Tant pour la musique classique que populaire, c’est un endroit très prisé aux États-Unis, qui doit sa réputation à sa beauté architecturale, à son histoire, mais également à une très bonne acoustique.
C’est Andrew Carnegie qui finance cette salle de spectacles, qui par la suite portera son nom. La construction débute en 1890 et l’inauguration a lieu le , avec un concert de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Cependant, les travaux continuent jusqu’en 1897[1].
Malgré le statut protégeant désormais ce monument, on n'a pu empêcher complètement l'édification d’un immeuble commercial : entre 1987 et 1989, est construit dans le même bloc un building de 60 étages, qui abrite à la fois des commerces et des logements, appelé Carnegie Hall Tower.[réf. souhaitée]
La façade est recouverte de briques étroites, de couleur ocre, avec des détails en terre cuite et en pierre. Le hall d’entrée évite les exagérations baroques et s’inspire avec élégance du style florentin. On peut y retrouver des similitudes avec la Chapelle des Pazzi de Filippo Brunelleschi : des ouvertures arrondies, harmonieusement entourées de pierre grise et de plâtre blanc, des pilastrescorinthiens qui soutiennent une corniche surmontée d’une lunette, sous un plafond voûté. Le fameux décor intérieur, blanc et or, respecte la même sobriété de style.[réf. souhaitée]
Le Main Hall peut accueillir 2 804 spectateurs assis sur cinq niveaux. Il s’appelle maintenant officiellement l'« Auditorium Isaac Stern »[4].
Le Main Hall est un lieu qui dégage une ambiance chaleureuse et qui possède une bonne acoustique. Il est très haut de plafond, et les spectateurs du dernier balcon doivent grimper 105 marches pour y accéder. La plupart des plus grands musiciens classiques du XXe siècle s’y sont produits. Son vestibule est décoré avec des souvenirs et des portraits signés. L'Orchestre philharmonique de New York, qui y jouait auparavant, a maintenant déménagé au Lincoln Center, dans l'Avery Fisher Hall. Beaucoup de critiques regrettent ce départ[réf. nécessaire].
Les deux autres salles, plus petites, que l’on appelle maintenant le « Judy and Arthur Zankel Hall » et le « Joan and Sanford I. Weill Recital Hall », contiennent respectivement 599 et 268 places assises.[réf. souhaitée]
Les deux plus grands auditoriums ont été rebaptisés à la suite de leur rénovation complète en 1986. Le plus petit avait été loué à l'American Academy of Dramatic Arts (AADA)[5] en 1898 et transformé en salle de cinéma vers 1959. On décida de le réutiliser pour la musique en 1997 et il ouvrit ses portes en 2003.[réf. souhaitée]
Dans l’enceinte du Carnegie Hall, on trouve également le « Rose Museum » et le « Carnegie Hall Archives », qui sont deux extensions relativement récentes[6].
En 1986, on se rend compte que ce haut lieu de la musique n'a curieusement pas conservé d’archives sur son histoire ; tous les documents et souvenirs le concernant étaient dispersés. Une grande campagne d’information est alors lancée, à l’aide de publicités et de messages dans les médias, provoquant une excellente réaction du grand public. En effet, beaucoup de mélomanes avaient conservé leurs anciens programmes et les envoyèrent. Les gestionnaires du Carnegie Hall n’en reçurent pas moins de 12 000, ainsi que d’autres objets et documents, ce qui permit de reconstituer la plus grande partie de son histoire.[réf. souhaitée]
Depuis que le Carnegie Hall existe, la plupart des plus grands compositeurs et interprètes de musique classique ont effectué des représentations en ce lieu, et ses couloirs sont ornés de portraits signés, ainsi que des souvenirs de leur passage. De nombreuses légendes du blues, du jazz, du rock et de la pop y ont également donné des concerts, devenus légendaires, dont certains ont été enregistrés.
George Gershwin, le . Rencontre mythique avec Maurice Ravel (anniversaire) autour de Rhapsody in Blue. Ravel refuse leur collaboration, « Mieux vaut un bon Gerschwin qu'un mauvais Ravel » ; néanmoins, on peut déceler des traits de Rhapsody in Blue dans le Boléro de Ravel (longueur, présence appuyées des instruments à vent, mélodies fantasques et narrant une odyssée, marche militaire, alternance de rythme mélodique, montées en puissance)[8].
Lors du 4025e concert au Canergie Hall, le à 15 h, le chef d'orchestre Bruno Walter, grippé, ne peut diriger son orchestre ; la baguette est finalement confiée à un inconnu. Il s'agit d'un jeune assistant chef d'orchestre du New York Philharmonic. Il obtient un énorme succès sur place et sur les ondes, le concert étant retransmis par la radio. Ainsi commença la carrière publique de Leonard Bernstein[13],[14].
Melanie Safka, le ; le disque Leftover Wine y est enregistré. Les 2 et , le disque Melanie Live at Carnegie Hall y est enregistré ; le .[réf. souhaitée]