| Sortie | 20 avril 1987 |
|---|---|
| Enregistré |
1986-1987 Mountain Studios (Montreux) Power Station (New York) |
| Durée |
53:07 (CD) 48:06 (LP) |
| Genre | rock |
| Producteur | David Bowie, David Richards |
| Label | EMI America |
| Classement |
6e (Royaume-Uni) 34e (États-Unis) |
Albums de David Bowie
Singles
Never Let Me Down est le dix-septième album studio de David Bowie, sorti en 1987 chez EMI Records.
Cet album fut un de ceux de Bowie qui eut le plus grand succès commercial en Europe, se trouvant dans les meilleures ventes de nombreux pays dans les mois qui ont suivi sa sortie, mais il n'atteignit que la 34è place des ventes aux États-Unis. En dépit de son succès auprès du public, il ne fut pas bien reçu par les critiques, nombreuses à considérer que les années 80 furent un des moments les plus pauvres de la carrière de Bowie en matière de créativité et d'intégrité artistique. Bowie lui-même critiqua ultérieurement les arrangements et la production de ce disque, tout en admettant son affection pour beaucoup de ses chansons ; par exemple, une version remixée de « Time Will Crawl » sera intégrée dans la rétrospective de sa carrière, iSelect (2008).
Après le succès international de l'album Let's Dance (1983) et de la tournée Serious Moonlight Tour, David Bowie est devenu un artiste connu des masses, mais il ne ressent aucune connexion avec son nouveau public. L'échec critique de Tonight (1984) l'incite à remettre en question ses choix artistiques récents. Pour son album suivant, il souhaite revenir au rock 'n' roll et s'entourer d'un groupe de musiciens plus réduit.
Bowie passe une partie de l'année 1986 dans son chalet en Suisse avec son ami Iggy Pop. Durant cette période, il écrit les chansons qui aboutissent sur Never Let Me Down et les enregistre sous forme de démo avec le multi-instrumentiste Erdal Kizilçay avant d'entrer en studio pour les boucler avec les autres musiciens. Pour la première fois depuis Scary Monsters (and Super Creeps), Bowie ne se contente pas de chanter : il joue des claviers, de la guitare rythmique et même de la guitare solo sur les titres New York's in Love et '87 and Cry.
| Périodique | Note |
|---|---|
| AllMusic[1] | |
| Encyclopedia of Popular Music[2] | |
| Robert Christgau[3] | C+ |
| Rolling Stone[4] | négative |
Never Let Me Down sort le . Les ventes sont d'abord bonnes, mais elles déclinent rapidement au fur et à mesure que paraissent les critiques, qui sont dans l'ensemble mitigées.
Contrairement à son habitude, Bowie aborde des sujets politiques d'actualité dans plusieurs chansons. Day-In Day-Out, le premier single, évoque la situation des sans-abris aux États-Unis, tandis que '87 and Cry s'adresse à Margaret Thatcher, alors Premier ministre du Royaume-Uni. Time Will Crawl, le deuxième single, est écrite en réaction à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. D'autres chansons sont plus personnelles. La chanson-titre de l'album est ainsi une ode à Corinne Schwab, dite « Coco », l'assistante de Bowie depuis le début des années 1970.
Alors que cinq des neuf chansons de Tonight étaient des reprises, Never Let Me Down n'en comprend qu'une seule : Bang Bang, qui clôture l'album, est une chanson d'Iggy Pop sortie en 1981 sur l'album Party.
La plupart des chansons de l'album figurent dans des versions légèrement plus courtes sur le vinyle par rapport au CD. Ce dernier dure ainsi cinq minutes de plus que le 33 tours.
La chanson Too Dizzy est omise de toutes les rééditions de l'album à la demande de Bowie.
En 1995, Never Let Me Down a été réédité au format CD chez Virgin Records avec trois chansons supplémentaires.
Une version remasterisée de l'album est publiée par EMI en 1999, sans pistes bonus. Le coffret Loving the Alien (1983–1988), publié en 2018, comprend une nouvelle version remasterisée de Never Let Me Down ainsi que Never Let Me Down 2018, une version entièrement réenregistrée de l'album.
| Classement (1987) | Meilleure place |
|---|---|
| 6 |
| Pays | Certification | Ventes |
|---|---|---|
| 100 000 |