Un jeu décisif, également appelé tie-break en anglais ou bris d'égalité au Québec et au Nouveau-Brunswick, est un type particulier de jeu utilisé au tennis pour départager les joueurs à la fin d'une manche (set) de tennis.

Règles[modifier | modifier le code]

Le joueur (ou l'équipe) dont c'était le tour de servir au terme des douze jeux engage le premier point ; l'adversaire sert ensuite pour le deuxième et troisième point, chacun servant ensuite alternativement deux fois. Le premier joueur (ou première équipe) à atteindre 7 points remporte le set, à condition d'avoir au moins deux points d'écart (sinon le jeu se poursuit jusqu'à ce qu'il y ait deux points d'écart). Les joueurs doivent changer de côté tous les 6 points. Le jeu décisif compte pour un jeu pour le changement des balles, mais si le changement de balles doit intervenir au début d'un jeu décisif, il doit être repoussé jusqu'au second jeu de la manche suivante. Le joueur (ou l'équipe) qui a servi le premier point du jeu décisif doit relancer dans le premier jeu de la manche suivante.

Dans un jeu décisif joué à partir de 6 jeux partout, le score final du set est noté 7-6 (ou 6-7 selon que le vainqueur ait gagné ou non ce jeu décisif) . Parfois les points du tie-break sont affichés également, par exemple, 7-6 (10-8), pour un jeu décisif gagné 10 points à 8. Une autre façon de noter les points est de noter uniquement les points du perdant ; par exemple, 7-6 (8). De même 7-6 (3) signifie que le score du jeu décisif était de 7 points à 3.

Histoire[modifier | modifier le code]

Statistiques et tie-break célèbres[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

Les plus longs tie-break[modifier | modifier le code]

Le record de 20 points à 18 a été réalisé à sept reprises[9] :

Au premier tour des qualifications à Copenhague en 1992, Aki Rahunen bat Peter Nyborg 7-622, 2-6, 6-3[10].

En finale du tournoi Future d'Aktobe, au Kazakhstan, en , Evgeny Tyurnev bat Danilo Petrović 7-623, 6-3 [11].

Au dernier tour des qualifications de tournoi Future de Plantation en 2013, Benjamin Balleret bat Guillaume Couillard 7-634, 6-1[12].

En double, à Wimbledon 1985, Michael Mortensen et Jan Gunnarsson battent John Frawley et Víctor Pecci 6-4, 6-4, 3-6, 7-624.

En Coupe Davis, le plus long tie-break est joué en double, remporté par la paire allemande Kevin Krawietz et Andreas Mies face à la paire argentine Máximo González et Leonardo Mayer : 64-7, 7-62, 7-618 en 2019[13].

Matchs avec quatre tie-break[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas encore eu un seul match joué en cinq tie-breaks, ce qui n'est d'ailleurs possible qu'à l'US Open (avec un tie-break normal à 6-6 au cinquième set) et, depuis un changement de règles en 2019, à l'Open d'Australie (avec un super tie-break en 10 points à 6-6 au cinquième set) et à Wimbledon (avec un tie-break normal à 12-12 au cinquième set). Cela a également été possible en Coupe Davis entre 2016 et 2018. En deux occasions un match en cinq tie-breaks aurait pu se produire si la compétition en question avait appliqué la règle du tie-break au cinquième set : en 2009 en Coupe Davis et en 2017 à Wimbledon. L'astérisque en bout de ligne signifie dans les matchs joués en cinq sets que le joueur vainqueur a gagné trois des quatre tie break à lui seul[14].

Cinq sets[modifier | modifier le code]

Matchs de Coupe Davis hors groupe mondial

Quatre sets[modifier | modifier le code]

Matchs de Coupe Davis hors groupe mondial

7-5 ou plus dans tous les sets[modifier | modifier le code]

7-6 ou plus dans tous les sets[modifier | modifier le code]

Finales avec tie break dans le 5e set[modifier | modifier le code]

Finales avec tie break dans tous les sets[modifier | modifier le code]

En Masters 1000[modifier | modifier le code]

Il y a eu 16 finales jouées au tie break du dernier set dans les tournois classés Masters 1000 (9 par an depuis 1990).
11 sur des matchs en 2 sets gagnants (Novak Djokovic en a remporté 5) et 5 en 3 sets gagnants (Rafael Nadal en a remporté 3).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Il était une fois le jeu décisif », sur Slate.fr, (consulté le 23 août 2020).
  2. http://www.ausopen.com/en_AU/event_guide/history/draws/1981_MS_1.html
  3. http://www.ausopen.com/en_AU/event_guide/history/draws/1980_MS_1.html
  4. http://www.ausopen.com/en_AU/event_guide/history/draws/1982_MS_2.html
  5. (fr) « Double: l'Open 13 joue les cobayes » sur le site de la FFT.
  6. « Le tie-break au 5e set dès 2016 - Coupe Davis », sur lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le 29 septembre 2020).
  7. Maxime Ducher (avec E.G.D. et W.P.), « Wimbledon: Le super tie-break à 12-12 dans le 5e set, une décision «nécessaire» ou la fin du «charme» des matchs épiques? », 20 minutes,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2020).
  8. http://tennisbios.com/view/tennis-atp-records
  9. « ATP - Dubai, un tie-break record », sur welovetennis, (consulté le 3 mars 2017)
  10. Bud Collins Modern Encyclopedia of Tennis
  11. (en) [1] sur "www.itftennis.com"
  12. (en) "Longest tie-break recorded as Monaco's Benjamin Balleret beats Guillaume Couillard 36-34 sur "www.telegraph.co.uk", 9 janvier 2013.
  13. (en) « Germany seal sweep by winning record 38-point tie-break », sur daviscupfinals.com,
  14. (en) http://the-history-of-mens-tennis.com/