Théodore Gouvy
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Théodore Gouvy
Nom de naissance Louis Théodore Gouvy
Naissance
Goffontaine, aujourd'hui Sarrebruck, Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse Nationalité française en 1851 Drapeau de la France France
Décès (à 78 ans)
Leipzig, Drapeau du Royaume de Saxe Royaume de Saxe
Activité principale compositeur
Style
musique classique
Lieux d'activité Paris, Leipzig
Éditeurs Breitkopf & Härtel
Maîtres Antoine Elwart, Carl Eckert
Distinctions honorifiques Académie des beaux-arts Drapeau de la France France Académie royale de Berlin

Œuvres principales

7 cantates, Requiem, 8 symphonies, musique de chambre, 2 opéras

Tombe de Mr. Théodore Gouvy à Hombourg-Haut, Lorraine.

Louis Théodore Gouvy est un compositeur français, né à Goffontaine (un quartier de Sarrebruck en Allemagne) le et mort à Leipzig le . Il est enterré à Hombourg-Haut en Lorraine[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille francophone en Sarre peu après qu'elle fut devenue prussienne en 1815 à la suite de la bataille de Waterloo et du traité de Paris, Gouvy fut prussien de naissance alors que deux de ses frères aînés (nés à Goffontaine, antérieurement encore en France) furent français. Il fut scolarisé au collège de Sarreguemines, puis au lycée de Metz[2].

Il étudia le droit puis la musique à Paris. Le Conservatoire de Paris lui demeurant fermé en raison de sa nationalité prussienne, il suivit des cours privés avec Antoine Elwart et Pierre-Joseph Zimmerman[3]. Il se perfectionna également au contact des musiciens de Francfort, Leipzig et Berlin, où il rencontra entre autres Franz Liszt. Il séjourna ensuite à Rome où il fréquenta un cercle de musiciens parmi lesquels Karl Anton Eckert (en)[4], Eduard Franck et Niels Gade. Il ne put accéder à la citoyenneté française par naturalisation qu'à 32 ans.

Gouvy vécut et écrivit longtemps à Hombourg-Haut en Moselle, chez son frère maître des forges. Il fut un homme de double culture, française et allemande, d'où il tira son inspiration et sa particularité. Bien qu'il y fût connu et reconnu de son vivant, il tomba au XXe siècle dans l'oubli[5].

Hector Berlioz a écrit dans le Journal des Débats du  : « Qu'un musicien de l'importance de M. Gouvy soit encore si peu connu à Paris, et que tant de moucherons importunent le public de leur obstiné bourdonnement, c'est de quoi confondre et indigner les esprits naïfs qui croient encore à la raison et à la justice de nos mœurs musicales[6]. »

Mais Berlioz n'y changea rien et Gouvy resta largement ignoré jusqu'à la fin du XXe siècle. C'est toute l'action entreprise dans sa région, la Lorraine, et la redécouverte de son Requiem, avec son vigoureux Dies iræ, qui le fit sortir à nouveau de l'ombre en 1994[7].

Gouvy obtint le prix Chartier de l'Institut (1875)[8], devint correspondant de l'Académie des beaux-arts en France (1894) puis membre de l'Académie royale de Berlin (1895). Il fut également membre fondateur de la Société nationale de musique. Bien que résident en Allemagne après le Traité de Francfort par lequel l'Alsace-Lorraine fut annexée à l'Empire allemand, Théodore Gouvy fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1876.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Gouvy demeure largement méconnue bien qu'elle comporte plus de 200 compositions, dont 90 opus publiés de son vivant. Il a notamment écrit 24 compositions pour grand orchestre[9] dont neuf symphonies, des ouvertures et des variations. La musique de chambre occupe également une place importante dans sa production musicale[10] avec notamment quatre sonates en duo, cinq trios avec piano (1853, 1856, 1858, 1863), onze quatuors, sept quintettes, un énorme répertoire pour piano – à deux et quatre mains – et pour deux pianos, plusieurs partitions pour ensembles à vent, ainsi que de très nombreuses mélodies et des Lieder. On connaît aussi cinq grandes cantates dramatiques – Aslega, Œdipe à Colone, Iphigénie en Tauride, Électre et Polyxène –, deux opérasLe Cid et Mateo Falcone – ainsi que des grandes œuvres religieuses, dont un Requiem, un Stabat Mater, une Messe brève et la cantate Golgotha.

Catalogue des œuvres[modifier | modifier le code]

Musique pour orchestre[modifier | modifier le code]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Musique pour piano[modifier | modifier le code]

Musique religieuse[modifier | modifier le code]

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Musique vocale profane et cantates[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hombourg-Haut et Gouvy », sur Institut Gouvy (consulté le 5 avril 2020)
  2. « Enfance et études de Théodore Gouvy », sur Institut Gouvy (consulté le 5 avril 2020)
  3. Cieslik, Astrid, Die Klaviermusik des Lothrinischen Komponist Théodore Gouvy (1819-1898), Thèse de doctorat, Sarrebruck, Université de la Sarre, 2013.
  4. « Théodore Gouvy, le compositeur », sur Institut Gouvy (consulté le 5 avril 2020)
  5. « Décès de Gouvy, après un siècle d'oubli », sur Institut Gouvy (consulté le 5 avril 2020)
  6. « The Hector Berlioz Website - Berlioz Feuilletons - Journal des Débats 13 avril 1851 », sur www.hberlioz.com (consulté le 5 avril 2020)
  7. « Redécouverte et renaissance », sur Institut Gouvy (consulté le 5 avril 2020)
  8. « La Chronique des arts et de la curiosité : supplément à la Gazette des beaux-arts », sur Gallica, (consulté le 5 avril 2020)
  9. « La naissance d'un grand symphoniste », sur Institut Gouvy (consulté le 5 avril 2020)
  10. « La musique de chambre », sur Institut Gouvy (consulté le 5 avril 2020)
  11. « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le 5 avril 2020)
  12. « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le 5 avril 2020)
  13. « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le 5 avril 2020)
  14. « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le 5 avril 2020)
  15. a et b « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le 5 avril 2020)
  16. « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le 5 avril 2020)
  17. « Répertoire de la Symphonie française (French Symphony index) », sur www.ums3323.paris-sorbonne.fr (consulté le 5 avril 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Parmi les enregistrements actuellement disponibles en CD, l’on peut citer :

De nombreux enregistrements sont également disponibles par les plateformes de musique en streaming.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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