Geneviève Calame
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Genre artistique

Geneviève Calame, née le et morte le , est une pianiste, éducatrice et compositrice suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Geneviève Calame est née à Genève, mais elle est d'origines gréco-italienne. Elle étudie le piano à Genève avec Lottie Morel, puis à Rome avec Guido Agosti. Elle poursuit ses études à Genève avec Louis Hiltbrand et Jacques Guyonnet. Elle suit ensuite des cours de composition à Londres avec Pierre Boulez, à Liège avec Henri Pousseur et à Paris avec Jean-Claude Eloy. Elle joue plusieurs fois comme soliste au Studio de Musique Contemporaine de 1972 à 1983. Elle étudie la technologie électronique et électroacoustique à New York avec Hubert Howe et le plasticien Bill Etra[1].

Après avoir terminé ses études, Geneviève Calame travaille en tant que compositrice dans des studios de musique contemporaine à Genève. En 1971, elle fonde avec Jacques Guyonnet un studio de musique électronique, de vidéo et d'information, baptisée ART (Artistic Research Team), et commence à réaliser des installations audiovisuelles. En 1972, Calame épouse Jacques Guyonnet. Le couple a eu deux enfants[2].

Geneviève Calame met au point une méthode d'enseignement de la musique électronique destinée aux enfants. Elle enseigne de 1975 à 1993 à la Commission de l'éducation de Genève et à l'École Supérieure d'Art Visuel de Genève. En 1976, elle préside la section genevoise de la Société internationale de musique contemporaine. Elle est cheffe de file dans l'art vidéo, produisant plus de cent peintures à partir d'images fixes. Cette œuvre est présentée à Cannes au MIP TV, aux ART Studios Geneva, au Musée des beaux-arts de Lausanne avec René Berger, à Rio de Janeiro au Cecilia Meireles et à la Serpentine Gallery de Londres. Elle meurt à Tijuana (Mexique) en 1993[3].

Travaux[modifier | modifier le code]

Calame compose pour orchestre, ensemble de chambre, voix, ballet, électronique, performance et le multimédia. Ses œuvres comprennent :

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

En 2019 à Genève, l'association l'Escouade dans le cadre du projet 100elles renomme temporairement une rue à son nom[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dees, Pamela Youngdahl, A Guide to Piano Music by Women Composers : Women born after 1900,
  2. « Biography » (consulté le )
  3. Julie Anne Sadie et Rhian Samuel, The Norton/Grove dictionary of women composers, , Digitized online by GoogleBooks (lire en ligne)
  4. Schweizerisches Institut für Kunstwissenschaft (SIK-ISEA): Compendium of image errors in analogue video, Scheidegger & Spiess, Zurich 2013, p. 112-113, 262-263, (ISBN 978-3-8758-5184-7).
  5. « Works by Geneviève Calame » (consulté le )
  6. « Geneviève CALAME », sur 100 Elles* (consulté le )