| Jean Chrysostome | |
Jean Chrysostome, mosaïque du IXe siècle, Sainte-Sophie. | |
| Saint et Père de l'Église | |
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| Naissance | Entre 344 et 349 Antioche, |
| Décès | 407 (58 ans) |
| Vénéré à | Basilique Saint-Pierre à Rome mais depuis restitution des reliques volées, il est vénéré aussi à la cathédrale Saint-Georges à Constantinople. Son importance est fondamentale dans le christianisme oriental. |
| Vénéré par | Église orthodoxe, Église catholique romaine, Église copte |
| Fête | 27 janvier (translation des reliques), 30 janvier (fête des Trois Hiérarques, Orthodoxe), 13 septembre (Catholique), 13 novembre (Orthodoxe) |
| Saint patron | Père de l'Église |
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Jean Chrysostome (en grec ancien : Ἰωάννης ὁ Χρυσόστομος), né à Antioche (aujourd'hui Antakya en Turquie) entre 344 et 349[1], et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople et l'un des Pères de l'Église.
Son éloquence est à l'origine de son épithète grecque de χρυσόστομος (chrysóstomos), qui signifie littéralement « à la bouche d'or ». L'anaphore qui constitue le cœur de la plus célébrée des Divines Liturgies dans les Églises orthodoxes lui est attribuée. Sa rigueur et son zèle réformateur l'ont conduit à l'exil et à la mort[2].
À la fois saint, père de l'Église orthodoxe, docteur de l'Église catholique romaine et de l'Église copte, Jean Chrysostome est fêté le , le (translation de ses reliques), le (fête des Trois Hiérarques) dans l'Eglise orthodoxe, le 13 septembre dans l'Eglise catholique.
Sa famille, chrétienne, appartient à la bourgeoisie d'Antioche. Son père, officier dans l'armée syrienne, perd la vie tandis que Jean est encore enfant. Il est alors élevé par sa mère. Devenu adolescent, il aurait reçu, selon certains auteurs chrétiens du Ve siècle, l'enseignement du célèbre orateur et professeur de rhétorique Libanios, mais ce n'est nullement assuré, bien qu'il ait été certainement formé à la rhétorique. Il témoigne avoir mené une jeunesse dissipée et avoir été « enchaîné par les appétits du monde » (Du Sacerdoce, I, 3), pour s'accuser ensuite d'avoir été gourmet, amateur d'éloquence judiciaire et de théâtre.
Vers les années 369-372, Jean s'intéressant plus qu'à toute autre chose à l'Ecriture sainte, demande le baptême, après avoir rencontré l'évêque Mélèce. Antioche étant alors un centre théologique important, Jean devient l'élève de Diodore de Tarse, maître incontesté de l'époque. C'est auprès de ce grand exégète qu'il devient sensible au sens littéral des textes sacrés, se méfiant quelque peu des interprétations allégorisantes de l'école théologique d'Alexandrie. Aimant particulièrement l'évangile de saint Matthieu et les épîtres de Paul, il ne cessera de les relire jusqu'à sa mort. Ces méditations éveillent en lui un goût certain pour la solitude et l'ascèse : il renonce toutefois à partir pour le désert, afin de ne pas attrister sa mère. Résolu néanmoins à devenir moine, il s'installe seul dans une petite maison, vivant en ermite aux portes de la ville. Ordonné lecteur par Mélèce, l'évêque d'Antioche, il se consacre à la théologie. Mais l'appel du désert finit par triompher : en 374, Jean renonce à ce monde qu'il aimait tant pour s'aventurer, non sans appréhension, dans les lieux arides. Il y découvre alors que les plus « durs travaux » ne sont pas les travaux physiques, tels que « bêcher, porter du bois et de l'eau et faire toutes sortes de travaux de ce genre » (De compunctione ad Demetrium, I,6), mais de se porter et de se supporter soi-même, ainsi que le rappel incessant de ses maux et de ses faiblesses. Au bout de quelques années, en 380, il revient à Antioche. Durant l'hiver 380-381, il est ordonné diacre par Mélèce, soit l'année du Concile œcuménique de Constantinople. En 386, Flavien, successeur de Mélèce, lui confère le sacerdoce[3]. Le ministère principal de Jean devient alors la prédication ainsi que la direction spirituelle.
Il poursuit son travail d'écriture, et rédige de nombreux traités : pour consoler une veuve, sur le remariage, sur l'éducation, sur la pratique de cohabitation de moines et de moniales, etc. Il acquiert une certaine célébrité pour son talent d'orateur : des fidèles prennent des notes de ses homélies[4]. Dans son Dialogue sur le sacerdoce (IV, 3), influencé par les idées de Grégoire de Nazianze, il décrit ainsi l'idéal qui est le sien : « La parole, voilà l'instrument du médecin des âmes. Elle remplace tout : régime, changement d'air, remèdes. C'est elle qui cautérise ; c'est elle qui ampute. Quand elle manque, tout manque. C'est elle qui relève l'âme battue, dégonfle la colère, retranche l'inutile, comble les vides, et fait, en un mot, tout ce qui importe à la santé spirituelle. Quand il s'agit de la conduite de la vie, l'exemple est le meilleur des entraînements ; mais pour guérir l'âme du poison de l'erreur, il faut la parole, non seulement quand on a à maintenir la foi du troupeau, mais encore quand on a à combattre les ennemis du dehors »[5]. Dans le même ouvrage (VI, 5) , à propos du monachisme, Jean écrit que ce n'est pas la seule voie menant à la perfection. Si le moine, menant une vie recluse, éloignée des tentations, peut plus facilement atteindre son but, Jean juge plus méritante encore la voie du prêtre, qui se consacre au milieu des périls du monde au salut de son prochain :
« Le moine qui mettrait ses travaux et ses sueurs en comparaison avec le sacerdoce tel qu'il doit être exercé, y verrait autant de différence qu'entre les conditions de sujet et d'empereur. »
En 397, Nectaire, archevêque de Constantinople, perd la vie. Au terme d'une bataille de succession acharnée, l'empereur Arcadius choisit Jean. Il s'élève alors avec une grande force contre la corruption des mœurs et la vie licencieuse des grands, ce qui lui attire beaucoup de haines violentes. Il destitue les prêtres ou les évêques, qu'il juge indignes, parmi lesquels l'évêque d'Éphèse, et ramène de force à leur couvent les moines vagabonds. Il s'attaque également aux hérétiques, aux Juifs et aux païens : « Les Juifs et les païens doivent apprendre que les chrétiens sont les sauveurs, les protecteurs, les chefs et les maîtres de la cité » (Homélies sur les statues, I, 12). Il tient un langage sévère à l'égard des Juifs, en qui il voit les adversaires de l'Évangile de Jésus. S'agissant d'eux, il disait : « La synagogue est un mauvais lieu où afflue tout ce qu'il y a de plus dépravé ; c’est un rendez-vous pour les prostituées et pour les efféminés. Les démons habitent et les âmes mêmes des juifs et les lieux dans lesquels ils se rassemblent[6] ».
Il impose son autorité aux diocèses d'Asie Mineure à l'entour. Répugnant à ses devoirs de représentation, il prend seul ses repas et impose un mode de vie frugal et austère à son entourage.
S'il jouit au départ de la faveur du couple impérial, il s'attire rapidement l'inimitié des classes supérieures et des évêques par ses critiques sévères de leur mode de vie non conforme à l'idéal évangélique. Lorsque Jean ordonne le retour des reliques de saint Phocas, l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius, se charge en personne de porter la châsse à travers la ville, ce dont Jean la remercie ensuite vivement dans une homélie. En 399, son influence parvient à sauver, dans un premier temps, l'eunuque Flavius Eutropius, chambellan et favori de l'empereur, disgracié et réfugié dans la cathédrale, et qui avait pourtant été un temps parmi ses adversaires[7]. Mais Flavius Eutropius est décapité peu après. Cependant, l'inimitié de la cour impériale va croissant. Jean finit par blesser vivement Eudoxie en lui reprochant l'accaparement d'une somme appartenant à la veuve Callitrope et des biens d'une autre veuve : il aurait comparé l'impératrice à l'infâme reine Jézabel de l'Ancien Testament.
En 402, Jean est mêlé à l'affaire de Théophile, patriarche d'Alexandrie, accusé publiquement de tyrannie et d'injustice par un groupe de moines égyptiens, accusés d'être disciples d'Origène. Ces derniers font appel à Jean, qui tente de se récuser, mais doit finalement accepter de présider un synode, convoqué par l'empereur, devant lequel Théophile est censé se présenter. Théophile engage alors la lutte contre son juge, en rassemblant tous les mécontents. Arrivant finalement à Constantinople en juin 403, Théophile est accompagné de vingt-neuf évêques égyptiens. L'affaire se retourne alors contre Jean : il est convoqué par ces évêques pour répondre des accusations formulées contre lui à un concile qui a lieu dans la villa du Chêne près de Chalcédoine. Jean est alors déposé et condamné, condamnation ratifiée par Flavius Arcadius.
Il est aussitôt rappelé à la demande de l'impératrice qui, à la suite d'un mystérieux accident — une fausse couche de l'impératrice — y voit un avertissement du Ciel. Cependant, les accusations reprennent contre lui. Quand la tension avec la cour est à son comble, Jean se montre peu diplomate, commençant un sermon par une allusion à Hérodiade réclamant la tête de Jean le Baptiste : « De nouveau Hérodiade est en démence. De nouveau elle danse. De nouveau elle réclame la tête de Jean sur un plat[8]. » Finalement, il est une deuxième fois condamné et exilé à Cucusus, en Arménie. Il est remplacé au siège patriarcal le par un vieillard, Arsace, auquel succède très vite Atticus, un ennemi de Jean[9]. Peu de temps après, Jean doit se réfugier au château d'Arabisse pour fuir une incursion des Isauriens. Cependant, sa renommée va grandissant. Devant l'afflux des visiteurs qui viennent à lui, il est exilé en 407, sur ordre impérial, à Pithyos, sur la mer Noire, aux confins de l'empire. Affaibli par la maladie, Jean meurt au cours du voyage près de Comana dans le Pont. Ses dernières paroles furent sa doxologie coutumière : « Gloire à Dieu pour tout. Amen » (« Δόξα τῷ Θεῷ πάντων ἔνεκεν : Doxa to theo pantôn eneken, Ἀμήν »).
L'Église romaine est toujours restée fidèle à l'évêque Jean. Le pape Innocent Ier lui écrivit dans son exil pour le consoler. Il condamna le concile du Chêne qui l'avait déposé et reconnut Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.
En 438, l'empereur Théodose II fait rapatrier les restes de Jean à Constantinople ; ils sont triomphalement déposés dans l'église des Saints-Apôtres. Cette translation est commémorée dans l'Église orthodoxe le 27 janvier[10]. Emportées d'abord à Venise par les croisés de la 4e croisade (1204), puis transférées à Rome, où elles ont été vénérées durant près de 800 ans sous l'autel d'une chapelle dans la basilique Saint-Pierre de Rome à la Cité du Vatican, elles ont finalement été restituées le par le pape Jean-Paul II au patriarche œcuménique Bartholomée Ier, en signe de réconciliation entre catholiques romains et orthodoxes, et sont depuis lors conservées et vénérées à l'église Saint-Georges du Phanar à Constantinople.
Saint Jean Bouche d'or fait dans le texte suivant l'éloge de Jacob (Gn 28, 10-11) :
Déposé, exilé de son vivant par l'autorité politique, Jean Chrysostome est un des saints les plus marquants de l'Église orthodoxe.
Sa mémoire est célébrée trois jours dans l'année : le 13 novembre pour sa fête, le 27 janvier pour la translation de ses reliques et le 30 janvier pour la fête des « Trois saints Hiérarques »[10].
L'Église orthodoxe utilise actuellement trois liturgies eucharistiques : celle de saint Basile (utilisée une dizaine de fois dans l'année, particulièrement durant le Grand Carême et pour la Saint-Basile), la liturgie des saints dons présanctifiés (en semaine, durant le Grand Carême), et la liturgie de saint Jean Chrysostome, utilisée tout le reste de l'année. Quelques églises locales utilisent encore aussi la liturgie de saint Jacques.
Si l'Église orthodoxe se définit souvent comme l'Église des Pères, soulignant la continuité dans la transmission de la foi, elle désigne sous le vocable des « Trois saints Hiérarques » (hiérarque = évêque) trois Pères qui, chacun sous un aspect particulier, ont particulièrement compté au IVe siècle : Grégoire de Nazianze, Basile de Césarée et Jean Chrysostome. Cette réunion de saints si différents les uns des autres par certains aspects, a pour but de montrer que l'unité de l'Église se fait dans la foi unique, et non dans l'uniformité.
Prédicateur inlassable, commentateur infatigable de l'Évangile, Jean Chrysostome entrecroise en permanence deux thèmes : la gloire de Dieu et l'amour du prochain. S'il prêche sur le « sacrement de l'autel » (l'eucharistie), c'est pour continuer sur le « sacrement du frère » (l'expression est de lui), et sur la responsabilité des riches en faveur des plus pauvres. S'il parle du Christ ressuscitant, c'est pour souligner qu'il ressuscite « nu », et qu'à son exemple, il n'est nul besoin d'être enterré dans de luxueuses étoffes, les vendre pour soutenir les miséreux étant bien plus « intelligent »… Fidèle à ces lignes de conduite, il emploie l'argent reçu des dons ou même de la vente de trésors de l'église à la restauration ou la fondation d'hospices pour les malades ou les personnes sans ressources.
Il est le protecteur des personnes qui souffrent d’épilepsie (car cette maladie est appelée mal de saint Jean) et qui lui adressent des prières pour espérer une guérison.
Il est le patron des professionnels qui doivent s’exprimer devant un public (orateurs, présentateurs, maîtres de conférence, etc.).
Dans le langage courant, un « saint Jean bouche d'or » est une personne qui s'exprime avec éloquence ou qui parle franchement et nettement[12]. Son éloquence et la force oratoire de sa prédication invitant à mourir pour Dieu sont les raisons pour lesquelles le poète Georges Brassens l'a évoqué dans la chanson « Mourir pour des idées »[13].
Stevan Stojanović Mokranjac, Sergueï Rachmaninov, Piotr Tchaïkovski, et Arvo Pärt (Litany) entre autres, ont mis en musique la liturgie de saint Jean Chrysostome. Ivan Rebroff débutait tous les récitals qu'il donnait dans des églises par un chant a cappella extrait de la liturgie de saint Jean Chrysostome.
Dans le film Le Rouge et le Noir (1954), Julien Sorel (joué par Gérard Philipe), séminariste, cite saint Jean Chrysostome.
Un quartier de la ville de Lévis (Québec) porte le nom de Saint-Jean-Chrysostome. Ce quartier compte plus de 21 000 habitants.
Il est cité dans Le Deuxième Sexe de Simone De Beauvoir qui lui attribue ces mots « en toutes bêtes sauvages, il ne s'en trouva pas de plus nuisante que la femme »[14].
Jean Chrysostome a beaucoup prêché, beaucoup écrit. Si nombre d'œuvres, autrefois faussement attribuées à son patronage, ont été rendues à leur légitime auteur, le nombre de ses œuvres authentiques n'en reste pas moins considérable.
On divise ses écrits (Clavis Patrum Græcorum 4305-5197) en plusieurs groupes, les numéros 4305-4620 recouvrant à peu près les écrits authentiques (dubia: 4333.5 et 8-9, 4336.2, 4356, 4366-4367, 4395-4399, 4417, 4445-4451, 4513-4554; spuria: 4322, 4333.7, 4343, 4350, 4354, 4408, 4500).
Saint, archevêque de Constantinople et docteur de l'Église catholique né à Antioche près de la ville d'Antakya en Turquie, Jean Chrysostome est décédé en 407 près de Comana du Pont, ancienne cité de la région du Pont[15] ' [16].
« Lorsque nous célébrons notre maître commun pour toutes sortes de raisons, ne le célébrons-nous pas surtout en lui rendant gloire parce que nous sommes frappés de stupeur devant la croix, devant cette mort couverte de malédiction ? Paul à tout propos ne nous montre-t-il pas, comme le signe de son amour pour nous, sa mort ? Sa mort pour les hommes, tels qu'ils sont ? Cessant de parler du ciel, de la terre, de la mer, de toutes les autres choses que le Christ a faites pour notre utilité et notre soulagement, à tout propos il revient à la croix en disant : La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs (Rm 5, 8).
Pourquoi t'étonner ? Celui-là même qui a supporté ces souffrances appelle le supplice sa gloire : « Père, dit-il, l'heure est venue, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1). Et le disciple qui a écrit cela disait : L'Esprit Saint n'était pas encore en eux puisque Jésus n'avait pas encore été glorifié (Jn 7, 39). Ce qu'il appelle gloire, c'est la croix. Mais lorsqu'il voulut montrer son amour, de quoi parla-t-il ? De ses miracles ? de ses merveilles ? de certains prodiges ? Pas du tout. Il cite la croix en disant : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). »
— Jean Chrysostome. Sur la Providence 17, 3-4, trad. Anne-Marie Malingrey, Cerf, Paris, coll. « Sources Chrétiennes » 79, 1961, p. 225-227.
Jean Chrysostome, ou « Bouche d'or », fut un des commentateurs les plus prolifiques des Écritures[17] ' [18].
« Que veut signifier cette parabole ? (Mt 20, 1-16) Car son début ne s'accorde pas à ce qu'on y lit à la fin : c'est tout le contraire qu'elle fait voir. On nous y montre tous les ouvriers recevant le même salaire, et non pas d'un côté ceux qui sont rejetés, de l'autre ceux qui sont admis. Le Seigneur lui-même, avant et après la parabole dit le contraire : Les premiers seront derniers, et les derniers seront premiers (Mt 19, 30 ; cf. Mt 20, 16).
La vigne, veut-il dire, ce sont les commandements et préceptes de Dieu ; le temps du travail, c'est la vie présente ; les ouvriers, ce sont ceux qui sont appelés de divers façons à observer les commandements ; le matin, à neuf heures, à midi, à trois heures et à cinq heures, ce sont les divers âges où ils entrent et sont admis. Or la question ici, c'est de savoir si les premiers, qui ont été admis brillamment et ont plu à Dieu, et qui ont brillé aussi toute la journée par leur labeur, ne sont pas sujets à la dernière des mauvaises passions, la jalousie !
À l'évidence, la parabole a été dite pour ceux qui embrassent la vertu dès leur prime jeunesse et pour ceux qui le font plus tard dans leur vieillesse : pour les uns, afin qu'ils ne se montent pas la tête en s'en prenant à ceux de la dernière heure ; pour les autres, afin qu'ils sachent qu'ils peuvent même en peu de temps obtenir le tout. »
— Jean Chrysostome. Traduction inédite, Guillaume Bady[19] pour Magnificat.
Enfin, même si elle n'est pas directement de lui, la liturgie habituelle de l'Église orthodoxe porte son nom[20]. De même, l'homélie lue à la fin des matines du dimanche de la Pâque, est attribuée à Jean Chrysostome[21].
Un exemple particulier est la série des Lettres à Olympias.