Le rameau de Jessé

Virga Jesse
WAB 52
Image illustrative de l’article Virga Jesse, WAB 52
Immaculée Conception, Wintershouse.

Genre Motet
Nb. de mouvements 1
Musique Anton Bruckner
Texte Virga Jesse floruit
Langue originale Latin
Effectif Chœur mixte a cappella
Durée approximative 4 minutes
Dates de composition
Dédicataire A. M. D. G.
Partition autographe Österreichische Nationalbibliothek (copie)
Création
Wiener Hofmusikkapelle,
Vienne Drapeau de l'Autriche Autriche

Virga Jesse (Le rameau de Jessé), WAB 52, est la mise en musique du graduel Virga Jesse floruit composée par Anton Bruckner en 1885.

Historique[modifier | modifier le code]

L'œuvre, composée le , était peut-être prévue pour la célébration du centième anniversaire du diocèse de Linz. Cependant, comme l'Ecce sacerdos magnus, que Bruckner avait composé A. M. D. G. pour cet événement, elle n'y fut pas exécutée[1],[2]. L'œuvre a été exécutée le dans la Wiener Hofmusikkapelle pour la Fête de l'Immaculée Conception[1].

Le manuscrit original est archivé à l'Österreichische Nationalbibliothek. Des transcriptions existent à la Hofmusikkapelle et à l'Abbaye de Kremsmünster[3]. Le motet a été édité avec trois autres graduels (Locus iste, WAB 23, Christus factus est, WAB 11, et Os justi, WAB 30), par Theodor Rättig, Vienne en 1886[1]. L'œuvre est éditée dans le Volume XXI/34 de la Bruckner Gesamtausgabe[4].

Texte[modifier | modifier le code]

Virga Jesse floruit:
Virgo Deum et hominem genuit:
pacem Deus reddidit,
in se reconcilians ima summis.
Alleluja[5].

Le rameau de Jessé a fleuri :
La vierge a engendré un Dieu et un homme :
Dieu a rétabli la paix,
Réconciliant en lui les plus humbles et les plus hauts.
Alléluia.

Composition[modifier | modifier le code]

Le graduel de 91 mesures en mi mineur est conçu pour chœur mixte a cappella. Dans la première partie du verset Virga jesse floruit (mesures 1-20), Bruckner utilise à deux reprises le Dresdner Amen sur le mot floruit (mesures 7-9 et 17-19)[1]. La dernière partie (mesures 63-91) consiste, comme dans le précédent Inveni David, WAB 19, en un Alleluja, pour lequel Bruckner tira son inspiration de l'Alléluia du Messie de Händel, sur lequel il improvisait souvent à l'orgue[6]. Le motet se termine en pianissimo par les ténors sur une pédale des basses[7].

Max Auer considère l'œuvre comme le motet a cappella le plus accompli et magnifique du compositeur[7]. Le biographe de Bruckner Howie considère également l'œuvre comme « un des plus beaux motets de Bruckner[2] ».

Discographie[modifier | modifier le code]

Le premier enregistrement du Vexilla regis a eu lieu en 1931 :

Une sélection parmi les quelque 80 enregistrements :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (nl) van Zwol, Cornelis, Anton Bruckner – Leven en Werken, Thot, , 782 p. (ISBN 978-90-6868-590-9 et 90-6868-590-2), p. 708
  2. a et b (en) Howie, A. Crawford, The Cambridge companion to Bruckner, Cambridge University Press, coll. « Cambridge Companions to Music », (ISBN 978-0-521-00878-5), « Bruckner and the Motet », p. 61
  3. U. Harten, p. 467
  4. Gesamtausgabe – Kleine Kirchenmusikwerke
  5. Virga Jesse floruit sur ChoralWiki
  6. van Zwol, Cornelis, Anton Bruckner – Leven en Werken, Thot, , 782 p. (ISBN 978-90-6868-590-9 et 90-6868-590-2), p. 705
  7. a et b M. Auer, pp. 73-77

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]