« Au lieu du son ponctuel et immobile, il doit y avoir dans ma musique différentes sortes de son : des phénomènes d’oscillation, des impulsions, des couleurs statiques, des fluctuations, des textures et des structures »
— Lachenmann, La communication menacée, 1973[note 2].
Cherchant à dépasser la musique sérielle, Helmut Lachenmann s'est rapidement focalisé sur l'étude des phénomènes sonores en soi et surtout sur les mécanismes, les différents modes de production du son. Aussi sa musique intègre un grand nombre de modes de jeu non traditionnels, et nécessite souvent une amplification pour rendre audibles des subtilités extrêmes. Mais elle ne fait jamais étalage de catalogues d'effets sans objet. Tout son matériau musical œuvre dans le sens de la pensée structurelle, mise à l'épreuve du réel. Ainsi se tisse un lien fort et cohérent entre micro et macro-structure, constamment remis en question par un refus « rigoureux » de se plier à toute forme d'ordre pré-codifié.
Pression pour violoncelle seul (1969), reste un exemple emblématique de l‘œuvre de Lachenmann, avec cette idée de « musique concrète instrumentale », une écriture précise des timbres bruités via une notation singulière de la partition (gestes, positions, vitesses, pressions... de l'archet)
Ses œuvres sont régulièrement programmées dans tous les grands festivals de musique contemporaine : Holland Festival, Ars Musica Bruxelles, Festival d'Automne (Paris), Steiericher Herbst (Graz), Huddersfield, Tage für Neue Musik (Stuttgart), Tage für Neue Kammermusik (Witten), Musik der Zeit (Cologne), Chicago, Zurich, Ultima (Oslo), Viitasaari, Sarrebruck, Reggio Emilia ...
Ausklang pour piano et orchestre (1984-85) 52 min ;
Toccatina étude pour violon seul (1986) 5 min[1] ;
Staub pour orchestre (1985-87) 20 min ;
Allegro sostenuto, pour clarinette/clarinette basse, violoncelle et piano (1986-88) 33 min ;
Reigen seliger Geister (Ronde d’esprits bienheureux) quatuor à cordes no 2 (1989) 28 min ;
Tableau pour orchestre (1988-89) 10 min ;
„...zwei Gefühle...“, Musik mit Leonardo pour récitant et ensemble (1992) 23 min ;
Das Mädchen mit den Schwefelhölzern. Musik mit Bildern (La Jeune fille aux allumettes. Musique en images)opéra d'après Andersen, Léonard de Vinci et Gudrun Ensslin (1988-96), 120 min ;
↑Littéralement « composition du son » ou « composition sonore ».
↑« An die Stelle des starr punktuellen Klangs sollten bei meiner Musik Klangtypen verschiedener Art treten: Ein- und Ausschwingprozesse, Impulse, statische Farben, Fluktuationen, Texturen, Strukturen. » (Lachenmann, Die gefährdete Kommunikation, 1973)
(de) Rainer Nonnenmann, Der Gang durch die Klippen : Helmut Lachenmanns Begegnungen mit Luigi Nono anhand ihres Briefwechsels und anderer Quellen 1957 - 1990, Verlag Breitkopf, (ISBN978-3-7651-0326-1)