| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Emma Sophie Amalia Zinn |
| Nationalité | |
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| Conjoint |
Johann Peter Emilius Hartmann (depuis ) |
| Enfants |
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Orgue (en) |
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Amalia Emma Sophie Hartmann, née Zinn le à Copenhague et morte le dans la même ville, est une compositrice danoise qui publiait sa musique sous le pseudonyme de Frederik H. Palmer[1].
Emma Zinn est née à Copenhague dans une famille aisée de commerçants d’origine allemande. Son père, Johann Friedrich Zinn (1779-1838), avait lui-même repris l’entreprise de son propre père, Johann Ludvig Zinn. Emma grandit ainsi dans la vaste maison Zinn, en plein coeur de Copenhague et passe ses vacances dans le manoir familial de Tiselholt en Fionie. Elle étudie le chant et le piano avec le compositeur Andreas Peter Berggreen (da).
En 1829, Emma épouse le compositeur Johann Peter Emilius Hartmann[1]. Bien que le couple aura dix enfants - dont plusieurs morts en bas âge - et bien qu'elle soit décédée elle-même à 43 ans seulement, elle a laissé une belle collection de romances et mélodies qui ont été fort populaires en leur temps au Danemark[1]. Elle écrira aussi diverses pièces pour piano. Ses œuvres seront publiées sous un pseudonyme car elle ne tenait pas, disait-elle, à la publicité «qui ne sert à personne». Leur réel auteur sera seulement révélé longtemps après son décès.
En tous temps, la maison Zinn regorge de musique. Le fils aîné du couple, Emil Hartmann, est compositeur, leur fille Sophie épouse le compositeur Niels Wilhelm Gade, et leur fille Clara est mariée au pianiste et compositeur August Winding. Leur second fils Carl Hartmann est sculpteur mais a aussi composé. Deux cousines d'Emma, Julie et Agnes Scheuermann, habitent également dans la maison et seront elles-mêmes mères respectivement des compositeurs Asger Hamerik et C. F. E. Horneman[1].
Emma Hartmann avait un caractère joyeux et non-conventionnel. Une amie disait d'elle que quand elle rencontrait Emma, c'était toujours «comme prendre un verre de Schnaps spirituel». Les anecdotes à son propos abondent.
H.C. Andersen a consacré à Emma Hartmann quelques pages amusantes et attachantes dans ses mémoires, le «Conte de ma vie» (Mit Livs Eventyr, seconde édition de 1859), et Clara Schumann en donne également un portrait sympathique dans son «Journal d’un couple»(Ehetagebuecher).
Angul Hammerich, JPE Hartmann, Koebenhavn 1916
Lisbeth Ahlgren Jensen, Emma Hartmann, Kvinde og Komponist I den borgelige musikkultur, Koebenhavn, 1988
Lisbeth Ahlgren Jensen, Det kvindelige spillerum, Koebenhavn, Multivers, 2007, 250 pages (p. 33-48)
Inger Soerensen, Hartmann, Et Dansk Komponistdynasti, Koebenhavn, Gyldendal
Inger Soerensen, JPE Hartmann og Hans Kreds, 4 tomes, Muséum Tusculanum Forlag, Koebenhavn