Exemple de disposition des couleurs et des patchs :
1) nom du club
2) logo du club + MC (moto club)
3) pays, territoire, région ou ville
4) patch 1% identifiant les clubs 1%
5) titre spécial, surnom, nom du chapitre, nom de la charte
6) club/rang au sein du club
7) Side Rocker – Nom du chapitre régional, nom de la charte.

Les couleurs sont les insignes, ou patchs, portés par les membres d'un club de moto sur le kutte pour identifier les membres du club et indiquer sa localisation[1]. Ces patchs sont portés par de nombreux Clubs, depuis les années 1960. Ils sont considérés par beaucoup comme les symbolises d'une classe à part parmi les motocyclistes. Ce style de décoration a été largement copié par d'autres sous-cultures et commercialisées[2],[3].

Les couleurs sont considérées comme représentant les «marqueurs caractéristiques de socialisation» des nouveaux membres du clubs et leur position dans le club. Ils représentent un attribut de l'identité dominante marquée par le symbolisme associé[4],[5]. Ils peuvent se retrouver sous la forme de patchs brodés, cousus sur des vêtements ou fait au pochoir à la peinture. Le symbole principal est le back patch du club représentant les insignes ou le logo du club qui reste de manière générale la propriété du club. Le port de ces vêtements est appelé « flying one's colors ». Le terme a ses racines dans l'histoire militaire, à l'origine avec les couleurs régimentaires[6].

Significations[modifier | modifier le code]

Plusieurs membres de clubs portant leurs couleurs.

Les couleurs permettent d'identifier le rang des membres au sein des clubs par rapport aux nouveaux membres, depuis les « prospects » jusqu'aux membres à part entière appelés « patch-holders ». Elles se composent généralement d'un patch en arc de cercle haut et bas appelé rocker, en raison de sa forme incurvée[7], avec le top rocker précisant le nom du club, le bottom rocker indiquant l'emplacement ou le territoire, et au centre, le logo du club, avec un quatrième, petit badge portant le sigle « MC » pour « moto club ».

Les patchs sont utilisés pour créer un lien social et des limites et, en général, appartiennent au club plutôt qu'à l'individu qui les porte. Leur port peut souvent conduire les individus à être refusé par des entreprises et des bars[8], et certains bars de motards ont une politique « sans couleurs », afin de réduire les conflits. La revendication d'un territoire par le port d'un bottom rocker peut conduire à des conflits violents avec un club rival, comme en 2015 lors de la fusillade de Waco, en partie causée par un club qui portait un patch « Texas » en bottom rocker[9].

Beaucoup de motards portant des couleurs proviennent de clubs de motocyclisme «axés sur la famille» agréés par l'American Motocycliste Association et portent des patchs d'une seule pièce pour se différencier des patchs en trois parties des motards hors la loi. Ceux-ci n'indiquent généralement pas un emplacement territorial. Le fabricant de motos Harley-Davidson a notamment adopté ce style dans son effort de valoriser son image de marque et le développement communautaire autour de son nom, le Harley owners Group[10].

La loi et l'ordre des couleurs et/ou insignes[modifier | modifier le code]

Couleurs du Buffalo Soldiers Moto Club. Les Buffalo Soldiers sont appelés ainsi en mémoire au célèbre 10e régiment de Cavalerie de l'Armée des États-Unis, formé le .
Membre de la Christian Motorcyclists Association lors de la commémoration au mémorial de la Seconde Guerre mondiale sur l'Interstate 17 N. de Phoenix, AZ.

Pour les motards, l'identification visuelle d'un membre d'un club est indiqué par un grand patch de club ou un ensemble de patchs généralement situé au milieu du dos d'un gilet ou d'une veste. Le patch peut contenir le logo du club, le nom du club et le nom du chapitre.

Le side rocker, dans certains cas, peut signifier une revendication de territoire et peut parfois devenir une question litigieuse entre les gangs qui revendiquent le même territoire.

Dans la plupart des clubs de moto, le patch qui représente l'adhésion à l'organisation est souvent désigné comme « couleurs du club », ou simplement « les couleurs »[11]. Chaque club a ses règles sur la façon dont les couleurs sont traitées et la façon dont il est approprié de les porter. Les clubs bien structurés ont des règlements qui dictent le comportement de leurs membres et donc le bon usage de leurs couleurs[12].

Tatouages[modifier | modifier le code]

Les tatouages peuvent également entrer dans la catégorie des couleurs du club.[13] tout comme les bijoux.

Clubs 1%[modifier | modifier le code]

La plupart des clubs « hors-la-loi », comme les Hells Angels ou les Bandidos, portent également un patch diamant 1 % pour signifier qu'ils font partie du 1 % des motards qui s'affranchissent des règles de la société.

Signification de différents sigles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. David O. Friedrichs, Jeff Ferrell et Clinton R. Sanders, « Cultural Criminology », Contemporary Sociology, vol. 26, no 4,‎ , p. 497 (ISSN 0094-3061, DOI 10.2307/2655124, lire en ligne)
  2. Bernard E. Rollin, Animal Minds & Animal Ethics : Connecting Two Separate Fields, transcript Verlag, , 360 p. (ISBN 978-3-8394-2462-9, lire en ligne)
  3. (en) John W. Schouten et James H. McAlexander, « Subcultures of Consumption: An Ethnography of the New Bikers », Journal of Consumer Research, n° 1, vol. 22,‎ , p. 43–61 (lire en ligne)
  4. Steven L. Thompson, « The Arts of the Motorcycle: Biology, Culture, and Aesthetics in Technological Choice », Technology and Culture, vol. 41, no 1,‎ , p. 99–115 (ISSN 1097-3729, DOI 10.1353/tech.2000.0040, lire en ligne)
  5. (en) James F. Quinn et Craig J. Forsyth, « Leathers and Rolexs: The Symbolism and Values of the Motorcycle Club », Deviant Behavior, vol. 30, no 3,‎ , p. 235–265 (ISSN 0163-9625 et 1521-0456, DOI 10.1080/01639620802168700, lire en ligne)
  6. (en) « The end of internationalism: or world governance? », Choice Reviews Online, vol. 38, no 03,‎ , p. 38–1817-38-1817 (ISSN 0009-4978 et 1523-8253, DOI 10.5860/choice.38-1817, lire en ligne)
  7. (en) Gordon Campbell, Rocking chair, Oxford University Press, coll. « Oxford Art Online », (lire en ligne)
  8. (en) Tereza Kuldova, Outlaw Motorcycle Clubs and Street Gangs : Scheming Legality, Resisting Criminalization, Springer International Publishing, , 234 p. (ISBN 978-3-319-76119-0 et 9783319761206, lire en ligne), p. 175–203
  9. (en) Monthly Bulletin of Statistics, May 2015, UN, (ISBN 978-92-1-057150-0, lire en ligne), p. 18–35
  10. (en) John W. Schouten et James H. McAlexander, « Subcultures of Consumption: An Ethnography of the New Bikers », Journal of Consumer Research, vol. 22, no 1,‎ , p. 43 (ISSN 0093-5301 et 1537-5277, DOI 10.1086/209434, lire en ligne)
  11. (en) Smedman Lisa, From boneshakers to choppers : the rip-roaring history of motorcycles, Annick Press, , 120 p. (ISBN 978-1-55451-016-0, 1554510163 et 9781554510153, OCLC 70777820, lire en ligne)
  12. (en) « Motorcycle Club - Amicitia ad Vitum », sur web.archive.org, (consulté le )
  13. « Crime Prevention Gang Prevention », State's Attorney's Office (consulté en )