Dès 1909, il est professeur de contrepoint et d'harmonie au Nouveau conservatoire de Vienne. En 1915, encore étudiant, il remporte le prix national de composition K. und K. (Royal et Impérial) pour une symphonie. En 1928, il remporte le prix Columbia décerné pour le centenaire du décès de Franz Schubert, pour sa Sinfonietta (qui devient ensuite sa première symphonie). L'année suivante, avec le soutien de musiciens tels que Wilhelm Furtwängler et Richard Strauss, il est nommé directeur du conservatoire de Mayence. Gál compose dans presque tous les genres et ses opéras, parmi lesquels Der Arzt der Sobeide, Die Heilige Ente et Das Lied der Nacht ont remporté un vif succès dans les années 1920.
À l'arrivée de Hitler au pouvoir en 1933, Gál doit quitter l'Allemagne parce qu'il est d'origine juive hongroise. Il s'est alors produit comme chef d'orchestre à Vienne. Il a émigré en Angleterre en 1938 au moment de l'Anschluss de l'Autriche par l'Allemagne nazie.
Il s'installe alors en Grande-Bretagne, où il enseigne au Conservatoire de musique d'Édimbourg pendant de nombreuses années.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement britannique interne tous les étrangers potentiellement ennemis, y compris Gál. Hans Gál continue à composer tout en étant interné à Huyton Camp près de Liverpool et puis au Camp Central à Douglas, Île de Man. Hans n'est pas resté interné pendant très longtemps car le gouvernement n'a pas tardé à libérer ceux qui ne constituaient pas une menace pour les Alliés.
Le style musical de Gál s'inspire de la tradition musicale allemande et autrichienne de la fin du XIXe siècle. Dans ses premières années, il est influencé par Brahms. Cependant, à partir de la fin de la Première Guerre mondiale, il développe son propre langage musical. Il ne s'est intéressé ni à la Seconde école de Vienne ni à la musique dodécaphonique. Ses travaux ultérieurs s'inscrivent généralement dans une structure polyphonique mais n'effacent pas les mélodies traditionnelles. Beaucoup de ses œuvres sont tonalement complexes et offrent simultanément des épisodes lyriques d'une grande beauté.
À côté de l'opéra, Hans Gál a composé de nombreuses œuvres aussi bien orchestrales que de musique de chambre. Cette dernière compte, pour plusieurs aspects, parmi ses œuvres les plus remarquables. Le musicologue Wilhelm Altmann mentionne le quatuor à cordes de Hans Gál, composé en 1916 dans son Handbuch für Streichquartettspieler (Manuel du musicien de quatuor à cordes) dans ces termes : « Ceux qui apprécient la musique de Brahms devraient prêter attention à cette musique, bien qu'il ne s'agisse pas d'une simple copie du style de Brahms. Alors que son quatuor est d'une certaine façon composé dans le style de Brahms, il doit également beaucoup à Franz Schubert et au milieu musical viennois du milieu du XIXe siècle. L'ensemble de l'œuvre est très bien écrit et montre une bonne compréhension du style du quatuor. »
C'est grâce à la rencontre, entre 1933 et 1938, de Vinzenz Hladky, professeur de mandoline à l'académie de musique de Vienne que Gál consacre plusieurs pièces à l'instrument.
Capriccio (1949)
Biedermeier-Tänze pour orchestre de mandolines op. 66 (1954)
Sinfonietta pour orchestre de mandolines no 1 op. 81 (1961)
Sinfonietta pour orchestre de mandolines no 2 mi mineur op. 86 (1965)
Zwei religiöse Lieder, avec orgue et viole de gambe (violoncelle) op. 21 (1923)
Der Zauberspiegel, Weihnachtsmärchen op. 38 (1930)
De profundis, Cantate op.50 pour soli, chœur, orchestre et orgue (1936/37) sur des poèmes allemands (Von der Vergänglichkeit (Gryphius), Auf grüner Erde (Fleming), Nachtgesänge (Gryphius), Totentanz(Albert,Gryphius), Zum Frieden (Logau, Ulrich von Brandenburg))
Der Arzt der Sobeide, opéra-comique, en un prologue et deux actes, op. 4, livret de Fritz Zoref (1917/18, création le à Breslau, direction Julius Prüwer(de))
Die heilige Ente, Pièce avec des Dieux et des hommes, en un prélude et trois actes, op. 15, livret de K.M. Levetzow et Leo Feld (1920/21, création le à Düsseldorf, direction George Szell)
Das Lied der Nacht, ballade dramatique en trois scènes, op. 23, livret de K.M. von Levetzow (1924/25, création en à Breslau, dir. Cortolezis)
Die beiden Klaas, opéra-comique en trois actes, op. 42, livret de K.M. von Levetzow (1932/33, création (en anglais) en à York, dir. Leslie Brenen)
L'Œuvre pour deux pianos : Danses serbes, op. 3, Concertino pour deux pianos, op. 43, Trois marionnettes, op. 74 ; Trois impromptus (1940) ; Pastoral tune (1954), transcription d'Anthony Goldstone - Duo Goldstone et Clemmow, pianos (2001, Olympia / Divin Art) (OCLC51164388 et 798070662)
Intégrale des symphonies par l'Orchestre du Swan, dir. Kenneth Woods : Symphonie no 1, op. 30, Symphonie no 2, op. 53, Symphonie no 3, op. 62, Symphonie no 4 (Symphonie concertante), op. 105 (Avie Records AV2322) (OCLC869395434)
Concerto pour piano, op. 57 par Sarah Beth Briggs, piano ; Royal Northern Sinfonia, dir. Kenneth Woods (12-14 janvier 2016, Avie Records) (OCLC1013243027)
Concerto pour violoncelle en fa majeur - Raphael Wallfisch, violoncelle ; Konzerthausorchester Berlin, dir. Nicholas Milton (mai 2016, CPO) (OCLC1025337526)
Concertino pour violoncelle, op. 87 ; Suites pour violoncelle seul, op. 109a/b - Matthew Sharp, violoncelle ; English Symphony Orchestra, dir. Kenneth Woods (27-28 mai/4-5 octobre 2017, Avie Records) (OCLC1048614145)
Wilhelm Altmann, Handbuch für Streichquartettspieler, Wilhemshaven, Heinrichshofen’s Verlag, 4 volumes, 1972-1974 (OCLC1032974086)
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