Georges Auric
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En 1940
Nom de naissance Georges Abel Louis Auric
Naissance
Lodève (France)
Décès (à 84 ans)
Paris 8e (France)
Activité principale Compositeur
Collaborations Groupe des six
Maîtres Georges Caussade, Vincent d'Indy

Georges Auric est un compositeur français, né le à Lodève (Hérault)[1] et mort le à Paris (8e)[2]. Il fut compagnon de route du Parti communiste français[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses premières études de piano au conservatoire de Montpellier puis entre en 1913 au Conservatoire de Paris où il est l'élève jusqu'en 1914 de Georges Caussade (1873-1936) en contrepoint et fugue. À partir de 1914, il étudie la composition avec Vincent d'Indy à la Schola Cantorum de Paris. À partir de 1915, il fréquente Igor Stravinsky et Erik Satie avant de se joindre au groupe des Six avec Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Louis Durey et Germaine Tailleferre. Ami de Jean Cocteau, du peintre Jean Hugo, de Valentine Hugo et de Raymond Radiguet, il passe avec eux plusieurs vacances au Piquey (bassin d'Arcachon) et dactylographie le texte du Bal du comte d'Orgel.

Ses premières mélodies s'inspirent d'Erik Satie, d'Igor Stravinsky, d'Emmanuel Chabrier.

Il a écrit des critiques musicales dès 1913 (il avait quatorze ans) dans la Revue française de musique. Le , celle-ci publie son article intitulé « Erik Satie, musicien humoriste » qui ravira le compositeur. Satie lui demandera à le rencontrer et sera tout surpris de l'âge du rédacteur[4].

Il est notamment l'auteur avec Diaghilev des ballets Les Fâcheux et Les Matelots ainsi que de la tragédie chorégraphique Phèdre. Parallèlement, il signe des musiques de films aussi célèbres que Le Sang d'un poète (1930), La Belle et la Bête (1946) et Orphée (1950) de Jean Cocteau, Moulin Rouge (1952), réalisé par John Huston, Lola Montès (1955) de Max Ophüls, Du rififi chez les hommes, réalisé par Jules Dassin (1955), Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy et La Grande Vadrouille de Gérard Oury.

Il fut président de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) de 1954 à 1978, administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux du au et membre du conseil culturel du Cercle Culturel de Royaumont.

Georges Auric a épousé le , l'artiste peintre Eleonore Vilter (1902, Watra (Autriche) - 1982, Paris), connue sous le nom de Nora Auric. Georges Auric est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 2) à Paris.

Compositions[modifier | modifier le code]

Cette liste est constituée principalement à l'aide du Répertoire des œuvres musicales de Georges Auric établi par Josiane Mas[5].

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Pièces pour piano[modifier | modifier le code]

Œuvres pour orchestre[modifier | modifier le code]

Musique chorale[modifier | modifier le code]

Mélodies[modifier | modifier le code]

Quatre Chants de la France malheureuse, 1943

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Ballet[modifier | modifier le code]

Musique de films[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Carrière en tant qu'acteur[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Plaque de rue de la rue Georges-Auric à Paris.

Il existe depuis 1990 une rue Georges-Auric, dans le 19e arrondissement de Paris. Il existe également une avenue Georges-Auric au Mans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'Hérault, Commune de Lodève, acte de naissance no 19, année 1899 (avec mention marginale de mariage)
  2. Les Gens du cinéma
  3. « Popistes: histoire du Parti ouvrier et populaire vaudois, 1943-2001 », sur books.google.fr (consulté le 29 mars 2011)
  4. Ornella Volta, Erik Satie. Correspondance presque complète, Fayard/IMEC, 2000, p. 658
  5. Josiane Mas (dir), Centenaire Georges Auric - Francis Poulenc, Centre d'études du XXe siècle - Université de Montpellier III, 2001, (ISBN 978-2-84269-445-6), p. 287 à 320

Liens externes[modifier | modifier le code]