Shulamit Ran
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American School of Correspondence (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Shulamit Ran (en hébreu : שולמית רן ; Tel Aviv, ) est une pianiste et compositrice israélo-américaine.

Elle quitte Israël pour s'installer à New York à l'âge de quatorze ans, grâce à une bourse du Mannes College of Music. Sa Symphonie (1990) lui vaut le prix Pulitzer de musique, dont elle est la deuxième femme à remporter la distinction. Ran a été professeur de composition musicale à l'Université de Chicago de 1973 à 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Née en Israël en 1949, Shulamit Ran commence à composer des chants sur la poésie hébraïque, dès l'âge de sept ans. À neuf ans, elle étudie la composition avec certains des plus grands compositeurs israéliens, notamment Alexander Boskovich et Paul Ben-Haim[1]. Pendant son enfance, la musique juive des cantors, jouée à la radio par son père, a un impact considérable sur Ran. Cela est évident dans son opéra Between Two Worlds-The Dybbuk.

Elle poursuit ses études de composition pendant son adolescence, avec une bourse du Mannes College of Music de New York (diplôme en 1967)[1] et de l'American Israel Cultural Foundation. Aux États-Unis, elle travaille le piano avec Nadia Reisenberg et Dorothy Taubman et étudie la composition avec Norman Dello Joio et Ralph Shapey (1973 à 1976)[1]. Au cours de son séjour aux États-Unis, Shapey et le compositeur Elliott Carter contribuent à façonner la voix de composition constamment mouvante de Ran.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

Après ses études auprès de Ralph Shapey, en 1973, âgée de vingt-six ans, Shulamit Ran rejoint la faculté de l'Université de Chicago, où elle est nommée professeur distingué Andrew MacLeish, au département de musique. Elle est également la directrice artistique de l'ensemble Contempo (ancien Contemporary Chamber Players)[2],[3]. Parmi les étudiants de Ran, on trouve Jonathan Elliott et Jorge Liderman. Elle prend sa retraite de son poste à l'Université de Chicago, en [4],[5]. En 1987, elle est professeure invitée à l'Université Princeton[1]. Elle devient membre de l'Académie américaine des arts et des lettres et de l'Académie américaine des arts et des sciences.

La pièce Legends de Shulamit Ran est une commande effectuée pour les manifestations du centenaire de l'Orchestre symphonique de Chicago et de l'Université de Chicago.

Les œuvres de Shulamit Ran ont été interprétées par plusieurs des plus grands orchestres du monde, notamment l'Orchestre philharmonique de New York, le Philharmonique d'Israël, l'Orchestre symphonique de Chicago, l'Orchestre de Philadelphie, l'Orchestre de Cleveland, l'Orchestre de Jérusalem, l'Orchestre de la Suisse romande, l'Orchestre philharmonique d'Amsterdam, le Symphonique de Baltimore, le National Symphony, l'orchestre de St. Lukes et l'Orchestre américain des compositeurs.

Les œuvres de Ran ont également été interprétées par des «Chamber Chamber Players» de l’Université de Chicago, « Da Capo Chamber Players », Network for New Music[6], le New York New Music Ensemble, etc. Par plusieurs quatuors à cordes dont les Quatuor Mendelssohn, Lark, Penderecki, Cassatt et le Trio Peabody, etc.

Sa musique est jouée dans le monde entier, notamment aux États-Unis : à la Bibliothèque du Congrès, au Kennedy Center, aux festivals d'été de Tanglewood, Aspen, Santa Fe et Yellow Barn.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Parmi les prix et récompenses décernées à Shulamit Ran, se trouvent des bourses et des commandes du Fonds Martha Baird Rockefeller, de la Fondation Ford, du Fonds de dotation national pour les arts, de la Fondation Guggenheim (1977), de la Fondation Fromm Music, du WFMT, du Chamber Music America, de la Fondation Serge Koussevitzky de la bibliothèque du Congrès, de l'Académie américaine des arts et des lettres, de l'Eastman School of Music, de l'Orchestre américain des compositeurs, ainsi que des plus grands orchestres, notamment de Philadelphie, les symphoniques de Chicago et de Baltimore.

Shulamit Ran est nommée compositrice en résidence de l'Orchestre symphonique de Chicago de 1990 à 1996[1],[7]. Sa symphonie, jouée en 1990, lui vaut le prix Pulitzer en 1991[2],[8],[9] et la première place du prix du Kennedy Center Friedheim[2],[10]. Cela fait d'elle la deuxième femme à remporter le prix Pulitzer de musique ; la première étant Ellen Taaffe Zwilich, en 1983. Elle reçoit cinq doctorats honorifiques et ses travaux sont publiés par Theodore Presser et l'Institut de musique israélien. Elle est enregistrée par une douzaine de maisons de disques.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ensemble de chambre[modifier | modifier le code]

Pour solistes[modifier | modifier le code]

Orchestre[modifier | modifier le code]

Voix et chorale[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

Transcriptions[modifier | modifier le code]

Transcriptions réalisées par Cliff Colnot :

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Shulamit Ran » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d et e Baker 1995, p. 3344.
  2. a b et c Herman, « Fame Comes a Piece at a Time : Music: Although composer Shulamit Ran was virtually unknown on the West Coast before she won the Pulitzer, the prize has not diminished her pride in being out of step. », Los Angeles Times, (consulté le 6 mars 2015)
  3. Macmillan, « Pacifica Quartet Premieres Shulamit Ran Work at Logan Center for the Arts » [archive du ], Chicago Sun-Times, (consulté le 6 mars 2015)
  4. von Rhein, « Shulamit Ran may be retiring but her music continues », Chicago Tribune, (consulté le 1er juin 2015)
  5. (en) Scott Pfitzinger, Composer Genealogies : A Compendium of Composers, Their Teachers, and Their Students, Rowman & Littlefield, , 628 p. (ISBN 978-1-4422-7225-5, lire en ligne)
  6. (en) Tom Purdom, « Network for New Music », Broad Street (3 mai 2008).
  7. (en) « Melinda Wagner returns to Chicago with 'Proceed, Moon' – CSO Sounds & Stories », csosoundsandstories.org (consulté le 8 septembre 2017).
  8. (en) Kozinn, « Composer's Pulitzer Makes the Telephone Her New Instrument », The New York Times, (consulté le 1er juin 2015).
  9. (en) Green, « A song of instability, possibility In 'Vessels of Courage and Hope,' composer Shulamit Ran recalls a Baltimore ship's role in the founding of Israel », The Baltimore Sun, (consulté le 1er juin 2015)
  10. (en) Valdes, « Composer Ran Wins Prestigious Friedheim », Philadelphia Media Network,‎ (lire en ligne, consulté le 6 mars 2015).

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]