Le Palais Saadé à Lattaquié

La famille Saadé, originaire de Lattaquié et de confession chrétienne grecque-orthodoxe, est propriétaire de deux vignobles, Château Marsyas (en) au Liban et Domaine de Bargylus en Syrie. Elle a maintenu la production de ses deux vins en dépit de l'instabilité chronique que connaît la région du Moyen-Orient[1].

Histoire et origines[modifier | modifier le code]

Orientale, imprégnée de culture française, la famille Saadé est originaire[2] de la ville côtière de Lattaquié. Connu dans l'antiquité sous le nom de Laodicée de Syrie ou Laodicée de la Mer, cet ancien port avait été refondé par le roi séleucide Seleucos I Nicator, qui donna à la ville le nom de sa mère Laodice et de sa fille, sur l'emplacement d'un village cananéen autrefois nommé Mazabda ou Ramitha. La famille Saadé appartient à la communauté orthodoxe d'Antioche qui constitue avec les patriarcats de Constantinople, Alexandrie et Jérusalem l'un des quatre sièges de l'Orient chrétien.

Cette famille de marchands, industriels et grands propriétaires terriens syriens[3] s'est illustrée avec Elias Saadé, Mikhaïl Saadé et Gabriel Saadé (1854-1939) ainsi qu'avec les fils de ce dernier Rodolphe Saadé (1900-1958), Wadih Saadé (1883-1968) et Edouard Saadé (1885-1952)[4]. Leur cousine germaine Angèle Ibrahim épousa le frère du premier ministre syrien d'alors Farès al-Khoury (1873-1962). Ce dernier est le grand-père de la romancière et poète syrienne Colette Khoury.

C’est en 1840 qu’Elias Saadé réforma en profondeur la culture de l’olivier de la région côtière syrienne en y modifiant ainsi durablement les méthodes de production[5]. Il épousa Angelina Elias, la fille du consul d’Angleterre Moussa Elias dont le fils Yacoub Elias était consul de l’empire Allemand à Lattaquié[6]. Le neveu de cette dernière est l’écrivain-voyageur Edouard Elias Bacha[7],[8].

Le fils d’Elias, Mikhaïl, grand notable de la ville, accueillit en sa demeure lors de sa visite à Lattaquié en 1879 le gouverneur ottoman de Syrie Midhat Pacha qui deviendra par la suite grand vizir et éminent réformateur de l'empire[9]. L’ironie du sort fera que plusieurs membres de la famille Saadé seront condamnés à mort en 1914 par le tribunal militaire ottoman pour leurs activités politiques supposées, parmi lesquelles Gabriel Saadé (1854-1939) et ses fils Wadih et Edouard[10]. Ils y échapperont néanmoins.

Son autre fils, Gabriel Saadé (1854-1939), fut également un grand propriétaire terrien et commerçant. Une de ses entreprises Gabriel Saadé & fils est citée comme étant parmi les premières à avoir établi une unité d’égrenage de coton en Syrie dans les années 1920[11].

Le petit-fils d’Elias, Wadih Saadé fut élu député au parlement syrien en 1943[12].

Son autre petit-fils Edouard Saadé a soutenu sa thèse en 1905 à l’institut agricole international de Beauvais en même temps que son cousin germain Toufick Saadé, l’un des fils de Mikhaïl Saadé[13],[14],[15]. Le frère de Toufick, Habib Saadé, fit l’acquisition d’une propriété agricole dans la localité de Meneou à Chypre où il décida en 1922 d’y planter du tabac dont le séchage était effectué suivant la méthode utilisée à Lattaquié[16].

Le cadet de ses petit-fils Rodolphe Saadé (1900-1958) était un grand industriel, commerçant[17] et propriétaire terrien que ses activités amenaient à voyager fréquemment en Europe et aux États-Unis. Évoquant sa vision d’avenir telle qu’il l’envisageait pour son pays, il déclara au géologue américain Raymond E. Crist (qui le cita dans son livre publié en 1962 “Land for the Fellahin: land tenure and land use in the Near-east”) lors de la visite de ce dernier en Syrie: “notre richesse est agricole et nos industries doivent être basées sur l’agriculture”[18]. Il fera également appel en 1949 à des ingénieurs italiens afin de proposer à l’état la construction d’un port moderne à Lattaquié[19].

La famille possédait par ailleurs la Régie des Tabacs et Tombacs à Lattaquié, la région étant connue pour en produire le meilleur de tout l’Orient[20],[21].

Rodolphe épousa Odette Nauphal, la fille de l’ancien député de la ville de Tripoli sous mandat français Abdallah Nauphal[22], issu d’une famille originaire de l’ancien royaume chrétien Ghassanide[23] et dont les membres participèrent activement à l’administration ottomane pendant plus de trois siècles[24]. Ce dernier est le neveu du Baron Selim de Nauphal (1828-1902) qui fut conseiller d’état et professeur de l’institut des langues orientales du ministère des affaires étrangères de la Russie tsariste[25],[26],[27],[28],[29]. Son grand-père paternel Abdallah Bek Nauphal (1796-1879) (le titre de Bek lui fut décerné par l’empire ottoman en 1855) participa au gouvernement d’Ibrahim Bacha, fils de Méhémet Ali, lors de la conquête de la Syrie par ce dernier. Il écrivit une histoire relative à cette période qui fut bien plus tard publié sous le titre de « مذكرات تاريخية » (trad. Notes historiques) attribué à auteur inconnu[6],[30],[31],[32],[33]. Il fût par la suite successivement premier conseiller du Mutassarrif du Mont-Liban Daoud Bacha et Qaim Maqam de la région de la Koura[6]. Le neveu de ce dernier Nicolas Bek Nauphal (1817-1895) fût par la suite élu député au parlement ottoman à Istamboul en 1876[34]. Il se rendit célèbre en ridiculisant la capitale ottomane lors d’une des sessions parlementaires en déclarant “Nous venons des provinces et votons depuis le début des Tanzimat. Istamboul, par contre, ne commence à y prendre part que cette année”[35]. Christophe Catzeflis, le grand-père maternel d’Abdallah Nauphal, issu d’une famille d’origine grecque qui prétendait descendre de la dynastie des Paléologues de Constantinople[36], était consul à Tripoli de plusieurs nations européennes dont l’Autriche-Hongrie, la Suède-Norvege et l’Espagne. Il reçut en sa demeure le poète Alphonse de Lamartine lors du voyage de ce dernier en orient[37],[6]. La beauté de son épouse “Lady Jane” lui valut de nombreux admirateurs dont le voyageur et diplomate britannique Frederick Arthur Neale qui ira jusqu’à traduire en anglais un des poèmes qui lui était dédiée en le retranscrivant dans le récit de ses pérégrinations “Eight years in Syria, Palestine and Asia Minor from 1842 to 1850” publié en 1851[38]. Le petit-fils et homonyme d’Abdallah Nauphal est le CEO d’Insight Investments[39].

Johnny, le fils de Rodolphe, recentre les activités familiales dans les domaines vinicoles et touristiques. Il habite avec son épouse à Beyrouth. Cette dernière est la fille de Louis Ziadé (1890-1968), diplômé en droit de l’université de Lille[40], qui fût élu 7 fois bâtonnier de l’ordre des avocats d’Alep en Syrie où il résida 25 ans avant de retourner à Beyrouth afin d’y devenir député au parlement libanais[41],[42]. Il fut un temps pressenti pour accéder à la présidence de la République libanaise alors sous mandat français[43]. Il habita le Palais Ziadé situé dans le quartier de Zokak el-Blat[44]. Son cousin germain Ignace Ziadé était évêque Maronite de Beyrouth. Sa grand-mère paternelle était la fille de Youssef Allam, l’un des plus importants commerçants de soie du Mont-Liban au 19ème siècle dont les activités s’étendaient vers l’Égypte et l’arrière pays syrien.[45],[46] Il épousa Mathilde Bekhyt, la fille de Georges Bekhyt, riche courtier en coton de la bourse d’Alexandrie en Égypte[47]. L’oncle de cette dernière, le juriste Paul Noujaim, docteur en droit de la faculté de Paris[48], mieux connu sous le pseudonyme de Paul Jouplain, était un des principaux théoriciens du Grand Liban[49],[50]. Il publia en 1908 “La question du Liban” qui en devint rapidement le livre de référence et dont les arguments seront repris lors de la conférence de paix de Paris en 1919. Sa cousine germaine, Marie Bekhyt, épousa le peintre libanais Georges Daoud Corm[51]. Leur fils est l’économiste et historien libanais Georges Corm.

Parmi les membres de la famille Saadé, nous retrouvons l'historien Gabriel W.Saadé[52],[53],[54],[55],[56],[57],[58],[59],[60], grande figure de l’archéologie syrienne dont la contribution à l'histoire de l'antique cité cananéenne d'Ougarit est considéré comme fondamentale. Il écrivit par ailleurs sur de nombreux sujets historiques et culturels. Il fonda par ailleurs le Musée archéologique de Lattaquié[61]. Il fit également la connaissance du célèbre eugéniste et premier directeur-général de l’UNESCO Sir Julian Huxley et l’accueillit dans sa demeure familiale lors du séjour de ce dernier en Syrie[62]. Il est nommé chevalier de la légion d’honneur le 18 juillet 1989[63]. Nous pouvons également mentionner sa nièce, la célèbre archéologue et directrice du Musée de l’Université Américaine de Beyrouth Leila Badre[64],[65],[66],[67],[68],[69],[70],[71],[72],[73].

Claire Saadé, la mère du célèbre acteur égyptien d’origine syro-libanaise Omar Sharif est également citée comme membre de cette famille[74].

Les membres de la famille Saadé furent actifs au sein de la communauté orthodoxe de Lattaquié et firent de nombreuses donations au patriarcat d’Antioche au cours des deux derniers siècles. Ainsi, Elias Saadé reconstruisit en 1845 l’église épiscopale St Nicolas tel que l’atteste une plaque commémorative de l’époque[75].

Viticulture[modifier | modifier le code]

La création des vignobles de la famille Saadé remonte à 1997 lorsque Johnny Saadé décide, avec ses deux fils Karim et Sandro, de fonder Domaine de Bargylus en Syrie et Château Marsyas[76] au Liban. Des études pédologiques et climatiques sont menées et la plantation du premier cep de vigne se fera en 2003[77].

Les années 2006 pour Bargylus et 2007 pour Château Marsyas semblent être les premiers millésimes produits par chaque domaine.

Cette famille de vignerons a mis en place des protocoles de qualité très strictes pour la production des deux domaines[78].

La famille poursuit l'activité de production de Domaine de Bargylus malgré l'insécurité grandissante à laquelle elle reste confrontée en Syrie[79],[80],[81],[82],[83],[84],[85],[86],[87],[88].

Les Saadé gèrent leur domaine syrien à partir de Beyrouth, n’ayant pu se rendre à Bargylus depuis le début des hostilités.

L’explosion qui a eu lieu au port de Beyrouth le 4 août 2020 a détruit leurs bureaux administratifs qui se trouvaient à 600 mètres de l’épicentre du drame, blessant gravement Johnny Saadé et son fils Sandro[89],[90],[91],[92],[93],[94],[95],[96],[97],[98],[99]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  4. (ar) Yūsuf Ḥakīm, سورية والعهد العثماني, دار النهار للنشر،,‎ (lire en ligne)
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Liens externes[modifier | modifier le code]

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