Carl Palmer
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Carl Palmer en 2006
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Carl Frederick Kendall PalmerVoir et modifier les données sur Wikidata
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Carl Frederick Kendall Palmer, né le à Handsworth dans les West Midlands en Angleterre, est un batteur et percussionniste britannique.

Il est un vétéran de plusieurs groupes britanniques comme Atomic Rooster, Emerson, Lake and Palmer et Asia. Il a aussi travaillé avec The Crazy World of Arthur Brown, Mike Oldfield et Roger Daltrey. Alors qu'il n'a que 11 ans, Carl voit le film Drum Crazy, avec Sal Mineo dans le rôle de Gene Krupa et c'est pour lui un choc : c'est à partir de cet instant qu'il décide de devenir batteur.

Ses influences, en tant que batteur sont de grands noms du jazz américain comme Joe Morello, Philly Joe Jones, Art Blakey, Gene Krupa et Buddy Rich. D'ailleurs Buddy et Carl sont devenus de grands amis et ce dernier aurait même fréquenté sa fille et proclamé que le plus grand batteur au monde est Carl Palmer. Carl a aussi l'immense privilège de jouer avec l'orchestre de Buddy à trois reprises, jouant la pièce Shawnee sans jamais l'avoir entendue auparavant., se fiant aux signes que lui donne le clarinettiste, pour savoir quand faire les breaks et les différents changements de rythmes. On peut retrouver cette pièce avec l'Orchestre de Buddy Rich sur son album compilation, Carl Palmer Anthology : One More Time - Do ya wanna play, Carl?. sorti en 2001.

Carrière[modifier | modifier le code]

À l'âge de 14 ans en 1964, il rejoint les rangs de son premier groupe, le Mecca Dance Band avec lequel il perçoit un salaire de 23 livres par semaine. Un an plus tard, il remplace Graham Smith chez les King Bee, un groupe influencé par le son Motown, au sein duquel on retrouve outre Carl à la batterie, Richard King guitariste, Len Cox bassiste et Geoff Brown au chant, cette formation changera de nom pour devenir The Crai. Elle enregistre quelques singles, dont A little bit of soap et I must be mad , avec en face B la chanson Suspense, produit par Larry Page. Puis en 1966, Palmer réalise sa première expérience en tant que musicien de session pour un quintet de Liverpool formé de chanteurs noirs de Liverpool, The Chants, pour leur chanson Love Light. Ce groupe est formé de cinq chanteurs, soit Eddy Arnoo, Eddy Ankrah, Joe Ankrah, Alan Fielding et Nat Smedo.

Par la suite en 1967, Carl se joint à Chris Farlowe & The Thunderbirds avec lesquels il publie un single Moanin'/What have I been doin'?' avec Albert Lee guitariste et Pete Solley organiste (Jimmy Page participe aussi à ces sessions), et ils sont produits par Mick Jagger.

On retrouve aussi Carl sur l'album The Art of Chris Farlowe publié sur Immediate Records la même année, disque sur lequel on retrouve des chansons écrites par Mick Jagger et Keith Richards, ainsi qu'une reprise de Reach out (I'll be there) du tandem Holland-Dozier-Holland avec la chanteuse soul américaine P. P. Arnold aux chœurs. Les musiciens sur cet album de Farlowe sont, Albert Lee à la guitare - qui sera remplacé par Alan Shacklock lequel formera le groupe Babe Ruth en 1971 -, Ricky Chapman à la basse et à la guitare acoustique, Pete Solley à l'orgue Hammond et au piano ainsi que Carl Palmer et Andy White à la batterie, ce dernier joue sur la chanson Out of time, Jagger assiste aux chœurs et coproduit l'album avec Andrew Loog Oldham. Pour la petite histoire, c'est ce même Andy White qui a joué avec les Beatles sur leur premier single Love Me Do, ainsi que sur P.S. I Love You sur la face B.

Après cet album, Carl remplace le batteur Drachen Theaker au sein du groupe The Crazy World of Arthur Brown, qui a déjà rencontré le succès avec sa chanson Fire. Avec eux, Palmer fait une tournée aux États-Unis, partageant la scène avec The Grateful Dead, Jimi Hendrix ou Iron Butterfly. Puis, avec le claviériste du Crazy World, Vincent Crane, il forme Atomic Rooster. On y trouve Nick Graham à la basse et au chant, qui se voit vite remplacé par John Du Cann à la guitare. Ils enregistrent un premier album qui connaitra un certain succès, Broken Wings, sur lequel figure la reprise d'un titre de John Mayall. Puis Carl reçoit une offre de Greg Lake et Keith Emerson pour former un trio qui deviendra Emerson, Lake & Palmer.

Un premier album homonyme sort en 1970 et leur premier concert important, au Festival de l'ile de Wight, débute par deux détonations de canons, placés de part et d'autre de la scène. Après plusieurs autres albums dont Pictures at an Exhibition (1971), Tarkus (1971), Trilogy (1972) et Brain Salad Surgery (1973), le groupe sort Works Volume I en 1977 pour lequel il fera une tournée mondiale, accompagné d'un orchestre symphonique lors de quelques concerts. Après la tournée, visiblement exténués, les musiciens auraient souhaité prendre une pause bien méritée, mais liés à leur maison de disque par un contrat d'enregistrement, ils publient l'album Love Beach (1978) à la pochette douteuse qui les fait ressembler à un sous-produit Bee Gees.

Ils préfèrent se séparer par la suite, chacun allant dans une direction différente. Palmer sort en 1980 un album qui passe pratiquement inaperçu, Carl Palmer's PM, avec Todd Cochran aux claviers, Barry Finnerty et John Nitzinger à la guitare, Eric Scott à la basse. Mais devant le peu de ventes de l'album, le groupe se sépare.

Palmer forme Asia en 1982 avec Steve Howe et Geoff Downes, ex membres de Yes, ainsi qu'avec John Wetton, ex King Crimson et ex UK, à la basse et au chant. Mais la musique de ce quatuor est plus pop, parfaite pour les stations de radios FM et les vidéo-clips. Il y aura plusieurs changements dans la formation, Greg Lake remplaçant même Wetton pour une tournée au Japon (Asia in Asia) avant que le bassiste original reprenne sa place.

En 1985, Carl joue sur la pièce-titre de l'album solo Under a raging moon de Roger Daltrey, sur cette pièce on retrouve d'autres grands noms du rock, Alan Shaklock ex-Babe Ruth aux synthétiseurs ainsi que les batteurs Cozy Powell, Zak Starkey le fils de Ringo Starr, Stewart Copeland des Police et Roger Taylor de Queen.

Palmer retrouve Emerson en 1988 et forme 3 pour l'album 3 To The Power Of 3 avec Robert Berry à la basse et au chant.

Puis ELP reviendra sporadiquement (Black Moon (1992), In the Hot Seat (1994), Then and Now (1998)). Le trio sera aussi réuni pour le High Voltage Festival en 2010.

Carl forme ensuite le Carl Palmer Band, avec Shawn Baxter comme guitariste et Dave Marks à la basse, et après un changement de musiciens, le trio devient ELP Legacy qui comprend maintenant le guitariste Paul Bielatowicz et le bassiste Simon Fitzpatrick.

Notons aussi la brève carrière du groupe Qango avec John Wetton à la basse, le guitariste Dave Kilminster, le claviériste John Young — qui a accompagné The Strawbs en 2010 et a aussi été membre de Greenslade — et bien sûr Carl à la batterie. Ils sortent un unique album enregistré en concert en 2000 intitulé Live in the hood, avec des titres d'ELP comme Bitches Crystal et Hoedown ainsi que de Asia tels que Sole Survivor, Heat of the moment et Time Again. On y retrouve aussi une version de la chanson All along the watchtower de Bob Dylan. Keith Emerson joue avec eux le temps d'un unique concert, le à Londres.

Le 8 août 2015, le Carl Palmer Band donne un concert en Italie à Ficulle au Rock Festival 2015, en compagnie de Simon Fitzpatrick à la basse et Luca Bernardini aux claviers, remplaçant le guitariste Paul Bielatowicz.

Au cours de l'année 2016, les deux anciens partenaires de Carl Palmer dans ELP meurent : Keith Emerson se suicide le 11 mars et Greg Lake décède d'un cancer le 7 décembre. Carl Palmer leur rendra hommage. A la mort d'Emerson, il déclare sur son compte Facebook : « Keith me manquera profondément. Nous avons perdu un musicien très talentueux et doué, mais cette grande musique continuera pendant très, très longtemps. J’essaierai d’organiser un spectacle hommage à Keith, espérons-le en juin de cette année. C’est, à mon avis, le moins que je puisse faire pour honorer le talent et la musicalité de Keith[1]. » Après le décès de Lake, il confie dans une déclaration publique : « C’est avec une grande tristesse que je dois maintenant dire au revoir à mon ami et camarade de groupe, Greg Lake. La voix et les compétences de Greg en tant que musicien resteront dans les mémoires de tous ceux qui connaissaient sa musique et les enregistrements qu’il avait réalisés avec ELP et King Crimson. Je garde de bons souvenirs de ces belles années que nous avons vécues dans les années 1970 et des nombreux concerts mémorables que nous avons donnés ensemble. Le fait d’avoir perdu Keith cette année rend cela particulièrement difficile pour nous tous. Comme Greg l’a chanté à la fin de Pictures at an Exhibition, “la mort c’est la vie”. Sa musique peut désormais vivre éternellement dans le cœur de tous ceux qui l’aimaient[2]. »

Batterie-synthétiseur[modifier | modifier le code]

En 1973, Carl Palmer demande à la firme British Steel de lui fabriquer une batterie en acier inoxydable en utilisant chaque caisse d'un quart de pouces, avec à l'intérieur un système de synthétiseurs[3] — il s'agit de la première batterie à en être équipée[4]. L'équipement comprend également une grosse cloche, deux timbales et deux gongs[4]. Palmer la conçoit lui-même, avec l'aide de Robert Moog, créateur du Moog et ami de Keith Emerson[4]. On peut l'entendre sur le solo de la pièce Toccata, sur l'album Brain Salad Surgery[3] : Palmer le présente comme « le premier solo de batterie électronique au monde » ; beaucoup croient alors que la partie de synthétiseurs est jouée par Emerson[5]. Le tout pèse 2 tonnes et demie[6],[7]. Un concert d'Emerson, Lake & Palmer, au Civic Center de Roanoke en Virginie le 20 novembre 1973, est annulé à cause de la trop grande fragilité de la scène pour la batterie de Carl Palmer[8]. Durant ses solos lors des concerts, la batterie pivote à 360 degrés[7]. Elle est rachetée par Ringo Starr qui la confie ensuite au musée du Rock and Roll Hall of Fame de Cleveland[6],[7].

Production[modifier | modifier le code]

En 1974, Carl Palmer produit le quatrième album du trio jazz-rock Back Door, Activate paru en 1976, qui avait tourné avec ELP pendant la série de concerts Brain Salad Tour. Puis deux des membres du groupe, soit le saxophoniste Ron Aspery et le bassiste Colin Hodkinson ont écrit avec Carl Palmer la pièce Bullfrog que l'on retrouve sur Works Volume 2, ils jouent aussi sur cette pièce sans toutefois être crédités.

Discographie[modifier | modifier le code]

The Craig[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

The Chants[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Chris Farlowe & The Thunderbirds[modifier | modifier le code]

Single[modifier | modifier le code]

Album[modifier | modifier le code]

Atomic Rooster[modifier | modifier le code]

Album studio[modifier | modifier le code]

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Albums compilations[modifier | modifier le code]

Vincent Crane[modifier | modifier le code]

Emerson, Lake and Palmer[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

PM[modifier | modifier le code]

Asia[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

3[modifier | modifier le code]

Qango[modifier | modifier le code]

Solo[modifier | modifier le code]

Carl Palmer Band[modifier | modifier le code]

Carl Palmer's ELP Legacy[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

ELP[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Martin Kielty 15 March 2016, « Keith Emerson tragedy was no shock to Greg Lake », sur loudersound (consulté le 2 mars 2021)
  2. (en) Jeff GilesPublished: December 8 et 2016, « Carl Palmer Issues Statement on Greg Lake's Death: 'His Music Can Now Live Forever' », sur Ultimate Classic Rock (consulté le 2 mars 2021)
  3. a et b http://www.brain-salad-surgery.de/carl_palmers_gear.html
  4. a b et c (en) Lester Bangs, Main Lines, Blood Feasts, and Bad Taste : A Lester Bangs Reader, Knopf Doubleday Publishing Group, , 432 p. (lire en ligne), p. 47
  5. (en) « Biography », sur carlpalmer.com (consulté le 26 février 2017).
  6. a et b (en) Erica Starr, The Everything Rock Drums Book with CD, Everything Books, , 274 p. (lire en ligne), p. 209
  7. a b et c (en) Harry Fisher, « Elp British Trio Enters A New Phase After 15-year Absence », sur The Morning Call (en), (consulté le 15 décembre 2016).
  8. http://www.brain-salad-surgery.de/gigs_they_played.html

Liens externes[modifier | modifier le code]

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