Arno a des racines anglaises et françaises dont des réfugiés fuyant le Nazisme ; il a expliqué que le père de sa grand-mère est Anglais et le père de sa grand-mère est Français[4]. En 1970 à 21 ans, il forme son premier groupe Tjens Couter. Il est à l'origine du groupe TC Matic (d'abord appelé TC Band de 1977 à 1980). Le groupe se sépare en 1986 et Arno se lance dans une carrière solo, d'abord sur le label Virgin, il signe ensuite sur Delabel. En 1991 avec le bluesman belge Roland Van Campenhout, il forme le groupe Charles et les Lulus[5] qui ne dure pas longtemps. L'unique album de ce projet, enregistré en une semaine et en prise directe, est un disque de blues, sur lequel se retrouvent quelques reprises. Il a également été acteur en 1996 dans Camping Cosmos de Jan Bucquoy[6], en 1997 dans Alors voilà de Michel Piccoli. Il a reçu cinq fois l'Humo's Pop Poll Award du meilleur chanteur belge[7].
Il a été cuisinier pour Marvin Gaye lorsque celui-ci a résidé à Ostende en 1981 avec son fils[8].
Il se fait connaître en France du grand public à la suite de sa participation à la bande originale du film Merci la vie (1990) de Bertrand Blier.
Chantant en français, en anglais et en flamand, il est connu pour sa voix brisée à la Tom Waits[3] et ses textes touchants, parfois empreints de naïveté. Ses chansons ont souvent été des succès, généralement limités toutefois à un public d'initiés, malgré une presse spécialisée souvent enthousiaste (Putain putain, Bathroom singer, Elle adore le noir, Les Yeux de ma mère, Je veux nager, Chic et pas cher). Il s'est fait une spécialité de reprises originales et décalées de standards francophones, qui lui ont ouvert un public plus large (Les Filles du bord de mer d'Adamo, Le Bon Dieu de Jacques Brel, Comme à Ostende de Jean-Roger Caussimon et Léo Ferré, Elisa de Serge Gainsbourg, Sarah de Georges Moustaki, Pauvres diables (Vous les femmes) de Julio Iglesias, BO du film Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne), ou anglophones (Mother's little helper des Rolling Stones, Knowing me, knowing you d'ABBA, Get up, stand up de Bob Marley et Peter Tosh, toutes les trois jouées de façon beaucoup plus lente, Roadhouse Blues de The Doors en concert), voire les deux (le medley Jean Baltazaarrr, La fille du Père Noël/Jean Genie de Jacques Dutronc/David Bowie, avec Beverly Jo Scott). Il abandonne un peu l'anglais au cours du temps, mais sa musique reste un vaste mélange, l'accordéon y côtoyant la guitare électrique.
C'est sur scène qu'il prend sa vraie dimension comme en témoignent ses albums en concert À la française, sorti en 1997, et Live in Brussels, en 2005, où l'on trouve des interprétations de Les Yeux de ma mère.
En , il annonce reporter une série de concerts en France, Suisse et Pays-Bas en raison d'un cancer du pancréas diagnostiqué en novembre 2019[11],[12].
Il reprend la scène en juillet 2020[13].
En , le site web de la salle de concert parisienne Le Trianon, où Arno
devait se produire le 1er décembre, annonce que ce dernier annule tous ses concerts jusqu’à la fin de l’année. "Sur recommandation de ses médecins, il prend une pause de plusieurs mois pour se reposer et retrouver la forme", explique le communiqué[14].
1986 : Arno compose et enregistre avec son groupe lors des sessions de son premier album un EP comprenant les morceaux I Don't Play The Game Your Way et Time It Was pour Reggie[18].
1995 : Arno interprète des titres de la version néerlandaise du film Toy Story de Pixar : Je bent een vriend van mij, Vreemde Dingen, Vliegen doe ik nooit et You've Got A Friend In Me.
Sur le premier album, les parties vocales féminines sont assurées par Reggie, qui avait chanté Last Night a DJ Saved my Life avec le groupe Indeep. Arno et ses musiciens lui ont par ailleurs écrit et interprété deux titres à cette époque, sortis sur maxi single : I don't Play the Game Your Way et Time it Was[19].
↑Charles est son 2e prénom, Lulu est une référence à sa mère, dont c'était le surnom
↑« De Gaulle disait qu'il avait qu'un rival international, Tintin. Moi j'ai un rival belge, le chanteur Arno. » (Jan Bucquoy, La vie est belge, [détail des éditions], p. 151)
↑« Sur cet album, vous utilisez l'anglais, le français, et même l'ostendais, c'est important pour vous de mélanger les langues ? — Rien n'est important. Je fais seulement des chansons. Je suis pas Jésus-Christ, j'écris pas la Bible. Je suis pas Karl Marx, je suis pas un intello. » (« Je fais des chansons avec une larme et un sourire », publié le samedi 24 mars 2007 dans Victoire, p. 20-25 et le mardi 20 mars 2007 dans Soir en Ligne)