Joseph Schwantner
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
ChicagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
American Conservatory of Music (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Université du Pacifique Luthérienne (en), université d'État de BallVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions

Joseph Clyde Schwantner (Chicago, ) est un compositeur et éducateur américain, lauréat du prix Pulitzer en 1979 pour son œuvre pour orchestre Aftertones of Infinity. Il est membre de l'Académie américaine des arts et des lettres depuis 2002. Il reçoit également le prix Charles Ives en 1970.

Schwantner est un prolifique compositeur, avec de nombreuses œuvres à son actif. Son style est celui d'un coloriste et d'un éclectique, s'inspirant d'éléments aussi divers que l'impressionnisme français, les percussions africaines et le minimalisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Josef Schwantner commence l'étude de la musique à un âge précoce, avec la guitare classique, où il intègre également les genres du jazz et du folk. Il joue aussi du tuba dans l'orchestre de son lycée. Ses premières aspirations à la composition sont remarquées par son professeur de guitare, qui a constamment éprouvé Schwantner en élaborant des pièces à étudier. À partir de cela, son professeur, Robert Stein, lui suggère de recueillir ses idées et de créer sa propre composition musicale. Une de ses premières compositions a été dans l'idiome jazz. La pièce Offbeats a gagné le Prix National Band Camp en 1959[1]. Il poursuit ses études de composition au Conservatoire Américain de Chicago, où il obtient son baccalauréat en 1964, dans la classe de Bernard Dieter, avec qui il explore en étroite collaboration la musique de Debussy, Bartók et Messiaen. Il poursuit à Chicago ses études supérieures, sous la direction d'Alan Stout et Anthony Donato à l'Université Northwestern, sanctionnées par sa maîtrise et un doctorat en composition, respectivement en 1966 et 1968. Fort de ses expériences à l'American Conservatory, Schwantner est influencé plus particulièrement par la musique de Berio et Rochberg[2]. En tant qu’étudiant en composition, Schwantner poursuit ses ambitions, avec trois œuvres reconnues dotées du prix BMI Student Composer.

Après ses études en 1968, Schwantner obtient un poste de professeur assistant à la Pacific Lutheran University. En 1969, il est à un poste similaire à l'Université d'État de Ball dans l'Indiana et à partir de l'année suivante, à l'École de musique Eastman à Rochester, comme membre de la faculté. Sortant brièvement de ses études universitaires, Schwantner est compositeur en résidence du Symphonique de Saint-Louis de 1982 à 1984. En 1985, Schwantner fait l'objet d'un documentaire pour la chaîne de télévision WGBH à Boston, au sein de la série Soundings. Le documentaire se concentre principalement sur la composition de sa pièce New Morning for the World, pour récitant et orchestre[3]. Son travail universitaire se poursuit à la Juilliard School en 1986 et il se maintient à Yale depuis 1999, lorsque Schwantner prend sa retraite de son poste à Eastman. Sa plus notable commande inclut un cycle de mélodies Magabunda pour orchestre, en 1983, A Sudden Rainbow en 1986, Afar… le Concerto pour guitare en 1987 et un Concerto pour piano, en 1988.

Parmi ses élèves figurent Eero Hämeenniemi, Marc Mellits, Kevin Puts et Michael Torke.

Prix[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

L'une des premières œuvres de Joseph Schwantner, Diaphonia intervallum (1967) annonce clairement les traits de style importants qui existent plus tard dans sa musique. Au-delà de sa série, la structure des éléments tels que le style individualisé, les points de pédale, l'expérimentation du timbre, les groupements instrumentaux et l'utilisation de registres extrêmes apparaissent évidents, même à cette étape de la carrière de Schwantner.

Lors de sa nomination à la faculté Eastman, Consortium I de Schwantner est créé en 1970. Cette pièce illustre clairement son utilisation personnelle du sérialisme, y compris de nombreuses chaînes de douze tons, cachées dans la texture et utilisant une structure d’intervalles spécifiques pour assurer la cohésion. Consortium II a poursuivi l'application personnelle sur la série. À partir de ces œuvres, Schwantner se concentre sur la série pour approfondir les effets de couleur, notamment avec l'usage d'instruments de percussion. Des exemples de son utilisation du timbre comme un important élément de la composition se trouve dans In aeternum (1973) et Élixir (1976), qui peuvent être vus comme ses œuvres les plus importantes du genre. Dans …and the mountains rising nowhere (1977) les six percussionnistes jouent quarante-six instruments, et le compositeur s'efforce de donner aux percussions un rôle plus important que ce qui était typique pour les œuvres d'ensembles au cours des années 1970[7]. À partir de ce stade, Schwantner tend à se concentrer sur l'obtention des tons plus clairs de centres dans des œuvres comme Music of Amber (1981) et New Morning for the World: ‘Daybreak of Freedom’ (1982)[1]. Même s'il adopte des centres tonaux, Schwantner résiste à l'emploi très conventionnel des relations dominantes-toniques et aux emphases de ce concept dans la musique occidentale. En vérité, les centres tonaux de Schwantner sont créés par l'accentuation, à l'instar d’El Salón México du compositeur américain Aaron Copland. Ses racines sérielles montrent même sa structure tonale ; les gammes majeures et mineures clairement définies sont rares dans la musique de Schwantner. À la place, il utilise des ensembles de hauteur pour organiser. Les œuvres postérieures de Joseph Schwantner intègrent des éléments minimaliste, par exemple dans son monumental concerto pour percussion. Cependant, un accent très présent sur le timbre reste assez évident. Ses partitions sont publiées par Schott Helicon Music Corporation.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Schwantner est un prolifique compositeur, avec près de deux-cents œuvres à son actif[8].

Orchestre[modifier | modifier le code]

Ensemble à vents[modifier | modifier le code]

Ensemble de chambre[modifier | modifier le code]

Spectacles représentatifs[modifier | modifier le code]

  • Ensemble de l'université du Michigan, le
  • Michael Haithcock, chef d'orchestre
  • Jonathan Ovalle, percussions
The President's Own United States Marine Band: The Bicentennial Collection
  • Ensemble à vent Lamont
  • Joseph Martin, chef d'orchestre
  • Mayor Michael B. Hancock, narrateur invité
  • Orchestre à vents de l'université de Floride
  • Nikk Pilato, chef d'orchestre
  • David Eccles, narrateur
  • Orchestre symphonique à vent du Nord Texas
  • Eugene Migliaro Corporon, chef d'orchestre

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Joseph Schwantner » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b Grove 2001.
  2. (en) Scott Higbee, « Joseph Schwantner », dans A Composer's Insight: Thoughts, Analysis, and Commentary on Contemporary Masterpieces for Wind Band, éd. Timothy Salzman, p. 131–146.
  3. (en) David Atwood (dir.), "Joseph Schwantner and His Music." Soundings. WGBH, Boston, 1985. Television.
  4. « American Academy of Arts and Letters - Current Members » [archive du ], American Academy of Arts and Letters (consulté le 23 mars 2014) : « Joseph Schwantner - Music - 2002 »
  5. « American Academy of Arts and Letters - Award Winners - Music - Charles Ives prize » [archive du ], Académie américaine des arts et des lettres (consulté le 23 mars 2014) : « Joseph C. Schwantner - Charles Ives Scholarship - 1970 »
  6. « The Pulitzer Prizes - Awards - 1979 Winners », Prix Pulitzer (consulté le 23 mars 2014) : « Music : Aftertones of Infinity by Joseph Schwantner. First performed by the American Composers Orchestra on January 29, 1979 in Alice Tully Hall New York City. »
  7. Pilato 2007.
  8. « Schwantner, Joseph C. [WorldCat Identities] », WorldCat (consulté le 23 mars 2014) : « Œuvres : 193, dans 402 publications en deux langues, dans 5 372 fonds de bibliothèques ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]