Niccolò Piccinni
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Piccinni par Hippolyte Pauquet (1797–1871)

Naissance
Bari, royaume de Naples
Décès (à 72 ans)
Passy, France
Activité principale compositeur
Années d'activité 1754-1798
Maîtres Leonardo Leo, Francesco Durante

Niccolò Vito Piccinni [1] (né à Bari le et mort à Passy le )[2] est un compositeur italien de la période classique, l'un des derniers représentants importants de l'école napolitaine dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, principalement dans le domaine de l'opera buffa.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève au conservatoire de Naples, il a comme professeurs Leonardo Leo et Francesco Durante et comme compagnon d’études Pasquale Anfossi. Il compose son premier opéra, Le donne dispettose, en 1754. En 1758, il écrit un nouvel opéra, Alessandro nell'Indie sur un livret de Métastase. Puis, Piccinni déménage à Rome, et y connaît un succès considérable avec, par exemple, La Cecchina (1760), tiré d’une œuvre de Carlo Goldoni. Il compose ensuite plus de cinquante nouvelles œuvres lyriques, et remanie Alexandre aux Indes en 1774. Mais il est surtout apprécié grâce à ses opéras-bouffes, L'Americano, Le finte gemelle, Le donne vendicate. Il est alors surnommé le « prince de l'opéra ». Sa Cecchina est jouée dans toute l'Europe. En 1773, sa réputation à Rome commence à pâlir devant celle d’Anfossi et en 1776, il accepte une invitation de la cour de France et devient professeur de chant de la reine Marie-Antoinette et directeur du Théâtre-Italien. En 1777 il est initié franc-maçon à la loge parisienne des Neuf Sœurs[3]. Il décide alors de se consacrer principalement à l’écriture d’opéras et, en 1778, il compose son premier opéra français, Roland, qui lui apporte une renommée importante[réf. nécessaire].

C’est à Paris qu’il rencontre un autre compositeur, avec lequel il a une rivalité bien connue : Gluck. Ce dernier réforme l’opéra dans le but d’y introduire davantage de vérité dramatique. Cette querelle d’artistes, qui est orchestrée par les encyclopédistes défenseurs de l'opéra italien, augmente la notoriété de Piccinni, mais elle tourne à l’avantage de Gluck. L’opéra Iphigénie en Tauride de Piccinni (1781) est joué deux ans après l’œuvre homonyme de son concurrent[réf. nécessaire]..

En 1783, Piccinni fait jouer Didon, son œuvre considérée comme la plus réussie dans le genre seria. La même année, il se voit accorder une pension de la cour de France. Mais à partir de 1784, il connaît une période difficile, la concurrence d’Antonio Sacchini et d’Antonio Salieri le met en difficulté et plusieurs de ses opéras sont des échecs publics, en particulier son Pénélope en 1785. Il connait quelques ennuis lors de la Révolution française, sa pension est supprimée en 1791, en tant que protégé de Marie-Antoinette, et le mariage de sa fille, Claire avec un jacobin nommé Pierre Prades-Prestreau[4] lui vaut un séjour en prison. Il repart à Naples et de là à Venise, où il compose Griselda (1793), puis en 1798, retourne à Paris. Sans revenu, il est nommé par Bonaparte qui l'admire, inspecteur au Conservatoire, le sixième du nom. Sa santé est alors devenue très précaire, et il ne peut assurer les devoirs de sa charge.[réf. nécessaire].

Piccinni est l’auteur principalement d’œuvres vocales (surtout des opéras), mais aussi de quelques pièces pour clavecin et de musique sacrée[réf. nécessaire].

Il est enterré dans le cimetière de la rue Lekain, cimetière paroissial de Passy[5] de nos jours disparu[6].

En 1855, la ville de Bari donnait son nom au théâtre communal, devenu ainsi le théâtre Piccinni[réf. nécessaire].

Il était le grand-père du compositeur Alexandre Piccinni qui eut trois filles d'une relation avec la comédienne Marie Dorval[réf. nécessaire].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parfois prénommé « Nicola » ; son nom se trouve également écrit « Piccini ». À la Mairie de Paris (où il était inspecteur au Conservatoire) il est répertorié « Nicolas Marcellin Antoine Jacques Piccini (1728-1800), compositeur italien, a habité Passy où il est mort. », en contradiction avec les sources italiennes qui présentent Niccolò Vito Piccinni
  2. [1]
  3. Pierre-François Pinaud, « Le Cosmopolitisme musical à Paris à la fin du XVIIIe siècle », Chroniques d'histoire maçonnique no 63.
  4. « Revue de Documents Historiques », sur Internet Archive
  5. Louis Batcave, « Le petit cimetière Delessert de la rue Lekain à Passy », Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, juillet 1912, p. 275-280.
  6. Philippe Landru, « Accueil », sur landrucimetieres.fr (consulté le 2 mai 2011).
  7. « Didon : tragédie lyrique en 3 actes », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 8 mars 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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