René Leibowitz
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Naissance
Varsovie, Drapeau de la Pologne Pologne
Décès (à 59 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale chef d'orchestre, compositeur, théoricien, pédagogue
Activités annexes critique musical
Maîtres Erich Itor Kahn, Ravel (?), Arnold Schönberg, Anton Webern (?), Pierre Monteux (?)
Élèves Pierre Boulez, Serge Nigg, André Casanova, Hans Werner Henze, Antoine Duhamel, Vinko Globokar, Michel Puig, Pierre Chan, Keith Humble, John Whitney
Famille Yeshayahou Leibowitz (cousin)

René Leibowitz, né à Varsovie le et mort à Paris le , est un chef d'orchestre, compositeur, théoricien et pédagogue français d'origine polonaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille s'installe à Paris en 1926. On ne sait pour quelle raison il a affirmé qu'entre 1930 et 1933, il avait étudié avec Arnold Schönberg à Berlin et avec Anton Webern à Vienne. En effet son nom est absent des carnets d'Anton Webern et ne figure dans la correspondance d'Arnold Schönberg qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale. De même, il paraît fort douteux qu'il ait étudié l'orchestration avec Ravel, lequel n'a eu que très peu d'élèves. Il en va de même pour ses études de direction d'orchestre avec Pierre Monteux.

Il est beaucoup plus probable qu'il doit sa formation au compositeur allemand Erich Itor Kahn, qui avait émigré en France pour fuir le régime hitlérien et qu'il rencontra à Paris en 1936.

Durant l'Occupation, il est obligé de se cacher, en raison de ses origines juives, dans la maison tropézienne de Louis Durey, mais prête son concours à la Résistance. Cette période de clandestinité forcée lui permet de composer ses premières œuvres, ainsi que les premières esquisses de ses livres théoriques sur le langage dodécaphonique. Après la Libération, il fait preuve d'une grande activité comme compositeur, théoricien, pédagogue, critique musical et enfin chef d'orchestre.

En tant que compositeur, il adopte le langage dodécaphonique, dont il devient l'un des défenseurs les plus passionnés. Il aura d'abord pour élèves Pierre Boulez et Serge Nigg (lesquels se sépareront assez vite de lui), André Casanova, Hans Werner Henze, Antoine Duhamel et, plus tard, Vinko Globokar, Michel Puig, Pierre Chan, Keith Humble, ainsi que le pionnier du computer art John Whitney

C'est le cousin de l'intellectuel israélien Yeshayahou Leibowitz.

Citations[modifier | modifier le code]

« Il n'y pas de musique possible sans Rubato ». (Cette remarque montre l'importance qu'il accordait au phrasé dans le langage musical).

« Si on nous demande maintenant s'il y a, pour le musicien, une possibilité de s'engager de manière totale, si son engagement peut avoir un sens et une répercussion sur le plan social, nous répondrons sans hésiter par l'affirmative. Le compositeur, qui se définit au sein d'une tradition dont il a saisi lucidement le sens, sait qu'il doit faire évoluer cette tradition sur la voie de la liberté et que là est sa véritable fonction vis-à-vis de ses contemporains. Il sait qu'une pareille évolution est le progrès même de la conscience musicale. Elle ne peut pas être dissociée de l'évolution et de la complexité croissante de la technique musicale qui en est la seule expression véritable... »

— R. Leibowitz, L'Artiste et sa conscience p. 86 (Ed. L'Arche)

« Le musicien engagé est celui qui, bravant l'ordre établi sur le plan musical, brave par là même l'ordre établi sur le plan social et collabore ainsi à l'instauration d'une société de liberté... »

— R. Leibowitz, op. cit, p. 87.

Œuvre[modifier | modifier le code]

René Leibowitz a composé de la musique orchestrale, des œuvres chambristes, de nombreuses mélodies et de nombreux opéras. Voici une liste par Opus, d'après Jacques-Louis Monod (Mobart Music Publication).

Répertoire[modifier | modifier le code]

Il dirigea une intégrale des symphonies de Beethoven, avec le Royal Philharmonic Orchestra, qui apparaît, en son temps, comme une des premières tentatives de corriger les interprétations courantes et de revenir aux manuscrits originaux. Une telle approche, d'abord sous-estimée, s'impose de nos jours comme essentielle pour saisir l'évolution historique du concept d'interprétation.

Écrits[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]