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Cette page détaille les éditions du jeu de cartes à collectionner Magic : L'Assemblée.

Wizards of the Coast a édité les cartes Magic sous forme d’éditions de base et d’extensions. Les éditions de base sont largement constituées de cartes préexistantes. Les extensions étendent le jeu en ajoutant des nouvelles cartes aux éditions de base.

À partir de l'édition Ère glaciaire, les extensions sont regroupées en blocs (ou cycles) de plusieurs extensions, chacun comprenant une extension autonome (stand-alone) de plus de 200 cartes, suivie de deux petites extensions, qui développent en général les thèmes introduits dans l'extension autonome. Comme les éditions de base, les extensions autonomes contiennent des terrains de base, ce qui permet d'y jouer sans aucune carte d'une édition de base ; les autres extensions n'en contiennent pas. L'extension autonome de chaque bloc paraît au mois d'octobre de chaque année, les deux petites extensions suivantes paraissent en février et en mai ou juin de l'année suivante.

Les éditions de base de Magic paraissent généralement en été. Longtemps, les éditions de base n'ont contenu que des réimpressions d'anciennes cartes, provenant soit de la toute première édition (dite « Alpha »), soit des extensions. À partir de la onzième édition, Magic 2010 (sortie en 2009), les éditions de base comprennent aussi des cartes entièrement nouvelles, et paraissent tous les ans.

Identifier une édition ou une extension[modifier | modifier le code]

Identifier une extension

Dès la première extension, Arabian Nights, les cartes de chaque extension sont identifiées par un symbole en rapport avec le thème de l'extension. Ce symbole d'extension se trouve sous l'illustration, à droite, entre le cadre d'illustration et la boîte de texte. Les tableaux ci-dessous récapitulent les symboles des différentes extensions. À partir de l'extension Exode (1998), le symbole d'extension utilise un code couleur qui indique la rareté de la carte (voir plus loin).

Dans les premiers sets spéciaux proposant des réimpressions de cartes venues d'anciennes extensions, Chronicles et Renaissance, les cartes gardaient leur symbole d'extension d'origine, ce qui peut entraîner des confusions. Par la suite, les cartes réimprimées dans des séries spéciales de ce genre ont leur propre symbole de série. Ces symboles sont indiqués dans le tableau des réimpressions et des séries spéciales (cf. plus loin).

Identifier une édition de base

De la toute première édition, l'édition Alpha, jusqu'à la Cinquième édition (1997), les cartes des éditions de base ne portaient pas de symbole d'édition. Il faut donc se baser sur la couleur des bords de la carte, sur la date du copyright, et, pour les toutes premières éditions, sur certains détails moins évidents (ils sont indiqués dans le détail des éditions, plus loin dans l'article).

La toute première édition, Alpha et Beta ainsi qu'un premier tirage limité de la Revised (3e édition) en France et en Allemagne, ont des bords noirs. L'édition Unlimited, la plupart des tirages de la Revised, puis toutes les cartes des éditions de base jusqu'à la 9e édition (2005), ont des bords blancs. À partir de la Dixième édition (2007), les cartes des éditions de base reprennent des bords noirs. Cette décision est motivée par l'anniversaire des 15 ans de Magic au moment de la Dixième édition, mais aussi et surtout par le fait que les bords noirs ont toujours été plus appréciés des joueurs, car ils confèrent un meilleur aspect visuel aux cartes.

Pour distinguer les cartes des différentes éditions de la première à la cinquième il faut procéder de la manière suivante:

Il existe toutefois deux cartes françaises en bord noir ne disposant d'aucun symbole (Bascule et Orques de la Griffe de Fer). Il s'agit de cartes issues de la réédition "Renaissance", qui avait vu réimprimé toutes les cartes rajoutées au set lors du passage de la troisième édition à la quatrième en bords noirs avec les symboles de leurs extensions d'origine. Si ces deux cartes ne disposent pas de symboles, c'est qu'elles sont initialement issues du set de base de la première édition, d'où la confusion que l'on pourrait avoir avec une troisième édition bord noir limitée.

À partir de la sixième édition (la « Classique ») en 1999, les cartes des éditions de base portent un symbole d'édition, conçu sur le modèle des symboles d'extension. Jusqu'à la dixième édition, il s'agit du chiffre de l'édition, écrit soit en chiffres arabes, soit en chiffres romains, selon les années. À partir de Magic 2010 jusqu'à Magic 2015, le symbole d'édition change pour représenter le « M » initial de Magic accompagné des deux derniers chiffres de l'année pendant laquelle l'édition sera la plus jouée (par exemple, Magic 2010 sort en et est jouée en 2009-2010, jusqu'à la sortie de l'édition suivante en ).

Identifier la rareté d'une carte

Dans les extensions antérieures à Exode et dans les éditions de base antérieures à la sixième édition, les cartes ne portaient aucune indication permettant de connaître leur rareté. Pour connaître la rareté d'une carte éditée pendant cette période, il faut se reporter à la liste de l'édition ou de l'extension concernée, par exemple sur une base de données en ligne de cartes Magic, ou en consultant une encyclopédie de cartes.

À partir de l'extension Exode, et à partir de la sixième édition pour les cartes des éditions de base, le symbole d'édition ou d'extension utilise un code couleur qui indique le niveau de rareté de la carte. Le symbole est noir pour une carte commune, argenté pour une carte inhabituelle, doré pour une carte rare. À partir de l'extension Les Éclats d'Alara, un nouveau niveau de rareté, la rare mythique, a été introduit : pour une rare mythique, le symbole est d'un rouge orangé.

Un niveau de rareté spécial a été utilisé dans l'extension Spirale temporelle, où l'on trouve des cartes « décalées dans le temps » (timeshifted), dont le symbole est violet : ce sont des cartes d'anciennes extensions réimprimées pour l'occasion, et appartenant à divers niveaux de rareté. Pour connaître leur rareté d'origine, il faut se référer aux extensions où elles sont parues pour la première fois.

Outre la rareté indiquée par le symbole d'édition ou d'extension, des cartes dites foil ou Premium, couvertes d'un vernis brillant, ont été introduites à partir de l'édition L'Héritage d'Urza. Pour chaque carte d'une édition ou d'une extension donnée, il existe une version Premium, plus rare, donc plus chère. On peut trouver des cartes Premium insérées au hasard dans les paquets ; il est également fréquent que des paquets pré-construits comprennent une rare en version Premium. Les cartes Premium sont aussi très utilisées pour des réimpressions d'anciennes cartes destinées aux collectionneurs.

Dans les tableaux suivants, les éditions n'ayant pas de nom en français n'ont pas été éditées en langue française.

Tableau récapitulatif des éditions[modifier | modifier le code]

Éditions de base
Nom en français Nom en anglais Code Description du symbole Date de parution Nombre de cartes Cartes premium

Alpha

LEA Symbole non visible sur les cartes 295 non
Beta LEB Symbole non visible sur les cartes 302 non
Unlimited 2ED Symbole non visible sur les cartes 302 non
3e édition Revised 3ED Symbole non visible sur les cartes 306 non
4e édition 4th Edition 4ED Symbole non visible sur les cartes 378 non
5e édition 5th Édition 5ED Symbole non visible sur les cartes 449 non
Classique 6e édition Classic 6th Edition 6ED Le chiffre romain 6 350 oui (seulement promotionnelles)
7e édition 7th Edition 7ED Le chiffre arabe 7 350 oui
8e édition 8th Edition 8ED Le chiffre huit au-dessus de trois cartes en éventail 350 + 7 oui
9e édition 9th Edition 9ED Le chiffre neuf au-dessus de trois cartes en éventail 350 + 9 oui
10e édition 10th Edition 10E Le chiffre romain dix 383 oui
Magic 2010 Edition 2010 M10 "M10" stylisé sur fond de cadre noir 249 oui
Magic 2011[1] Edition 2011 M11 "M11" stylisé sur fond de cadre noir 249 oui
Magic 2012 Edition 2012 M12 "M12" stylisé sur fond de cadre noir 249 oui
Magic 2013 Edition 2013 M13 "M13" stylisé sur fond de cadre noir 249 oui
Magic 2014 Edition 2014 M14 "M14" stylisé sur fond de cadre noir 249 oui
Magic 2015 Edition 2015 M15 "M15" stylisé sur fond de cadre noir 269 oui
Magic Origines Magic Origins ORI Le symbole des planeswalkers à l'horizon 272 oui
Magic 2019 Magic 2019 M19 "M19" stylisé sur fond de cadre noir 269 oui
Magic 2020 Magic 2020 M20 "M20" stylisé sur fond de cadre noir 344 oui
Magic 2021 Magic 2021 M21 "M21" stylisé sur fond de cadre noir 397 oui

Tableau récapitulatif des extensions[modifier | modifier le code]

Nom en français Nom en anglais Code Description du symbole Date de
parution
Nombre
de cartes
Cartes
premium
Premières extensions hors bloc
Arabian Nights ARN Un cimeterre 78 non
Antiquities ATQ Une enclume 100 non
Legends LEG Le chapiteau d'une colonne dorique 310 non
The Dark DRK Un croissant de Lune 119 non
Fallen Empires FEM Une couronne 187 non
Terres natales Homelands HML Le plan de l'Ulgrotha 140 non
Bloc Ère glaciaire
Ère glaciaire Ice Age ICE Un flocon de neige 383 non
Alliances Alliances ALL Une bannière flottant au vent 199 non
Souffle glaciaire Coldsnap CSP Trois stalactites 155 oui
Bloc Mirage
Mirage Mirage MIR Un palmier 350 non
Visions Visions VIS La lettre V stylisée (le triangle de la guerre zhalfirin) 167 non
Aquilon Weatherlight WTH Un livre ouvert (un tome Thran) 167 non
Bloc Tempête
Tempête Tempest TMP Un nuage de tempête 350 non
Forteresse Stronghold STH Une herse levée 143 non
Exode Exodus EXO Un pont 143 non
Bloc Urza
L'Épopée d'Urza Urza's Saga USG Deux engrenages 350 non
L'Héritage d'Urza Urza's Legacy ULG Un marteau 143 oui
La Destinée d'Urza Urza's Destiny UDS Un Erlen 143 oui
Bloc Mercadia
Les Masques de Mercadia Mercadian Masques MMQ Un masque 350 oui
Némésis Nemesis NMS Une hallebarde 143 oui
Prophétie Prophecy PCY Trois cristaux 143 oui
Bloc Invasion
Invasion Invasion INV Le symbole de la Coalition 350 oui
Planeshift Planeshift PLS Un portail tourbillonnant 143 oui
Apocalypse Apocalypse APC Le masque de Yaugzebul 143 oui
Bloc Odyssée
Odyssée Odyssey ODY Un orbe sur un pied en forme d'hélice (le Mirari) 350 oui
Tourment Torment TOR Un ouroboros 143 oui
Jugement Judgment JUD Une balance 143 oui
Bloc Carnage
Carnage Onslaught ONS Un Morph à quatre jambes 350 oui
Légions Legions LGN Deux piques croisées derrière un bouclier 145 oui
Fléau Scourge SCG La tête d'un dragon 143 oui
Bloc Mirrodin
Mirrodin Mirrodin MRD L'épée de Kaldra 306 oui
Sombracier Darksteel DST Le bouclier de Kaldra 165 oui
La Cinquième Aube 5th Dawn 5DN Le heaume de Kaldra 165 oui
Bloc Kamigawa
Guerriers de Kamigawa Champions of Kamigawa CHK Un torii 306 oui
Traîtres de Kamigawa Betrayers of Kamigawa BOK Un shaken 165 oui
Libérateurs de Kamigawa Saviors of Kamigawa SOK Une lanterne 165 oui
Bloc Ravnica
Ravnica : la cité des guildes Ravnica: the City of Guilds RAV Une tour 306 oui
Le Pacte des guildes Guildpact GPT Le sceau du Pacte des Guildes 165 oui
Discorde Dissension DIS Le sceau brisé du Pacte des Guildes 180 oui
Bloc Spirale Temporelle
Spirale temporelle Time Spiral TSP/TSB Un sablier 301 + 121 oui
Chaos planaire Planar Chaos PLC Un sablier incliné, deux plans qui fusionnent, les lettres P et C stylisées 165 oui
Vision de l'avenir Future Sight FUT Un œil à travers une faille temporelle 180 oui
Bloc Lorwyn
Lorwyn Lorwyn LRW Une oreille pointue ou une feuille d'arbre 301 oui
Lèveciel Morningtide MOR Un soleil enflammé 165 oui
Bloc Sombrelande
Sombrelande Shadowmoor SHM Une aile de chauve-souris (la couronne du Roi faucheur) 301 oui
Coucheciel Eventide EVE Une lune enflammée 180 oui
Bloc Eclats d'Alara
Les Éclats d'Alara Shards of Alara ALA Une gemme divisée en cinq parts 249 oui
Conflux Conflux CFX Un bouclier divisé en cinq parts 145 oui
La Renaissance d'Alara Alara Reborn ARB Une ligne horizontale d'où partent 5 lignes en miroir 145 oui
Bloc Zendikar
Zendikar Zendikar ZEN Un losange représentant un «édron (monolithe volant en forme d'octaèdre) 249 oui
Worldwake Worldwake WWK Un hédron qui s'entrouvre (une croix au milieu) 145 oui
L'Ascension des Eldrazi Rise of the Eldrazi ROE Un hédron ouvert, en forme de croix 248 oui
Bloc Scars of Mirrodin
Les Cicatrices de Mirrodin[2] Scars of Mirrodin[3] SOM Un hexagone entouré d'un cercle et contenant un petit hexagone noir 249 oui
Mirrodin Assiégé Mirrodin Besieged[4] MBS Mélange du symbole des mirrans et du symbole des phyrexians [4] 155 oui
La Nouvelle Phyrexia[5] New Phyrexia NPH Symbole de la faction phyrexianne 175 oui
Bloc Innistrad
Innistrad[6] Innistrad ISD Hérons stylisés, dos à dos et entrevauchés 264 oui
Obscure Ascension Dark Ascension[7] DKA Symbole d'Innistrad tourné vers l'intérieur qui "représenterait l'humanité qui se moque" 158 oui
Avacyn ressucitée Avacyn Restored[8] AVR Symbole d'Avacyn 244 oui
Bloc Return to Ravnica
Retour sur Ravnica[9] Return to Ravnica RTR Une mitre stylisée 274 oui
Insurrection Gatecrash GTC Une arche 249 oui
Le Labyrinthe du Dragon Dragon's Maze DGM Combinaison d'une mitre et d'une arche 156 oui
Bloc Théros
Théros Theros THS Une colonne et un arc 249 oui
Créations divines Born of The Gods BNG Les cornes de Xenagos 165 oui
Incursion dans Nyx Journey into Nyx JOU Une colonne entourée des cornes de Xenagos 165 oui
Bloc Tarkir
Les Khans de Tarkir Khans of Tarkir KTK Deux cimeterres croisés sur le devant d'un bouclier 269 oui
Destin Reforgé Fate Reforged FRF Représentation stylisée de deux plans/réalités opposés 185 oui
Les Dragons de Tarkir Dragons of Tarkir DTK Une tête de dragon reprenant la forme du symbole de Khans of Tarkir 264 oui
Bloc Bataille de Zendikar
Bataille de Zendikar Battle for Zendikar BFZ Un losange représentant un hèdron serti de la lettre Z 274 oui
Le Serment des Sentinelles Oath of the Gatewatch OGW Les "lames" de Kozilek 184 oui
Bloc Ténèbres sur Innistrad
Ténèbres sur Innistrad Shadows over Innistrad SOI Le symbole d'Avacyn retourné verticalement 297 oui
La lune hermétique Eldritch Moon EMN Silhouette d'Emrakul 205 oui
Bloc Kaladesh
Kaladesh Kaladesh KLD Vignes stylisées 264 oui
La révolte éthérique Aether Revolt AER Fleur stylisée 184 oui
Bloc Amonkhet
Amonkhet Amonkhet AKH Pyramide dont la partie supérieure flotte au-dessus de la base 269 oui
L'âge de la destruction Hour of Devastation HOU Les cornes de Nicol Bolas 184 oui
Bloc Ixalan
Ixalan Ixalan XLN Une rose des vents 279 oui
Les Combattants d'Ixalan Rivals of Ixalan RIX Mélange entre Orazca, et la moitié d'une rose des vents 196 oui
Fin du principe des blocs (passage au modèle "3+1")
Dominaria Dominaria DOM Un bouclier bénalian 269 oui

Sets d'introduction[modifier | modifier le code]

Il existe également des éditions simplifiées du jeu destinées à l'apprentissage des règles par des joueurs débutants. Ces cartes sont restées illégales en tournoi jusqu'en , date à laquelle elles ont été autorisées dans les formats Legacy et Vintage.

Nom en français Nom en anglais Code Description du symbole Date de
parution
Nombre
de cartes
Cartes
premium
Portal
Portal Portal POR Un portail 228 non
Portal Second Age Portal Second Age P02 Un pentagone 165 non
Portal Three Kingdoms Portal Three Kingdoms PTK Le caractère chinois pour le chiffre 3 180 non
Starter
Starter 1999 Starter 1999 S99 Une étoile à 5 branches 173
Starter 2000 Starter 2000 S00 Un S sur une étoile à 5 branches 57

Rééditions, compilations et autres[modifier | modifier le code]

Les premières rééditions, comme Chronicles et Renaissance, étaient destinées à rendre accessibles les cartes des toutes premières extensions dans certains pays où elles n'avaient pas été distribuées. Par la suite, les réimpressions de cartes ont pris diverses formes, que l'on peut regrouper en trois catégories : des paquets historiques reconstituant des parties de tournoi (comme Beatdown et Deckmasters), des paquets préconstruits à thème (comme les Duel Decks qui mettent en scène l'affrontement entre deux peuples ou entre deux arpenteurs), et des réimpressions ou compilations spéciales destinées surtout aux collectionneurs (comme la série From the Vault, qui réimprime des cartes rares et anciennes en un nombre limité d'exemplaires).

Certains sets spéciaux proposent des règles alternatives et comportent parfois de nouveaux types de cartes utilisés uniquement avec ces règles, comme Planechase qui utilise des cartes représentant les différents plans (mondes) de l'univers de Magic, ou Archenemy qui propose de jouer à un contre plusieurs (le joueur seul représentant un personnage maléfique et machiavélique) et introduit des cartes de Machinations.

Nom en français Nom en anglais Code Description du symbole Date de
parution
Nombre
de cartes
Cartes
premium
Rééditions
Renaissance sans multiple 122 non
Chronicles CHR multiple 125 non
Duel of the Planeswalkers sans La lettre M stylisée 5x60
Règles alternatives
Planechase[10] HOP Deux demi-cercles, celui du bas comportant trois pointes vers le haut. 4x60 + 40 cartes de plans + dé planaire non
Archenemy[11] ARC Un trident. . 4x60 + 45 cartes de machinations non
Magic The Gathering Commander COM Une couronne 5 decks de 100 + 3 géantes oui
Planechase 2012 PC2 Deux demi-cercles, celui du haut ayant trois encoches en forme de pointes. 4x60 + 40 cartes de plans + dé planaire non
Commander's Arsenal CMA 18 + 10 géantes toutes
Magic Commander 2013 C13 5 decks de 100 + 3 géantes oui
Conspiracy CNS Un sceau sur un parchemin 210 oui
Magic Commander 2014 C14 5 decks de 100 + 1 géantes oui
Magic Commander 2015 C15 5 decks de 100 + 1 géantes oui
Conspiracy: Take the Crown CN2 Le sceau de Marchesa, La Rose Noire 221 oui
Magic Commander 2016 C16 5 decks de 100 + 1 géante oui
Archenemy: Nicol Bolas E01 Les cornes de Nicol Bolas avec la sphère entre 4x60 + 20 cartes de machinations non
Magic Commander 2017 C17 4 decks de 100 + 1 géante oui
Explorers of Ixalan EXL Une barre de gouvernail 47 non
Battlebond BBD Deux silhouettes liées devant une forme de diamant 256 oui
Magic Commander 2018 C18 4 decks de 100 + 1 géante oui
Duel Decks
Duel Decks : Elves vs. Goblins EVG une hache et une flamme entrelacées 2x60 oui
Duel Decks : Jace vs. Chandra JVC deux flèches recourbées s'affrontant 2x60 oui
Duel Decks : Divine vs. Demonic DVD une auréole dont pointent deux cornes 2x60 oui
Duel Decks : Garruk vs. Liliana GVL une feuille à l'intérieur d'un demi-cercle 2x60 oui
Duel Decks: Phyrexia vs. The Coalition[12] PVC le symbole de la coalition et un portail phyrexian emboîtés 2x60 oui
Duel Decks: Elspeth vs. Tezzeret DDF deux trapèzes dont il manque des parties 2x60 oui
Duel Decks: Knights vs. Dragons TBA Un bouclier en forme de dragon en vol 2x60 oui
Duel Decks : Ajani vs. Nicol Bolas DDG Superposition des cornes de Nicol Bolas et de la hache d'Ajani 2x60 oui
Duel Decks : Venser vs. Koth DDI Deux zigzag qui s'enroulent 2x60 (oui)
Duel Decks : Izzet vs. Golgari DDJ Combinaison des symboles d'Izzet et de Golgari 2x60 (oui)
Duel Decks : Sorin vs. Tibalt DDK Combinaison d'épées stylisées et de cornes de démons 2x60 (oui)
Duel Decks : Heroes vs. Monsters DDL Combinaison d'une hache, d'un casque et d'ailes 2x60 (oui)
Duel Decks : Jace vs. Vraska DDM Symbole arcanique et de tentacule de gorgone 2x60 (oui)
Duel Decks : Speed vs. Cunning DDN Œil ailé 2x60 (oui)
Duel Decks : Anthology DD3 Pas de symbole spécifique 8x60 (oui)
Duel Decks : Elspeth vs. Kiora DDO La lance d'Elspeth et des vagues 2x60 (oui)
Duel Decks : Zendikar vs. Eldrazi DDP Demi hedron et tentacule d'Eldrazi 28 aout 2015 2x60 (oui)
Duel Decks : Blessed vs. Cursed DDQ Aile de démon et la moitié du collier d'Avacyn 2x60 (oui)
Duel Decks : Nissa vs. Ob Nixilis DDR Hedron et cornes 2x60 (oui)
Duel Decks : Mind vs. Might DDS 2x60 (oui)
Duel Decks : Merfolk vs. Goblins DDT Fer de trident pointé à gauche 2x60 (oui)
Global Series Jiang Yanggu & Mu Yanling GS1 2x60 (oui)
From the Vault
From the Vault : Dragons DRB des ailes de dragon 15 toutes
From the Vault : Exiled V09 un demi-cercle dont part une flèche en diagonale 15 toutes
From the Vault : Relics[13] V10 un Mirari stylisé 15 toutes
From the Vault : Legends V11 une couronne stylisée 15 toutes
From the Vault : Realms V12 Montagne et levé de soleil 15 toutes
From the Vault : Twenty V13 nombre 20 dans un cercle 20 toutes
From the Vault : Annihilation V14 orbe brisée 15 toutes
From the Vault : Angels V15 ailes d'ange stylisée 15 toutes
From the Vault : Lore V16 parchemin déroulé qui devient la tour d'un château 15 toutes
From the Vault : Transform V17 Dernier quartier de lune sur le recto, et premier quartier au verso 15 toutes
Premium Deck Series
Premium Deck Series : Slivers PDS un slivoïde enroulé sur lui-même 60 toutes
Premium Deck Series : Fire & Lightning FAL une flamme traversée d'un éclair 60 toutes
Premium Deck Series : Graveborn un crâne 60 toutes

Cartes promotionnelles[modifier | modifier le code]

De nombreuses cartes promotionnelles à tirage limité ont été éditées durant l'ensemble de la vie du jeu Magic: The Gathering, visant à récompenser des vainqueurs de tournois où des acheteurs de certains livres ou magazines. Bien qu'exceptionnelles et ne faisant partie d'aucun bloc d'extension et donc n'étant classées selon les types rare, non-commune ou commune, la majorité de ces cartes furent autorisées en tournoi dès leur publication.

L'une des premières cartes de ce genre est le Dragon Nalathni, éditée en et offerte par Wizard of the Coast à la convention DragonCon de 1994 puis plus tard en 1995 sera rééditée au sein du troisième volume du magazine américain The Duelist. La carte porte le symbole du Dragon qui fait office de mascotte de la convention en question. De plus, une série de cinq cartes (Arène, Blaireau géant, Centaure Cherchevent, Égouts d'Estark et Crypte de mana), dont le symbole est un stylo plume, ont été éditées vers la même époque pour être offertes aux premiers acheteurs des cinq premiers romans dérivés de Magic, parus aux États-Unis chez Harper Prism (en) en 1994-95 et traduits en France au Fleuve noir en 1996-97 : L'Arène (, contient les cartes Arène et Égouts d'Estark), La Forêt des murmures (, contient la carte Centaure Cherchevent), Les Chaînes brisées (, contient la carte Blaireau géant), Le Sacrifice final (, contient la carte Crypte de mana) et La Terre maudite (contient en France la carte Dragon Nalathni).

Toutes les cartes de cette première vague de promotionnelles sont autorisées en tournois de type I, avec un point à noter sur la Crypte de Mana qui du fait de sa capacité à créer un mana générique au seul prix d'un lancer de pile ou face, est limitée à un exemplaire par deck en type I.

Parodies[modifier | modifier le code]

Wizards Of The Coast a aussi créé des parodies de son jeu de cartes Magic : L'Assemblée, sous la forme de trois extensions (appelées les « Un-sets », car leur nom commence toujours par « Un- »). Les cartes de ces éditions sont interdites en tournois.

Nom en français Nom en anglais Code Description du symbole Date de
parution
Nombre
de cartes
Cartes
premium
Parodies de Magic
Unglued UGL Un œuf cassé en deux 94 non
Unhinged UNH Un fer à cheval 140 + 1 oui
Unstable UST Une clef à molette 216 oui

Détail des éditions[modifier | modifier le code]

1re édition[modifier | modifier le code]

Alpha[modifier | modifier le code]

Alpha constitue la première édition du jeu. Présentée en avant-première à l'Origins Game Fair (en) de , elle fut mise à la disposition du public le mois suivant. Wizards of the Coast espérait les vendre en six mois, elles furent toutes vendues en six semaines.

Il est à noter que les cartes de la première édition Alpha sont toutes en bord noir, et disposent d'un format unique différent de celui des éditions suivantes (les coins des cartes étaient nettement plus arrondis). Pour cette raison les cartes Alpha sont interdites en tournois à moins que le joueur les utilisant ne se serve de pochettes protectrices opaques sur la face dorsale.

Enfin l'aspect des cartes au lancement du jeu était très différent de celui des cartes actuelles. Le design de chacune d'entre elles était alors constitué d'un cadre beaucoup plus important que ceux existant de nos jours et dont les coloris étaient différents : Les cartes blanches disposaient d'un cadre de couleur blanche couverte de marbrures, les cartes bleues d'un cadre bleu foncé parcouru de volutes ondulées plus ou moins sombres, un cadre noir très sombre parsemé de petites bulle de la même couleur caractérisait les cartes noires, les cartes rouges avaient un cadre rouge foncé parcouru par endroit de fissures, les cartes vertes avaient elles un cadre vert foncé clairsemé d'auras iridescentes. Enfin les cadres des artefacts et des terrains étaient respectivement marron foncé et gris foncé. C'est sur ce cadre qu'étaient inscrit le nom de la carte, le type de la carte et dans le cas des créatures leurs Force/Endurance (aujourd'hui ces informations sont incluses dans des propres sous-cadres spécifiques).

Les zones du dessin et zones du texte explicatif occupaient quant à elles un espace beaucoup plus restreint que celui des cartes d'aujourd'hui ce qui obligeait parfois les textes explicatifs à être inscrits en très petits caractères d'impression afin de tenir au sein de l'espace alloué.

Cet aspect des cartes restera le même au fil des éditions jusqu'à la parution de la 8e édition en 2003.

Malgré deux années de test et de développement, l'édition comporte de nombreuses erreurs qui seront corrigées lors de l'impression de Beta : (entre parenthèses le nombre de cartes concernées)

Histoire

Comme toutes les éditions de base du jeu après elle, la première édition de Magic ne développe pas d'histoire ou d'univers particulier. Elle se contente de développer une imagerie de fantasy assez générique, dans la lignée du roman Le Seigneur des Anneaux ou du jeu de rôle Donjons & Dragons. Cependant, le livret de règles introduit les bases de l'univers du jeu : le Multivers, composé d'une infinité de mondes appelés « plans », est parcouru par de puissants magiciens, les Arpenteurs des plans (en VO planeswalkers), qui s'affrontent pour le contrôle de tel ou tel plan. De plus, les cartes introduisent des noms de lieux et de créatures qui seront repris et développés par la suite, et dont certains deviendront de véritables piliers de l'histoire du jeu, comme l' Ange de Serra, les Elfes de Llanowar ou le Vampire Sengien. L'univers de Dominaria qui va être un monde récurrent du background de Magic durant l'essentiel des années 1990 y est évoqué de multiples fois à travers de nombreux textes d'ambiance.

Mécanismes

Les mécanismes de jeux initiaux de Magic sont les suivants :

  1. Les Continuous Artefact étaient des artefacts qui, une fois arrivés en jeu, disposaient d'un effet continu sur l'ensemble du jeu sans jamais nécessiter d'activation (Ex : Bibliothèque de Leng, Œuf de DingusÉtau de Supplice).
  2. Les Mono Artefact devaient être engagés afin d'activer leur capacité comme le livret des règles l'indiquait (Ex : Lunettes d'Urza). En conséquence de quoi rien dans le texte explicatif des Mono Artefact n'indiquait qu'il fallait les engager pour activer leur capacité ce qui aujourd'hui peut porter à confusion (les joueurs jouant de nos jours avec des Mono Artefacts, où ayant des adversaires jouant ces cartes doivent donc être vigilant à ce qu'elle soient bien engagées lors de leur utilisation).
  3. Les Poly Artefacts quant à eux étaient les artefacts dont il était possible d'activer plusieurs fois la capacité sans avoir à les engager, sous réserve de s'acquitter des éventuels couts de lancement de la capacité (Ex : Rets des Âmes).
  1. Vol : Les créatures avec le vol ne peuvent être bloquées que par des créatures ayant le vol. Cette capacité fut la plus répandue parmi les créatures dès la sortie de Magic, puisque pas moins de 20 créatures en Alpha possèdent de base cette dernière (3 créatures blanches, 5 créatures bleues, 5 créatures noires, 4 créatures rouges et 3 créatures vertes).
  2. Initiative : Lors de la résolution des combats, les blessures infligées par une créature ayant l'initiative sont résolues avant celles de la créature ne l'ayant pas. Seulement trois créatures en Alpha disposent de cette capacité (1 blanche, 1 noire et 1 verte).
  3. Piétinement : Si une créature ayant le piétinement est bloquée par une ou plusieurs créatures, et que les dommages provoqués par la créature ayant le piétinement sont supérieurs au nombre total de points de vie des bloqueurs, alors les dommages supplémentaires sont infligés au joueur défenseur. À la sortie du jeu Magic: The Gathering, seulement 4 créatures disposent du piétinement (1 noire, 1 rouge et 2 vertes).
  4. Protection contre une couleur : Une créature ayant la protection contre une couleur donnée ne peut être la cible de sorts de cette couleur, ni être bloquée par des créatures de cette couleur. Tous dégâts provoqués par une source de la couleur donnée sont réduits à 0.
  5. Traversée des terrains : Une créature ayant la traversée d'un terrain donné ne peut pas être bloquée tant que le joueur défenseur contrôle un terrain de ce type.
  6. Regroupement : Un joueur contrôlant une créature ayant le regroupement peut créer une bande lors d'une déclaration d'attaque avec autant de créatures souhaitées ayant le regroupement en plus d'une ne l'ayant pas. Lorsqu'une bande attaque, si une créature de la bande est bloquée, toutes le sont. De la même manière, un joueur lors de la déclaration des bloqueurs peut créer une bande avec autant de créatures souhaitées, du moment que l'une d'entre elles a le regroupement. Lors de la phase de résolution des combats, le joueur contrôlant une bande décide toujours de quelle manière sont assignées les dégâts commis par les créatures qui bloquent ou sont bloquées par la bande. Seulement trois créatures disposent du regroupement à la sortie de l'édition Alpha (2 blanches et 1 verte).
  7. Régénération : Il s'agissait à cette époque d'une capacité de créature et non d'une action comme aujourd'hui. La créature disposant de la régénération n'est pas détruite si son contrôleur active la capacité prévu à cet effet lors de sa destruction.

Cartes emblématiques

  1. Ancestral Recall : Un éphémère qui pour le coût d'un mana permet à un joueur de piocher trois carte, soit un prix dérisoire au vu du gain obtenu et de l'accélération du jeu que ce sort procure.
  2. Black Lotus : Un artefact ne coutant aucun mana à poser et qui en le sacrifiant fournit au joueur qui l'utilise 3 mana de la couleur de son choix. Cette carte est considérée comme la plus efficace et la plus utile de tout Magic : l'Assemblée, et donc est cotée la plus chère sur le marché.
  3. Les cinq Mox : Des artefacts ayant un coût de mana nul à poser en jeu, et ayant le même effet qu'un terrain de base. À l'époque de la première édition où les cartes n'étaient pas restreintes en nombre, il était possible de construire des decks n'utilisant que des Moxs en lieu et place des terrains de base (puisque contrairement aux terrains, il est possible de poser plus d'un artefact en jeu par tour). Ces derniers sont le Mox Sapphire (Bleu), le Mox Emerald (Vert), le Mox Ruby (rouge), le Mox Pearl (Blanc) et le Mox Jet (Noir)
  4. Time Twister : Un puissant rituel bleu permettant de réinitialiser une partie du jeu, puisqu'il fait mélanger les bibliothèques, cimetières et mains de chacun des joueurs afin de recréer une nouvelle bibliothèque et une nouvelle main piochée. Ne sont pas concernés par le Timetwister les permanents posés en jeu, les cartes retirées de la partie ainsi que le niveau de point de vie des joueurs. Avant que cette carte ne soit limitée à une par deck, il était possible de faire des boucles infinies avec des bibliothèques qui ne s'épuisaient jamais (cela reste possible encore aujourd'hui mais plus difficile à mettre en œuvre).
  5. Time Walk: Un puissant rituel bleu permettant au joueur qui le joue de prendre un tour supplémentaire dès la fin du sien, pour seulement deux manas.
  1. Berserk : Un sort d'éphémère qui pour un mana double la force de la créature attaquante et lui donne le piétinement jusqu'à la fin du tour après quoi la créature est sacrifiée. Un sort très efficace qui permettait d'éliminer en un mana une grosse créature bloqueuse, où d'achever le joueur adverse sans qu'il s'y attende. Cette carte fut limitée à une par deck pendant l'essentiel des années 1990. (rééditée)
  2. Natural Selection : Un éphémère vert permettant de regarder les 3 cartes du dessus de la bibliothèque de l'adversaire. Les cartes vues peuvent être remises dans l'ordre souhaité ou la bibliothèque entière mélangée. Un sort pratique puisque combiné, permet de savoir exactement ce que le joueur en question va piocher durant les trois prochains tours. Jouée en combo avec les Lunettes d'Urza, cette carte permet de savoir exactement toutes les possibilités de l'adversaire pour les trois prochains tours, et donc d'anticiper entièrement le déroulement de la partie.
  3. Sinkhole : Un rituel noir permettant de détruire un terrain ciblé. Plus efficace encore que la Pluie de Pierre (le rituel destructeur de terrain classique par excellence) puisqu'il ne coûte que 2 manas à jouer.
  4. Word of Command : Un sort d'éphémère noir poussant l'excentricité de la première édition jusqu'à pouvoir permettre de "contrôler un joueur" afin qu'il joue une carte de sa main de la manière dont le souhaite le lanceur du Word of Command.
  5. Lich : Un enchantement qui une fois en jeu réduit la vie de celui qui le contrôle à 0. Toutefois, ce joueur ne perd pas la partie mais acquiert un statut particulier qui fait qu'il doit détruire une de ces cartes en jeu pour chaque dommage qu'il subira et devra piocher une carte de sa bibliothèque pour chaque point de vie gagné. La seule manière de faire perdre le joueur était alors de lui vider sa bibliothèque ou de détruire l'enchantement "Lich". Un sort assez excentrique lui aussi, mais pouvant fonctionner très efficacement avec certaines combos.
  6. Raging River : Un enchantement lui aussi excentrique puisqu'il divise en deux groupes les créatures n'ayant pas le vol participant à un combat : celles qui se battent sur la rive droite de la rivière et celles qui se battent sur la rive gauche de la rivière.
  7. Chaos Orb : Cet artefact très particulier de la première édition fut l'une des deux seules cartes au sein de Magic à se baser sur la dextérité de son utilisateur (la seconde étant le Falling Star de l’édition Legends). Le Chaos Orb demandait de lancer la carte en l'air et de la faire atterrir sur les cartes du joueur adverse en jeu, détruisant par là même toutes celles qui étaient touchées. Cette carte amusante à jouer posa toutefois rapidement des problèmes: d'une part Magic est un jeu qui ne repose que sur la faculté des joueurs à fabriquer leur decks et à gérer le jeu en cours au gré de ce que le hasard leur fait piocher comme cartes au sein de leur bibliothèque. Le fait qu'une carte nécessite de l'habilité physique impliquait par conséquent que certains joueurs pouvaient utiliser un sort puissant pour faire tourner le jeu à leur avantage en fonction de leur habilité à savoir lancer une carte en l'air. Cela introduisait un déséquilibre entre joueur expérimentés à accomplir cette action et joueurs moins expérimentés mais qui auraient pu s’avérer être de meilleurs constructeurs de decks où de meilleurs gestionnaires de la partie en cours. Ensuite, rien dans les règles de Magic n'indique la manière dont les cartes en jeu doivent être physiquement disposées dans l'espace. Ainsi, beaucoup de joueurs, lorsqu'ils voyaient arriver le Chaos Orb, espaçaient l'ensemble de leurs cartes en jeu de plusieurs dizaines de centimètres ou les plaquaient contre des murs ou des plinthes à la verticale (ce qui n'est absolument pas illégal, tant que le joueur adverse peut voir le jeu), afin d'éviter d'être en contact avec cet artefact une fois qu'il retombait au sol. Ceci montre bien que cette carte dépassait les limites du cadre des règles du jeu et aurait obligé (en particulier pour les tournois) à réglementer sur la disposition des cartes en jeu, ce qui aurait été une contrainte très laborieuse. La carte préfigurait en réalité les cartes typiques des extensions satyriques (Unglued et Unhinged) et n'est pas une carte "sérieuse" à proprement parler, raison pour laquelle elle est interdite en tout format de jeu.
  8. Forcefield : Un artefact permettant pour chaque mana payé, de ne perdre qu'un point de vie par créatures non bloquées. Une carte qui, pratiquement, anéanti l'intérêt de toutes les "grosses" créatures que le joueur adverse pourra mettre (et parfois à fort coût) en jeu.
  9. Gauntlet of Might : Un artefact donnant +1/+1 à chacune des créatures rouges et permettant à chaque montagne du jeu de fournir un mana supplémentaire. Combiné dans un jeu rouge avec des sorts tels que Flamboiement de Mana, cet artefact pouvait permettre de jouer très rapidement les sorts les plus chers à poser, booster des capacités activables par du paiement de mana (Boule de Feu, Souffle Ardent, Dragon Shivân...) au point de devenir très dangereuses, et en plus conférer un bonus de force d'endurance à ces créatures.
  10. Illusionary Mask : Un artefact permettant de tromper l'adversaire en dissimulant les créatures posées en jeu face cachée jusqu'à ce qu'elles soient engagées, qu'elles attaquent où qu'elles bloquent. Cette carte a l'effet également très excentrique, permet ainsi de piéger l'adversaire en défense, et de le surprendre en attaque ou lors d'un engagement pour l'activation d'une capacité.
  11. Time Vault : Un artefact permettant au joueur de gagner un tour supplémentaire si on l'engage. Son seul défaut est qu'il arrive en jeu engagé et qu'il ne se dégage pas durant l'étape de dégagement : Le joueur doit passer son tour pour dégager le Time Vault. Cette carte a longtemps eu un errata pour éviter les combos. Depuis que l'errata a disparu, c'est une carte très jouée en Type 1.
  12. Les cartes à blocages multiples : La première édition a également mis au point deux cartes introduisant l'idée qu'une créature puisse à elle seule en bloquer plusieurs. Il s'agit du Two-Headed Giant of Forys, une créature pouvant bloquer jusqu'à deux créatures, et du Blaze of Glory, un éphémère permettant à une créature ciblée de bloquer n'importe quel nombre de créatures attaquantes. Ces cartes pouvaient toutefois poser des complexités si jouées dans le cadre d'un regroupement en défense.
  1. Les Cercles de Protection, une série de cinq enchantements qui permettent de prévenir tous les dommages infligés par une source de couleur donnée au joueur contrôlant le cercle, et cela au prix d'un mana générique par source infligeant des dégâts. Les Cercles de Protection existaient alors en cinq exemplaires différents, un par source de couleurs (bien qu'en Alpha, le Cercle de Protection: Noir fut oublié). Ils resteront pendant de nombreuses réédition un sort commun très caractéristique de la couleur blanche.
  2. Les Runes de Garde, des enchantements locaux (aujourd'hui Aura), qui une fois attaché à une créature leur confèrent la protection contre la couleur que le sort désigne. Les Runes de Garde existent chacune pour les cinq couleurs existantes.

Ces cartes d'enchantement étaient très utiles pour un joueur jouant blanc et affrontant un joueur disposant dans son jeu des couleurs ciblées. Le seul problème à jouer ces cartes étant qu'on ne pouvait savoir à l'avance si l'adversaire allait utiliser les couleurs en question, ce qui rendait leur utilisation très hasardeuse. Toutefois, avec l'utilisation de certains sorts bleus (Tricherie Mentale, Rature Magique) ou des sorts de type Voiles, il était possible d'adapter ces enchantements au jeu adverse. Plus généralement ces enchantements, lorsqu'ils étaient utilisés, l'étaient en étant mis en réserve, conservés éventuellement pour un second tour après avoir analysé une première fois le jeu de l'adversaire. Mais comme il s'agit de sorts défensifs et que les jeux visant le tournoi favorisent plutôt l'offensive et la rapidité, ils restèrent globalement très peu utilisés à travers l'histoire de Magic.

Néanmoins, ils divergeaient pour bon nombre sur certains points de façon "symétrique" l'un par rapport à l'autre (par exemple: la Force Sacrée donne +1/+2, la Force Impie +2/+1; Chevalier Blanc : a la protection contre le Noir/Chevalier Noir a la protection contre le Blanc; etc.)

Modification des types de Créatures au fil du temps : Bon nombre des créatures ont appartenu au sein des premières éditions de Magic à des types qui furent peu représentés par la suite, voire plus jamais représentés du tout. Avec l'explosion de popularité des decks à thème pour les créatures à partir de la fin des années 1990, de nombreux errata furent introduits afin d'homogénéiser les familles de créatures, ce qui peut avoir des conséquences sur le plan du jeu. Les joueurs utilisant les cartes les plus anciennes doivent donc être vigilants quant à l'exacte nature des créatures qu'ils jouent. Concernant celles issues de la première édition de Magic, les modifications sont les suivantes :

Beta[modifier | modifier le code]

Chaque booster de Beta comprend onze cartes communes, trois peu communes et une rare. Chaque starter comprend vingt-sept cartes communes, neuf peu communes, deux rares et vingt-deux terrains.

L'édition Beta fut, mis à part quelques modifications, une exacte réédition d'Alpha qui était alors complètement épuisée au niveau de sa distribution commerciale. La principale différence entre les éditions Alpha et Beta réside dans le fait que les cartes Alpha ont des coins plus arrondis; les cartes Beta acquérant alors la dimension standard de la carte Magic et qui restera désormais la même jusqu'à nos jours. Ainsi les cartes Beta furent les cartes qui cotaient le plus cher et restaient les plus recherchées entre les deux éditions, car les seules parmi celles-ci à être autorisées en tournoi (car non distinguables des autres éditions vue de verso, ce qui n'est pas le cas des Alpha avec leurs bords très arrondis). Toutefois, avec l'apparition des pochettes de protection à la face dorsale opaque, les cartes Alpha sont redevenues légales en tournoi, ce qui a sensiblement fait remonter leur cote au niveau de celle des cartes Beta.

Cette édition a également effectué des corrections sur les parutions manquées en Alpha: Elle comprend deux cartes supplémentaires qui avaient été oubliées en Alpha (Île Volcanique et Cercle de Protection : Noir), une illustration supplémentaire pour chaque type de terrain de base, et de nombreuses révisions de cartes afin de corriger des erreurs d'impression. Tout ceci contribua à rendre encore plus préférables les cartes de cette édition par rapport aux cartes Alpha. Beta fut également, tout comme l'édition précédente, une exclusivité américaine et éditée en bord noir.

2e édition[modifier | modifier le code]

Unlimited[modifier | modifier le code]

Chaque booster de Unlimited comprend onze cartes communes, trois non-communes et une rare. Chaque starter comprend vingt-sept cartes communes, neuf non-communes, deux rares et vingt-deux terrains.

Les cartes de l'édition Unlimited sont strictement identiques à celle de Beta, édition qui avait été complètement épuisée un mois après sa mise en vente. Elles furent cette fois rééditées en masse (40 millions de copies) pour enfin satisfaire la clientèle de plus en plus massive du jeu, du fait d'un succès que l'éditeur du jeu était très loin d'attendre en si peu de temps. Wizard of the Coast décida alors pour cette réimpression, de faire passer les bords noirs des cartes Beta en blanc. L'idée était de faire monter la valeur des cartes des premières éditions par rapport à celle des rééditions : la majorité des joueurs considèrent que les bords noirs mettent plus en valeur les cartes, et ces dernières donc sont plus recherchées par ces derniers. Ce sera une constante au fil des éditions du jeu : Les cartes apparaissant dans les extensions initiales seront toutes en bord noir tandis que les rééditions seront toutes en bord blanc.

Alpha, Beta et Unlimited sont souvent considérés comme étant le même set, ce qui est le cas puisque Beta n'était qu'une réimpression de Alpha (avec quelques corrections) et que Unlimited n'est qu'une réimpression de Beta, les trois n'étant parues qu'en anglais et aux États-Unis la même année. Néanmoins, Wizard of the Coast considère que Alpha et Beta font partie de la première édition, une édition considérée comme rare et mise en valeur par le fait qu'il s'agit des seules cartes du set de base à exister en bord noir. Alpha est vue comme la version grossière de cette première édition, et Beta comme la version affinée et rectifiée. Unlimited, bien qu'entièrement identique à Beta est considérée par Wizard of Coast comme étant la deuxième édition du set de base de Magic, caractérisée par son abondance et une mise en valeur moindre du fait des bords blancs.

Arabian Nights[modifier | modifier le code]

Chaque booster d'Arabian Nights comprend six cartes communes, deux non-communes et aucune rare. Il n'y a pas de starter pour cette série. Cette extension fut développée à la suite de la demande des plus anciens joueurs de Magic, qui depuis sa sortie connaissaient (où possédaient) pratiquement toutes les cartes existantes et souhaitaient disposer de nouveautés afin de voir les jeux se diversifier et devenir plus surprenants. Le développement d’Arabian Nights va en réalité marquer la première étape d'une série jusqu'à ce jour interrompue d'extensions de jeu qui vont pousser à la création de plusieurs centaines de nouvelles cartes chaque année au jeu depuis 1993. De par sa faible quantité de cartes imprimées, et la forte demande de nouveautés à l'époque, les cartes Arabian Nights furent toutes vendues en quelques semaines, et restent à ce jour parmi les plus rares et les plus cotées de tout le jeu Magic. Cette extension n'existe qu'en anglais.

Histoire

Arabian Night se déroule dans un univers de Magic nommé Rabiah, très différent de celui de Dominaria développé dans le set base. Tout comme pour ce dernier, Arabian Nights n'a pas d'histoire particulière mais y est juste fait une large revue des lieux, habitants, créatures et personnages qui peuplent ce monde. Très inspiré de la culture arabe et orientale, cette édition comporte des éléments tirés des contes des Mille et Une Nuits (Shahrazade, Ali Baba, Sindbad, Aladdin...) voire de l'Islam (Jihad, Army of Allah et de nombreux textes d'ambiance qui sont des passages de versets du Coran). Y sont également décrits des lieux historiques (Pyramids, Library of Alexandria, Bazaar of Baghdad...) ainsi que des peuples et personnages historiques (Cavalerie Maure, King Suleiman...). Arabian Nights est la seule extension du jeu, avec Portal : Three Kingdoms (mais cette dernière n'est pas incluse dans le canon de l'univers du jeu, tandis qu'Arabian Nights l'est) à se fonder sur une œuvre du monde « réel ». L'extension comporte toutefois de multiples éléments et créatures complètement imaginaires et créées pour l'occasion, et qui viennent étoffer cet univers de Rabiah.

Mécanismes

Arabian Nights est la toute première extension du jeu, et a été développée selon des standards très différent de ceux de conception actuels : L'extension est un "stand-alone", c'est-à-dire une collection de quelques cartes (moins de 100) qui ne peut être jouée qu'en y ajoutant des cartes d'une édition de base (en particulier parce que les terrains de base sont absents), et cette dernière n'a été distribuée qu'en comprenant des cartes communes et peu communes. Lorsque ce set était encore en développement, Richard Garfield avait alors pensé utiliser une illustration propre à chaque série pour le verso des cartes des extensions. Il était donc prévu qu'il ne serait non pas inscrit Magic: The Gathering, mais Magic: Arabian Nights au dos des cartes de l'extension. Cette décision, après avoir été proposée aux joueurs, a alors reçu un avis défavorable de leur part. En effet, à cette époque, l'absence des pochettes opaques sur la face dorsale aurait fait que les joueurs auraient pu savoir rien qu'à la vue de la carte du dessus leur bibliothèque l'origine de celle-ci. Dans un deck qui n'aurait contenu qu'une ou deux types de cartes issues d'Arabian Nights, le joueur et son adversaire auraient pu ainsi à l'avance prévoir l'évolution du jeu. Richard Garfield souhaitant tout de même différencier ces nouvelles cartes de celles des sets de base, opta alors pour un symbole spécifique, qui apparaîtrait à droite de la carte, entre le dessin et le cadre du texte explicatif.

Le Symbole choisi fut un cimeterre, et toutes les cartes de l'extension en furent marquées en plus d'être en bord noir (comme le sont toutes les cartes issues d'une nouvelle extension) : à compter de cette date, toutes les nouvelles extensions de Magic sont en bord noir et disposent d'un symbole qui leur est spécifique dans le côté droit de la carte.

Concernant les mécanismes propres de l'extension, la première des choses à noter est que cette dernière a été conçue pour compléter le répertoire de cartes du set de base (qui à l'époque était soit Alpha, Beta ou Unlimited) et pouvait difficilement être jouée seule (contrairement aux Blocs d'extension qui eux seront conçu pour être autonomes face au set de base). Si l'on oublie l'absence de terrains de base (à une exception près), ceci reste malgré tout renforcé par le faible nombre de cartes présentes ainsi que la difficulté à créer des decks efficaces en n'utilisant que sorts de l'extension. Ayant été conçue pour prolonger le jeu Magic, un jeu qui en était encore à ces débuts, Arabian Nights n'apporte donc pas de réelle nouveautés en matière de mécanisme de jeu, mais dégage tout de même quelques traits de caractère :

Cartes emblématiques

Note : La créature Loup de Wylouli, issue de l'extension Arabian Nights a été nommée en hommage à Lily Wu, la compagne de Richard Garfield.

Modification des types de Créatures au fil du temps : Une fois encore, bon nombre des types de créatures sorties au temps d'Arabian Nights sont désormais obsolètes où ont été complétées vis-à-vis des extensions actuelles. Les modifications sont listées dans le tableau ci-dessous :

Antiquities[modifier | modifier le code]

Chaque booster de Antiquities comprend six cartes communes, deux non-communes et aucune rare. Il n'y a pas de starter pour cette série. À la suite du succès fulgurant de Arabian Nights, Wizard of The Coast se devait de poursuivre sa lancée avec une autre extension apportant encore plus de cartes à un jeu qui ne demandait qu'à se diversifier et à s'intensifier. Le développement de cette seconde extension fut mise en œuvre par un groupe d'étudiants de l'Université de Pennsylvanie qui avaient travaillés au côté de Richard Garfield alors qu'il était en pleine phase élaboration du jeu Magic: l'Assemblée.

À l'instar de Arabian Nights, Antiquities est une extension du set de base ayant pour but de rajouter à ce dernier des cartes supplémentaires et non d'en faire un set de jeu pouvant être joué indépendamment. Deux traits de caractère principaux marquent cette édition : L'existence pour la première fois dans l'histoire de Magic d'une trame de fond narrative cohérente d'une part et d'autre part la spécialisation du jeu vers les artefacts, éléments du jeu sur-représentés sur l'ensemble de l'extension.

Histoire :

Alors qu'Arabian Nights suivait un thème fantastique existant, Wizards of the Coast se lance avec Antiquities dans le développement d'une histoire (storyline) originale. Cette histoire pose véritablement les bases de l'univers de Magic et se développera ensuite au fil des extensions à partir de cette dernière. Antiquities se déroule sur le plan du Multivers qui deviendra le monde le plus détaillé du jeu : Dominaria. L'extension raconte la Guerre des Frères entre deux jumeaux, Urza et Mishra, mages, artificiers et élèves de Tocasia, grand mage de l'université de Lat-Nam (fondée par le couple Drafna et Hurkyll). Alors que les deux frères et leur maître font des recherches archéologiques sur un site de l'ancienne civilisation Thran, ces derniers découvrent une caverne contenant de multiples artefacts issus de ce peuple. Les deux frères parviennent alors chacun à mettre la main sur deux puissants artefact qui causeront leur discorde : les pierres de puissance (Mightstone et Weakstone). Ces deux dernières contiennent un pouvoir qui permet d'ouvrir un portail menant vers le monde infernal de Phyrexia. Urza veut alors la pierre de son frère pour sceller le portail et pour mettre au point de puissants artefacts permettant de se mettre à l'abri de ce monde malveillant, tandis que Mishra veut la pierre afin d'explorer cet univers et d'en tirer des enseignements pour parfaire ces connaissances. Dans l'affrontement entre les deux frères, Tocasia est tuée pour s'être interposée entre eux. Ces derniers se séparent alors ensuite et vont réunir leurs forces au sein des factions du monde : il en résulte une guerre totale impliquant magie, artefacts et créatures du monde de Dominaria. Ashnod, le lieutenant de Mishra et Tavnos, le lieutenant d'Urza s'illustrent par les créations qu'elles mettront au point pour remporter cette guerre. Finalement, alors que la guerre atteint un paroxysme inégalé dans toute l'histoire de Dominaria (Cité de Kroog rasée, destruction totale du continent d'Argoth...) Urza finira par utiliser le Sylex Golgothien afin d'en finir avec ce conflit absurde. Le pouvoir libéré par ce puissant artefact détruira toutes les armées en présence et modifiera à jamais la face de Dominaria. Les deux frères disparaissent alors en même temps et, présumés morts à la suite de l’utilisation du Sylex, nul ne saura pendant très longtemps ce qu'il est advenu d'eux.

Mécanismes :

Avec cette seconde extension du jeu Magic, un certain nombre de mécanismes furent introduits. Antiquities est ainsi le premier set à mettre en place plusieurs images différentes pour une même carte (si l'on excepte les terrains de base dans les premières éditions de base). En effet les cartes Usine de Mishra, Mine des Morts-terrain ainsi que les terrains d'Urza (Mine d'Urza, Tour d'Urza et Centrale Energétique d'Urza) existent chacune en quatre exemplaires ayant chacune des illustrations différentes, et ceci afin d'augmenter l'intérêt de la collection. Cette caractéristique se retrouvera par la suite dans un certain nombre de prochaines extensions.

Mais le principal aspect mécanique du set Antiquities reste les artefacts : ils sont prépondérants sur l'ensemble de l'édition, et les développeurs ont conçu cette dernière avec l'optique que les joueurs se mettent à jouer des decks artefacts. Avec pas moins de 44 artefacts sur un set de 85 cartes différentes, ces derniers représentent en effet plus de la moitié de l'extension (le set de base de l'époque ne comprenait lui que 47 artefacts sur un total de 297 cartes différentes, et l'extension Arabian Nights n'en comprenait que 14 sur un total de 78 cartes différentes). Qui plus est, pour la première fois dans Magic, le set Antiquities propose des artefacts dont les cartes sont distribuées en tant que communes, alors que ces derniers n'étaient jusqu'à présents proposés à la vente qu'en disponibilité peu communes ou rares (que ce soit en starter ou en booster). Il faudra attendre l'extension Mirrodin en 2003 pour revoir une nouvelle fois des artefacts mis à ce point à l'honneur dans Magic.

De la même façon, l'édition Antiquities démultiplie les créatures artefact, peu présentes dans les précédentes éditions. Avec seulement 4 créatures-artefact dans le set de base, et seulement 2 en Arabian Nights, cette dernière extension n'en propose pas moins de 17, portant le total de l'époque de ces créatures à 23 en tout (voire plus si l'on compte la Statue de Jade et les cartes génératrices de jetons artefact), rendant ainsi les decks artefacts beaucoup plus viables.

Si les Artefacts sont définitivement à l'honneur dans Antiquities, c'est tout l'inverse des autres cartes de sort de l'extension qui elles sont en sous-nombre : seulement 7 de chaque pour chacune des couleurs du jeu. Qui plus est l'ensemble des cartes de sorts non artefact du set sont toutes liées à ces derniers. Soit ces dernières ont un effet sur les artefacts, soit ce sont les artefacts qui ont des effets sur elles, soit elles interagissent avec les artefacts (engagements, sacrifices...) pour produire des effets en jeu. Ainsi aucun sort de couleur issu de cette extension ne peut être joué sans la présence d'artefacts en jeu. Antiquities est donc une extension qui renverse complètement le rapport au jeu : là ou jusqu'à présent les artefacts n'étaient que des cartes de support situées au milieu de decks de couleurs, ici ce furent quelques sorts de couleurs qui viennent en support à des decks artefacts.

Concernant les terrains, l'extension fournit une palette de 6 nouveaux terrains non base parmi lesquels des effets assez surprenant au vu de l'époque furent notés. Certains d'entre eux sont liés aux artefacts d'autres non, et donc sont globalement plus propices à être joués dans des decks autres qu'artefacts. Antiquities est réputée pour la plutôt bonne qualité de conception de l'ensemble des terrains qui la composent.

Cartes emblématiques

Modification des types de Créatures au fil du temps : Antiquities comprend elle aussi certaines créatures dont le type est révolu, et dans le cas des créatures artefacts, des créatures qui n'avaient tout simplement pas de type à l'époque de leur sortie :

3e édition[modifier | modifier le code]

La 3e édition est aussi appelée en anglais Revised.

Revised est le premier set de base à avoir été réédité après les succès des premières éditions (Alpha, Beta et Unlimited). Comme son nom américain l'indique, cette édition, contrairement aux précédentes, aura été l'occasion pour Wizard of the Coast de réviser les règles, les explications ainsi que la composition du set de base : C'est donc un tournant historique dans l'évolution de Magic. De la même manière, alors que les premiers sets de bases furent épuisés chacun en quelques semaines à la suite du succès fulgurant de Magic, la 3e fut elle imprimée à plus de 500 millions d'exemplaires ce qui lui permit d'être distribuée dans le monde entier durant plus d'un an sans connaitre de rupture.

L'autre point notable est qu'il s'agit de la première édition de Magic à avoir été commercialisée en dehors des États-Unis. L'Italie fut le premier pays distribué, en ayant eu une version publiée en sa langue, du fait de la présence de nombreux italophones au sein des studios de développement de Wizard of the Coast (ce qui facilita la traduction de l'édition). Les pays anglophones Européens suivirent peu après, ainsi que la France et l'Allemagne qui auront vu également quelques mois plus tard la 3e édition traduite en leurs langues. Tout comme pour Unlimited, les cartes de Revised ont été éditées en bords blancs aux États-Unis, puisqu'il ne s'agissait que d'une réédition de ses dernières, alors qu'elles sont parues en bords noirs dans les pays européens, puisqu'il s'agissait de la première édition de ces cartes au sein de ces états. Le tirage des 3e éditions en bords noirs européens furent toutefois limités, et ensuite remplacés par des cartes en bords blancs (à l'instar de ce qui s'est produit aux États-Unis lors de la sortie de Beta puis de Unlimited). Ces quelques cartes limités de la 3e sont donc très recherchées et cotent donc beaucoup plus cher que la normale.

S'il est aisé de reconnaître une carte de la troisième édition en italien, allemand et français (ce sont les premières cartes à avoir été éditées dans une autre langue que l'anglais), il est plus difficile de distinguer certaines carte Unlimited des mêmes cartes Revised américaines (puisque toutes deux en bords blancs). Outres les modifications de certains textes explicatifs, l'introduction du symbole d'engagement et la disparition des différents types d'artefacts en Revised, le facteur le plus aisé qui permet de reconnaître à laquelle des deux éditions appartient une carte tient du fait que l'impression des Revised s'est faite avec des teintes très pâles, donnant une sorte de rendu flouté (qui fut d'ailleurs peu apprécié des joueurs), alors que les cartes Unlimited disposent elles de contrastes colorés nets.

Mais le plus important dans cette édition reste incontestablement les changements apportés au jeu.

Modifications apportées au set de base :

  1. Apparition des premières limitations de cartes : à la suite des decks aberrants observés dans les premières éditions, Wizard of the Coast prit la décision de limiter chaque cartes du même type à quatre exemplaires maximum par deck, exception des terrains de base, seules cartes dont la quantité reste illimitée par deck. C'est également sous la 3e édition qu'auront lieu les premières éditions de tournois organisées par Wizard of the Coast, et donc les premiers formats de decks, avec les limitations et restrictions pour certaines cartes. Le Power Nine et le Library of Alexandria feront partie des premières cartes à connaître des restrictions.
  2. Apparition du symbole d'engagement qui simplifie ainsi grandement les textes explicatifs. Le symbole choisi fut un T majuscule incliné à 45 degrés sur la droite et inscrit dans un cercle de forme et couleur similaire à celui du mana générique.
  3. Modification de la composition du set de base : À partir de la 3e édition, on assiste à une modification de la composition du set, là où Alpha, Beta et Unlimited étaient rigoureusement similaires (mis à part les rectificatifs apportés par Beta). Les ateliers de développement du jeu ont en effet décidé pour cette troisième réédition de retirer certaines des cartes présentes dans le set de base, et à la place, d'y insérer des cartes issues des extensions sorties sous la première édition (soit de Arabian Nights et de Antiquities), dont les symboles d'extension furent retirés lors de leur inclusion dans le set de base. Cette règle qui consiste, à chaque nouvelle édition, en le fait de retirer des cartes du set existant et de rajouter des cartes issues des extensions sorties sous la précédente édition, (voire parfois issues d'éditions plus anciennes ou d'anciennes versions du set de base), sera désormais la règle commune à l'élaboration de chacune des nouvelles éditions.
  4. Précisions apportées sur les capacités de protection : Lors des premières éditions, les règles indiquaient qu'une créature ayant la protection devait ignorer les effets produits par une quelconque carte ayant la couleur ciblée. À partir de la 3e édition, les règles précisent bien que la créature ayant la protection ne peut pas être bloquée, ne peut pas être la cible de sorts ou d'effets, ramène à zéro tous les dégâts qui lui sont infligés et ne peut pas être enchantée par des cartes ayant la couleur contre laquelle la créature est protégée.
  5. Les résolutions d'effets se déroulent désormais dans un ordre précis : le dernier effet joué prend la priorité de résolution sur tous les autres. Cette règle donnera plusieurs années plus tard naissance à la pile d'effet.
  6. Uniformisation des Artefacts : Avec la 3e édition disparaissent les types Continuous Artefacts, Poly Artefacts et Mono Artefact (pour ce dernier, l'apparition du symbole d'engagement en justifie largement la cause) pour être remplacés par la dénomination pure et simple d'Artefact. Tous les artefacts (non-créature artefact) seront désormais dans Magic du même et simple type.

Comme le montre cette liste, bon nombre des cartes qui furent retirées du set de base sont des cartes n'ayant jamais été traduites en français et donc qui ne furent jamais rééditées ultérieurement. La principale exception est le Manipulateur Glacial, réédité 2 ans plus tard dans l'édition Ere Glaciaire.

Il peut être constaté que les cartes les plus puissantes de Magic comptant parmi elles le Power Nine, Berserk, Sinkhole, Gauntlet of Might, Time Vault ou Forcefield, furent systématiquement retirées. Il est fort peu probable que ces cartes soient un jour rééditées dans un quelconque set du jeu. Certaines cartes furent au contraire retirées parce qu'elles étaient trop faibles (Orques de la Griffe de Fer, Copper Tablet, Équipe de Démolition Naine), tandis que d'autres posaient des confusions et complexités au vu des règles de l'époque (Bascule, Illusionary Mask, Camouflage, Blaze of Glory, Two-Headed Giant of Foriys, Raging River, False Orders, Word of Command...)

Enfin toutes les cartes un tant soit peu trop excentriques (Chaos Orb, Lich...) furent également retirées afin de clarifier le jeu.

La 3e édition a donc réédité 20 cartes issues de l'extension Arabian Nights et 19 cartes issues de l'extension Antiquities.

Composition de la 3e édition (terrains de base non compris) :

Revised reste ainsi une édition encore très fidèle à l'esprit et au répertoire qui régnait sous les sets de bases des deux précédentes éditions.

Erreurs d'impressions et modifications notables :

Un certain nombre de cartes réimprimées en 3e subirent des erreurs ou des modifications :

Cartes emblématiques

Avec la disparition du Power Nine et d'un certain nombre de sorts excentriques ou très efficaces, de nombreuses autres cartes, pourtant déjà réputées, commencèrent à se tailler la part du lion dans la liste des plus fameuses du set.

Legends[modifier | modifier le code]

Avec la parution de Revised un mois plus tôt, Wizard of the Coast apportait des rectifications au niveau des clarifications des règles et du rééquilibrage de la composition des cartes du set de base. Néanmoins, pour les plus anciens joueurs de Magic qui collectionnaient depuis la toute première édition, aucune nouvelle carte n'ayant été créée en 3e édition, la demande en nouvelles cartes restait forte (près d'un an après la sortie de Magic: The Gathering, seulement 454 cartes uniques avaient alors été éditées...). Si les deux premières extensions de Magic avaient quelque peu complété la composition des cartes du jeu, il s'agissait là de sets édités en faibles quantités et proposant moins de 100 cartes à chaque fois (78 cartes pour Arabian Nights et 85 cartes uniques pour Antiquities). Magic à cette époque, était un jeu qui au vu de l’augmentation croissante de ses joueurs ne proposait pas suffisamment de cartes différentes pour étendre le champ des possibilités. Il fallait donc pour Wizard of Coast commencer rapidement à prévoir une nouvelle extension bien plus importante qui permette enfin de diversifier à grande échelle les decks. Le projet qui allait donner le set Ere Glaciaire était alors en cours de conception et devait résoudre ce problème, mais ne pouvant paraître dans l'immédiat, c'est un projet plus ancien qui allait dans un premier temps apporter aux premiers joueurs ce qu'ils attendaient tous avec impatience.

Legends, la troisième extension de Magic et première extension du set Revised paraît ainsi aux États-Unis en . Néanmoins, il s'agit d'une extension ayant été développée et conçue plus d'un an auparavant. Legends était en effet initialement un projet de jeu de carte à collectionner en cours d'ébauche parmi deux membres de l'équipe de Wizard of the Coast travaillant indépendamment de la houlette de Richard Garfield : Steve Conard et Robin Herbert. Ces derniers travaillaient en réalité à l'ébauche d'un jeu de carte basé sur l'univers du médiéval fantastique directement inspiré de leurs expériences de joueurs de jeux de rôles. Lorsque Richard Garfield présenta à l'ensemble du studio de Wizard of the Coast la version « playtest » de la première édition de Magic, ces deux derniers tombèrent immédiatement sous le charme de ce jeu, et proposèrent alors de faire de Legends une extension pour Magic, utilisant les mêmes règles, abandonnant leur projet de jeu à part. Face au fulgurant succès commercial de Magic dès son premier mois de lancement, l'idée fut aussitôt validée par la direction et par Richard Garfield lui-même, tous conscients que la croissante masse de joueur en 1993 finirait par demander de nouvelles cartes. Néanmoins, le jeu étant encore en ébauche et devant comporter pratiquement près de 300 cartes, Conard et Herbert avertirent qu'ils ne pourraient pas faire paraître Legends avant l'année suivante. Lorsque les développements d' Arabian Nights et Antiquities furent aussitôt lancés par Richard Garfield, l'idée était de sortir des nouveautés assez rapidement sans trop se soucier de l'équilibrage du jeu ni de la quantité. Legends, elle, était une extension dont le background, les mécanismes et la composition avaient été mûris bien avant la parution de Magic, et dont le temps de développement a permis la large parution d'un grand nombre de cartes originales et novatrices.

En tout premier lieu, c'est par sa quantité de cartes que cette édition a impressionnée : 310 cartes différentes, soit plus qu'aucun sets de base ou extensions parues jusqu'alors n'en avait jamais contenu (Sachant qu'aucune des cartes de Legends n'existe en plusieurs exemplaires visuels comme c'est le cas pour les Terrains de Base ou de certains Terrains non base d'Antiquities). Qui plus est, pour la première fois une extension fut distribuée sous forme de Booster de 15 cartes (et non plus 8) comprenant 11 communes (et non 6), 3 peu communes (et non 2) et 1 rare (et non 0).

Mais c'est surtout pour l'ensemble des nouveautés et des mécanismes introduits que Legends est devenu célèbre. Cette extension a pratiquement doublée le répertoire de cartes existantes à l'époque, et considérablement étendu le champ du jeu avec une quantité de nouveaux decks apparaissant alors. Legends est réellement l'extension qui a donné ses lettres de noblesse à la 3e édition, et par la qualité exceptionnelle de certaines de ses cartes est considérée comme l'une des meilleures éditions jamais créée.

Toutefois, n'ayant été imprimée qu'à 35 millions d'exemplaires (en incluant les cartes italiennes), et ayant été très demandée dès sa sortie, Legends a très rapidement été en rupture en Amérique auprès de très nombreux distributeurs, certains d'entre eux sachant déjà qu'ils n'auraient pas à mettre en rayon les boosters du fait des pré-commandes qui les avaient tous monopolisés. Il en résulte que Legends est probablement avec Arabian Nights l'une des extensions dont les cartes figurent parmi les plus rares et les plus recherchées par les collectionneurs.

Legends dispose également de la particularité d'être le premier set de Magic dont l'année de l'édition de la carte est indiquée en bas de celle-ci, juste à proximité du nom de l'artiste ayant réalisé le dessin de la carte.

Enfin, il est à noter que Legends est la plus ancienne extension de Magic ayant par la suite été traduite à l'étranger. Mais il ne s'agit toutefois pas de la première à avoir été traduite, puisqu'une version italienne est sortie assez curieusement au début de l'année 1995, juste après la parution italienne de The Dark. Les joueurs des autres pays européens qui disposaient pourtant à l'époque de leurs versions traduites de la 3e édition ne comprirent pas tous ce favoritisme envers l'Italie alors que certains d'entre eux représentaient un marché bien plus considérable (Allemagne, France, Grande-Bretagne...).

Histoire

Legends ne développe pas d'histoire globale cohérente, mais se contente de présenter une galerie de personnages célèbres (légendaires), ayant chacun sa propre histoire. Certains de ces personnages seront repris par la suite dans des romans ou dans les extensions suivantes, comme le fameux dragon Nicol Bolas. L'histoire du jeu se déroule sur Dominaria mais à une époque du storyline qui semblait indéterminable au moment de la parution de l'édition. Néanmoins, le background de Dominaria s'étoffant au fil des éditions du jeu, il semblerait au vu des lieux développés dans Legends (Urborg/Bogardân/Tolaria...) que l'univers de Legends soit intimement lié à la période du set Mirage. Or le Bloc Mirage se terminant sur l'extension Aquilon et donc sur toute la quête de Gerrard qui suit en Storyline (et qui s'achève avec l'extension Apocalypse, c'est-à-dire la destruction partielle du monde de Dominaria), il est impossible que les évènements de Legends soient développés après cette extension. Il est donc fort probable que le background de Legends se place dans la période de l'histoire de Dominaria situé entre celle du bloc Ere Glaciaire et du bloc Mirage ce qui représente plusieurs siècles de trame.

Bon nombre des cartes de créatures Légendaires créées au sein de cette extension l'ont été par Steve Conard et Robin Herbert, qui en grands amateurs de jeux de rôle, et en particulier Donjons et Dragons ont retranscrits leurs vécus à travers des cartes. Une grande partie des créatures légendaires mise dans l’expansion sont en effet des personnages que ces derniers avaient créés lors de leurs parties de Donjons et Dragons où autres jeux de rôles, ainsi que des personnages non joueurs auxquels ils ont eu à faire face aux cours de leurs nombreuses campagnes. Les Elder Dragons quant à eux sont inspirés à la foi de Donjons et Dragons et d'éléments de littérature fantastique, l'idée étant de retranscrire en jeu des créatures très anciennes disposant d'une essence propre à leur caractères et de pouvoirs redoutables.

Quant aux différents environnements, lieux et créatures, toutes sont plus ou moins inspirées de la littérature fantastique et de l'univers des jeux de rôle elles aussi. De nombreux textes d'ambiance de l'édition sont des passages tirés de différents romans où œuvres poétiques de la littérature anglo-saxonne desquels les concepteurs ont manifestement puisés pour imaginer leurs sorts. Des cartes comme Headless Horseman ou Horreur Cosmique sont très clairement tirées des œuvres de Washington Irving (La légende de Sleepy Hollow) et de Lovecraft (en références aux entités constituant le mythe de Cthulhu créé par l'auteur).

Mécanismes

Legends est une extension dite hors-bloc, tout comme le furent Arabian Nights et Antiquities. Mais alors que les deux premières extensions n'apportaient pas de réels changements de mécanismes sur le jeu, mais juste des nouvelles cartes, ainsi qu'une thématique générale, Légends va apporter des nouveautés qui vont modifier la manière de jouer à Magic.

L'ensemble des sorts colorés du set sont considérablement fournis au niveau des cartes en comparaison des précédentes expansions : 43 cartes chacune contre 11 en Arabian Nights et 7 en Antiquities. Les artefacts sont eux pour la première fois en nombre inférieurs par rapport à la quantité de cartes composant une couleurs au sein d'un set (qu'il s'agisse d'un set de base où des extensions). Mais avec 29 artefact présents dans Legends, l'extension propose néanmoins un nombre suffisamment significatif de ces derniers. Les Terrains sont aussi présents en 11 exemplaires, ce qui est la plus grande quantité de terrains non base jamais fournie jusqu'alors dans un quelconque set de Magic. Mais la plus grande innovation réside sans aucun doute dans l'apparition des cartes multicolores : Pas moins de 55 cartes de ce type sur l'ensemble du set, soit la catégorie majoritaire de tout Legends

  1. Créatures Légendaires : Les créatures légendaires de Legends ont toutes la particularité d'être des cartes multicolores. Steve Conard et Robin Herbert, concepteurs de l'extension, les ont majoritairement créées à partir de personnages ou personnages non joueurs qu'ils ont eu à gérer au cours de leurs parties de jeux de rôles. Leur idée était de créer des héros, des êtres exceptionnels de l'univers de Magic. Le problème est que le type de créature Hero (aujourd'hui révolu) existait déjà dès la 1re édition avec l' Héroïne Bénaliane. Les concepteurs ont alors imaginé le type Légende pour désigner ces créatures. Si à l'époque, une créature légendaire était forcément du type Legende, ce n'est plus le cas aujourd'hui où légendaire est une capacité allouée à une créature qui fait qu'elle ne peut exister en plus d'un exemplaire en jeu. Toutes les créatures Légendaires de Legends ont donc depuis subies un errata précisant le type de créature auquel elles appartiennent de nos jours
  2. Terrains Légendaires : Moins nombreux que les créatures légendaires puisqu'au nombre de 6 seulement, ces terrains ont su toutefois se distinguer. L'un d'entre eux, The Tabernacle at Pendrell Vale est en effet la carte la plus cotée de tout Legends. Toutes les règles affectant les terrains restent de mise pour les Terrains Légendaires: ce sont des permanents non-sorts qu'on ne peut poser d'une fois par tour. Ils sont juste censés représenter des lieux magiques exceptionnels qu'on ne trouve qu'en un endroit du monde, raison pour laquelle ils ne peuvent être présents qu'en un seul exemplaire en jeu.

Cartes emblématiques

  1. Surveillant Kobold : Une créature rouge qui une fois en jeu confère +1/+0 à tous les autres Kobolds contrôlés.
  2. Kobold Overlord : Une créature rouge qui une fois en jeu confère l'initiative à tous les autres Kobolds contrôlés.
  3. Kobold Drill Sergeant : Une créature rouge qui une fois en jeu confère le piétinement et +0/+1 à tous les autres Kobolds contrôlés.
  4. Rohgahh of Kher Keep : Une créature légendaire rouge et noire qui une fois en jeu confère +2/+2 à tous les Kobolds of Kher Keep contrôlés.

Modification des types de Créatures au fil du temps : Legends comprend elle aussi certaines créatures dont le type est révolu et dont voici récapitulés les types actuels :

The Dark[modifier | modifier le code]

Poursuivant sur le remarquable succès de Magic, Wizard of the Coast lance une nouvelle extension de Magic sortie cinq mois après la parution d' Antiquities. En effet, si Legends est la troisième extension du jeu, il n'en reste pas moins que cette dernière est une parenthèse à part dans l'histoire du développement des sets. The Dark est elle prévue dans la continuité de ces prédécesseurs : constituée de quelques cartes (un peu plus d'une centaine) uniquement en disponibilités communes et peu communes. Wizard of the Coast avait une fois de plus fait le choix de poursuivre sa lancée d'extensions de petit format, chacune paraissant sur un intervalle de quelques mois, et enrichissant ainsi le jeu et la collection de nouvelles cartes. Legends ne devait ainsi être qu'une exception dans le développement du jeu, suffisamment importante pour satisfaire les joueurs en attendant l'arrivée du prochain blockbuster en cours de développement : Ère Glaciaire. Néanmoins, après le phénoménal succès de Legends auprès des joueurs, The Dark fut reçu auprès du public américain avec des sentiments plutôt mitigés. Le faible nombre de nouvelles cartes, et surtout le manque considérable de puissance de ces dernières ont commencé à laisser penser parmi les plus anciens adeptes du jeu que ce dernier était désormais en déclin. Les prochaines extensions viendront par ailleurs renforcer très largement cette idée de l'époque. La comparaison des cotations est d'ailleurs criante : là où les cartes les plus recherchée des trois premières extensions voient leurs prix monter jusqu'à plus de cent euros, les cartes les plus chères de The Dark cotent elle pour quelques dizaines d'euros. Cette extension est donc considérée (ainsi que toutes les extensions "stand alone" publiées après Legends) comme l'une des plus faibles de Magic (même si certaines cartes demeurent très efficaces) : Pour les tout premiers joueurs de Magic, on a l'avant The Dark, qui marque un âge d'or désormais révolu comprenant des cartes parfois surpuissantes, et l'après Legends qui marque une période de déclin assez long sur la qualité des cartes (par rapport aux plus anciennes éditions). L'épuisement des boosters The Dark auprès des distributeurs prit par ailleurs plusieurs mois là où les trois précédentes extensions furent vendues en quelques semaines.

The Dark est également la première extension parue à l'étranger. En effet, si Legends est la plus ancienne extension à avoir été éditée en dehors des États-Unis, The Dark est sortie cette même année en Italie bien avant que Legends ne soit traduite.

Histoire

Voulant poursuivre le « storyline » développé au sein de l'extension Antiquities, les développeurs de The Dark enchaînent avec un environnement plus sombre : Bien des siècles après la Guerre des frères entre Urza et Mishra racontée dans Antiquities, les énergies libérées par l'utilisation du Silex Golgothien ont provoqué de larges désordres au sein de l'univers de Dominaria. Le continent le plus touché reste celui de Terisiare où monstres et gobelins se mettent à proliférer sous l'influence de ces énergies. De la même manière, un vaste écran de poussières magiques s'est accumulé au sein de l'atmosphère de Dominaria et agît tel une barrière protectrice qui réduit considérablement la température de la planète. Ce refroidissement de climat amènera quelques siècles plus tard la mise en place de l'Ere Glaciaire de Dominaria (qui sera développée dans un autre bloc d'extensions). Tous ces brusques changements entraînent en tout cas de profonds troubles politiques au sein du royaume de Terisiare : un puissant clergé prend le pouvoir et met en place une impitoyable inquisition, qui traque sans relâche et persécute au cours d'une véritable chasse aux sorcières tous les magiciens, sorciers et artificiers que compte le pays, reconnus coupables de tous les maux qui frappent le monde. Dans ce contexte tendu, Mairsil, conseiller auprès du roi de Terisiare en profite pour accroître sa puissance : Il fait emprisonner un très grand sorcier, le seigneur Ith au sein de la cage de Barl (Barl's Cage), un artefact au sein duquel le prisonnier ne peut exercer sa magie. Le but de Mairsil est d'obtenir de la part d'Ith le secret de son fameux labyrinthe (Maze of Ith). Dans le même temps, celui-ci déclenche une croisade (Tivadar's Crusade) menée par Tivadar, seigneur de l'Ordre des chevaliers de Thorn (Knights of Thorn) pour exterminer la forte présence de gobelins sur le terrain. Il s'ensuit une large aventure incluant de nombreux héros tels Maveen O'Donahough, un soldat de l'armée du royaume qui voyagera au fil des batailles au côté de Vervamon l'Ancien, un sage et grand chroniqueur de cette période (ce dernier finira par être traduit en justice et exécuté par l'inquisition à la suite de ces trop grandes découvertes). Le seigneur Ith lui, parvient par la suite à s'évader de sa cage et transforme l’artificier Barl en Loqueteux, afin qu'il lui ramène le héros qui pourra mettre fin à la tyrannie de Mairsil.

L'histoire de The Dark n'est que parcellaire (en grande partie dû au faible nombre de cartes) et sa fin n'a jamais été racontée que ce soit à travers une extension où d'un roman tiré de l'univers.

Mécanismes

The dark est une édition qui est sortie 2 mois après Legends et qui a reçu un accueil mitigé du fait de son manque de puissance.

Il n'y a (officiellement) aucune carte rare, bien que certaines, telles que Maze of Ith soient très recherchées. Concernant les mécanismes, rien de comparable sur le plan de l'innovation à ce que Legends a pu offrir précédemment. Néanmoins, il faut noter que certain mécanismes de Legends ont été repris à travers The Dark, comme la capacité à créer des marqueurs poisons (à travers la carte Vipère des Marais) ainsi que les cartes Or (trois en tout sur l'extension) qui pour la première fois concernent des sorts autres que des créatures légendaires. Il est d'ailleurs à noter que les trois cartes Or de Magic portent inscrites en toute lettres dans leur cadre de texte les couleurs auxquelles appartiennent ces cartes (ce que Legends n'avait pas fait), preuve que ce type de carte pouvait encore porter à confusion à l'époque. De la même manière, les trois cartes Or de The Dark étant respectivement des cartes rouge et noire, noire et vertes, et verte et rouge, les couleurs vertes, rouges et noires de l'extension eurent toute une carte en moins dans leur liste par rapport aux blanches et bleues, ceci afin de conserver l'équité du nombre de sorts colorés.

Mais globalement dans The Dark aucune nouveauté n'est à noter en matière de règles ou aucune quelconque ligne directrice majeure comme Antiquities a pu le faire avec les artefacts. Ce fait contribua largement à la déception des joueurs vis-à-vis de cette extension. Quelques traits caractérisent néanmoins l'extension :

Cartes emblématiques

Modification des types de Créatures au fil du temps : The Dark comprend elle aussi certaines créatures dont le type est révolu et dont voici récapitulés les types actuels:

Fallen Empires[modifier | modifier le code]

Le projet mobilisant le plus les studios de développement de Wizard of the Coast en cette fin d'année 1994 demeure le set Ère Glaciaire, une extension de Magic devant être conçue pour être jouée de manière totalement indépendante des éditions de base, et présentant de tous nouveaux mécanismes. Néanmoins, avec l'édition Revised en vigueur, le développement ne pouvait se permettre, durant la longue période de mise au point de ce tout nouveau set, d'abandonner l'émulsion provoquée par l'apparition de nouvelles extensions, et donc de créer de nouvelles cartes influant sur la manière de jouer. Legends, première extension de l'ère Revised avait été conçue dans une optique qui se rapproche de celle qui a conduit à élaborer Ère Glaciaire. The Dark et Fallen Empires furent par contre tous deux développés dans l'idée d'étendre l'extension de base, tout comme Arabian Nights et Antiquities l'avaient été pour les deux premières éditions. Si The Dark est sorti avant Fallen Empires, cette première fut une édition très particulière, dans la cohérence de sa composition notamment, et d'autre part son niveau de puissance à la baisse qui contraste très largement avec les précédentes extensions. Fallen Empires sera elle aussi une extension assez peu puissante, ce qui laissera penser aux plus anciens joueurs du jeu que la grande époque de Magic était définitivement révolue. Néanmoins l'édition connaîtra auprès des joueurs un succès beaucoup plus grand que The Dark, même s'il est mitigé par cette globale faiblesse qui a fait que peu de ces cartes furent jouées en tournoi. La première raison de ce semi-succès revient à la cohérence de l'extension: Cette dernière présente un univers beaucoup plus élaboré avec des tribus bien distinctes et ayant des rapports les unes aux autres (alors que certaines cartes de The Dark étaient pratiquement injouables sans faire appel à des cartes extérieures). Cet effet aura pour conséquence de donner un caractère unique à Fallen Empires, très bien structuré entre le background enrichi et les mécanismes des cartes. Cet aspect tribal sera assez populaire, même si encore peu puissant en format de tournoi à l'époque, et incitera vivement Wizard of the Coast à poursuivre l'idée d’étendre des univers centrés sur des types de créatures. La seconde raison de cette relative popularité résidera dans la quantité de boosters émis, une quantité suffisante pour que cette extension soit toujours en vente au sein des circuits de la distribution plusieurs mois plus tard, alors même qu'étaient sorties les 4e édition ainsi que Chronicles. Les cartes de Fallen Empires étant ainsi présentes en plus large quantité sur le marché, leur côte a assez peu grimpé au fil des mois, et les a rendu plus accessibles à l'ensemble des joueurs (américains comme internationaux), évitant ainsi de décourager les collectionneurs.

Fallen Empires n'a enfin été éditée qu'en anglais. La 3e édition étant alors parue en Allemagne, en Italie et en France, beaucoup de joueurs n'ont pas compris que Wizard of the Coast n'ait pas tenté de faire traduire et paraître cette extension dans leurs pays respectifs. D'autant plus que les extensions The Dark puis Legends avaient été préalablement traduites pour l'Italie.

Histoire

Fallen Empires se déroule toujours sur Dominaria, juste après les événements décrits dans The Dark, mais sur un autre continent, Sarpadia. Comme son nom l'indique, l'extension raconte une série de guerres intestines qui finissent par provoquer la chute des empires sarpadiens : l'empire humain d'Icatia, l'empire ondin de Vodalia, les elfes de Havrebois, etc. Au sein de chaque couleurs coexistent plusieurs partis rivaux qui se déchirent : ainsi les cartes noires représentent à la fois les nécromanciens de l'ordre de la main d'Ebên et leurs esclaves, les srânes, créatures qu'ils ont inventées à l'aide de la magie noire et qui finissent par se révolter contre eux. De même, les elfes (couleur verte) sont menacés par des êtres fongoïdes, les thallidés, issus de leurs fermes à champignons. Les ondins (couleur bleue) sont menacés de leur côté par l'arrivée des homarides, des hommes-crustacés. Les nains (couleur rouge) sont en proie à des invasions d'orques et gobelins. Enfin les Icatians (couleur blanche), une société militaire incarnée par de nombreuses créatures de type soldat sont minés de l'intérieur par des troubles religieux importants menés par Farell, le chef d'un clergé dévoué fanatiquement à la destruction de l'Ordre d'Ebên au point de venir s'opposer au pouvoir séculaire d'Icatia. Tous ces empires finiront par disparaître peu de temps avant le début de l’Ère Glaciaire de Dominaria, ces derniers étant à la fois en guerre entre eux, et en guerre civile larvée.

Mécanismes

Fallen Empires fait partie des dernières extensions hors-bloc. Comme l'essentiel de ces dernières (Legends exceptée), elles n'introduisent pas de nouveaux mécanismes de jeu par rapport au set de base, mais des aspects et caractères propres à l'extension.

Fallen Empires n'est pas la première extension à introduire un thème « tribal », c'est-à-dire des groupes de créatures du même type qui se renforcent mutuellement: La 1re édition avait déjà conceptualisé l'idée avec les ondins, zombis et gobelins même s'ils étaient présents en faible nombre, Arabian Nights avait été l'édition des Djinns et des Éfrits, Legends avec les Kobolds avait lancé un tout nouveau thème tribal et The Dark avec ces gobelins permettait pour la première fois de jouer un jeu entièrement tribal basé sur les gobelins. Fallen Empires est par contre la première extension à ne reposer entièrement que sur des mécanismes tribaux. Les créatures sont en effets toutes regroupés en mêmes types, au nombre de 2 minimum par couleur. Quelques exceptions à cette règle néanmoins: Hand of Justice, Ebon Praetor, Orgg et Vodalian War Machine sont de types respectifs Avatar, Orgg et Mur qui ne sont pas représentés en tribaux au sein de l'édition. De la même manière, les cartes de l'époque ne classifiaient pas encore les créatures artefact en type de créatures (à l'exception notable des murs, les seules créature-artefacts à être affectées à un type de créature). En conséquence de quoi il n'existe donc pas de créature-artefact en Fallen Empire, ce qui est une première dans Magic. Ce thème tribal deviendra par la suite l'un des thèmes techniques récurrents dans les extensions du jeu (avec des blocs comme Carnage ou Lorwyn).

Couleur Tribus
Blanc Soldats, Clercs et Citadins
Bleu Ondins et Homarides
Noir Clercs et Srânes
Rouge Nains, Goblins et Orques
Vert Elfes et Fongus

Un des autres aspects de Fallen Empires concerne l'existence de mêmes cartes au sein de l'extension disposant de différentes illustrations et textes d'ambiance. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une nouveauté: Antiquities l'avait déjà fait pour certains de ces terrains non-base, ces derniers pouvant exister jusqu'à quatre copies différentes. Ici, au sein de chacune des couleurs on trouve à chaque fois 3 sorts représentés en 4 copies différentes, ainsi que 4 sorts représentés en 3 copies différentes. À noter également que lorsque ces cartes existant en plusieurs exemplaires disposaient d'un texte d'ambiance, celui-ci différait également selon les différentes versions de celles-ci. Ceci illustre un aspect du développement qui aura grandement augmenté l’intérêt des joueurs à collectionner les cartes sous leurs multiples variantes. Il est à noter que parmi le dénombrement total des cartes de l'édition sont comptées chacune des cartes existant en différents exemplaires. Il en résulte que Fallen Empires ne contient en réalité que 102 cartes uniques sur 187 comptabilisées au total.

Couleurs Cartes existant en trois copies Cartes existant en quatre copies
Blanc Farell's Zealot, Javeliniers Icatians, Icatian Moneychanger et Order of Leitbur Combat Medic, Icatian Infantry et Éclaireur Icatian
Bleu High Tide, Guerrier Homaride, Tidal Flats et Vodalian Mage Homarid, Merseine et Soldats Vodalians
Noir Adeptes de la Main d'Ébên, Srâne Percesprit, Nécrite et Order of the Ebon Hand Armor Thrull, Basal Thrull et Hymn to Tourach
Rouge Soldat Nain, Goblin Chirurgeon, Grenade Gobeline et Espion Orque Orques de la Griffe d'airain, Tambours de Guerre Gobelins et Orcish Veteran
Vert Elvish Hunter, Elvish Scout, Night Soil et Spore Cloud Elven Fortress, Thallidé et Thorn Thallid

D'autres cartes se distinguent au sein du set et donnent un certain caractère à l'édition. Un grand nombre de sort ont en effet la capacité de créer des jetons permanent 1/1 ou 0/1 (Thallidé, Homarid Spawning Bed...) en masse.

Cartes emblématiques

  1. Terrains sacrifiables : Ces terrains agissent exactement comme des terrains de base à l'exception qu'ils peuvent être sacrifiés pour produire deux mana au lieu d'un. Ils sont au nombre de cinq, un par mana de couleur existant (Ruines Naines en rouge, Place Forte d'Ébên en noir, Champ de Bataille d'Havrebois en vert, Ruines de Trokair en blanc et Temple Svyelunite en bleu).
  2. Terrains accumulateurs : Ces terrains ont la particularité de ne se dégager que si le joueur les contrôlant le décide. Tant que le joueur contrôlant ces terrains garde ces derniers engagés, ils accumulent à chaque tour des marqueurs sur eux. Le joueur pourra, lorsqu'il engagera l'un de ces terrains, retirer n'importe quel nombre de marqueurs accumulés afin de produire autant de mana de la couleur indiquée. Ces terrains sont également au nombre de 5, un pour chacun des manas du jeu (Caveau Insondable en noir, Entrepôt Nain en rouge, Arbres Creux en vert, Magasin Icatian en blanc et Silos de Sable en bleu).

Modification des types de Créatures au fil du temps : Fallen Empires comprend elle aussi certaines créatures dont le type est révolu et dont voici, récapitulés, les types actuels:

4e édition[modifier | modifier le code]

Moins d'un an après la parution de Revised, Wizard of the Coast prend la décision de rééditer et de mettre à jour le set de base. Comme son nom l'indique, il s'agit de la 4e édition et ce nom sera employé pour toutes les versions: américaines comme étrangères. Cette réédition marque un profond changement pour plusieurs années à venir dans l’élaboration du set de base. En effet, à compter de cette date, la décision fut prise de réactualiser le set de base selon un cycle fixé tous les deux ans. En ce qui concerne les modifications, aucune n'est particulièrement à noter du point de vue des règles, mais il n'en reste pas moins qu'un changement majeur s'opère avec l'arrivée de la 4e édition: le symbole d'engagement représentant une carte et une flèche remplace le précédent symbole créé en 3e édition. Ce symbole sera désormais utilisé universellement à travers toutes les éditions de Magic parues depuis cette date. De nombreuses modifications de textes eurent également lieu afin d'affiner les règles : des précisions sur le ciblage de certains sorts ou sur la durée d'un effet, par exemple.

Une autre des modifications notables réside dans la composition des boosters. Depuis Alpha, les boosters pouvaient contenir en effet des terrains de base. À compter de la 4e, ils ne contiendront plus que des sorts ou des terrains non-base, ce qui permettra aux joueurs de pouvoir s'approvisionner en cartes de ce set sans à avoir à racheter des terrains de base qu'un grand nombre de joueurs possèdent déjà en quantité plus que suffisante. La distribution de cette édition aura également été bien plus massive que ses prédécesseurs, puisque conçue pour être vendue sans rupture durant deux années complètes et dans une large partie du monde. La 4e édition est à ce titre la première à être diffusée sur 4 continents, et pour la première fois traduite dans des langues asiatiques.

La distinction des cartes de la 4e édition de celles des éditions précédentes est également plus aisée: pour la première fois au sein d'un set de base de Magic, les cartes sont datées de l'année de leur parution (1995). Elles furent toutes éditées en bords blancs au sein de tous les pays ayant déjà eu la 3e édition éditée chez eux. Par contre, pour les pays pour lesquels la 4e édition fut la première à paraître (Espagne, Portugal, Brésil, Japon, Corée du Sud...), ces cartes furent éditées en bords noirs.

La plus grosse modification demeure celle de la composition du set. Une part plus importante de cartes fut retirée (50 cartes) que lors du passage de Unlimited à Revised (36 cartes). 122 cartes furent en tout rajoutées là où Revised ne s'en était vu rajouter que 39. Après ces modifications, la quantité de sorts de chacune des couleurs aura été rectifiée de façon que l'équité du nombre de sorts par couleur soit respectée (en Revised, les sorts rouges comptaient une carte en plus par rapport aux autres, et les sorts verts une carte en moins).

On constate ainsi la disparition des doubles terrains, qui ne seront plus jamais réédités par la suite, ouvrant ainsi à Wizard of the Coast la voie au développement de multiples possibilités de terrains non base pouvant créer deux manas différents. D'autres valeurs sûres de Magic furent également retirées définitivement, telle la Roue de la Fortune. Parmi ces dernières, on peut dénoter que les cartes dont le coût en mana était trop faible par rapport à l'effet procuré furent systématiquement écartées (Réapparition, Geyser Cérébral, Gorille Beringeï, Précepteur Diabolique ou l'Anneau Solaire). Les rituels noirs impliquant une influence sur les mises présentes en jeu sont également écartés. Certaines cartes furent retirées parce que trop peu utilisées par les joueurs de l'époque (Reconstruction, Inversion de Polarité, Tempête Fracassante...) tandis que d'autres posaient à l'époque des problèmes de complexité à utiliser (Garde du Corps Émérite, Hydre de Pierre ou Monolithe de Basalte). Un point assez important pour décider du retrait de cartes en 4e fut lorsque ces dernières avaient une connotation maléfique, sataniste où choquante vis-à-vis des joueurs où des parents des joueurs. Ce fut en particulier le cas aux États-Unis, où la popularité du jeu auprès des plus jeunes valut à Wizard of the Coast de commencer à être pointé du doigt par les lobbys puritains. Furent donc écartées des cartes comme Résurrection, Hordes Démoniaques, Mur Vivant, Diablotin Provocateur ou Précepteur Diabolique jugées trop offensantes vis-à-vis des croyances de certains. Le retrait des cartes de copie (Copie d'Artefact, Clone et Doppelganger Vésuvéen) du set de base eu un impact profond sur les jeux bleus basés sur le contrôle du jeu adverse.

À noter enfin que parmi les cartes retirées, 10 d'entre elles faisaient partie des 49 qui furent rajoutées au set de base lors du passage à la 3e édition. Ceci tend à prouver que lors de ces rééditions, les développeurs ne retirent pas nécessairement les cartes les plus anciennes de ces sets, mais également des cartes ayant été rajoutées lors de la dernière réédition.

La 4e édition, après retraits et rajouts de cartes, est donc constituée de 214 cartes issues du set initial (terrains de base non compris), de 26 cartes issues de Arabian Nights, de 36 cartes issues de Antiquities, de 55 cartes issues de Legends et de 32 cartes issues de The Dark.

Composition de la 4e édition (terrains de base non compris) :

On constate donc que la 4e édition, malgré un fort retrait de cartes issue de la toute première édition, reste majoritairement constituée de ces dernières. Néanmoins, les cartes issues des extensions occupent toutes ensembles une forte proportion du set (à hauteur de plus d'un tiers), et pour la première fois, les cartes rééditées depuis une extension dépassent les 10 % de la composition du set (ici en l’occurrence, les cartes issues de Legends). La 4e édition est le dernier set de base de Magic à garder ce trait de caractère fidèle aux origines du jeu : à partir de l'édition suivante, les cartes apparues en Alpha ne constitueront plus la majorité absolue de la composition du set. Aucune carte issue de Fallen Empires n'a été réédité en 4e édition, et pour cause: l'extension était toujours distribuée par Wizard of the Coast au moment de la parution du nouveau set de base.

Parmi les cartes rajoutées, on note que le Cercle de Protection: Artefact vient compléter les 5 Cercles de Protection déjà en vigueur depuis Alpha, bien que celui-ci fut édité en disponibilité peu commune là où les autres cercles étaient des cartes communes. Les cinq Accumulateurs de Mana édités en Legends débarquent également parmi les artefacts disponibles. Si les trois cartes de rituel noires qui permettaient au joueur d'influencer le contenu des mises disparaissent avec la 4e édition, on voit à la place en arriver trois qui n'influent pas sur les mises, mais ne pouvant être jouées que si l'on utilise ce système : Efrit de la Tourmente, Renouveau et Tablette de Bronze. L'arrivée du Leviathan et du Colosse de Sardie aux côtés de la Force de la Nature toujours présente dans le set de base fait que la 4e édition dispose des trois créatures qui, chacune en leurs temps, furent les plus "grosses" à jamais avoir été créées. Enfin, l'introduction nouvelle du Chevalet Maudit au côté des Étau de Supplice et Chevalet de Torture déjà présents permet la mise en place d'un combo de ces trois cartes au sein de la même édition.

Parmi les terrains non bases introduits à la place des doubles terrains, deux d'entre eux furent issus de l'extension Antiquities, et existaient donc initialement en 4 versions différentes. Or une seule version illustrée de ces terrains fut introduite en 4e édition: La version rééditée de l'Usine de Mishra fut celle dont l'illustration représentait le terrain en automne, tandis que la Mine des Morts-Terrains rééditée fut celle dont le dessin laissait voir le ciel et dont les stratifications n'étaient pas régulières.

Modifications visuelles notables :

Le passage de la 3e à la 4e édition aura vu un certain nombre de modifications visuelles pour certaines cartes.

Cartes emblématiques

Renaissance[modifier | modifier le code]

Renaissance est une réimpression d'une sélection de cartes d'extensions précédentes, réalisée à l'attention du marché européen. Cette extension est intimement liée à la parution de la 4e édition quelques semaines plus tôt. En effet, toutes les cartes présentes dans Renaissance sont les 122 cartes introduites 4e édition. L'unique utilité de cette extension n'est donc que de satisfaire les collectionneurs. En effet, la logique marketing de Magic veut que depuis les origines du jeu, lors de la première parution d'une carte donnée, celle-ci sorte en bord noir, et que sa réédition au sein du set de base se fasse avec les bords blancs. Se posait donc la question compliquée de la 4e édition, puisque les 122 cartes qui y furent introduites sont en bord blanc alors que dans un certain nombre de pays européens, personne n'en a jamais eu accès au sein de la distribution, leurs éditions d'origines n'y étant pas commercialisées. Wizard of the Coast a fait paraître l'extension Renaissance dans cette seule et unique intention: permettre aux joueurs européens n'ayant pas connu la première édition, Arabian Nights, Antiquities, Legends et The Dark d'avoir accès à ces 122 cartes traduites qui en sont issues, en bord noir et avec le symbole de leur extension d'origine imprimé.

Ce sera néanmoins la seule et unique tentative de la sorte effectuée par la firme pour les marchés étrangers: Magic: The Gathering est alors un jeu en pleine expansion dans le monde entier, et le nombre de pays au sein desquels ce jeu sera commercialisé ne va cesser de croître. Qui plus est, bon nombre de cartes issues d'extensions n'ayant pas été commercialisées dans ces états viendront par le futur se rajouter aux futurs sets de base. Devoir à chaque fois ressortir des extensions de type Renaissance pour donner l'occasion aux pays qui n'ont pas connu des cartes plus anciennes aurait été un procédé très lourd qui aurait fini par coûter cher à l'entreprise. Renaissance restera ainsi un privilège réservé essentiellement aux collectionneurs allemands et français, mais qui ne sera plus repris par la suite. En 5e édition par exemple, des cartes issues d'extensions réservées aux États-Unis (Antiquities, Arabian Nights) ainsi qu'à l'Italie (The Dark, Fallen Empires...) y seront rééditées, mais il n'y aura pas pour la France et l'Allemagne d'une seconde extension Renaissance faisant paraître en bords noirs ces cartes jusqu'alors inédites dans ces pays...

À noter que l'Italie aura elle aussi disposé de sa version de Renaissance dénommée Rinascimento (qui signifie Renaissance en italien). Legends et The Dark étant parus dans ce pays, il était inutile que sorte la même version que l'Allemande et la Française en Italie. À la place, ces derniers eurent une version de Renaissance comprenant uniquement les cartes inédites issues du set initial, d'Arabian Nights et d'Antiquities. Qui plus est, cette version italienne a également inclus en bord noir et avec leur symbole d'origine, toutes les cartes issues des deux premières extensions qui furent éditées dans l'extension américaine Chronicles.

Ère Glaciaire[modifier | modifier le code]

Ère Glaciaire est un tournant majeur dans l'histoire des extensions de Magic. Il s'agit en effet de la toute première extension à avoir été conçue comme autonome; c'est-à-dire qu'il est possible d'y jouer sans recourir à des cartes issues d'une édition de base. Cette dernière contient en effet des terrains de base ainsi que des équivalents de sorts génériques de l'édition de base en un nombre suffisant afin de former un environnement de jeu parfaitement indépendant du set de base: un joueur à la sortie de cette extension aurait parfaitement pu débuter à Magic et construire des decks parfaitement efficaces en ne s'approvisionnant que sur le set Ere Glaciaire. Jusqu'alors, aucune des extensions précédentes n’a pu réellement être jouées de la sorte. L'extension sera ainsi vendue sous forme de "Starter" de 80 cartes ainsi que de "Booster" de 15 cartes. Ère Glaciaire marque ainsi le début des blocs d'extensions, signant ainsi la fin progressive des extensions "stand-alone". Depuis cette date, tous les ans, Wizard of Coast commercialisera un Bloc autonome à thème pendant la durée d'une année entière, introduisant à chaque fois de nouvelles règles et de nouveaux mécanismes de jeu. Il s'agit également de la première extension à être jamais parue en dehors des pays anglophones (connaissant déjà la commercialisation du jeu) et de l'Italie. Magic n'était toutefois pas encore commercialisé en Asie à cette époque, si bien qu' Ère Glaciaire n'est pas paru dans cette zone du monde.

Histoire

Le scenario d'Ère Glaciaire fait directement suite à celui de The Dark : Le monde de Dominaria subit les conséquences indirectes de la guerre entre les artificiers Urza et Mishra ; le cataclysme qui a mis fin à la guerre provoque un refroidissement du climat qui plonge Dominaria dans une ère glaciaire pendant plusieurs siècles. Sur le continent de Terisiare, les différents peuples s'adaptent tant bien que mal à la neige et au gel, tandis que le nécromancien Lim-Dûl lance ses hordes zombies à l'assaut des pays voisins, dans l'espoir de conquérir le monde et de faire régner le froid à jamais. À l'instar de Fallen Empires, chaque couleur d' Ère Glaciaire comprendra leurs différents peuples et cultures. En blanc, se trouve représenté le royaume du Kjeldor, un état militariste qui tente de sauver les vestiges de la civilisation face à la rudesse de l'environnement et des ennemis des hommes. Représentés par quantités de soldats d'élites et d'ordres de chevalerie (dont les chevaliers célestes et l' Ordre du Bouclier Blanc sont les plus évoqués dans les textes d'ambiance), Les kjeldoriens semblent vénérer au plus haut point le Général Jarkeld, un héros de jadis qui avec l'ordre de chevalerie dont il avait le commandement, a jadis péri sur les Landes d'Adarkar pour sauver son pays. En bleu, c'est le peuple des Soldevi qui sont mis en avant, un groupe d'humains dissidents du Kjeldor et qui ont fait de la recherche, de la science, de la technologie et de la magie leur fer de lance pour sortir de l'Ère Glaciaire. Menés par Zur, un grand enchanteur, se trouvent également parmi leurs chefs Gerda Äagesdotter, responsable du Collège de Inapparence, une école de magie ayant fait de la métamorphose sa spécialité, et Arcum Daggson, un machiniste soldevi devenu expert dans la recherche d'artefacts des temps anciens, dont certains remontent à la Guerre des Deux Frères. La couleur noire est elle représentée par le peuple des Krovois, un groupe d'hommes s'adonnant à la magie noire et aux arts interdits. Ces derniers sont dirigés par Lim-Dûl, un très puissant sorcier qui grâce à l'intermédiaire de deux démons (Leshrac et Tevesh Szat) lui ayant conférés ses pouvoirs après qu'il leur ait prêté allégeance, est devenu un dangereux nécromancien. Celui-ci lève depuis des légions de morts-vivants dans l'unique but d'anéantir les autres peuples de Terisiare. Il est assisté dans cette tâche par les chevaliers de Stromgald, une côterie de seigneurs dépravés et déchus vivant dans leur forteresse de Tesserhorn, dirigée par Avram Garrisson. C'est le peuple montagnard balduvian qui incarne majoritairement la couleur rouge. Essentiellement constitué de tribus barbares en guerre les unes contre les autres, la contrée de Balduvia est également peuplée de nombreux gobelins, orques et nains qui coexistent plus ou moins bien parmi la vaste chaîne montagneuse. Enfin, pour la couleur verte, les elfes cordelliens et les humains de l'Ordre du Genévrier, cohabitent dans la même forêt révérant tous deux la déesse Freyalise, dont ils croient qu'elle seule pourra ramener le printemps sur Dominaria. Le réchauffement semble même avoir commencé, mais sans doute au détriment de la foi des habitants de la forêt de Cordell : un Jökulhlaups a fait son irruption au sein d'un des Glaciers recouvrant Terisiare, et a inondé la forêt sacrée de la Yavimaya, un vestige de la végétation des temps anciens. Celle-ci est depuis devenue une Sylve inondée. Les Suppliant de Fryalise voient à la fois dans cet évènement une bénédiction incarnée par les larmes de la déesse qui annonce la fin de l’Ère Glaciaire, mais en même temps, le signe de graves bouleversement qui changeront à jamais la face du monde.

Mécanismes

Ère glaciaire est le premier « bloc » (trilogie d'extensions) de Magic : le principe sera ensuite repris pour presque toutes les extensions suivantes, à savoir créer un bloc autonome sous forme de Starter comprenant ses propres terrains de base, son univers et sa trame narrative propre, de nouvelles additions aux règles, et le commercialiser sur la période d'une année entière, avant que le bloc suivant ne vienne le remplacer. En effet, depuis Ère Glaciaire, pas une seule année ne s'est écoulée sans qu'un Bloc ne soit sorti et n'ait été distribué à l'échelle mondiale. Wizard of the Coast a ainsi définitivement tiré un trait sur les lacunes dont elle avait pu faire preuve il y avait un an plus tôt encore, en se montrant ainsi en mesure de distribuer massivement et sans rupture l'ensemble de ces extensions.

Sur le plan des règles, Ère glaciaire a suscité un certain intérêt, y compris pour les plus anciens joueurs jusqu'alors convaincus du déclin de Magic depuis la fin de Legends : l'introduction de nouvelles règles, ce qui ne s'était plus vu depuis Legends, soit une année entière pour les joueurs américains. Même si globalement, le niveau de puissance d{'}Ère Glaciaire est loin d'être mémorable et d'inverser la tendance amorcée depuis The Dark, il n'en reste pas moins que ces nouveautés dans les règles ont suscité un attrait certain en vue des possibilités d'étendre la manière de jouer. Ainsi, parmi les nouveaux mécanismes introduits par Ère Glaciaire, on distingue:

Composition d'Ère Glaciaire : (Les terrains de Base non-enneigés n'étant pas compris)

Les cartes rééditées comprennent ainsi essentiellement des sorts classiques de chacune des couleurs, communément utilisés depuis les tous débuts de Magic (à l'exception notable des Cercles de Protection qui eux le sont plus rarement), et qui étaient alors tous présents dans le set de base en 4e édition. La réédition la plus inattendue fut néanmoins celle du Manipulateur Glacial, retiré du set de base lors du passage en Revised. L'idée que cet artefact ait un rapport avec le froid a manifestement inspiré les concepteurs à l'inclure dans l'univers de cette extension au caractère plutôt glacial...

Cartes Emblématiques :

Modification des types de Créatures au fil du temps : Ère Glaciaire comprend elle aussi certaines créatures dont le type est révolu et dont voici, récapitulés, les types actuels:

Chronicles[modifier | modifier le code]

Chronicles est une extension entièrement composée de réimpressions d'une sélection de cartes des extensions précédentes suivantes: Arabian Nights, Antiquities, Legends et The Dark. Les cartes réimprimées portent le symbole de leur extension d'origine, mais le sont toutes en bords blancs, selon la politique de Magic alors en vigueur concernant les cartes réimprimées. Il s'agit de la toute première extension hors set de base entièrement fondées sur la réédition (si l'on excepte la très particulière extension Renaissance). Cette extension n'est dans un premier temps uniquement sortie qu'aux États-Unis, et elle fut éditée sur demande d'une clientèle désormais très nombreuse, et qui généralement n'avait pas connu les quatre premières extensions, ou n'avait pas eu le temps de les collectionner vu leur temps de commercialisation relativement court. Mais cette réédition visait essentiellement à fournir des cartes assez emblématiques et utiles issues de ces premières extensions (Djinn Ernhamite, Cane de Feldonn, Cité d'Airain, etc.) tout en veillant à écarter les cartes trop surpuissantes (Library of Alexandria, Mana Drain, Moat, etc.). Dans un second temps, Chronicles fut prévu pour les marchés étrangers où Magic était commercialisé, mais pour d'obscures raisons, seul le Japon a eu cette édition publiée chez lui en bord noir.

Si cette édition comprend 125 cartes, il faut savoir qu'elle n'en contient en réalité que 116 uniques, puisque 3 de ces 125 cartes font partie des terrains d'Antiquities édités en quatre exemplaires d'images différentes (Mine d'Urza, Centrale Énergétique d'Urza et Tour d'Urza). 14 cartes d'Arabian Nights, 12 cartes d'Antiquities (21 si l'on compte les terrains en plusieurs exemplaires différents), 71 cartes de Legends et 19 cartes de The Dark furent rééditées dans cette extension.

Composition de Chronicles (Exemplaires supplémentaires de cartes non compris):

Chronicles est donc avant tout une réédition essentiellement axée sur Legends, la plus volumineuse des extensions "stand-alone" éditée par Magic. Celle-ci conserve l'équilibre des couleurs avec 14 cartes dans chacune d'entre elles. La couleur "Or" est également présente avec la réédition de 20 créatures légendaires issues du bloc Legends. Tout comme l'édition à laquelle appartenaient ces cartes multicolores, la composition du set est effectuée de telle manière à ce qu'il y ait autant de cartes vertes que de rouges, de bleues, de noires et de blanches. Il est à remarquer que les 5 dragons ancestraux furent réédités à l'occasion de ce set, ainsi que les 3 "Terrains d'Urza", chacun présents en quatre exemplaires tout comme c'était déjà le cas dans Antiquities. La qualité de la composition du set fut globalement bien accueillie par les joueurs de l'époque, et les cartes rééditées en Chronicles furent assez popularisées durant toute la période de la 4e édition.

Il est à noter qu'une erreur de réimpression s'est glissée dans cette extension puisque la carte Wall of Shadows normalement issue de Legends a été rééditée avec le symbole de l'extension Antiquities à la place. D'autres modifications qui avaient été observées en 4e édition concernant les textes d'ambiance se retrouvent en Chronicles:

Alliances[modifier | modifier le code]

Histoire

Alliances raconte la suite d’Ère glaciaire. Les peuples de Terisiare nouent des alliances improbables pour vaincre les armées morts-vivantes du nécromancien Lim-Dûl.

Mécanismes

Alliances reprend et prolonge les mécanismes introduits dans Ère glaciaire.

Les cartes connues sont : Force de volonté.

Terres natales[modifier | modifier le code]

Histoire

Contrairement aux extensions précédentes, Terres Natales se déroule sur un plan d'existence différent, nommé Ulgrotha. L'Arpenteuse des plans Serra et le magicien Feroz protègent les peuples d'Ulgrotha contre les ambitions du Baron Sengir, un seigneur vampire machiavélique.

Mécanismes

Deuxième extension du bloc Ère Glaciaire jusqu'en , l'édition Terres natales y a depuis été remplacée par Souffle Glaciaire. Cette extension fut un gouffre financier (une preuve de ce flop commercial : il n'est pas rare de trouver des boosters scellés encore de nos jours). L'histoire était très soignée, mais l'extension a été très critiquée pour son niveau de puissance beaucoup trop faible et le peu de cartes intéressantes qu'elle proposait.

Mirage[modifier | modifier le code]

Mirage est le second bloc de Magic.

Histoire

L'Arpenteur Téfeiri disparaît mystérieusement lors de son apprentissage du déphasage ; trois magiciens, attirés par la catastrophe magique, se rencontrent et mettent au point un plan commun pour régner sur le continent voisin, Djamuraa. Les choses se déroulent d'abord de façon pacifique, puis l'un des mages, Kaervek, se dissocie du trio et lève une armée de créatures cauchemardesques afin de prendre le pouvoir sur le continent tout entier.

Mécanismes

Mirage introduit la capacité de déphasage, qui permet de retirer temporairement une carte du jeu puis de la faire revenir au moment opportun. L'entretien cumulatif est une capacité qui permet d'invoquer des créatures peu coûteuses, mais qu'il faut ensuite entretenir en payant un coût de plus en plus élevé, ou sacrifier lorsqu'on ne peut plus payer leur entretien.

Les cartes les plus connues sont :

Visions[modifier | modifier le code]

Histoire

Il s'agit de la suite de l'histoire de Mirage. Un groupe d'aventuriers, comprenant la capitaine Sissay, part libérer le mage Mangara, emprisonné par Kaervek. Téfeiri, réapparu après son expérience de déphasage malheureuse, reprend les choses en main sur Djamuraa.

Mécanismes

Les mécanismes sont les mêmes que dans Mirage.

5e édition[modifier | modifier le code]

Cartes les plus connues :

Aquilon[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Portal[modifier | modifier le code]

La première extension d'une série de trois extensions dédiée aux débutants. Ces cartes sont légales en tournois.

Les cartes les plus connues sont :

Tempête[modifier | modifier le code]

3e bloc de Magic. On y retrouve l'équipage de l'Aquilon, découvert dans la troisième extension du bloc Mirage.

Les cartes les plus connues sont :

Forteresse[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Exode[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Unglued[modifier | modifier le code]

Véritable délire de Wizard of the Coast, cette extension est une parodie du jeu de cartes originel, ce qui apporte une bouffée de fraîcheur à la franchise.

Portal Second Age[modifier | modifier le code]

2e extension de la série Portal, destinée aux débutants.

Les cartes les plus connues sont :

L'Épopée d'Urza[modifier | modifier le code]

4e bloc de Magic. Il gravite autour d'Urza, arpenteur emblématique de Dominaria.

Les cartes les plus connues sont :

L'Héritage d'Urza[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Classique 6e édition[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

La Destinée d'Urza[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Portal Three Kingdoms[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Les Masques de Mercadia[modifier | modifier le code]

Cette édition sortie en 1999 ouvre le cycle Mascarade, qui comprend également Némésis et Prophétie. On y trouve l'opposition entre les rebelles et les mercenaires. Édition relativement pauvre en bonnes cartes, même si quelques-unes comme le Port Rishadan sortent du lot.

Les cartes les plus connues sont :

Némésis[modifier | modifier le code]

Édition sortie en , c'est la première des deux extensions du Bloc Masques de Mercadia. On y retrouve des cartes telles l'ange aveuglante, ou l'enchevêtrement de câbles, ou encore le blastoderme. Malgré tout, cette extension de 143 cartes est, dans la lignée de Masques de Mercadia considérée comme globalement faible par les joueurs.

Les cartes les plus connues sont :

Prophétie[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Invasion[modifier | modifier le code]

Cette extension autonome est la première du bloc Invasion, essentiellement consacré aux cartes multicolores ("dorées") et aux jeux utilisant les cinq couleurs à la fois.

Les cartes les plus connues sont :

Planeshift[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

7e édition[modifier | modifier le code]

Rappel des règles

Commentaires sur l'extension

Les cartes les plus connues sont :

Apocalypse[modifier | modifier le code]

Cette extension a apporté son lot de cartes multicolores et a favorisé le jeu à deux, voire trois, couleurs, alliant même des couleurs traditionnellement opposées, et apocalypse est globalement jugée comme une extension dotée de puissantes cartes.

Cartes les plus connues :

Odyssée[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Tourment[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Jugement[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Carnage[modifier | modifier le code]

Commentaires sur l'extension

Carnage est une édition plutôt agréable pour les joueurs. C'est une assez bonne édition avec quelques cartes d'élite très puissantes et un bon niveau de jeu dans l'ensemble.

Les cartes les plus connues sont :

Légions[modifier | modifier le code]

Commentaires sur l'extension C'est dans cette édition que les slivoides font leur réapparition (ils étaient apparus pour la première fois dans le bloc Tempête).

Les cartes les plus connues sont :

Fléau[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

8e édition[modifier | modifier le code]

La huitième édition marque un changement d'apparence des cartes, dont le design (les fonds et les cadres de texte) est entièrement modifié, principalement afin d'être plus lisible.

Les cartes les plus connues sont :

Mirrodin[modifier | modifier le code]

Première extension du bloc du même nom. Cette édition contient plus de carte d'artefacts que la moyenne. Elle est composée de 137 artefacts dont 49 créatures-artefacts.

Au gré des éditions, le graphisme du recto des cartes de Magic a toujours subi des modifications. Toutefois, Mirrodin marque l'adoption de nouvelles règles graphiques qui rompent radicalement avec celles des éditions précédentes. Mirrodin est tout de même une extension d'un cycle, chaque carte a une illustration originale et possède des bords noirs.

L'originalité de Mirrodin

Les cartes artefacts d'équipement ont fait leur apparition dans cette extension. Les cartes d'équipement peuvent équiper une créature pour un coût de mana. Toutefois, si la créature va au cimetière ou si elle est retirée de la partie, l'équipement qui lui était attachée reste en jeu. Les équipements diffèrent ainsi des enchantements de créature (aura) qui disparaissent avec les créatures enchantées.

Nouvelles capacités à mots-clés : l'affinité, l'empreinte, l'union.

Commentaires sur l'extension

Le cycle Mirrodin utilisait davantage les jetons et les marqueurs +1/+1 que les extensions précédentes. À la fin de ce bloc, plusieurs joueurs ont dénoncé cette sur utilisation de jetons. Par contre, au gré des cycles subséquents, Wizards of the Coast a créé plusieurs cartes basées, elles aussi, sur l'utilisation de jetons et de marqueurs +1/+1. Ces cartes ont ravivé l'intérêt pour certaines cartes de l'extension Mirrodin. Des commentaires ont aussi été formulés à propos du nouveau design. Un de ceux-ci concernait la difficulté de bien distinguer la couleur de fond des cartes artefacts et blanches. Dans la troisième extension du cycle, la couleur blanche fut un peu jaunie et le gris des artefacts a été davantage teinté de bleu.

Les cartes les plus connues sont :

Sombracier[modifier | modifier le code]

L'originalité de Sombracier

Rappel des règles

Cette extension utilise des cartes « indestructibles » (elles ne sont pas affectées par les blessures mortelles et les effets de destruction). Toutes les cartes avec « sombracier » dans le nom (Colosse de sombracier, Pendentif de sombracier, Citadelle de sombracier) sont indestructibles.

Commentaires sur l'extension

Les cartes les plus connues sont :

La Cinquième Aube[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Guerriers de Kamigawa[modifier | modifier le code]

L'originalité de Guerriers de Kamigawa

Les trois extensions du bloc Kamigawa se déroulent sur le plan de Kamigawa, un monde de fantasy inspiré de la mythologie japonaise. Ce bloc a reçu des accueils très divers de la part des joueurs, certains appréciant l'ambiance japonisante de l'univers, d'autres lui reprochaient de trop s'éloigner de l'ambiance habituelle de Magic dans le seul but de se placer sur le même terrain que l'un des principaux concurrents de Magic à ce moment, Legend of the Five Rings, qui se déroule entièrement dans un univers de ce type.

Rappel des règles

En matière de règles, le bloc Kamigawa a pour thème principal les légendes, c'est-à-dire les créatures uniques représentant des personnages fameux (héros, monstres, etc.) dont il ne peut y avoir qu'un seul exemplaire en jeu à la fois.

Commentaires sur l'extension

Les cartes les plus connues sont :

Unhinged[modifier | modifier le code]

Deuxième extension humoristique et parodique.

Traîtres de Kamigawa[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Libérateurs de Kamigawa[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

9e édition[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Ravnica : la cité des guildes[modifier | modifier le code]

L'originalité de Ravnica : la cité des guildes

Le bloc Ravnica se déroule sur le plan du même nom, qui est un gigantesque monde-ville de fantasy où la nature sauvage a pratiquement disparu. Ravnica est gouverné par dix guildes qui rivalisent pour le pouvoir et l'influence dans la cité. Le thème du bloc reprend les cartes multicolores introduites dans Mirage et abondamment développées par le bloc Invasion, en se concentrant sur les paires de couleurs, ce qui donne lieu à de nombreuses cartes bicolores. Apparaissent également les symboles de mana « hybrides », qui peuvent être payés avec deux couleurs différentes.

Rappel des règles

En matière de règles, le bloc Ravnica a pour thème principal les cartes multicolores, en l'occurrence les cartes bicolores. Tous les mécanismes de jeu du bloc sont fondés sur les guildes de Ravnica, chacune des dix guildes correspondant à une des dix paires de couleurs possibles dans le jeu et possédant une capacité particulière. Ravnica introduit aussi de nouveaux symboles de mana, les symboles de mana « hybrides », qui peuvent être payés avec deux couleurs différentes au choix du joueur.

Commentaires sur l'extension

Les cartes les plus connues sont :

Le Pacte des guildes[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Discorde[modifier | modifier le code]

Les cartes les plus connues sont :

Souffle glaciaire[modifier | modifier le code]

L'originalité de Souffle glaciaire

Selon Wizards of the Coast, le bloc Ère glaciaire n'avait jamais été terminé. À l'époque, c'est Terre natale qui avait été édité entre Ère glaciaire et Alliance. Souffle glaciaire est une extension conçue pour terminer ce bloc commencé en . Pour faire le lien avec le passé, on a repris certains éléments bloc Ère glaciaire comme cette capacité déclenchée à retardement « Slowtrips » (Piochez une carte au début de l'entretien du prochain tour) et le paiement de mana enneigée pour activer une capacité de créature. En frais de nouveauté, cette extension introduit des créatures du type martyr. Chacun d'eux a une capacité dont le coût d'invocation inclut de révéler des cartes de sa main.

Rappel des règles

Avec cette série, le super-type enneigé a été renommé « neigeux ». Ainsi, tous les textes des cartes des extensions Ère glaciaire et Alliances qui utilisaient le terme « enneigé » ont été mis à jour. On assiste, aussi, au retour de l'entretien cumulatif (Au début de votre entretien, mettez un marqueur « âge » sur ce permanent puis sacrifiez-le à moins que vous ne payiez son coût d'entretien pour chaque marqueur « âge » sur lui). L'entretien cumulatif était une mécanique de jeu utilisée dans les blocs Ère glaciaire et Mirage. Parmi les autres capacités de cette série, on peut nommer : Recouvrement (Quand une créature est mise dans votre cimetière depuis le jeu, vous pouvez payer [coût]. Si vous faites ainsi, renvoyez cette carte dans votre main depuis votre cimetière. Sinon, retirez cette carte de la partie), Remous (Quand vous jouez ce sort, vous pouvez révéler les quatre cartes du dessus de votre bibliothèque. Vous pouvez jouer n'importe quel nombre des cartes révélées ayant le même nom que ce sort sans payer leur coût de mana. Mettez les autres au-dessous de votre bibliothèque) et les cartes à double lancement (permettent de retirer de la partie deux cartes d'une couleur spécifique de votre main à la place de payer leur coût de mana).

Commentaires sur l'extension

Cette série d'été, parue entre deux cycles Ravnica et Spirale Temporelle, n'est pas considéré comme une grande extension. Les plus vieux joueurs se sont rappelés les mauvaises extensions des années 1995-1997 (Terres natales, Renaissance, Ère glaciaire, Mirage, Visions) tandis que les plus jeunes ont réalisé que leur jeu favori existait avant leur naissance.

Les cartes les plus connues sont :

Spirale temporelle[modifier | modifier le code]

Première extension du bloc Spirale temporelle. Cette édition est composée de 121 cartes communes, 80 cartes peu communes, 80 cartes rares et 20 terrains, plus 121 cartes décalées dans le temps. Dans ce cycle ayant pour thème les phénomènes temporels étranges et le retour sur Dominaria en ruines, Spirale temporelle représente le passé. Le logo de l'extension est un sablier.

L'originalité de Spirale temporelle

En plus des cartes communes, uniques et rares habituelles, cette édition contient des cartes décalées dans le temps. Ainsi dans chaque "booster", on retrouve 10 cartes communes, 3 cartes peu communes, une carte rare et une carte décalée dans le temps. Les cartes décalées dans le temps sont des rééditions de cartes de séries antérieures communes, uniques et rares. Ces "Purples cards" ont conservé le design graphique des vieilles séries, toutefois le logo de leur extension a été changé pour un sablier de couleur violette. De plus, cette série rétro remet d'anciennes capacités au goût du jour. Parmi celles-ci, il y a la folie (extension Tourment), le rappel (bloc Tempête), l'écho (bloc Urza), le débordement (bloc Mirage), le flashback (bloc Odyssée), la mue (bloc Carnage), la sauvagerie (extension Legends), la distorsion (bloc Tempête), le déluge (extension Fléau), le recyclage de marais (extension Fléau), le seuil (bloc Odyssée) et le flash qui est un nouveau mot-clé pour une ancienne capacité (vous pouvez jouer ce sort à tout moment où vous pourriez jouer un éphémère).

Cette collection renouvelle le thème des Slivoïdes ainsi que celui des fungus et apporte des mécaniques inédites comme un nouveau type de terrains de stockage, des auras qui ont la capacité de retourner dans la main de leur propriétaire lorsqu'elles sont mises au cimetière depuis le jeu et des éphémères qui ont plus d'impact si on les joue pendant la phase principale.

Rappel des règles

Du point de vue des nouvelles capacités, Spirale temporelle introduit la "suspension" qui vous permet de dépenser du « temps » à la place du mana pour jouer des sorts et la "fraction de seconde" (Tant que ce sort est sur la pile, les joueurs ne peuvent pas jouer de sorts ou de capacités activées qui ne sont pas des capacités de mana). Cette capacité s'inspire des défuntes "interupt".

Commentaires sur l'extension

Avec l'édition Spirale temporelle, il y a un changement dans la façon de distribuer les cartes premiums dans les « boosters ». Auparavant, les premiums remplaçaient une carte de la même rareté. À partir de Spirale temporelle, les cartes premium remplacent une carte commune, et ceci quelle que soit leur rareté. Il peut donc y avoir dans le même "booster" deux cartes rares : la normale et une rare premium. Dans l'extension Spirale temporelle, la présence des cartes décalées dans le temps permet même d'avoir trois cartes rares dans un "booster" si le hasard est favorable : la rare normale, une rare premium et une rare décalée dans le temps.

Les cartes les plus connues sont :

Chaos planaire[modifier | modifier le code]

La seconde extension du bloc Spirale temporelle, Chaos planaire est composée de 60 courantes, 55 inhabituelles, 50 rares. Comme Spirale temporelle, Chaos planaire a des cartes décalées dans le temps. Ces cartes sont la réimpression « décalée dans la couleur » (color-shifted) d'une carte d'une extension apparue avant l'extension Mirrodin, comme le calciderme (en blanc) est une référence au blastoderme (vert).

L'originalité de Chaos planaire

Dans cette extension, les nouveautés sont la disparition, les cartes « d'extorsion », les cartes de « sauvetage » et le retour des cartes doubles.

Rappel des règles

La disparition est une capacité qui limite la longévité d'un permanent. Le permanent avec la disparition arrive en jeu avec des marqueurs charge qui sont retirées au début de l'entretien. Cette capacité est en continuité avec les cartes de suspension de Spirale temporelle. Les cartes noires « d'extorsion » permettent à n'importe quel joueur de les contrecarrer quand elles sont sur la pile à condition qu'ils en paient le prix. Les cartes blanches de « sauvetage » ont une capacité d'arrivée en jeu qui vous permettent de renvoyer au moins une créature que vous contrôlez dans votre main. Les cartes de « sauvetage » peuvent être combinées efficacement avec les créatures qui ont la disparition.

Commentaires sur l'extension

Les cartes les plus connues sont :

Il y a aussi les cinq dragons :

Vision de l'avenir[modifier | modifier le code]

L'originalité de Vision de l'avenir

Vision de l'avenir (Future Sight) est le 3e set du bloc Spirale Temporelle. Cette édition propulse les joueurs dans le futur de Magic : l'assemblée, à la différence de Spirale temporelle, se déroulant dans le passé, et de Chaos planaire, qui se déroule dans un présent quelque peu chaotique. Cette extension se caractérise par la présence de cartes "décalées dans le futur" qui ont la particularité d'avoir un design particulier (exemple : Impériosaure) et qui ont la particularité d'être des cartes qui représentent un futur potentiel de Magic ; elles seront donc peut-être rééditées dans les futures éditions, mais dans leur véritable environnement (background et interaction avec les autres cartes).

Les cartes les plus connues sont :

Article détaillé : Vision de l'avenir.

10e édition[modifier | modifier le code]

L'originalité de la Dixième édition

La dixième édition (Tenth Edition, symbole « X ») se caractérise par deux innovations. D'abord, elle est exceptionnellement à bords noirs (alors que les cartes des éditions de base ont normalement des bords blancs), cela "pour fêter le 15e anniversaire de Magic" (en 2008). Ensuite, elle introduit pour la première fois dans une édition de base des cartes de créatures légendaires telles que Kamahl, sangrahbaire, Mirri, guerrière-chat, Skwi, nabab gobelin, etc. On remarque de plus l'apparition dans les pochettes-recharges de cartes figurant des trucs et des astuces de règles, destinées notamment aux joueurs débutants.

Rappel des règles

Commentaires sur l'extension

Les cartes les plus connues sont :

Lorwyn[modifier | modifier le code]

L'originalité de Lorwyn

L'originalité du bloc Lorwyn est qu'il ne comprend que deux extensions : Lorwyn et Lèveciel. Ce changement temporaire était dû à la volonté de Wizards of the Coast de maintenir un rythme de parution de quatre sets de cartes par an, y compris les années où ne paraît pas d'édition de base.

La sortie de Lorwyn coïncide également avec l'arrivée d'un nouveau type de cartes permettant de jouer les arpenteurs des plans, les planeswalkers (mages capables de voyager parmi les mondes du Multivers). Lorwyn contient donc un premier cycle d'arpenteurs monocolores, à raison d'un par couleur (Ajani Crinièredor en blanc, Jace Beleren en bleu, Liliana Vess en noir, Chandra Nalaàr en rouge et Garruk Languebestion en vert). Au cours des extensions suivantes, ces personnages jouent un rôle croissant dans l'histoire développée par le jeu.

Rappel des règles

Le bloc Lorwyn est un bloc « tribal », c'est-à-dire fondé sur le principe de groupes de cartes appartenant à un même peuple et qui se renforcent mutuellement (Fallen Empires et Odyssée étaient également des extensions « tribales »). Huit « tribus » sont proposées : les sangamis (sortes de hobbits), les géants, les ondins, les fées, les boggarts (gobelins), les elfes, les sangpyres (élémentaux de feu humanoïdes) et les sylvins (hommes-arbres). Nouveautés techniques : le type « tribal » (sur les sorts d'éphémères, de rituels ou d'enchantement), le type « arpenteur » (type de carte entièrement nouveau). Nouvelles capacités : appui, cachette, confrontation et évocation.

Commentaires sur l'extension

Lorwyn, qui sort en , laisse provisoirement de côté le monde de Dominaria (où se déroulait le bloc Spirale temporelle) et présente un nouveau plan du multivers de Magic (à la façon des blocs Mirrodin, Kamigawa et Ravnica). Rompant avec l'atmosphère assez sombre du précédent bloc, Lorwyn présente un monde idyllique et champêtre, couvert de forêts et de prairies parcourues de rivières, et plongé dans un été perpétuel.

Les cartes les plus connues sont :

Le symbole de l'extension est une oreille.

Lèveciel[modifier | modifier le code]

Rappel des règles

Lèveciel apporte une dimension différente au thème « tribal » du bloc Lorwyn en se concentrant non plus sur les types de créatures fondés sur le peuple (sangami, gobelin, elfe, etc.) mais sur les types liés au métier, allant dans la continuité du bloc carnage (guerrier, sorcier, etc.). Nouvelles capacités : incursion, parenté, renfort.

Commentaires sur l'extension

Lèveciel montre le plan de Lorwyn en train d'être affecté par un phénomène magique cyclique appelé la Grande Aurore. C'est ce phénomène qui provoquera la métamorphose de Lorwyn en Sombrelande (voir l'extension suivante).

Le symbole de l'extension représente un soleil levant.

Sombrelande[modifier | modifier le code]

L'originalité de Sombrelande

Sombrelande explore le même plan du Multivers que Lorwyn et Lèveciel, à cette différence que la face du monde a été bouleversée par un phénomène magique de grande ampleur. Autrefois idyllique et profitant d'un printemps perpétuel, Lorwyn s'est métamorphosé en un monde ténébreux où rôdent des créatures de cauchemars. Les peuples de Lorwyn ont également été métamorphosés dans ce sens. Tandis que Lorwyn et Lèveciel exploraient le thème des contes et des pastorales, Sombrelande et Coucheciel donnent plutôt dans les contes horrifiques, d'Halloween et des mondes cauchemardesques, et relèvent d'un imaginaire à la Tim Burton.

Rappel des règles

On observe le retour des symboles de manas hybrides introduits dans le bloc Ravnica. De nombreuses cartes ont recours à des marqueurs -1/-1, de même que la capacité « flétrissure » (qui permet aux créatures d'infliger leurs blessures sous forme de marqueurs -1/-1, donc de laisser des dégâts permanents aux adversaires). Autres nouvelles capacités : conspiration, persistance.

Le symbole de l'extension est une aile de chauve-souris, symbole que l'on retrouve sur la couronne du Roi Faucheur.

Coucheciel[modifier | modifier le code]

Rappel des règles

Coucheciel se concentre sur le thème des cartes appartenant à deux couleurs opposées à la fois. Nouvelles capacités : chromatique, pistage.

Le symbole d'extension est une moitié inférieure de soleil, reflet inversé du symbole de Lèveciel.

Les Éclats d'Alara[modifier | modifier le code]

Originalité des Éclats d'Alara

Les Éclats d'Alara décrit cinq mondes distincts qui en formaient autrefois un seul, les cinq éclats de l'ancien plan d'Alara. Chacun des cinq éclats ne connaît que trois couleurs de mana, les deux autres ayant totalement disparu au fil du temps. Les cinq éclats sont Bant (vert, blanc, bleu), Esper (blanc, bleu, noir), Grixis (bleu, noir, rouge), Jund (noir, rouge, vert) et Naya (rouge, vert, blanc).

Rappel des règles

L'extension a pour thème les jeux tricolores. De ce fait, de nombreuses cartes ont pour but de faciliter la composition de ce type de jeux, par exemple en fournissant trois couleurs de mana différentes.

Dans le même temps, chaque éclat possède un sous-thème et une capacité particulière : l'exaltation pour Bant, les créatures-artefacts sur Esper, l'exhumation sur Grixis, la dévoration sur Jund, les grosses créatures sur Naya.

À partir du bloc Alara, le terme « planeswalker », d'abord traduit en français par « arpenteur », cesse d'être traduit, Wizards of the Coast ayant jugé préférable d'utiliser le terme anglais dans tous les pays.

Commentaires sur l'extension

Le bloc Alara met à profit le succès des cartes multicolores des blocs Invasion et Ravnica et tente d'en développer de nouveaux aspects.

Le symbole de l'extension représente un losange divisé en cinq tranches symbolisant les cinq éclats.

Conflux[modifier | modifier le code]

Le symbole d'extension représente cinq formes, symbolisant les cinq éclats, s'imbriquant les unes dans les autres.

La Renaissance d'Alara[modifier | modifier le code]

La particularité du bloc Renaissance d'Alara est qu'il est entièrement composé de cartes multicolores (Gold).

Cartes marquantes :

Le symbole d'extension représente les cinq barres des cinq éclats à présent reliées par un trait.

11e édition : Magic 2010[modifier | modifier le code]

Magic 2010 est une édition de base. Elle conserve cependant le bord noir traditionnellement réservé aux extensions. C'est la première fois que l'on voit apparaitre les Planeswalkers dans une édition de base de Magic. Il s'agit des cinq déjà apparus dans l'extension Lorwyn. Bien qu'étant la 11e édition de base de Magic, Magic 2010 porte le surnom "M10" de sorte que le nom du set coïncide avec le numéro de l'année où elle sera le plus joué en standard.

Avec l'arrivée de M10, Wizard of the Coast a réalisé une refonte des règles pour rendre le jeu plus abordable aux novices.

Le symbole d'extension représente les caractères M10 écrits en blanc sur fond noir.

Cartes emblématiques

Zendikar[modifier | modifier le code]

L'originalité de Zendikar

Zendikar est un monde ancien et sauvage, où le mana (l'énergie magique) est plus tumultueux qu'ailleurs dans le Multivers : il provoque des phénomènes magiques incontrôlés appelés le Roulis, qui rendent difficiles les voyages et les communications. Les paysages de Zendikar sont caractérisés par leur relief torturé et leurs curiosités naturelles improbables (montagnes volantes, pitons rocheux à l'équilibre précaire, etc.) et par la présence des « hédrons », sortes de monolithes sculptés en forme d'octaèdres qui volent dans le ciel et témoignent d'une civilisation ancienne à présent disparue.

Règles

Le bloc Zendikar a pour thème principal les terrains. La capacité Toucheterre (Landfall) déclenche des effets lorsque des terrains arrivent en jeu (gain de force et/ou d'endurance, acquisition de la vigilance, initiative, etc.). Les « alliés », un type de créature qui confère divers avantages d'autant plus puissants qu'on en a beaucoup en jeu. Les « pièges », sorts dont les effets sont plus puissants si on les joue dans la situation appropriée. Les quêtes, enchantements accumulant peu à peu des marqueurs « quête », et qui déclenchent des effets ou procurent des avantages permanents une fois qu'on a accumulé un certain nombre de marqueurs.

Cartes emblématiques

Worldwake[modifier | modifier le code]

L'originalité de Worldwake

Le nom de l'extension (non traduit) signifie « l'éveil du monde ». Worldwake poursuit l'exploration de Zendikar et en prolonge les différentes mécaniques. Sur le plan de l'histoire, des bouleversements commencent à se produire sur Zendikar, annonçant de grands changements dont l'origine n'est pas encore connue.

Règles

Cartes emblématiques

L'Ascension des Eldrazi[modifier | modifier le code]

L'originalité de L'Ascension des Eldrazi

Rompant avec la structure habituelle des blocs (une grosse extension suivie de deux petites), l’Ascension des Eldrazi est une grosse extension, mieux adaptée au cadre épique de l'histoire qu'elle développe. Les Eldrazi, des créatures redoutables qui vivent dans les Éternités Aveugles (l'espace entre les plans du Multivers), ont été enfermés sur Zendikar par trois planeswalkers il y a bien longtemps. À présent, ils ont été accidentellement libérés, et sèment la mort et la désolation autour d'eux. La nouveauté la plus importante de l'extension est l'arrivée de cartes incolores non-artefacts pour représenter les Eldrazi.

Règles

Cartes emblématiques

12e édition : Magic 2011[modifier | modifier le code]

Magic 2011 est une édition de base. Elle conserve cependant le bord noir traditionnellement réservé aux extensions.

Cartes emblématiques

Les Cicatrices de Mirrodin[modifier | modifier le code]

Règles

Cartes emblématiques

Mirrodin assiégé[modifier | modifier le code]

La colonisation du monde mécanique de Mirrodin par les Phyrexians se poursuit avec cette deuxième extension du bloc Cicatrices de Mirrodin. Les Mirrans et les Phyrexians se voient dotés de nouveaux sorts et créatures pour augmenter leurs forces et détruire l'autre camp.

L'originalité de Mirrodin Assiégé lors des tournois

Avant-Premières

Les tournois « Avant-Premières » de Mirrodin Assiégé diffèrent des tournois AP antérieurs. En effet, l'extension étant basée sur la lutte entre les Mirrans et les Phyrexians, le joueur doit choisir une des deux factions lors de ces tournois. Durant les Avant-Premières, chaque joueur doit choisir une faction et reçoit, en plus de trois boosters « Les Cicatrices de Mirrodin », trois boosters "Mirrodin Assiégé" ne contenant que des cartes de la faction choisie. Le joueur construit ensuite son deck normalement (tout en pouvant tout de même utiliser des cartes des deux factions rivales).

Tournois Draft

L'édition Mirrodin Assiégé marque également le format « Draft », avec un nouveau système d'ouverture de boosters lors de ces tournois. En effet, alors que précédemment, on ouvrait d'abord le(s) booster(s) de la première extension du bloc pour finir par la/les dernière(s), dorénavant on ouvre les boosters par ordre décroissant de date de sortie de l'édition. Par exemple, pour un draft Mirrodin Assiégé, on ouvre d'abord le booster "Mirrodin Assiégé", puis les boosters "Les Cicatrices de Mirrodin". Ce nouveau système permet de donner plus d'importance aux nouvelles éditions, en obligeant les joueurs à orienter leur jeu vers les cartes et les mécanismes de la/des dernière(s) édition(s), et ainsi augmenter les possibilités de jeu.

Règles

Cartes emblématiques

La Nouvelle Phyrexia[modifier | modifier le code]

La bataille entre les Mirrans et les Phyrexians se termine par la victoire des Phyrexians, devenus maîtres de Mirrodin. Seuls quelques rebelles résistent encore à la corruption généralisée des formes de vie mirranes. En revanche, le créateur du plan, Karn l'arpenteur, jusque-là aux mains des Phyrexians, parvient à se libérer de son emprisonnement.

Règles

Note sur le dévoilement de l'édition

Le , soit plus de 3 semaines avant la sortie officielle de l'extension, le "God Book" normalement interne à Wizards Of The Coast, et contenant tous les visuels de l'extension La Nouvelle Phyrexia, se retrouve sur Internet sur plusieurs sites d'hébergement de fichiers, ce qui a pour conséquence le dévoilement de l'intégralité des cartes de l'extension avant même que Wizards Of The Coast n'ait créé sa spoiler list sur son site officiel. Cette fuite d'informations serait l'œuvre de quatre Pro Players dont le Champion du Monde de Magic 2010, ayant eu accès au "God Book" afin de commenter l'édition pour le magazine français Lotus Noir. Wizards Of The Coast prend des mesures drastiques à l'encontre de ces quatre joueurs allant de 18 mois à 3 ans de suspension de la DCI[15].

Cartes emblématiques

13e édition : Magic 2012[modifier | modifier le code]

Magic 2012 est une édition de base. Elle conserve cependant le bord noir traditionnellement réservé aux extensions.

Cartes emblématiques

Innistrad[modifier | modifier le code]

Règles

Cartes emblématiques

Obscure Ascension[modifier | modifier le code]

Règles

Cartes emblématiques

Avacyn ressucitée[modifier | modifier le code]

Règles

Cartes emblématiques

14e édition : Magic 2013[modifier | modifier le code]

Magic 2013 notée M13 est une édition de base. Elle conserve cependant le bord noir traditionnellement réservé aux extensions.

Cartes emblématiques

Retour sur Ravnica[modifier | modifier le code]

Règles

Cette nouvelle édition voit le retour des guildes bicolores tant appréciées de Ravnica. Les 5 guildes de l'édition sont :

Cartes emblématiques

Insurrection[modifier | modifier le code]

Règles

Les cinq autres guildes bicolores sont regroupées dans cette édition :

Cartes emblématiques

Le labyrinthe du dragon[modifier | modifier le code]

Règles

Cartes emblématiques

15e édition : Magic 2014[modifier | modifier le code]

Magic 2014 notée M14 est une édition de base. Elle conserve cependant le bord noir traditionnellement réservé aux extensions.

Cartes emblématiques

Theros[modifier | modifier le code]

Mécaniques propres au set

Cartes emblématiques

Créations divines[modifier | modifier le code]

Incursion dans Nyx[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation du produit sur http://www.wizards.com « Édition de base 2011 » (page consultée le 3 juillet 2010)
  2. Titre français présent sur des cartes d'annonce dispersées dans les pochettes-recharges de l'édition Magic 2011 en juillet 2010.
  3. Article sur magicthegathering.com « Announcing Scars of Mirrodin » (page consultée le 12 avril 2010)
  4. a et b « Announcing Mirrodin Besieged », magicthegathering.com, 3 août 2010. Page consultée le 12 août 2010.
  5. « Action est La nouvelle Phyrexia », magicthegathering.com, 29 mars 2011. Page consultée le 30 mars 2011.
  6. « Announcing Innistrad », magicthegathering.com, 14 mars 2011. Page consultée le 17 mars 2011.
  7. « Annoucing Dark Ascension », magicthegathering.com, 25 juillet 2011. Page consultée le 24 novembre 2011.
  8. « Annoucing Avacyn Restored », magicthegathering.com, 15 décembre 2011. Page consultée le 15 décembre 2011.
  9. « Annoucing Return to Ravnica », magicthegathering.com, 9 avril 2012. Page consultée le 12 avril 2012.
  10. « Announcing Planechase », article sur le site de Wizards of the Coast, rubrique Magic Arcana, le 12 mai 2009. Page consultée le 10 décembre 2010.
  11. Announcing Archenemy, article sur le site de Wizards of the Coast, rubrique Magic Arcana, le 12 janvier 2010. Page consultée le 10 décembre 2010.
  12. (en)http://www.wizards.com/magic/magazine/article.aspx?x=mtg/daily/arcana/298
  13. (en)http://www.wizards.com/Magic/Magazine/Article.aspx?x=mtg/daily/arcana/356
  14. Explications en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bmNKughLcQA Page consultée le 14 mai 2011
  15. (en) « New Phyrexia Leaks », article sur le site officiel du jeu le 28 avril 2011. Page consultée le 3 mai 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]