Le cabaret Vanguard ("L'Avant-garde") ouvre le à l'angle de Charles Street et Greenwich Avenue[1]. Son propriétaire, Max Gordon[2],[3], souhaite consacrer ce lieu à la poésie et aux artistes, ainsi qu'à des concerts. Mais les installations sommaires ne sont pas conformes aux réglementations, et il ne parvient pas à obtenir sa licence[1] : « Je savais que pour ouvrir un cabaret j'aurais dû trouver un autre endroit, avec deux toilettes, deux sorties de secours, à plus de cinquante mètres d'une église, d'une synagogue ou d'une école, et pour moins de cent dollars de location »[4]. Il cherche un nouveau lieu et loue pour 85 dollars par mois le Golden Triangle, un ancien bar clandestin au 178 de la Septième avenue qui doit son nom à la forme de la salle en triangle isocèle, fermé depuis deux ans pour travaux. Il le rebaptise Village Vanguard, et ouvre ses portes le [5],[6].
Thelonious Monk, pianiste alors peu connu, va y lancer sa carrière avec le soutien de Lorraine Gordon(en), la femme de Max[15]. Pendant les années 1950 le Village Vanguard devient le plus célèbre des clubs de jazz de Manhattan. Le Thad Jones/Mel Lewis Orchestra devient le Vanguard Jazz Orchestra, et va y jouer tous les lundis soirs de 1966 à 1990[16],[17].
Lorraine Gordon ferme le Village Vanguard en 1989 au lendemain de la mort de Max Gordon, puis le rouvre un jour plus tard[18],[15] ; elle continue à diriger le club, qui est resté inchangé depuis lors, jusqu'à sa mort en , avec sa fille Deborah[19] et le régisseur Jed Eisenman[20],[21],[22],[23].
Le Vanguard a contribué à lancer de nombreuses carrières et certains des enregistrements qui s'y sont produits sont considérés comme des chefs-d’œuvre, sous des labels de prestige comme Impulse! ou Blue Note ce qui en fait un club de renommée internationale.
↑(en-US) Ben Ratliff, « Village Vanguard Celebrates 80 Years, Not All Jazzy », The New York Times, (ISSN0362-4331, lire en ligne, consulté le 26 août 2020)
↑(en-US) Gilbert Millstein, « Max Gordon The Man Behind The Vanguard », The New York Times, (ISSN0362-4331, lire en ligne, consulté le 26 août 2020)
↑(en-US) Peter Watrous, « Max Gordon, 86, Jazz Promoter And Founder of Vanguard, Dies », The New York Times, (ISSN0362-4331, lire en ligne, consulté le 26 août 2020)
↑(en-US) Michael Fitzgerald, « 50 Years at the Village Vanguard: Thad Jones, Mel Lewis and the Vanguard Jazz Orchestra », ARSC Journal, vol. 49, no 2, , p. 193–198 (lire en ligne, consulté le 26 août 2020)
(en) Lorraine Gordon, Alive at the Village Vanguard : My Life in and Out of Jazz Time, Hal Leonard Publishing Corporation, , 288 p. (ISBN978-0-634-07399-1),
(en) Dave Lisik et Eric Allen, 50 Years at the Village Vanguard, SkyDeck Music, , 316 p. (ISBN978-0-692-80858-0),