Louis Moreau Gottschalk
Description de cette image, également commentée ci-après
Louis Moreau Gottschalk

Naissance
La Nouvelle-Orléans,
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 40 ans)
Rio de Janeiro,
Drapeau du Brésil Empire du Brésil
Activité principale compositeur, pianiste
Maîtres François Letellier, Charles Hallé, Camille Stamaty, Pierre Maleden
Gottschalk devant son piano.

Louis Moreau Gottschalk ( à La Nouvelle-Orléans en Louisiane aux États-Unis - à Rio de Janeiro au Brésil) est un compositeur et pianiste virtuose américain qui a fait le tour du monde pour interpréter ses propres œuvres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Moreau Gottschalk naît le à La Nouvelle-Orléans d'un père juif anglais de Londres et d'une créole blanche originaire de l'île de Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti). Enfant prodige, il commence à étudier avec François Letellier, organiste et maître de chapelle à la Cathédrale Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans. Il donne un premier concert à l’âge de huit ans[1].

En 1841, il vient à Paris perfectionner son éducation musicale. Il n'est pas admis au Conservatoire, sa candidature ayant été rejetée par Zimmermann qui lui reproche « ses origines sauvages ». Charles Hallé et Camille Stamaty, plus particulièrement, sont ses professeurs (Stamaty qui sera plus tard le professeur de Camille Saint-Saëns). Gottschalk prend également des cours privés de composition avec Pierre Maleden.

En 1845, il donne son premier concert chez Pleyel qui le prend en grande affection. Chopin également témoigne sa vive sympathie au jeune artiste qui joue, à cette occasion, son concerto pour piano en mi mineur.

En 1850, Gottschalk fait un voyage en Savoie et en Suisse où il donne une série de concerts à Genève, Aix-les-Bains, Lausanne, Vevey, Yverdon et Neuchâtel. Après un court passage à Paris, il part pour l’Espagne pour une tournée de concerts. Par ailleurs, la Cour d’Espagne l'invite à donner un concert privé à l’Escurial .

Après un bref retour en France, il prend, en décembre 1852, le bateau au Havre pour les États-Unis. Il donne le un premier concert à New York qui rencontre un franc succès. Il s'agit de la première d’une longue série de concerts aux États-Unis, à Cuba et au Canada. De 1857 à 1862, on le retrouve dans les Caraïbes. Il réside à Cuba, Porto Rico, La Guadeloupe, La Martinique, Venezuela, Les Guyanes et Brasil composant et donnant des concerts. En 1863, Gottschalk a probablement collaboré avec George William Warren sur sa pièce pour piano solo The Andes, Marche di Bravoura, inspirée par le grand tableau sud-américain de 1859 de Frederic Edwin Church, The Heart of the Andes[2].

À partir de février 1862, il écume à nouveau les salles de concert des États-Unis parcourant en train, selon ses estimations, quelque 95 000 miles entre 1862 et 1865.

Mais lors d'une série de concerts donnés à San Francisco, une relation amoureuse avec une fille un peu trop jeune déclenche un scandale qui l’oblige à un départ précipité vers le Pérou.

Il voyage ensuite en Amérique centrale et du Sud, séjournant en Argentine, en Uruguay, à Panama, au Chili, au Brésil et au Pérou.

Il meurt le , dans un hôtel de Tijuca, près de Rio de Janeiro, vraisemblablement d'une appendicite et des conséquences des traitements de l’époque pour soigner la syphilis. En 1870, ses restes sont rapatriés aux États-Unis et enterrés au cimetière de Green-Wood à Brooklyn (New York) avec la construction d'un monument.

Marmontel, dans son livre Les pianistes célèbres, écrit : « Il est impossible de méconnaître une individualité très accusée dans ces compositions, où le charme de l’idée, l’élégance des harmonies se marient à des rythmes d’une allure toute particulière, d’une persistance opiniâtre ; ces langoureuses mélodies créoles, ces danses nègres d’une mesure cadencée donnaient aux compositions de Gottschalk un goût de terroir, un parfum spécial, un accent de couleur locale d’une authenticité incontestable[3]. »

Postérité[modifier | modifier le code]

Il serait l'un des premiers compositeurs américains et le précurseur du ragtime et du jazz[4].

Louis Moreau Gottschalk s'est astreint à tenir un journal de ses pérégrinations et le témoignage qui nous parvient touche au domaine du grand reportage dans des pays en pleine ébullition (guerre de sécession ou révolutions latino-américaines).

Ses écrits ont été réunis par Serge Berthier pour les Éditions Pierre-Marcel Favre dans un ouvrage intitulé : Les voyages extraordinaires de L. Moreau Gottschalk, pianiste et aventurier.

Conjointement à la parution de ce livre, en 1985, est sorti un enregistrement de l'œuvre pour piano de L. Moreau Gottschalk, interprété par Noël Lee et publié dans la collection « Interfaces » par les disques Erato (NUM 75190).

Œuvres[modifier | modifier le code]

La liste ci-après ne constitue pas le catalogue définitif des œuvres de Louis Moreau Gottschalk. Certaines pièces, listées ci-dessous, ont été perdues ou n’ont jamais fait l’objet d’une publication. D’autres œuvres, non identifiées encore, seront vraisemblablement « redécouvertes ».

Affiche musique Bamboula interprétée par Gottschalk

Commentaires[modifier | modifier le code]

  1. La numérotation RO fait référence au catalogue dressé par Robert Offergeld : « The Centennial Catalogue of the Published and Unpublished Compositions of Louis Moreau Gottschalk », prepared for Stereo Review, New York, 1970.
  2. Les indices (b), (c) ou (d) font référence à des variantes non listées dans le catalogue précité.
  3. La numérotation Xn concerne des œuvres non listées dans le catalogue de Robert Offergeld.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gottschalk, de la Louisiane à Cuba Le Monde, 1 octobre 2019
  2. (en) S. Frederick Starr, Bamboula!: The Life and Times of Louis Moreau Gottschalk. Oxford et New York : Oxford University Press, 1995, p. 355–356.
  3. Marie Christine Vila, Rêve d'Espagne, Fayard, (ISBN 978-2-213-66808-6, lire en ligne).
  4. Tristan Savin, Le pianiste méconnu mais surdoué Moreau Gottschalk, Lire, 17 aout 2011
  5. a b et c Nicholas J, notice de l'enregistrement des œuvres par Philip Martin, Hypérion.

Liens externes[modifier | modifier le code]