la revue Connaissance des arts, dont il devient à la fois directeur de la publication et gérant[24]. En août 1981, le duc d'Orléans retourne cependant dans les relations publiques, ce qui l'amène à effectuer de nombreux voyages dans le monde entier. Enfin, à partir de 1993, il intègre la société Pernod-Ricard, où il travaille comme conseiller jusqu'en 2005. Pendant toutes ces années, son épouse, Gersende de Sabran-Pontevès se consacre à la musique[25] et à l'éducation de ses enfants[26]. Après avoir été pendant sept ans président d'une société de gestion de murs d'images, il s'implique dans les énergies propres et renouvelables en tant que président d’énergie Terre, à partir de 2011[27].
Dans les années 1990, Jacques d'Orléans entre progressivement dans la plus complète opposition avec son père. Avec quatre de ses frères et sœurs (Isabelle, Hélène, Diane et Michel), il fait partie de ceux que la famille d'Orléans appelle ironiquement « les conjurés d'Amboise »[28].
Du au 1er mars 1995, le duc d'Orléans et les autres « conjurés » tentent, sans succès, de s'opposer à la vente des souvenirs familiaux de la Quinta do Anjinho organisée par le comte de Paris chez Sotheby's, à Monaco[29],[30]. Puis, en 1997, les mêmes « conjurés » parviennent à contrecarrer les projets de leur père qui souhaite modifier son contrat matrimonial afin de pouvoir avoir accès à la fortune de la comtesse de Paris[31].
Cependant, le conflit qui oppose le duc d’Orléans au comte de Paris prend de nouvelles proportions peu après le décès de ce dernier, en 1999. Jacques d'Orléans publie, en effet, un ouvrage à la tonalité aigre consacré aux « affaires » ayant entouré le défunt prétendant orléaniste. Il apparaît, à cette occasion, dans de nombreux médias français[32], qui mettent alors au jour les mésententes existant parmi les membres de la maison d'Orléans.
Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison.
| 16. Ferdinand-Philippe d'Orléans (1810-1842) fils de Louis-Philippe Ier (1773-1850) « Roi des Français » & Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866) | ||||||||||||||||
| 8. Robert d'Orléans (1840-1910) | ||||||||||||||||
| 17. Hélène de Mecklembourg-Schwerin (1814-1858) | ||||||||||||||||
| 4. Jean d'Orléans (1874-1940) « duc de Guise » | ||||||||||||||||
| 18. François d'Orléans (1818-1900) fils de Louis-Philippe Ier (1773-1850) « Roi des Français » & Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866) | ||||||||||||||||
| 9. Françoise d'Orléans (1844-1925) | ||||||||||||||||
| 19. Françoise du Brésil (1824-1898) sœur de 26 | ||||||||||||||||
| 2. Henri d'Orléans (1908-1999) « comte de Paris » | ||||||||||||||||
| 20. = 16 | ||||||||||||||||
| 10. Philippe d'Orléans (1838-1894) « comte de Paris » | ||||||||||||||||
| 21. = 17 | ||||||||||||||||
| 5. Isabelle d'Orléans (1878-1961) « duchesse de Guise » | ||||||||||||||||
| 22. Antoine d'Orléans (1824-1890) fils de Louis-Philippe Ier (1773-1850) « Roi des Français » & Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866) | ||||||||||||||||
| 11. Marie-Isabelle d'Orléans-Montpensier (1848-1919) | ||||||||||||||||
| 23. Louise Fernande de Bourbon d'Espagne(1832-1897) | ||||||||||||||||
| 1. Jacques d'Orléans (1941) « duc d'Orléans | ||||||||||||||||
| 24. Louis d'Orléans (1814-1896) fils de Louis-Philippe Ier (1773-1850) « Roi des Français » & Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866) | ||||||||||||||||
| 12. Gaston d'Orléans (1842-1922), « comte d'Eu » | ||||||||||||||||
| 25. Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857) | ||||||||||||||||
| 6. Pierre d'Orléans-Bragance (1875-1940) | ||||||||||||||||
| 26. Pierre II du Brésil (1825-1891) « empereur » frère de 19 | ||||||||||||||||
| 13. Isabelle du Brésil (1846-1921) | ||||||||||||||||
| 27. Thérèse-Christine de Bourbon-Siciles (1822-1889) tante maternelle de 23 | ||||||||||||||||
| 3. Isabelle d'Orléans et Bragance (1911-2003) « comtesse de Paris » | ||||||||||||||||
| 14. Jean Wenceslas Dobrzensky de Dobrzenicz (1841-1919) « comte » | ||||||||||||||||
| 7. Élisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz (1875-1951) | ||||||||||||||||
| 15. Élisabeth Kottulinsky de Kottulin (1850-1929) « comtesse » | ||||||||||||||||
| 608. Pierre II de Portugal | |||||||||||||||||||
| 304. Jean V de Portugal | |||||||||||||||||||
| 609. Marie-Sophie de Neubourg | |||||||||||||||||||
| 152. Pierre III de Portugal | |||||||||||||||||||
| 610. Léopold Ier du Saint-Empire | |||||||||||||||||||
| 305. Marie-Anne d'Autriche | |||||||||||||||||||
| 611. Éléonore de Neubourg | |||||||||||||||||||
| 76. Jean VI de Portugal | |||||||||||||||||||
| 612. = 304 | |||||||||||||||||||
| 306. Joseph Ier de Portugal | |||||||||||||||||||
| 613. = 305 | |||||||||||||||||||
| 153. Marie Ire de Portugal | |||||||||||||||||||
| 614. = 368 | |||||||||||||||||||
| 307. Marie-Anne-Victoire d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 615. = 369 | |||||||||||||||||||
| 38. Pierre Ier du Brésil | |||||||||||||||||||
| 154. = 92 | |||||||||||||||||||
| 77. Charlotte d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 155. = 93 | |||||||||||||||||||
| 19. Françoise du Brésil | |||||||||||||||||||
| 624. Léopold Ier de Lorraine | |||||||||||||||||||
| 312. François Ier du Saint-Empire | |||||||||||||||||||
| 625. Élisabeth-Charlotte d'Orléans | |||||||||||||||||||
| 156. Léopold II du Saint-Empire | |||||||||||||||||||
| 626. Charles VI du Saint-Empire | |||||||||||||||||||
| 313. Marie Thérèse d'Autriche | |||||||||||||||||||
| 627. Élisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel | |||||||||||||||||||
| 78. François Ier d'Autriche | |||||||||||||||||||
| 314. = 184 | |||||||||||||||||||
| 157. Marie-Louise d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 315. = 185 | |||||||||||||||||||
| 39. Marie Léopoldine d'Autriche | |||||||||||||||||||
| 316. = 184 | |||||||||||||||||||
| 158. Ferdinand Ier des Deux-Siciles | |||||||||||||||||||
| 317. = 185 | |||||||||||||||||||
| 79. Marie-Thérèse de Bourbon-Naples | |||||||||||||||||||
| 318. = 312 | |||||||||||||||||||
| 159. Marie-Caroline d'Autriche | |||||||||||||||||||
| 319. = 313 | |||||||||||||||||||
| 736. Louis de France | |||||||||||||||||||
| 368. Philippe V d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 737. Marie Anne Victoire de Bavière | |||||||||||||||||||
| 184. Charles III d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 738. Édouard Farnèse | |||||||||||||||||||
| 369. Élisabeth Farnèse | |||||||||||||||||||
| 739. Dorothée Sophie de Neubourg | |||||||||||||||||||
| 92. Charles IV d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 740. Auguste II de Pologne | |||||||||||||||||||
| 370. Auguste III de Pologne | |||||||||||||||||||
| 741. Eberhardine de Brandebourg | |||||||||||||||||||
| 185. Marie-Amélie de Saxe | |||||||||||||||||||
| 742. Joseph Ier du Saint-Empire | |||||||||||||||||||
| 371. Marie-Josèphe d'Autriche | |||||||||||||||||||
| 743. Wilhelmine de Brunswick | |||||||||||||||||||
| 46. Ferdinand VII d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 372. = 368 | |||||||||||||||||||
| 186. Philippe Ier de Parme | |||||||||||||||||||
| 373. =369 | |||||||||||||||||||
| 93. Marie-Louise de Bourbon-Parme | |||||||||||||||||||
| 748. Louis de France | |||||||||||||||||||
| 374. Louis XV de France | |||||||||||||||||||
| 750. Marie-Adélaïde de Savoie | |||||||||||||||||||
| 187. Élisabeth de France | |||||||||||||||||||
| 751. Stanislas Leszczynski | |||||||||||||||||||
| 375. Marie Leszczyńska | |||||||||||||||||||
| 752. Catherine Opalinska | |||||||||||||||||||
| 23. Louise Fernande de Bourbon | |||||||||||||||||||
| 188. = 158 | |||||||||||||||||||
| 94. François Ier des Deux-Siciles | |||||||||||||||||||
| 189. = 159 | |||||||||||||||||||
| 47. Marie-Christine de Bourbon-Siciles | |||||||||||||||||||
| 190. = 92 | |||||||||||||||||||
| 95. Marie-Isabelle d'Espagne | |||||||||||||||||||
| 191. = 93 | |||||||||||||||||||