Michael Prætorius
Description de l'image Michael Praetorius.jpg.

Naissance
Creuzburg, Thuringe, Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire romain germanique
Décès (à 50 ans)
Wolfenbüttel,
Blason de la principauté de Brunswick-Wolfenbüttel Principauté de Brunswick-Wolfenbüttel
Activité principale Compositeur,
théoricien de la musique
archiviste

Œuvres principales

Michael Prætorius est un compositeur et théoricien de la musique allemand, né à Creuzburg le et mort à Wolfenbüttel le .

Une gravure représentant des instruments de musique dans le Syntagma musicum publié en 1619.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michael Schultze, ou Schultheiss (Prætorius étant la latinisation de son nom), est né à Creuzburg an der Werra, en Thuringe, dans le centre de l'Allemagne, le . Son père est pasteur luthérien. Il suit des études en théologie et en philosophie à l'université de Francfort-sur-l'Oder et apprend à parler couramment plusieurs langues. Après des études en musique, il devient organiste à Francfort en 1587. Après avoir été maître de chapelle (Kapellmeister) à Lunebourg, il devient, en 1592 ou 1593, secrétaire du duc Henri-Jules de Brunswick-Wolfenbüttel à la cour de Wolfenbüttel, où il est aussi organiste, puis nommé Kapellmeister en 1604. À partir de 1613, il est également au service de Jean-Georges Ier, prince-électeur de Saxe, à la cour de Dresde, où il est responsable de la musique des festivités.

Prætorius est considéré comme l'un des meilleurs compositeurs luthériens, et il a laissé une œuvre considérable. Pour la seule musique religieuse, il compose plus de mille pièces vocales et instrumentales, dont certaines figurent toujours dans les recueils de cantiques protestants[1] ,[2]. De plus, Prætorius transcrit de nombreuses œuvres, dites « populaires » ou « traditionnelles » car issues du folklore allemand. Il a également publié en 1612 Terpsichore musarum (dans la mythologie grecque antique, Terpsichore est la muse de la danse), un imposant recueil de 300 compositions, associées à la danse, qui constitue son plus important legs de musique profane.

Ses compositions sacrées sont largement inspirées par la musique italienne, plus particulièrement par l'école vénitienne, mais également par son jeune contemporain allemand Heinrich Schütz avec qui il collabore à la cour de Dresde. Il emprunte à l'école vénitienne la forme du grand motet à double chœur avec accompagnement de cuivres qu'il emploie régulièrement pendant sa carrière. Ses premières compositions, écrites vers 1602, sont suivies de ses Musæ Sioniæ (1605-1610) et, en 1611, d'un recueil de chants liturgiques contenant des messes, des hymnes et des Magnificat. En 1609, il signe l'arrangement de Dans une étable obscure (Es ist ein' Ros' entsprungen), un chant de Noël traditionnel allemand du XVIe siècle qui est aujourd'hui sa composition la plus universellement connue. L'ensemble de son œuvre et son style unique se sont transmis grâce aux centaines d'élèves qu'il forme à l'orgue et au chant au cours de sa vie.

Il est également célèbre pour avoir écrit une remarquable encyclopédie, le Syntagma musicum (1619), un traité de musique qui étudie très précisément les divers genres musicaux utilisés depuis l'Antiquité, ainsi que des instruments de musique, une somme quasi exhaustive qui est encore aujourd'hui d'un intérêt considérable.

Michael Prætorius meurt à Wolfenbüttel, à l'âge exact de 50 ans, le de l'année 1621[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il laisse des milliers d'œuvres surtout vocales, parmi lesquelles :

Orgue[modifier | modifier le code]

241. Ein’ feste Burg ist unser Gott (Fantasia)
242. Christ, unser Herr, zum Jordan kam (Fantasia)
243. Wir glauben all an einen Gott (Fantasia)
244. Nun lob, mein Seel, den Herren (2 Variations)
5. Alvus tumescit virginis - verset 3 de « Veni redemptor gentium » Avent
26. A solis ortus cardine - Noël
27. Summo Parenti gloria - verset 8 de A solis ortus cardine - Noël
87. Vita sanctorum - Pâques
145. O lux beata Trinitas - Trinité
139. Te mane laudum carmine - verset 2 de O lux beata Trinitas - Trinité
11. Sinfonia zu « Gelobet und gepreiset sei Gott Vater », exemple de pièce instrumentale à 4 voix pouvant se jouer aussi à l'orgue,

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Diapason, janvier 2009, p. 31.
  2. L'interrogation du moteur de recherche de www.chants-protestants.com donne plusieurs titres de cantiques dus à Prætorius.
  3. Site de l'agenda chronosplus, page sur le 15 février

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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