Fernando Sor
Description de l'image Fernando Sor.jpg.
Nom de naissance Joseph Fernando Macario Sors
Naissance
Barcelone, Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Décès (à 61 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale guitariste, compositeur
Style Classique
Élèves Napoleon Coste

Fernando Sor (de son vrai nom Joseph Fernando Macario Sors[1]) est un guitariste et compositeur espagnol, né le à Barcelone, décédé le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commença son apprentissage musical avec son père, puis à l’Abbaye de Montserrat, en Catalogne, à une époque où la guitare était peu populaire en tant qu'instrument de concert. Ses parents souhaitant qu'il poursuive une carrière militaire plutôt que musicale, Sor s'enrôla dans l'armée et fut déplacé vers Madrid, où il fit la connaissance de la duchesse d'Albe, protectrice de nombreux artistes tels que Goya, qui lui permit de trouver un emploi de musicien.

En 1813, lors de la défaite de Joseph Bonaparte en Espagne, Sor, qui était rallié à la cause française, dut quitter le pays, pour ne plus jamais y revenir. Il s'établit à Paris, où l'activité artistique était en grande effervescence, où également la guitare jouissait d'une grande popularité, ce qui lui permit de se bâtir une grande renommée en tant que compositeur, interprète et enseignant. Sa Méthode pour la guitare, publiée en 1830, aida beaucoup à raffermir sa réputation, qui dépassa celle de ses contemporains (Dionisio Aguado, Matteo Carcassi, Ferdinando Carulli et Mauro Giuliani). Pendant environ quinze ans, il voyagea à travers l'Europe pour présenter ses œuvres à un public qui se montrait très réceptif. Outre Paris, il fut très populaire à Londres. Il épousa la danseuse Félicité Hullin et, en 1823, le couple s'installa à Moscou (Russie). En 1826, les époux se séparèrent et Sor revint vivre à Paris.

Les dernières années de sa vie furent malheureuses puisque sa fille mourut. Sor composa alors sa dernière œuvre orchestrale, une Messe en sa mémoire. Il succomba peu après à un cancer de la langue, le . Il fut enterré anonymement au cimetière de Montmartre, à Paris, et ce n'est qu'en 1934 que sa tombe fut identifiée.

Tombe de Fernando Sor sculptée par Angel-Péres (cimetière de Montmartre, division 24)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bien que Sor soit reconnu surtout pour son travail à la guitare, il composa sous diverses formes : du lied à l'opéra, en passant par la musique pour ballet et les chansons patriotiques. Son œuvre à la guitare comprend des études et des leçons, des variations, des menuets, des valses, des fantaisies, des sonates, etc.

C'est son élève Napoléon Coste qui se chargea de cataloguer ses œuvres après sa mort.

Si Fernando Sor reste une référence marquante encore aujourd'hui c'est probablement grâce à une exigence de compositeur qu'avaient peu de guitaristes de son époque. Il s'exprimait à ce sujet en préface de trois de ses recueils de petites pièces dont les titres à l'ironie mordante sont successivement Voyons si c'est ça, Est-ce bien ça ? et À la bonne heure. Il y explique qu'il tente de faire des œuvres de plus en plus simples pour répondre à la demande d'amateurs rebutés par la difficulté[2] :

«  [...] J'ai donc tâché de faire aujourd'hui comme les auteurs qui ne tombent point dans ces inconvénients : j'ai écrit pour l'Éditeur ; aussi bien je suis le mien depuis l'œuvre 34. J'ai suivi mes modèles dans leur marche mélodique et dans celle de la basse ; j'ai omis seulement certaines transitions que je n'ai pu m'expliquer et dont peut-être ne se rendraient pas raison non plus Haydn, Mozart, ni Beethoven, car je n'en ai jamais trouvé de pareilles dans leurs musique. [...]  »

Les références de Sor sont ici explicites ; son admiration pour Mozart apparaît dans ses compositions, comme le célèbre Introduction et Variations sur un thème de Mozart O cara armonia de La Flûte enchantée et des transcriptions de ce même opéra.

Répertoire[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

Ballets[modifier | modifier le code]

Musique pour orchestre[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Reprise[modifier | modifier le code]

La musique de Fernando Sor est utilisée dans un sketch de Raymond Devos « J'ai des doutes », où l'humoriste, tout en parlant de Fernando Sor et en jouant à la guitare sa cinquième étude, ironise sur ses problèmes conjugaux.

De nombreux génériques utilisent les musiques de Fernando Sor, par exemple dans le jeu vidéo Pompéi, le générique est une étude de Sor.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antonio Mena Calvo, "La música patriótica y militar de la guerra de la Independencia" (ISSN 1139-5362) Madrid. Revista de arte, geografía e historia nº 9, 2007; pp. 223-250
  2. Préface de Est-ce bien ça ?, œuvre 48

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]