Léon Gastinel
Description de l'image L Gastinel.jpg.
Nom de naissance Léon Gustave Cyprien Gastinel
Naissance
Villers-les-Pots, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 83 ans)
Fresnes, Drapeau de la France France
Activité principale compositeur, violoniste
Formation Conservatoire de musique et de déclamation
Maîtres Fromental Halévy
Récompenses grand prix de Rome de 1846
Distinctions honorifiques Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur

Léon Gustave Cyprien Gastinel est un violoniste et compositeur français, né à Villers-les-Pots en Côte-d'Or le [1] et mort à Fresnes le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Gastinel fait ses premiers pas musicaux dans sa Bourgogne natale, à Auxonne et Dijon, où la Société philharmonique locale joue une ouverture symphonique de sa composition alors qu'il n'a encore que quatorze ans[3].

En 1840 il entre au Conservatoire de musique et de déclamation à Paris où il est l'élève de Guérin puis Alard en violon[4]. En parallèle il est violoniste dans l'orchestre de l'Opéra-Comique, puis sera violoniste et altiste à la Société des concerts du Conservatoire[5]. En 1843, il suit les cours de composition de Halévy[6] et, consécration suprême, remporte le grand prix de Rome avec sa cantate Vélasquez en 1846[7].

Comme « auteur de trios, de quatuors et de quintettes écrits avec autant de pureté que d'élégance, et où l'on reconnaît un compositeur soucieux de la dignité de son art »[8], il reçoit en 1865 le prix Chartier de l'Institut pour sa production de musique de chambre[9].

Léon Gastinel est aussi proche du mouvement musical populaire de masses des orphéons. Il participe ainsi en 1874 à la fondation à Paris de l'Institut orphéonique français, qui « a pour but d'initier les nombreuses sociétés orphéoniques et instrumentales à la connaissance des chefs-d'œuvre des grands maîtres, en les appelant à contribuer par leur concours actif à l'interprétation de ces œuvres dans des exécutions d'ensemble. Il s'occupe de l'organisation des concours de musique et des festivals. »[10] Il en est le président[11]. Il s'implique également à la Société des compositeurs, dont il est vice-président plus de vingt ans[12].

Il est nommé officier d'instruction publique dans l'ordre des Palmes académiques en 1891[5] et chevalier de la Légion d'honneur en 1900[13].

Il a habité au no 5 de la rue Michelet (6e arrondissement de Paris), rue Palatine et à Fresnes[14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Compositeur prolifique[15], il a écrit deux symphonies[16], quatre oratorios, trois grands spectacles orphéoniques, plusieurs opéras et opéras-comiques, une symphonie concertante pour deux violons avec orchestre, deux ouvertures et de nombreuses œuvres de musique de chambre.

Oratorios[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

Ballet[modifier | modifier le code]

Messes[modifier | modifier le code]

Mélodies[modifier | modifier le code]

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Archives numérisées de Côte-d'Or, commune de Villers-les-Pots, année 1823, acte n° 21, vue 559/752 » (consulté le )
  2. « Archives numérisées du Val-de-Marne, commune de Fresnes, 1906, acte de décès n° 71, vue 58/189 » (consulté le )
  3. Charles Poisot, Essai sur les musiciens bourguignons, Dijon, Lamarche et Drouelle,
  4. « Léon Gastinel », sur www.musimem.com (consulté le )
  5. a et b Constant Pierre, Le Conservatoire national de musique et de déclamation : documents historiques et administratifs : recueillis ou reconstitués, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne)
  6. François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique. [vol. 3], 2e éd., Paris, Firmin-Didot, 1866-1868 (lire en ligne)
  7. Revue et gazette musicale de Paris, (lire en ligne)
  8. « Séance publique annuelle / Académie des beaux-arts », sur Gallica, (consulté le )
  9. Revue et gazette musicale de Paris, (lire en ligne), p. 323
  10. Émile Coyon, Annuaire musical et orphéonique de France, Paris : Administration de l'annuaire musical et orphéonique de France, (lire en ligne)
  11. Liste des membres et composition de la direction de l'Institut orphéonique français en 1876.
  12. « Le Ménestrel : journal de musique », sur Gallica, (consulté le )
  13. Le 9 octobre 1900, « Cote LH/1085/10 », base Léonore, ministère français de la Culture
  14. Guy Caplat, « 52. GASTINEL (Georges, Amédée, Joseph, Marie, Léon) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 13, no 1,‎ , p. 289–292 (lire en ligne, consulté le )
  15. François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique. Supplément et complément. [vol. 1] publ. sous la dir. de M. Arthur Pougin, Paris, Firmin-Didot, 1878-1880 (lire en ligne)
  16. « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le )
  17. Critique dans l'Illustration, Journal Universel, no 2468, du 14 juin 1890.
  18. « The Hector Berlioz Website - Berlioz Feuilletons - Journal des Débats 16 février 1860 », sur www.hberlioz.com (consulté le )
  19. Revue musicale,1861/03-Wikisource.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]