Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus sur les bandeaux.

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources ().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références »

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Balafon
Image illustrative de l’article Balafon
Un balafon

Variantes modernes bala
balani
Variantes historiques Sosso Bala
Classification idiophone ou autophone
Famille instruments de percussion
Œuvres principales Le Lion rouge
Instrumentistes bien connus Mory Kanté
Adama Condé
Aly Keita
Gert Kilian
Facteurs bien connus Artisans africains,
Drapeau de Suisse Claude Luisier

BaraGnouma

Articles connexes Balafoniste

Le balafon, également appelé bala ou balani, est un instrument de percussion idiophone mélodique originaire du Mali. C'est une sorte de xylophone, pentatonique, heptatonique ou Chromatique comportant généralement entre 16 et 27 notes produites par des lames de bois que l'on percute avec des baguettes et dont le son est amplifié par des calebasses disposées en dessous. En malinké, « balafon » vient des termes bala (l’instrument) et fon (sonne). Particulièrement présent dans la musique mandingue où son existence est attestée depuis le XIVe siècle, on retrouve des balafons dans de nombreuses régions d'Afrique, tous différents. Certains sont très sophistiqués, d'autres très simples ; d'autres encore sont gigantesques.

Le premier balafon serait né dans le Royaume de Sosso (XIIe siècle), entre la Guinée et le Mali. Ce balafon existe encore et est nommé Sosso Bala.

Cet instrument est cité dans l’hymne national du Sénégal Pincez tous vos koras, frappez les balafons[1].

Facture[modifier | modifier le code]

On peut remarquer que deux types de balafons tendent à se « démocratiser » en Afrique occidentale :

Il est composé d'une structure de bois légère nouée avec des lanières en cuir, sur laquelle des lames en bois durs sont rangées en taille et hauteur croissantes (plus les lamelles sont courtes, plus le son est aigu) et des paires de petites calebasses sont placées en dessous formant des caisses de résonance. Parfois ces calebasses sont percées et les trous sont recouverts de membranes qui vibrent (système du mirliton). Traditionnellement ces membranes sont des toiles d'araignées ou des ailes de chauves-souris, aujourd'hui remplacées par du papier à cigarette ou une fine membrane en plastique. Comme les calebasses sont de plus en plus grandes d'un côté, le balafon est plus haut d'un côté que de l'autre.

Pour éviter d'avoir un instrument trop large, les facteurs les courbent légèrement en arc de cercle, afin de permettre au musicien placé en son centre, de toucher toutes les lames sans se déplacer. Un balafon est généralement capable de produire de 18 à 25 notes (et comporte donc autant de lames). Cependant, certains balafons portables en comportent beaucoup moins (16, 12, 8 voire 6 ou 7).

Balafo au Sénégal (gravure 1825)

Jeu[modifier | modifier le code]

On en joue soit debout avec des sangles soutenant le balafon, soit assis, et on le frappe au moyen de deux baguettes recouvertes de caoutchouc.

Un orchestre est souvent composé de trois balafons, un grave, un médium et un aigu accompagnés de tambours verticaux djembé et de tambour d'aisselle tama. Au Cameroun, certains orchestres comportent aussi un saxophone, ce qui permet à la musique traditionnelle d'évoluer.

Parmi les joueurs de balafon, on trouve El Hadj Djeli Sory Kouyaté, Mory Kanté, Adama Condé, Aly Keita, Gert Kilian le balafoniste blanc, Moussa Hema, Mamadou Diabaté, Seydou Diabaté dit « Kanazoé », Amadou Kienou, Lansiné Diabaté.

Un festival qui lui est consacré, Triangle du balafon, se déroule chaque année à Sikasso (Mali). La construction d’un musée du balafon est prévue à Sikasso, à Bougoula-Hameau[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jeune joueur de balafon au Mali.

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Symbolique nationale | Gouvernement du Sénégal », sur www.sec.gouv.sn (consulté le )
  2. Communiqué du conseil des ministres du 15 octobre 2008