Il commence ses études à Bordeaux avec Fernand Vaubourgoin. En 1927, il est renvoyé du Conservatoire de Paris, où il suit les classes d'orchestration de Louis Aubert, de composition de Paul Dukas et de contrepoint et fugue de Georges Caussade, pour avoir refusé de suivre des méthodes « orthodoxes ».
Chargé de mission à la direction des Beaux-Arts, il joue un rôle important avec Pierre-Octave Ferroud, Emmanuel Bondeville et Jean Rivier dans la constitution de la société musicale Le Triton[1] qui a vocation à faire connaître la musique contemporaine. Il est également critique musical au quotidien Le Journal en 1937.
Après la libération de Paris en 1944, il est nommé directeur musical de la Radiodiffusion française. Il fonde la maîtrise de Radio France en 1946 avec le concours de Maurice David, inspecteur général de l'enseignement musical de Paris. La direction en est confiée à Marcel Couraud. En 1948, il devient directeur de la chaîne nationale RTF puis de l'ORTF, poste qu'il conserve jusqu'à sa retraite en 1965.
Il reçoit le Grand Prix national de la musique en 1969. Son épouse est décédée en 2000.
Le compositeur cherchant à définir ses œuvres, s'exprime ainsi dans le Journal musical français du : « Ma musique est avant tout d'ordre expressif. À mes yeux, seule compte l'intensité expressive. Mon œuvre a une base harmonique très importante et n'est nullement d'essence contrapuntique comme on l'a cru ; je pense très mélodiquement et mes thèmes apparaissent à l'état pur. Ma musique est chargée d'émotion et je cherche toujours à aller au bout de ce que j'ai à dire ; si ma musique a une chance de vivre, c'est à cela seul qu'elle le devra. »
Henry Barraud n'a rien conservé de la musique écrite avant ses trente-deux ans.
Une saison en enfer, Orchestre philharmonique de l'ORTF, André Girard (dir.) - Radio France, 1984
3e Symphonie, Orchestre national de la RTF, Charles Munch (dir.) - Musidisc/Accord
Trois études pour orchestre, Rapsodie dionysienne, Concerto pour flûte et orchestre, Jean-Pierre Rampal, Orchestre philharmonique de l'ORTF, André Girard (dir.) - Erato
Henry Barraud, Myriam Chimènes (dir.) et Karine Le Bail (dir.), Un compositeur aux commandes de la radio : essai autobiographique, Paris Paris, Fayard/Bibliothèque nationale de France, coll. « Musique », , 1152 p. (ISBN978-2-213-65503-1)
↑Lazzaro, Federico, « 1932. La Société Triton et l’“École de Paris” », Nouvelle histoire de la musique en France (1870-1950), sous la direction de l’équipe « Musique en France aux XIXe et XXe siècles : discours et idéologies », mis en ligne le 12 mars 2020 (lire en ligne)
« Henry Barraud : Et néanmoins compositeur ! » Les Greniers de la mémoire, émission radiophonique de Karine Le Bail et Philippe Tétart diffusée sur France-Musique les 9 et (1re partie, 2e partie)