Dvořák la compose durant son séjour aux États-Unis (1892-1896) alors qu'il travaille comme directeur du Conservatoire de New York et vit sur la Première avenue de Manhattan. La partition est écrite entre janvier et mai 1893[1].
Le deuxième mouvement est le plus reconnu par la nostalgie qui en émane. Dans un article publié le dans le New York Herald, Dvořák explique en quoi la musique des Indiens d'Amérique a influencé sa symphonie[2] :
« Je n'ai utilisé aucune des mélodies indiennes. J'ai simplement écrit des thèmes originaux englobant les particularités de cette musique et, utilisant ces thèmes comme sujets, je les ai développés avec les moyens des rythmes modernes, contrepoints et couleurs orchestrales. »
Dans le même article, Dvořák indique qu'il considère le deuxième mouvement comme « une étude pour une future œuvre, soit une cantate ou un opéra... qui sera fondée sur The Song of Hiawatha de Longfellow » (il n'écrivit jamais cette œuvre)[2]. Il précise également que le troisième mouvement scherzo est « inspiré d'une scène de fête dans Hiawatha pendant laquelle les Indiens dansent »[2].
Neil Armstrong emporta un enregistrement audio de cette symphonie lors de la mission Apollo 11, la première à déposer un homme sur la Lune, en 1969[5],[6].
La partition qui a été publiée présente quelques différences avec le manuscrit de Dvořák. La partition publiée est la version pratiquement toujours jouée aujourd'hui. Cependant la version originale écrite par Dvořák a été défendue par le chef Denis Vaughan, qui l'a interprétée pour la première fois le avec l'Orchestre philharmonique de Londres au Royal Albert Hall à Londres.
Les thèmes de cette symphonie ont souvent été repris à diverses fins. On peut par exemple citer :
la chanson populaire américaine Going home est une reprise de la mélodie du cor anglais solo au début du 2e mouvement[12],[4]. Il s'agit peut-être du seul exemple recensé d'une chanson populaire traditionnelle inspirée par une symphonie[13]. Le groupe de rock Santana a repris cette chanson populaire dans son album Welcome ;
le thème 7 de la bande originale de Space Adventure Cobra est une adaptation jazz du premier mouvement de la 9e symphonie de Dvorak ;
la chanson Initials B.B. de Serge Gainsbourg, qui contient un extrait du premier mouvement (le premier thème, d'abord joué par les cors et les cordes dans la symphonie et qui reviendra de manière plus ou moins cyclique)[14],[15] ;
une autre chanson de Serge Gainsbourg, Requiem pour un con, reprend (de manière très personnelle et un peu ornée) le thème écrit par Antonín Dvořák comme premier motif du quatrième et dernier mouvement de cette symphonie[14],[15] ;
la version animée du manga japonais One Piece, qui contient un extrait du 4e mouvement lors du combat final de Luffy contre Crocodile au Royaume d'Alabasta, dans l'épisode 126 ;
le générique des Médicales, émissions produites par Étienne Lalou et réalisées par Igor Barrère dès 1958, qui est constitué du début du 4e mouvement[16];
l'émission de la RTBF, La Semaine infernale utilisait le début du 4e mouvement pour son générique de fin. Dans la même émission, une séquence (« J'ai testé pour vous ») du comédien Éric De Staercke était annoncée par les premières mesures du début du 3e mouvement ;
le morceau By The Gates Of Moria de l'album Battalions Of Fear du groupe de power metal allemand Blind Guardian, également inspiré du 4e mouvement de cette symphonie ;
une reprise du 1er mouvement, sur l'album The Classical Conspiracy du groupe de metal symphoniqueEpica, enregistré au même endroit que le précédent, avec le même orchestre, et l'air principal de ce mouvement peut aussi être entendu une fois dans une chanson de leur premier album (The Phantom Agony : Illusive Consensus ;
dans la version animée du manga japonais Major, l'épisode 123 (Saison 5, épisode 19) reprend le début du 4e mouvement ;
la chanson Going Home de l'album CD Angel Voices et du DVD de même nom, du chœur de garçons britanniques Libera, est basée sur le début du 2e mouvement ;
dans la version animée du roman japonais Nogizaka Haruka no Himitsu, l'épisode 11 et 12 reprennent le début du 4e mouvement ;
le thème jazz Goin' Home du saxophoniste Ike Quebec, figurant sur son album Soul Samba, est un arrangement du mouvement Largo ;
la Symphonie est jouée dans Les Naufragés du Fol Espoir, spectacle du Théâtre du Soleil, et dans son adaptation cinématographique ;
le cantique Un monde meilleur s'inspire directement du 2e mouvement ;
transcription pour contrebasse solo du 2e mouvement par Mauricio Romero[17] ;
les jeux de rythme de la série Taiko no Tatsujin' incluent dans leur playlist le 4e mouvement ;
dans le jeu vidéo EarthBound, un saxophoniste joue le thème du 2nd mouvement ;
la chanson Infunde Amorem du groupe Les Prêtres s'inspire du 4e mouvement ;
le thème musical des Dents de la mer de John Williams s'inspire sensiblement des toutes premières notes du 4e mouvement ;
le thème musical d'une piste (Kuuchuu Shinden) de la bande originale de la série d'animé japonaise Jikuu Tenshou Nazca est inspiré d'un motif du 1er mouvement ;
le lutteur autrichienWALTER utilise le 4e mouvement comme musique d'entrée ;
dans sa chanson Le Nouveau Monde, sortie en 1976, Yves Simon utilise et interprète un thème célèbre de la symphonie ;
dans l'épisode 7 de la saison 2 de Glee, le 4e mouvement est utilisé au tout début de l'épisode lorsque le principal Figgins se fait contaminer par un virus ;
dans l'épisode 13 de la saison 5 de Chuck, le 4e mouvement est joué juste avant que Jeffster et Morgan ne rentrent sur scène pour remplacer le chef d'orchestre ;
dans l'anime Shin sekai yori (From the New World), on peut entendre à plusieurs reprises le thème Going home ;
dans la série Lupin produite par Netflix, la mélodie est jouée dans une scène où Assane (Omar Sy) est à l'opéra (saison 2, épisode 5).
André Lischke, « Antonín Dvořák », dans François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique symphonique, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », (1re éd. 1986), 896 p. (ISBN2-21301638-0).