Millitants d'extrême droite identitaires autrichiens pendant une manifestation anti-migrants à Vienne. On peut notamment lire sur les banderoles « fermez les frontières ».
Le terme extrême droite est employé pour classer des mouvements, des organisations et les partis politiques placés les plus à droite du spectre politique et historiquement disposés à l'extrême droite des hémicycles parlementaires. La question de sa délimitation suscite le débat, mais plusieurs usages en sont distingués.
Le qualificatif « extrême droite » peut être utilisé de manière stigmatisante par ses adversaires politiques en assimilant toutes ses tendances au fascisme et au nazisme. Comme le relève le politologue Jean-Yves Camus, en France, le terme n'est quasiment jamais assumé par ceux qui en font partie, ceux-ci préférant, comme le Rassemblement national, les termes de « droite nationale » ou de « mouvement national »[2].
Le passage de l'expression « extrême droite » de l'usage politique commun au vocabulaire des sciences politiques explique en partie les difficultés de définition[3] : comme le relève Cas Mudde, outre sa fonction de catégorisation descriptive, le terme remplit aussi dans l'usage commun une fonction de délimitation d'un « ennemi politique »[4]. La science politique anglo-saxonne parle plus volontiers de droite radicale[source insuffisante][5] signifiant par là qu'elle se situe à la limite de la droite démocratique, libérale ou conservatrice.
Pour se distinguer de l'extrême droite, la droite traditionnelle a historiquement entretenu un refus d'alliance, dont une illustration est le « cordon sanitaire » en Belgique[6]. Cette politique est remise en question depuis quelques années : dans certains pays, comme en Autriche ou en Israël, des alliances se sont parfois nouées[7],[8],[9]. Fin 2018, un scrutin régional en Espagne voit le Parti populaire conclure une double alliance remarquée, d'un côté avec Ciudadanos, de l'autre avec Vox, petit parti d'extrême droite qui venait de faire une percée électorale notable[10]. En février 2020, c'est en Allemagne qu'une alliance entre les partis de gouvernement FDP et CDU et l'AfD d'extrême droite fait un tollé, entraînant des démissions et des manifestations[11].
Certains mouvements d'extrême droite peuvent être liés à la droite classique mais finirent par être classés à l'extrême droite du fait d'une radicalisation (Par exemple le Fidesz hongrois). D'autres mouvements d'extrême droite s'avèrent n'avoir aucun lien avec les mouvements de droite classique, comme les factions anticapitalistes de l'extrême droite. Ces dernières s'avèrent être plus radicales et parfois en conflit avec les mouvements de la droite conservatrice radicalisées[réf. nécessaire].
Il existe de nombreuses divergences entre les extrêmes droites, notamment sur le plan économique, certaines factions sont libérales tandis que d'autres sont socialisantes[13].
Le rapport à la religion : Certains mouvements sont favorables à la présence de la religion dans la société, d'autres sont plutôt laïcs et certains sont franchement théocrates.
Sur la stratégie électoraliste : certains prônent le réformisme tandis que d'autres prônent la stratégie révolutionnaire[14] ou contre-révolutionnaire selon les tendances[15],[16].
Sur le rôle de l'État : certains soutiennent l'étatisme tandis que d'autres sont anti-étatistes.
Si les mouvements ou partis d'extrême droite sont divers, leurs socles idéologiques comportent des points communs : un patriotisme, un nationalisme[24] et un traditionalisme[25] encore plus poussés qu'à droite, un discours autoritariste affirmé, et un programme économique et social hétéroclite, parfois plus favorable aux milieux populaires que celui de la droite traditionnelle, usant largement d'une rhétorique antisystème et de dénonciation des élites[26]. La xénophobie fait aussi partie de ce socle commun et se traduit souvent par une opposition à l'immigration[27].
Cas Mudde montre que la plupart des analyses de l'idéologie d'extrême droite mettent en avant des combinaisons diverses des cinq aspects suivants : nationalisme, racisme, xénophobie, opposition à la démocratie, revendication d'un État fort[4]. Pour Pascal Delwit et Andrea Rea, « deux sujets essentiels cristallisent le vote d'extrême-droite : la xénophobie et le discours sécuritaire »[28].
Au-delà de ces fondements idéologiques, les références parfois hétéroclites et les itinéraires variés des mouvements d'extrême droite expliquent des positions parfois contradictoires[26]. Ainsi, dans le domaine spirituel, certains défendent un traditionalisme-intégrisme religieux[29], d'autres un athéisme exacerbé ou un néo-paganisme[30]. De plus, comme le souligne la géopolitologue Béatrice Giblin-Delvallet, l'existence de ressorts communs à l'extrême droite moderne ne doit pas empêcher de comprendre l'évolution des différents partis en relation avec des contextes nationaux particuliers. Par exemple en matière économique, « le nouveau nationalisme russe rejette toute intervention économique et sociale étatique (du fait d’un mauvais souvenir du centralisme soviétique ?) ; en revanche, le RN nouveau prône le rôle actif et protecteur de l’État contre les capitalistes prédateurs qui appauvrissent les plus faibles »[31].
Pour les politologues spécialistes de l'extrême droite Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg, l'expression « extrême droite » est utilisée pour qualifier des événements très différent en Europe est ambigüe, car généralement utilisée par des adversaires politiques de manière disqualifiante ou stigmatisante en assimilant toutes ses tendances au fascisme et au nazisme. Le qualificatif « extrême droite » n'est quasiment jamais assumé par ceux qui en font partie, préférant s'autoqualifier de « droite nationale » ou « mouvement national ». La littérature scientifique reconnaît cependant l’existence d’une famille de partis d’extrême droite mais cette analyse est surtout adaptée à l’Europe de l’Ouest[32].
En France, Jean-Marie Le Pen déclare par exemple être « économiquement de droite, socialement de gauche et nationalement de France »[33] ou encore en 1978 : « L'extrême droite, le mot est équivoque dans la mesure où il comporte le mot extrême. Nos adversaires confondent volontairement, et dans l'intention de tromper, une position géographique sur l'échiquier politique avec une position d'extrémisme politique. Or notre philosophie, notre principe d'action et notre programme ne sont pas extrémistes et par conséquent nous occupons la place qui est libre. Je crois qu'il n'y a pas de droite, le centre actuel n'est pas la droite, bien qu'une grande partie du peuple de droite vote pour les candidats du centre et même de la gauche. »[34]. Le MSI, parti néofasciste italien, utilisait l'expression « droite nationale », tandis que ses adversaires le désignaient simplement comme la « droite », le mot n'ayant pas la même portée dans le vocabulaire politique italien : le terme « extrême-droite » était plutôt réservé, en Italie, aux groupes subversifs ou néonazis. L'appellation « droite nationale » a été également utilisée par le Front national en France. En Autriche, le FPÖ, sous la présidence de Jörg Haider, préférait se décrire comme la « troisième force » opposée à la fois aux socialistes et aux conservateurs ; ses membres se présentaient comme des « libertaires »[35].
Il sera donc question d’« extrême droite traditionnelle »[36] à propos de la tendance activiste et protestataire issue directement des mouvements fascistes, nazis et racistes des années 1930 à 1960. Le terme de « nouvelle droite national-populiste »[37] sera utilisé pour les partis constitués plus récemment autour de problématiques liées à la crise : chômage, immigration, identité nationale, etc. et qui mettent en œuvre des stratégies de prise de pouvoir électorale[38].
Ils sont moins extrêmes que l'image de marginalité et de violence de certaines études, très peu d'entre eux étant des admirateurs d'Adolf Hitler ou du troisième Reich et forment un groupe très diversifié.
Ils ne sont pas de nouveaux mouvements, car en continuité avec les courants d'extrême droite du passé dont ils sont une rémanence, souvent par leur famille.
Même si ce qui les différencie des autres partis est la xénophobie, ils sont plus de son « envers », la préférence nationale, « le versant positif de l'attitude ethnocentrique » qui est le nationalisme.
Le discrédit et la stigmatisation dont ils font l’objet est probablement leur point commun le plus important. Ils rejettent l'étiquette d'extrême droite qui les associe au nazisme et à la Shoah. La plupart admettent être de droite mais réfutent l'extrémisme, terme qu'ils emploient pour des mouvements selon eux plus radicaux. Les auteurs concluent que « paradoxalement, cette stigmatisation peut aussi être une ressource pour le mouvement, dans la mesure où elle aide à le faire tenir ensemble (...) Et la stigmatisation qu’ils subissent est en quelque sorte symétrique de celle qu’ils infligent généralement aux “autres”, aux étrangers, aux immigrés, aux minorités »[39].
l'activisme pouvant parfois revendiquer la violence comme moyen d'action légitime[42], voire le terrorisme[43] comme en Italie[44], en Suède[45], en Turquie[46], en Allemagne[47] ou en Israël[48].
La base électorale de l'extrême droite reste avant tout les milieux populaires : petits commerçants, artisans, ouvriers[49], etc. Elle suit en effet une ligne « anti-élite » (voire parfois contre-révolutionnaire[50]), se différenciant ainsi de la droite conservatrice et libérale.
En France, par exemple, et selon la géographe Catherine Bernié-Boissard (coauteur du livre Vote FN, pourquoi ?), « le vote FN exprime un désarroi, un sentiment de déclassement. Les scores les plus élevés, on les retrouve dans des communes où le taux de diplômés et le niveau d’éducation sont les plus faibles, où la présence des services publics est moindre »[51]. Les partis d’extrême droite sont souvent accusés par l'opposition de jouer avec les peurs et les frustrations de couches populaires précarisées, notamment en érigeant l'étranger ou les jeunes de quartiers populaires en boucs-émissaires[52]. Le sentiment d'insécurité est aussi un élément récurrent mis en avant dans ces discours[53].
Selon une étude de l'Église réformée de France, l'électorat de l'extrême droite est majoritairement masculin, peu diplômé et anti-politique[54].
Lors de l'élection présidentielle de 2017, le Figaro rend compte des profils socio-culturels des électeurs des différents candidats au premier tour. Si le score auprès des ouvriers et employés pour les alliés du second tour Dupont-Aignan et Le Pen dépasse les 40 %, le vote des cadres pour ces candidats est de 18 %, contre 33 % pour Macron, 20 % pour Fillon, 19 % pour Mélenchon, et 8 % pour Hamon[55].
À partir du cas de la France, Michel Winock dans son ouvrage Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France (2004)[56], donne les neuf caractéristiques suivantes aux mouvements d’extrême droite qui découlent du discours de la décadence, « vieille chanson que les Français entendent depuis la Révolution » :
« la haine du présent », considéré comme une période de décadence ;
Les interprétations qu’il en donne sont de quatre ordres :
Dans le cadre de la lutte des classes, il s’agit de la revanche des perdants contre les gagnants de la modernité. Ainsi s’expliquent l’élitisme aristocratique de l’extrême droite du XIXe siècle, les aristocrates étant les grands perdants de la Révolution française, puis de la Révolution industrielle ; le poujadisme des petits commerçants contre la montée des grandes surfaces (il est à noter que les grandes surfaces n'existaient pas en 1956 et que les petits commerçants souffraient plutôt des prélèvements fiscaux excessifs) et les laissés pour compte de la crise actuelle.
L’« interprétation conjoncturaliste » insiste sur le rôle important des situations de crise dans la montée de ces idéologies. Une crise économique et sociale se mue alors en une crise politique, réelle ou supposée.
Il indique également le passage de la « société tribale, rurale, patriarcale » à la « société urbaine, industrielle et libérale », se traduisant par une série de peurs et notamment « la peur de la liberté » (Karl Popper).
L’interprétation anthropologique assimile le discours sur la décadence du pays avec la nostalgie de l’homme vieillissant devant l’enfance, ce « monde protégé ».
Les différents intégrismes religieux, catholique ou musulman, voire protestants et orthodoxes selon les pays.
Le fascisme puis le néofascisme en Italie et dans d'autres pays, prônant la création d'un état totalitaire basé sur les masses ainsi qu'un nationalisme radical.
Selon les pays et les contextes, le terme « extrême droite » est, de fait, utilisé pour trois types de visions ou de mouvances :
l'ensemble des mouvements et des partis siégeant, lorsqu'ils ont des élus, à l'extrême droite de l'hémicycle (à droite et en haut des gradins), il convient alors de parler de « l'extrême droite de l'échiquier politique ou extrême droite parlementaire » ;
un ensemble de groupuscules insurrectionnels violents voire terroristes.
La présence de ces mouvements par pays est aussi très variable. La situation des États-Unis, avec une extrême droite à l'influence marginale s'oppose ainsi à celles de plusieurs pays européens, (Autriche, Norvège, Danemark, Suède, etc.) où leur présence parlementaire est de plus en plus marquée. De façon intermédiaire, des pays tels que le Japon disposent de mouvements d'extrême droite non parlementaires, mais ayant une forte capacité d'influence sur le principal parti au pouvoir.
Dans certains pays, comme l’Autriche, Israël et plus récemment la Norvège, l’extrême droite participe parfois aux coalitions gouvernementales avec la droite et le centre-droit, et possède donc à l’occasion des ministres. Au Danemark, l'extrême droite a, au début des années 2000, apporté son soutien à un gouvernement, sans toutefois y participer.
Si dans les années 1970, Vera Oredsson(sv) dirigeait une formation d'extrême droite en Suède (le Parti du Reich Nordique), c'est à partir du XXIe siècle que les partis d'extrême droite et de droite populiste européens se féminisent, plusieurs de leurs figures de proue étant des femmes, comme Marine Le Pen (France), Siv Jensen (Norvège), Krisztina Morvai (Hongrie), Pia Kjaersgaard (Danemark), Anke Van dermeersch (Belgique), Alessandra Mussolini (Italie) ou encore Eléni Zaroúlia (Grèce). Ces personnalités et leurs partis respectifs ne se situent pas tous sur la même ligne politique, certains étant issus d'une droite radicale populiste, d'autres étant clairement fascisants[67].
En France, l'extrême droite remonte à la deuxième moitié du XIXe siècle et coïncide avec la fin de la monarchie. Parmi les idées caractéristiques des mouvements classés à l'extrême droite, ont figuré à titres divers notamment l'antiparlementarisme, l'islamophobie, l'antisémitisme ou le nationalisme ou bien encore l'homophobie et le sexisme chez certaines personnes. Les mouvements actuellement classés à l'extrême droite en Europe sont souvent accusés de racisme et de xénophobie en raison de leur hostilité générale à l'immigration et des positions ouvertement racistes revendiquées par certains d'entre eux.
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