Renato Baldi et Albin Mougeotte sont un couple homosexuel presque sans histoire, à part les caprices récurrents d'Albin. Ils possèdent un cabaret de drag queens, La Cage Aux Folles, dont Albin est l’artiste principal, sous le pseudonyme de Zaza Napoli.
Renato a eu jadis une brève liaison avec une femme, dont est né un fils, Laurent. Ce dernier rend visite à son père et lui apprend qu'il a l'intention de se marier avec sa petite amie, Andréa. Désolé comme tous les parents de "perdre" son fils mais malgré tout soulagé de savoir qu'il est hétérosexuel, Renato s'accommode de la situation. Le problème est qu'Andréa est la fille du député Simon Charrier, membre éminent du partiultraconservateur « Union pour l'ordre moral » et père de famille particulièrement sévère. Pour ne pas choquer sa future belle-famille, Laurent demande à son père de jouer le jeu de la famille respectable. Renato accepte à contrecœur : cela implique d'éloigner Albin le temps de la rencontre entre les deux familles, ce que l'intéressé risque de très mal prendre.
Par ailleurs, Simon Charrier, en disgrâce à cause d'un scandale qui éclabousse son parti, voit dans le mariage de sa fille l'occasion de redorer son blason et est d'autant plus exigeant sur la future belle-famille de sa fille. Cela pousse Andréa, qui sait tout de la famille de Laurent, à mentir à son père pour ne pas le mettre en colère.
Après que Renato a tenté de ruser, sans résultat, pour éloigner Albin sans le fâcher, le conflit éclate au sein du couple. Renato est partagé entre l'envie d'aider son fils et son amour pour Albin, qui se sent rejeté. Renato va jusqu'à contacter la mère de Laurent, Simone, pour lui demander de se faire passer pour son épouse, ce qui vexe Albin. Renato finit par accepter qu'Albin reste pour la soirée, même s'il se doute, connaissant le caractère de son compagnon, que cela va compliquer les choses et rendre leur comédie beaucoup moins crédible.
Le jour de la réunion, au dernier moment, Albin décide, à l'insu de Renato et Laurent, de s’habiller en femme pour se faire passer pour la mère de ce dernier. M. et Mme Charrier, secrètement poursuivis par des journalistes, arrivent à la réunion et sont d'abord abusés. Ils ne savent pas qu'ils sont dans les murs de La Cage aux Folles, ce que les journalistes, eux, comprennent vite. À la suite d'une série de quiproquos et de l'arrivée inopinée de Simone, Charrier et son épouse découvrent la vérité, et qui sont vraiment leurs hôtes. Ils décident alors de s'en aller. Mais les journalistes, en quête de scoop, veulent les contraindre à sortir non pas par la porte de l'immeuble mais par la boîte de nuit pour les prendre en photo.
Effondré, Charrier croit sa carrière politique ruinée. Albin élabore un stratagème osé pour faire sortir l'homme politique et son épouse de La Cage aux folles sans éveiller les soupçons : les déguiser en habitués du cabaret afin de les rendre méconnaissables aux yeux des paparazzi (Mme Charrier en robe du soir et M. Charrier en travesti). Albin prend soin au préalable de conclure un marché avec le couple Charrier : donner leur bénédiction à l'union de leurs enfants contre une évasion discrète. Le stratagème fonctionne à merveille et le mariage a lieu.
Ugo Tognazzi (VF : Pierre Mondy) : Renato Baldi, le père de Laurent et compagnon d'Albin, directeur de la boîte de nuit « La Cage aux folles ».
Michel Serrault (VI : Oreste Lionello) : Albin Mougeotte / « Zaza Napoli », le travesti vedette de la boîte de nuit qui vit en couple avec le directeur, Renato.
Michel Galabru : Simon Charrier, le député, père d'Andréa.
Walter Lucchini[10] : le partenaire de répétition « blouson noir » de Zaza, mâcheur de chewing-gum, dont le personnage est attiré irrésistiblement par le sex-appeal de Zaza, dans Broadway, par un mouvement explicite du bassin
Bruno Sgueglia
Margherita Horowitz : la secrétaire de Madame Deblon
Succès commercial en France, La Cage aux folles demeure également de 1980 à 1998 le film en langue étrangère le plus vu aux États-Unis[1]. Il a réalisé 5 406 614 entrées en France[11] et 8 137 200 aux États-Unis[12], soit un total de 13 543 814 pour ces deux pays, auquel il faut ajouter 762 909 entrées en Hongrie[11] (liste non exhaustive).
Malgré le succès de la pièce, celle-ci ne fut jamais filmée en intégralité, et aucun producteur français n'accepta de l'adapter sous forme de film. C'est la raison pour laquelle le film est une production italienne, qui par conséquent emploie de nombreux acteurs italiens en lieu et place de la distribution française (Ugo Tognazzi à la place de Jean Poiret par exemple) [16],[17] ;
Le personnage de Zaza est inspiré par Michou, célèbre directeur de cabaret[18] ;
Le titre italien du film est Il vizietto (« le vice »), expression utilisée pour désigner l'homosexualité.
La petite amie de Laurent s'appelle Adrienne dans la version italienne, probablement parce qu'Andréa aurait prêté à confusion avec le prénom masculin italien Andrea.
Le doublage par Pierre Mondy fut organisé après coup car Ugo Tognazzi, craignant d’être éclipsé par le rôle plus flamboyant de Michel Serrault, refusa au dernier moment de jouer en français comme son contrat le prévoyait pourtant ; ce qui eut pour effet de déstabiliser Michel Serrault qui ne comprenait pas l’italien[réf. souhaitée].
Ce film compte deux remakes, l'un américain et officiel intitulé Birdcage sorti en 1996 et réalisé par Mike Nichols, l'autre vietnamien intitulé Ngoi Nha Buom Buom (titre anglophone : Butterfly House) sorti en 2019 et réalisé par Huynh Tuan Anh, où l'auteur de la pièce, bien que fidèlement adaptée, n'est jamais crédité.
↑Paul Guermonprez, « La Cage aux folles : huit choses à savoir sur le film culte avec Jean Poiret et Ugo Tognazzi », Télé Star, (lire en ligne, consulté le 5 septembre 2020).