Cet article est une ébauche concernant l’opéra ou l’opérette et la culture russe.

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« Le royaume du tsar Dodon. Square de la ville ». Dessin de la scène pour l'acte II de l'opéra Le Coq d'or par Ivan Bilibine (1909).

Le Coq d'or (en russe : Золотой петушок ; en orthographe précédant la réforme de 1917–1918 : Золотой пѣтушокъ) est un opéra en trois actes de Nikolai Rimski-Korsakov. Vladimir I. Bielski en a composé le livret intégral, d'après le conte en vers de Pouchkine Le Coq d'or. La création du dernier opéra de Rimski-Korsakov eut lieu le [1] à Moscou au théâtre Solodovnikov, sous la direction d'Emil Cooper.

Les intentions satiriques du compositeur envers le tsarisme sont indiscutables : cet opéra, composé une dizaine d'années avant la révolution de , montre que Rimski sentait venir l'orage. La censure en interdit la représentation du vivant du compositeur[2]

Personnages[modifier | modifier le code]

Vladimir Pikok a chanté le rôle de l'astrologue dans la première de l'opéra. Le rôle difficile est écrit pour un ténor contraltino car l'astrologue est un eunuque (1909).

La suite symphonique[modifier | modifier le code]

De cet opéra, symphoniquement très riche, a été tirée, après la mort du compositeur, une suite en quatre mouvements dont la première audition a eu lieu en 1913 :

Résumé[modifier | modifier le code]

Le tsar Dodon rencontre la reine de Chemakha dans l'acte II du Coq d'Or (1909).

Extraits particulièrement marquants de l'opéra[modifier | modifier le code]

Le Coq d'or est l'un des rares opéras de Rimski-Korsakov joués en Occident, même s'il ne figure pas régulièrement à l'affiche des théâtres lyriques.

Le ballet[modifier | modifier le code]

« La reine de Chemâkha (Mlle Thamar KARSAVINA) et le roi Dodôn (M. BOULGAKOW), dans le Coq d'or, de RIMSKI-KORSAKOV ». Illustration par Valentine Gross pour le magazine Comœdia illustré (1914).

En 1914, Michel Fokine chorégraphie un ballet sur la musique de Rimski-Korsakov pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev. Les décors étaient la création de Nathalie Gontcharova.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

On note six versions, dont trois réalisées en studio. Il faut préciser que les opéras de Rimski-Korsakov sont peu enregistrés et s'exportent mal en Occident. Dès qu'ils le sont, ils demeurent pour la plupart introuvables.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Piotr Kaminski, Mille et un opéras, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », , 1819 p. (ISBN 978-2-213-60017-8), p. 1303
  2. Le guide de l'Opéra - Fayard - 1986

Liens externes[modifier | modifier le code]