| Balafon | |
Un balafon | |
| Variantes modernes | bala balani |
|---|---|
| Variantes historiques | Sosso Bala |
| Classification | idiophone ou autophone |
| Famille | instruments de percussion |
| Œuvres principales | Le Lion rouge |
| Instrumentistes bien connus | Mory Kanté Adama Condé Aly Keita Gert Kilian |
| Facteurs bien connus | Artisans africains, BaraGnouma |
| Articles connexes | Balafoniste |
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Le balafon, également appelé bala ou balani, est un instrument de percussion idiophone mélodique originaire du Mali. C'est une sorte de xylophone, pentatonique, heptatonique ou Chromatique comportant généralement entre 16 et 27 notes produites par des lames de bois que l'on percute avec des baguettes et dont le son est amplifié par des calebasses disposées en dessous. En malinké, « balafon » vient des termes bala (l’instrument) et fon (sonne). Particulièrement présent dans la musique mandingue où son existence est attestée depuis le XIVe siècle, on retrouve des balafons dans de nombreuses régions d'Afrique, tous différents. Certains sont très sophistiqués, d'autres très simples ; d'autres encore sont gigantesques.
Le premier balafon serait né dans le Royaume de Sosso (XIIe siècle), entre la Guinée et le Mali. Ce balafon existe encore et est nommé Sosso Bala.
Cet instrument est cité dans l’hymne national du Sénégal Pincez tous vos koras, frappez les balafons[1].
On peut remarquer que deux types de balafons tendent à se « démocratiser » en Afrique occidentale :
Il est composé d'une structure de bois légère nouée avec des lanières en cuir, sur laquelle des lames en bois durs sont rangées en taille et hauteur croissantes (plus les lamelles sont courtes, plus le son est aigu) et des paires de petites calebasses sont placées en dessous formant des caisses de résonance. Parfois ces calebasses sont percées et les trous sont recouverts de membranes qui vibrent (système du mirliton). Traditionnellement ces membranes sont des toiles d'araignées ou des ailes de chauves-souris, aujourd'hui remplacées par du papier à cigarette ou une fine membrane en plastique. Comme les calebasses sont de plus en plus grandes d'un côté, le balafon est plus haut d'un côté que de l'autre.
Pour éviter d'avoir un instrument trop large, les facteurs les courbent légèrement en arc de cercle, afin de permettre au musicien placé en son centre, de toucher toutes les lames sans se déplacer. Un balafon est généralement capable de produire de 18 à 25 notes (et comporte donc autant de lames). Cependant, certains balafons portables en comportent beaucoup moins (16, 12, 8 voire 6 ou 7).
On en joue soit debout avec des sangles soutenant le balafon, soit assis, et on le frappe au moyen de deux baguettes recouvertes de caoutchouc.
Un orchestre est souvent composé de trois balafons, un grave, un médium et un aigu accompagnés de tambours verticaux djembé et de tambour d'aisselle tama. Au Cameroun, certains orchestres comportent aussi un saxophone, ce qui permet à la musique traditionnelle d'évoluer.
Parmi les joueurs de balafon, on trouve El Hadj Djeli Sory Kouyaté, Mory Kanté, Adama Condé, Aly Keita, Gert Kilian le balafoniste blanc, Moussa Hema, Mamadou Diabaté, Seydou Diabaté dit « Kanazoé », Amadou Kienou, Lansiné Diabaté.
Un festival qui lui est consacré, Triangle du balafon, se déroule chaque année à Sikasso (Mali). La construction d’un musée du balafon est prévue à Sikasso, à Bougoula-Hameau[2].